Aquila naevia Briss. — Aigle criard
Aquila melanaelos Sav., A. planga Vieill. Falco maculalus Gm., F. naevius Gm.
Aigle plaintif, A, tacheté.
Canardier, Petit aigle.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. [, p. 26.
Pere" 0p. ci. Carnivores, p. 209: tir. à part, t. [, D- 49:
GÉNNES=N0UD Cr hRaApaces, D. 293: Tir. à part, p. 7.
BHO Op rc texte ct. lp. 16: atlas, t. T,epl: 4 et DEN ESS "24"
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XVIII, p. 29.
L'Aigle criard habite de préférence les forêts et les bois humides à proximité de cours d'eau, de lacs. Il est sédentaire et migrateur, et vit par couples. Son caractère est lâche. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est lent et élevé; pendant les beaux Jours, il plane des heures entières, en décrivant de vastes courbes, et monte parfois très-haut. Sa nourriture se compose principalement d'Oiseaux, de Levrauts, de Lapereaux, de petits Mammifères, de Grenouilles et de gros Insectes ; 1] mange aussi des Poissons, des Lézards, des Ophidiens et des charognes. La femelle fait annuellement une couvée
d'un ou deux œufs; il paraît qu'elle en fait une seconde, si la couvée normale a été enlevée. La ponte a lieu en mai. La durée de l’incubation est, paraît-il, de trois semaines. Cette espèce niche isolément. Le nid est construit extérieurement avec des branches sèches entremêlées d'herbes sèches et de feuilles sèches, et garni à. Pintérieur,-quivest légèrement excavé,vavec des feuilles Æraichess lRestsplace sur un arbre d’une forêt, à des hauteurs très-diverses, mais toujours au-dessus de la hauteur d'homme et pas au sommet, généralement près d'une mare ou d'un étang, ou dans un buisson épais, ou dans une crevasse de rocher ; souvent aussi cet Oiseau s'empare d'un nid abandonné de Carnivore diurne.
Normandie
Cette espèce est rare en Normandie. | C.-G. CHESNON. — Op. cit, p. 156].
Espèce mentionnée, sans aucune indication géonénique, comme étant dans la Normandie pendant l’époque de la reproduction. [Noury. — Op. cit., p. 87]. — E. Lemetteil dit (0p.-cit., Carnivores, p. 210% tir. à part, t. [, p. 950) qu'il ne pense pas quecette espèce niche dans la Seine-[nférieure.
Seine-Inférieure :
Espèce mentionnée, sans aucune indication géonémique, comme ayant été observée plus d'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. Harpy. — Op. cüt., p. 281 |.
« Je l'ai vu plusieurs fois sur nos marais, et en particulier en 1862; plusieurs ont ét abattus dans notre département, mais Je crois qu'on n'y à tué que de jeunes sujets ».[E. LEMETTEIL. — Op. cit., C'arnivores, p. 210;ctir pan ele p#6101:
Eure :
Un individu qui devait provenir des:environs de
Bernay, -a été tué en 1870. | Emile ANFRIE, renseign. manuscrit, 1888 |.
« Je ne connais du pays que celui qui fait partie de ma collection. Il fut tué, il y a quelques années, à Beuzeval ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 174].
M. Goësle fait savoir qu'un Aigle criard (Aquila naevia var. clanga') a été tué à Hermanville, le 30 octobre 1872. Cet Aigle criard est un mâle. dans sa deuxième” année. Il a été donné par M. Osmont au Musée de Caen. | Note sans titre in Bull. de la Soc. linnéenne de Normandie, ann. 1872-73, p. 4].
M. Goësle fait savoir que dans le courant du mois de novembre 1872, « un Aigle criard (Aquila naevia var. clanga”) a été tué à Hermanville. Cet individu est un jeune, probablement dans sa deuxième année, ce que les taches fauves du dessus des ailes peuvent faire supposer. Il doit être plus jeune que celui qui a été tué dans le mois précédent (et qui pourrait bien être dans sa troisième année, les taches fauves ne disparaissant tout à fait que vers l’âge de cinq ans) ; ses taches fauves sont plus grandes, et les plumes des tarses, moins fournies, laissent à nu un petit espace près de la naissance des doigts. Cependant, on ne peut indiquer l'âge d'une manière positive, à cause des différences qui existent souvent dans les individus du même âge ». [Note sans titre in même Bull., b.-6|.
1. Alphonse Dubois dit (Op. cit., texte, t. I, p. 18) qu’il est bon de ne plus tenir compte, ainsi que l’ont fait déjà plusieurs auteurs, de la var. clanga (Aquila clanga Pall.), var. rapportée tantôt à l’A. naeria Briss., tantôt à l'A. naevioides Cuv.
2. Relativement au mot « deuxième », voir les lignes 19 et 20 de cette page.
Manche :
Oiseau rare et seulement de passage dans la Manche.
Emmanuel CANIVET. — Op. cit., p. 7|.
€ Très-rare ». [J. LE MENNICIER. — Op. cit., p. 8].
ï. Aquila chrysaetos Klein — Aigle doré.
Agquila aurea Briss., À. fulva Sav., À. nigra Briss., A. regia Less.
