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lune est prescrite impérativement par la Sonna à. Lorsque cependant on a laissé passer le temps légal de la prière en question , on ne peut plus ^accomplir après-coup. C'est-à-dire que la loi ne reconnaît point pour valable l'accomplissement de la prière après-coup en guise de réparation. La prière à F occasion (Tune éclipse du soleil ou de la lune se compose de deuœ rak^ah. Dans la première r a k 'ah on commence par formuler l'intention dans des termes se rapportant à l'éclipsé, soit du soleil , soit de la lune , selon les circonstances. Après l'invocation introductive et le ta'awwods, on récite le premier chapitre du Coran ; on s'incline ; on se relève ; on accomplit l'i'tidâl; on récite le premier chapitre encore une fois; on s'incline encore une fois, mais moins profondément que la première; on accomplit l'i'tidâl encore une fois; et enfin on se prosterne deux fois, l'une et l'autre fois en observant la t^ma'nînah. Ensuite on exécute la seconde rak'ah, paiement avec deux qijâm, deux récitations, deux inclinations, deux i'tidâl et deux prosternations. C'est cette façon d'exécuter la rak'ah que l'auteur a en vue, quand il dit: Dans chaque rak'âà de\a prière il faut se tenir debout deux fois^ en prolongeant la récitation du premier chapitre du Coran ^ comme nous allons le voir, et, dans chaque rak'ah de la prière, il faut s'incliner deux fois en prolongeant la récitation de la formule: «Gloire à «Dieu/», mais non la prosternation. Or, selon l'auteor, celle-ci ne se prolonge point, et il est vrai qu'on peut envisager la question de cette manière; mais la bonne doctrine exige de prolonger la prosternation aussi longtemps que l'inclination qui la précède. Les sermons à prononcer par l'imam après r accomplissement des deuœ rak'ah, c'est-à-dire les deux r a k 'ah composant la prière à l'occasion d'une éclipse du soleil ou de la lune, sont encore au nombre de deux. Ces sermons ont les mêmes éléments constitutifs et sont soumis aux mêmes conditions que les sermons de la prière publique du Vendredi. Seulement il est de rigueur que, dans les sermons à l'occasion d'une éclipse, l'imâm introduise une exhortation spéciale pour que l'auditoire se repente de ses péchés
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et fasse de bonnes œuvres, par exemple qu'on donne des aumônes, affiranchisse ses esclaves, etc. Dans la prière à foccamn cPune éclipse du soleil la récitation du premier chapitre du Coran se fait à basse voiwj au lieu qu^on récite le même chapitre à haute voix s'il s^affit (Tune éclipse de la lune.
Le temps pour la prière à l'occasion d'une éclipse du soleil est passe lorsque ce corps céleste reparaît dans toute sa splendeur, ou bien lorsqu'il se couche obscurci. Le temps légal pour la prière à l'occasion d'une éclipse de la lune est écoulé à la fin de l'éclipsé, et en outre au lever du soleil, mais non à l'apparition de l'aube, ni lorsque la lune se couche obscurcie. CSes deux dernières circonstances n'ont pas l'effet de faire périmer la cérémonie.
Section XV.
Des prescriptions relatives à la prière en temps de sécheresse, c'est-à-dire relatives à la prière pour demander à Dieu, l'Être suprême, de nous donner de la pluie. La prière en temps de sécheresse est prescrite par la Sonna h, tout aussi bien pour les habitants de la contrée où l'on souffre du manque d'eau que pour les voyageurs qui s'y trouvent à leur passage. Elle a lieu en cas de manque d'eau, sans distinction entre le manque d'eau causé par l'absence de pluie et le manque d'eau causé par le tarissement des sources, etc. Lorsque la sécheresse continue après la prière, il faut réitérer celle-ci jusqu'à ce que Dieu écoute les supplications de Ses fidèles. Les fidèles doivent être exhortés, à titre de mesure provisoire et recommandable, par Pimdm ou son substitut au repentir ^ et ils ont à exécuter conscientieusement les ordres qu'il leur donne à cet effet. Ceci est une décision de Nawawî ^), mais il est évident que
t) Cf. Minhâdj at-Tâlibîn, I, p. 198.
