ACTE III
Qu’à roua un doux lien enchaîne pour toujours. C’est mon cœur ; cet amour n’est pas de fantaisie , C’est celui d’un amant ; mais sans la jalousie.
Mais sans contrats, sans droits et sans condition.*, Toujours sacré, fidèle et sans restrictions;
C’est une Uamme amie et jamais importune,
Qui ne parait, tna sœur, qu’aux jours de l’infortune. S’immole, se dévoue, et revient dans son coin Attendre que d’un signe on l'appelle au besoin.
Muet aux jours heureux , fidèle au sort contraire , Pur de tout intérêt , tel est l’amour d’un frère ! ISABELLE.
Juan , ne me forcez pas de vous faire un aveu Que je n’ai point encore osé faire à mon Dieu !
JtJAS.
Quoi ! seriez-vous coupable?
ISABELLE
Oh ! non... non pas coupable !
Mais plutôt le jouet d’un sort ép>uvantable !...
Je sais qu’il est des coups que ne peut oublier Notre fierté de femme... Oh ! j’aurai beau prier, D’un cœur déjà flétri Dieu repousse l’offrande !
Il ne me rendra pas la paix que je demande.
JUAN
Flétri î
ISABELLE
Don Juan, la honte est un cruel fardeau !
Cesl le aecret du mal qui me creuse un tombeau ! Pardonnez-moi , don Juan , je vois que mon langage Vous étonne ; eh bien donc, sachez-en davantage... C’était un soir... O ciel...