LA GAULE NARBONNAISE
sans autonomie municipale; EIne ne figure pas dans la Notitia, Il en est de même de Carcassonne, qui fut certainement, sous le haut empire, une cité indépendante de Narbonne, mais que l'itinéraire de 333 mentionne comme un simple fort, castellum Carcassone,
Le reste du pays tectosage, c'est-à-dire le bassin supérieur de la Garonne et du Tarn, avait son centre municipal à Toulouse.
La province de Gaule Narbonnaise fut subdivisée, probablement sous Dioclétien. Les signatures du concile d'Arles, tenu en 314, mentionnent — c'est son premier document — une provincia Viennensis^ à laquelle appartenaient les cités de Vienne, Vaison, Orange, Arles et Marseille. Cette province viennoise avait été démembrée de la Narbonnaise. Mais les textes du IV* siècle, jusqu'en 381, ne parlent jamais que d'une seule Narbonnaise. Au concile d'Aquilée, en 381, apparaît, pour la première fois, la Narbonensis 11^. Il y a lieu de croire qu'elle était alors assez récente (1).
La Narbonnaise I" avait Narbonne pour métropole; elle c(»mprenait toutes les cités à Touest du Rhône inférieur, Toulouse, Narbonne, Lodéve, Béziers, Nimes. La Narbonnaise IP eut Aix pour chef-lieu; outre cette cité, on lui attribua celles d'Apt, Riez, Fréjus, Antibes, et, de plus, les deux vici voconces de Gap et de Sisteron, élevés au rang de cité. La Viennoise eut les cités les plus voisines du Rhône : Vienne, sa métropole, avec ses deux filles, Genève et Grenoble, puis Viviers, Valence, Die, Trois-Châteaux,
(1) L*intitulé du De synodis do saint Hilaire ne marque qu'une seule Narbonnaise ; ce livre est de 358; Ammien (XVIII, 1, 4: XXII, 1, ?) mentionne aux années 359 et 361 des redores Narbonensis; la province manque au Brevi&vium de Kufus Festus (369). Du reste, des expressions comme celles de vic&rius ou rationalis quinque provinciarum, employées antérieurement ou concurremment à celles de vicarius ou ralionalis seplem provinciarum, prouvent qu'une subdivision de l'Aquitaine et de la Narbonnaise s'est produite après l'introduction du système des diocèses. La circulaire du concile de Valence (374) est adressée fratribus per Uallias et V proviri' cias; celle du concile de Nimes (396) episcopisper Gallias et VII provincias.
;on, Orange, Avignon, Cavaillon, Arles et Marseille, il, je crois, sous Valentinien, peut-être sous Gratien, les derniers remaniements furent opérés et que le ème provincial prit la forme s?us laquelle Tempire le la à l'Eglise.
LES PROVINCBS ALPINES
a haute vallée de Tlsère, autrement dit la Tarantaise, la de bonne heure (1) une province procuratorienne j le nom d'Alpes Atractianae ou Graiae, Elle avait à na (Aisme) un centre d'administration pour la popu- ►n d'alentour, les Ceutrones^ bien plutôt qu'un foyer de municipale. Depuis Marc-Aurèle, on réunit à ce gouïement celui des Alpes Penninae^ c'est-à-dire de la haute ée du Rhône (Valais), qui jusque-là avait fait partie de Lhétie. Dans la vallée Pennine, on distinguait quatre jpes de population, les //// civitates des Uberi, Seduni n), Varagri (Martigny), Nanluates (Saint-Maurice). La ganisation provinciale de la fin du III« siècle ne changea
à cet état de choses en ce qui regarde les limites du vernement des Alpes Grées et Pennines. Toutefois il roduisit, soit alors, soit un peu plus tôt ou plus tard,
modification dans le groupement municipal. Les quatre ^ du Valais furent fondues en une seule qui eut son tre à Octodurus Varagrorum; dans la vallée de l'Isère,
cité fut organisée, non plus à Axima, mais un peu ; bas. à Daranlasia (Moutiers en Tarentaise). Dans la ice des Gaules, ce canton est désigné par le nom du pie qui l'habitait : civitcts Ceulronum, n arrière du pays des Voconces, la haute vallée de la ance jusqu'au-dessus d'Embrun formait, avec celle de laye (Barcelonnette), la civitas Caturigum, dont le nom îonserve dans celui de la localité de Chorges. Son
La date précise est encore incertaine, mais elle ne doit pas être poslire au premier siècle.