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Tobligation de se repentir de leur péchés incomberait aux croyants, même sans une exhortation spéciale de la part de ri m a m. Celui-ci doit les exhorter encore à donner des aumônes, à réparer les torts qu'ils ont faits aux autres serviteurs de Dieu, à se réconcilier avec leurs ennemis et à jeûner durant trois jours avant de se rendre au lieu où se fera la prière. Tous ces actes préalables ensemble doivent occuper les fidèles jusqu'au quatrième jour. Le quatrième jour Fimâm se rend à la campagne suivi des membres de la communauté f à jeun, sans se parfumer, et sans se parer. La loi prescrit même formellement de se rendre à la cérémonie en habit de tous les jours. En arabe on appelle ces habits bidslah; ce sont les habits qu'on porte quand on travaille dans sa profession. Il faut suivre l'imam dans une attitude Aumble, c'est-à-dire soumise, et suppliante, c'est4-dire obéissante et docile. Les enfants, les vieillards, les vieilles femmes et même les animaux domestiques doivent accompagner le* cortège. Arrivé à F endroit, on prie sous la direction de l'imam ou de son substitut deux rak'ah^ comme dans la prière à l'occasion des fêtes annuelles. Les deux rak'ah en question ressemblent exactement à celles des fêtes, par rapport à la formule introductive , au ta'awwods, aux sept takbîr de la première rak'ah et aux cinq takbîr de la seconde, accompagnés de l'acte de lever les mains. Puis Vimâm prononce de préférence deux sermons , qui sont encore régis par les mêmes prescrip* tions que les sermons des fêtes, par rapport aux éléments constitutifs, etc. Seulement, au lieu de commencer les sermons par un takbîr, comme aux fêtes, on les commence en demandant pardon à Dieu , l'Être Suprême. Dans
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le premier sermon la formule pour implorer le pardon se répète neuf fois et, dans le second sermon, sept fois consécutives. La formule est conçue dans les termes suivants: «Je demande pardon à Dieu, l'Illustre, Qui n'a point d'autre «divinité à côté de Lui ! Il est vivant ! Il existe par lui- -même! Je reviens à Lui par la pénitence!» Les deux sermons se débitent après F accomplissement des deux rah^ah de la prière. //, savoir le prédicateur, retourne son manteau de manière à ce que le côté droit soit à gauche et la partie supérieure en bas , et pendant ce temps l'auditoire imite ses mouvements. // adresse à Dieu plusieurs invocations à voix basse et à haute voix. Quand Timâm parle à voix basse, la foule en fait de même; mais quand il invoque la grâce de Dieu à haute voix, les membres de l'auditoire se taisent, et font seulement l'exclamation : «amen !» à la fin de chaque invocation. L'auteur continue : et à plusieurs reprises l'i m â m Lui demande pardon dans les termes ci-dessus ; après quoi il récite les paroles du Coran (LXXI: 9et 10): «Implorez «le pardon de votre Seigneur; Il est très-encUn à pardon- «ner. Il fera pleuvoir du ciel des pluies abondantes, etc.» Dans quelques exemplaires du Précis, on Ut encore les paroles suivantes: L'imam s'adresse à Dieu par l'invocation réputée provenir du Prophète (Que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa bénédiction!) dans ces termes: «O Dieu! «Fais que la pluie soit pour nous un signe de Ta miséri- «corde, mais non un signe que Tu veux nous punir en dé- «chaînant contre nous la perdition , les épreuves , la destruc- «tion et la submersion! O Dieu! Que la pluie arrose les
