LES TEMPS MÉROVINGIENS
livision territoriale amenée par les événements îrdre au métropolitain de Vienne dix des suf- 'il s'était indûment attribués. Il lui en resta ux, ceux de Die et de Viviers, et il les garda,
même après que les deux métropoles rivales éunies sous Tautorité des rois francs. Au concile nce d'Arles, tenu en 554 sous la présidence du in Sapaudus, dix-huit évoques furent présents ou ; leurs sièges sont connus, un seul excepté (3);
autres se retrouvent tous dans les anciennes es Alpes Maritimes, de Narbonnaise 11% et dans la Viennoise, depuis Trois-Châteaux et Vaison. [ue l'évêque dont on ne connaît pas le siège ne
gnon, il n'y a pas d'attestation directe; mais la situation géolaisse aucun doute.
s, qui était peut-être évéque de Marseille.
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venait ni de Viviers ni de Die. La province ecclésiastique d'Arles s'était donc maintenue exactement dans les limites qu'avait la Provence romaine au moment de son annexion à l'empire franc.
Cette délimitation ne fut plus mise en question avant Charlemagne. Au concile de Francfort (794), les deux métropolitains de Vienne et d'Arles se querellèrent de nouveau sur l'étendue de leurs provinces. On donna lecture des lettres pontificales qui attribuaient quatre suffragants à Vienne et neuf à Arles. En fait, les lettres en question attribuent à Vienne les sièges de Genève, Grenoble, Valence et Tarantaise, mais elles n'énumèrent pas les suffragants d'Arles et n'en indiquent pas même le nombre. Le concile, qui le connaît, a dû s'aider de la Notitia Galliarum. Ce document compte treize cités dans la Viennoise. Défalcation faite de celles de Vienne, Genève, Grenoble, Valence (1), il n'en reste que neuf, Arles comprise, ce qui donne un siège de moins que n'en compte le concile; mais il convient d'ajouter les évêchés de Toulon et de Carpentras, omis dans la Notice, ce qui donne un siège de trop.
Ces différences viennent probablement de ce qu'on se servait, pour la Notice, d'un exemplaire interpolé. Mais il n'est pas douteux que cette liste administrative n'ait servi de base au règlement introduit par le concile. Ce qui le prouve mieux encore, ce sont les revendications que produisirent, de leur côté, les évoques d'Aix, Embrun et Tarantaise. Pour la première fois on les voit réclamer la qualité de métropolitain. Le concile décida que, sur ce point, il en serait référé au pape et que l'on s'en tiendrait à sa décision (2).
(1) Tarantaise est d'une autre province administrative dans la Not. Gai- Uarum,
(2) Conc. FrancoCord, c. 8 : « De altercatione Ursionis Viennensis episcopi et Elifanti Arelatensis episcopi lectae sunt epistolae beati Grogorii, Zosimi, Leonis et Symmachi, quae definiorunt eo quod Viennensis ecclcsia quatuor suffraganeas habore sedcs deberot, quibus illa quinta praemineret ; et A.re^atpnsJLS ecclesia novem suGfra|ganeas habore (leber^(, quibus ipsa
Le pape se prononça apparemment en faveur du système indiqué par la Notice, car les sièges de Taranlaise et d'Embrun figurent dans le testament de Charlemagne, au nombre des vingt et une métropoles de Tempire (1). Aix, on ne sait pourquoi, ne paraît pas dans cette pièce (2). Mais la métropole d'Aix ne tarda pas à être installée; elle existait en 828, lors de la convocation des quatre grands conciles réunis par Louis le Pieux (3).
Ces arrangements diminuèrent grandement la province d'Arles, d'autant plus que le métropolitain de Vienne, en dépit des anciennes lettres pontificales, retint dans son obédience les sièges de Die et de Viviers. La métropole d'Arles n'eut plus que huit suffragants : Marseille, Toulon, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Avignon, Vaison, Cavaillon et Carpentras. Encore les quatre derniers lui furentils enlevés en 1475, lors de la création de la province d'Avignon. Après la grandeur était venue la décadence;
praeminerct. De Tarantasia vero et Ebreduno sive Aquis, legatio facta est ad sedem apostolicam; et quicquid per pontificem Romanae ecclesiae défi* nitum fuerit, hoc teneatur. »
(1) Eginhard, Vita Caroli M., c. 33.
(1) H manque aussi Narbonne et Eauze. métropole de la Novempopulanio. Par ailleurs, la liste est complète et conforme, en ce qui regarde l'ancienne Gaule, à la division de la Notice.
(3) Le métropolitain Denoit fut convoque, avec ceux d*Embrun, de Tarantaiso et de Vienne, au concile de Lyon (Hardouin, t. IV, p. 1279). Ces arrangements cependant n'empêchèrent pas qu'une sorte de droit primatial fût exercé par les archevêques d'Arles sur les deux provinces d*Aix et d'Embrun. Il est môme possible que l'on soit revenu, dans le courant du X* siècle, à l'ancien ordre de choses. Un liber canonum de l'église d'Arles (Parisinus 5537) contient, en écriture du XI I« siècle, une douzaine de formules suivant lesquelles les prélats ordonnés par l'archevêque d'Arles lui prêtaient serment avant leur consécration. Au nombre de ces prélats figurent des évêques de Fréjus, de Riez, d'Antibes et de Vence. L'une d'elles, signée par les évêques Bertrand de Riez et Bernard d'Antibes, contient rengagement : profileor me deinceps $ub dicione Arelatensis metropolUae consislere et eius iussionibus oblemperare. Mais, ce qui est encore plus fort, c'est que deux évêques d'Aix, Ponce II et Rostaing, jurent aussi k l'archevêque d'Arles debilam subieclionem et reverenliam et obedientiam a sanclis patribus conslilutam secundum praecepla canonum. Ils se qualifient simplement d'episcopi, réservant le titre d^archiepiscopus au primat lirlésien. Tous ces actes sont du Xl^ siècle ou des dernières années du X*.