‹ Fastes épiscopaux de l'ancienne GauleChapitre 139 sur 220 · LVII. Archembaldus · texte numérisé non relu

LVII. Archembaldus

Variantes.

31 a. XXV m. II (T). - 33 a. IIII m. III d. X (T). - 34 d. X om. T. — 35 d. XV om. T. — 38 a. XXVIII (Q). - 39 d. V (T). - 41 a. XX (BQ). — 43 a. XXII B. — 44 a. XXIII Q, om. T. — 45 a. X m. VI T. — 47 a. II T. — 48 m. V B. — 49 a. II T. — 50 m. II om. Q, — 52 an. XXIII T. - 53 m. IIII T. - 54 d. XVIII T. - 55 an. V T. - 56. a. XVIII m. X d. IX T.

Ce catalogue ne paraît pas avoir été rédigé de la même façon d'un bout à l'autre ; tantôt on marque les fractions d'années, tantôt on se contente d'un chiffre rond : bon signe qu'il a été dressé au fur et à mesure des décès. A partir du Xe siècle, on note aussi la durée des vacances. Au commencement, il n'y a pas de variantes entre les trois textes ; on n'en rencontre pas avant Ghrodobert, le douzième de cette nouvelle série. De plus, les dates obituaires calculées d'après le catalogue concordent notablement avec les renseignements que l'on a d'ailleurs. Ainsi Leupacharius a dû mourir vers la fin de Tannée 614. Or justement au concile de Paris, le 8 octobre 614, on rencontre tous les métropolitains et tous les évêques de la province de Tours, sauf leur métropolitain. Le siège de Tours était donc vacant alors ou sur le point de l'être. Cette concorcance se maintient pendant tout le VIIe siècle. Je ne vois guère qu'un point qui fasse difficulté. Leobaldus devrait, d'après le catalogue, avoir siégé jusqu'à la fin de l'année 627 ; cependant le 27 septembre de cette année son successeur était déjà en fonctions. Mais il faut remarquer que le chiffre d'années de Léobald est précisément un de ces chiffres ronds qui comportent une certaine approximation ; 6 ans veut dire ici 5 ans plus quelques mois.

Le VIIIe siècle ne nous offre guère de vérifications. Cette partie de la série doit comporter quelques erreurs de transcription. En effet, si l'on additionne les durées inscrites au catalogue, Tépiscopat d'Herling devrait finir en 808 j

or Joseph était déjà évêque en 802. Joseph devrait, si Ton prenait cette année comme sa première, avoir atteint Tannée 824 ; mais son successeur apparaît déjà en 816. A part cela, et au delà de Joseph, le catalogue est, autant qu'on peut s'en assurer, d'accord avec la réalité chronologique. Il y a donc lieu d'en tenir compte, même pour les chiffres, comme d'un document sincère.

1. — Catianus (1). — L'un des sept envoyés, le fondateur de l'église de Tours. Au temps de Grégoire, on disait qu'il avait exercé son ministère à Tours pendant cinquante ans. Son tombeau se voyait dans le cimetière suburbain.

2. — Litorius (2). — Ordonné l'an I de Constant (337-8). Il était originaire de Tours. C'est lui qui bâtit la première église cathédrale intra-muros et. dans la maison d'un sénateur du lieu, une basilique où il fut enterré et à laquelle son nom demeura attaché. — Fête le 13 septembre, inscrite au martyrologe hiéronymien. De la chronologie de saint Martin, il paraît résulter que Litorius est mort le 13 septembre 371.

3. — Martinus. — L'épiscopat de saint Martin est trop connu pour que l'on en relate ici les événements, même les principaux. Il suffit d'en marquer les dates extrêmes. On sait qu'elles sont fort discutées (3). Ce qui me paraît le plus probable, c'est que saint Martin a été ordonné le 4 juillet 372, qu'il est mort le dimanche 8 novembre 397 et qu'on l'a enterré à Tours trois jours après, le 11 novembre (4).

(1) Greg. Tur., H. Fr., I, 30, 48; X, 31; Gl. conf., 4, 29.

(2) H. Ff\, I, 48.

(3) rillemont, Hist. eccl, t. X, p. 774 et suiv.

(4) M. E. Babut (Annales du Midi, t. XX, 1908, p. 18 et suiv.) conteste cette date du 11 novembre et reporte la mort de s. Martin au commencpment de l'année 397. Les raisons qu'il allègue n'ont aucune valeur. Le poème XV de Paulin de Noie (Nat. IV) ne dépend nullement de la Vita Martini de Sulpice Sévère; l'épître XI du même auteur ne suppose pas que s. Martin soit mort; il n'est d'ailleurs pas sûr que cette lettre soit de 397. Enfin M. Babut s'est complètement mépris sur le sens d'un passage de

4. — Brictio (1). — Tourangeau de naissance, disciple de saint Martin, auquel il paraît avoir causé d'abord beaucoup de chagrins (2). Ses anciens confrères les lui firent payer après la mort du maître; ils portèrent plainte contre lui de concile en concile jusqu'à ce que celui de Turin (3) lui eût rendu justice. Pendant ces procédures, le siège de Tours lui fut disputé par deux prélats successifs (4) :

5. — lustinianus. — Mort à Verceii au cours de sa querelle contre Brice.

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