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«oollines, les battes , les plantations d'arbres et le fond «des vallées! O Dieu! Sois notre protecteur, mais ne sois «pas contre nous ! *) O Dieu I Accorde-nous une pluie abon- «dante, qui trempe le sol, qui nous fasse du bien, qui «nous soit profitable, qui se répande, qui soit générale, «qui tombe dru, qui fertilise la t^rre entière, et qui dure «jusqu'au dernier jour. O Dieu! Accorde-nous une pluie «abondante, et ne nous réduis pas au désespoir! O Dieu! «Partout au monde où se trouvent Tes fidèles, souffirant «des fatigues, de la Mm ou de la gêne, ce n'est qu'à Toi «qu'on adresse ses plaintes! O Dieu! Fais croître nos se- «mences, et fais que notre bétail donne des flots de lait! «Fais descendre sur nous la pluie bienfaisante du ciel, et «fiEÛs croître pour nous les produits bienfaisants de la terre. «Délivre-nous des épreuves, dont personne ne peut nous «délivrer que Toi! O Dieu! Nous implorons Ton pardon, «car Tu es très-enclin à pardonner! Fais pleuvoir du ciel «des plaies abondantes!» Cette invocation terminée, et à supposer que la pluie commence à remplir les ruisseaux, l'imâm et les membres de la communauté doivent y prendre un bain. Enfin tout fidèle qui entend le tonnerre ou qui voit la foudre, doit dire: «Gloire à Dieu!» Cependant le passage que je viens de transcrire n'appartient probablement pas au texte primitif du Précis. A mon avis l'invocation est trop longue pour un ouvrage tellement succinct; mais Dieu seul connaît la vérité.
Section XVI,
De la manière de prier en cas de danger. L'auteur destine une Section à part à cette espèce de prière, parce
1) Pour l'explication des paroles hawâlainâ etc. voyez Minhâdj al- Tàlibîn, I, p. 201 et 459.
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* A. et C: BbLflJI. * A.: l*j*i. » B. et C: L^ yt*. * C: I »i*#Xs>. »C.: I4À*. «A. et C: 8^. ' A.: pLài. » C: | ,^ • B. D. et Ej x>5. •• D. et K: **«^'. " A.: | ^1. " A.: + ^5'. » C: I J-ai. " C: ^, -J. » C: ^. " C: ^^aHy " B. D. et B.: ss>y " D. et K: ju^'. <* 0.: L(«<^
que^ dans raccomplissement des prières obligatoires^ le danger comporte des indulgences qui n'existent pas dans les circonstances ordinaires. La prière en cas de danger est de plusieurs espèces. Le recueil de traditions de Moslim, intitulé le Ça^îh*), en mentionne six, mais l'auteur se borne à exposer trois espèces. En premier lieu, il se peut que F ennemi n^ arrive point du côté de la qiblah. A supposer que dans ces circonstances les forces ennemies soient tellement inférieures à l'armée musulmane qu'une partie de celle-ci suffise pour les tenir en échec, jilors Fimam doit partager F armée en deux divisions, dont F une doit faire face à F ennemi et rester de garde, tandis que F autre se met en position derrière lui, c'est-à-dire derrière Fi m a m. Il commence par prier une rak^ah avec cette dernière division, après quoi y quand l'imâm se lève pour entamer la deuxième rak'ah, elle continue de son propre chef le reste de la prière. Ensuite elle va, la prière terminée, faire face à F ennemi et relève la division restée de garde, tandis que Fimdm est rejoint par les autres troupes (\m ont monté la garde durant la première rak'ah, et il y savoir l'imâm, prie avec celles^ la deuwièmè raVah. Après que l'imâm s'est assis pour le tachahhod, les troupes en question cessent de prier sous sa direction, et Le reste de la prière^ elles F accomplissent de leur propre chef.
I) Aboa l-Hosaîn Moslim ibn al-Hadjdjâdj al-Qochairî an-Nîsaboorî mourut l'an S61 de rHégire.
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