Falco chrysaetos L., F. fulvus L., F. regalis Temm.
Aigle commun, A. fauve, À. ordinaire, A. royal, A: vul
g'aire.
Grand aigle.
DEGLAND et GERBE. — Op. cüit., t. I, p. 20.
LEMETTEIL. — Op. cil., Carnivores, p. 2105 Ge à parte D oÙ.
BREHM. — Op. cit., t. I, p. 375 et 376, et fig. 118.
Dugois. — ‘Op. cil. "texte, & LT p M; SMS ÉDILX, es"
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XVIIT, p. 15 et 23.
L'Aigle doré habite les montagnes, et, pendant la saison froide, va rôder dans les lieux bas. Il est errant, et vit ordinairement solitaire. Il est fort et courageux. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est majestueux; 1l plane très-souvent à des hauteurs considérables, en décrivant des courbes très-vastes. Sa nourriture se compose de Lièvres, de Chamois, de Bouquetins, d'Agneaux, de Chèvres, de jeunes Chevreuils, de Marcassins, de Renards, de Blaireaux, d'Oiseaux, de petits Mammifères, de Chats, de Chiens, etc.; au besoin, il mange des animaux morts. Le fait d'avoir enlevé dans ses serres de jeunes enfants doit être considéré comme non douteux. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de deux œufs, rarement de trois
ourde quatre. Ea-ponte à lieu en avril. La durée de l'incubation est de cinq semaines. Cette espèce niche 1isolément. Le nid, de forme plate, est construit grossièrement avec des branches mortes, recouvertes de brindilles, d'herbes sèches, de feuilles, de bruyères, de laine, de poils; il est placé dans une crevasse de rocher très-escarpé, ou au sommet d’un vieil arbre d'une forêt, dans l'intérieur d'un grand massif montagneux plutôt que sur ses contreforts avancés.
Normandie :
Cette espèce se trouve accidentellement en Normandie. [C.-G. CHESNON. — Op. cil., p. 154].
Seine-Inférieure :
« Il y a environ quarante ans, un Aigle fauve fut démonté dans le bois des Loges ». [E. LEMETTEIL. — Ont mOarnmvores,; LD. 0 21l:"tir- à part, t.…#, p: 01!
« On en cite un qui fut tué, dit-on, dans la forêt d'Eu, il y a quelques années ». | Félix MARcOTTE'. — bone Ci pe 256
Manche :
Oiseau rare et seulement de passage dans la Manche. l'Emmanuel CANIVET. — Op. cit., p. 7].
CONCRSE TenCcontre quiaccidentellement et ne
séjourne pas ». [J. LE MENNICIER. — Op. cüté., pen |.
1. Félix Marcotte. — Les Animauæ Vertébrés de l'arrondissement
d’Abbeville, in Mémoir. de la Soc. impériale d'Émulation d’Abbeville, ann. 1857-1860, p. 217.
3° Genre. AIEROFALCO — GERFAUT.
l. Hierofalco species ? — Gerfaut espèce?
Je ne puis dire si les trois renseignements suivants concernent le Hrerofalco candicans Gm. (Gerfaut blanc) ou le Hierofalco gyrfalco L. (Gerfaut de Norvéce), ou, peut-être même, l'une et l'autre de ces deux espèces :
Normandie :
« Falco islandicus..... De passage en Normandie ». [C.-G. CHESNON. — Op. cif., p. 152]. — Les
Gerfauts n'ont dû venir en Normandie, à notre époque, que d'une manière exceptionnelle. [H. G. de K.]. Seine-Inférieure :
Falco islandicus Lath. Observé plus d'une fois dans la Seine-Inférieure. Aucune indication géoné-
mique. [J. HARDY. — Op. cif., p. 281|.
« Falco islandicus Temm..... A été vu rarement
dans ce pays. Un adulte, tué dans nos parages, se trouve dans la collection de M. de Pracontal ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 173].
4° Genre. FALCO — FAUCON.
l. Falco communis Gm. — Faucon commun.
Falco abietinus Bchst., F. peregrinus Briss.
Faucon des perdrix, F. ordinaire, F. pèlerin, F. voyageur, F. vulgaire.
Gros émouchet, Perroquet de falaise, Tiercelet.
BenrT. —10p.cit.,1p. 46, et pl. 1, fig. T6 ; tir. à pant, p. 22, et même fig.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit. t. I, p. 81.
Lemerrems. — Op. cit, Carnivores, p. 214; tir. à part, $. 44) prod.
GeNnmW0prct. Rapaces, -p. 30; tir..à part, p. LA.
Doediee=v0 np. ci. texte, t. 1, p. 59: atlas, 4. [L, pl. 13,41et pl. XIIL, figs. 15.
OLPHE-GALLIARD. — ()p. cit., fase. XIX, p. 39.
Le Faucon commun habite de préférence les pays montagneux et montueux, les forêts où se trouvent des rochers, et les falaises maritimes; 1l fréquente aussi les bois des régions basses, les lieux découverts, 1e voisinage des eaux, et pénètre souvent dans les villages, voire même dans l'intérieur des grandes villes. Il est migrateur et séden- ARRET eUtarre MNest eouraseux, Tort et. trés agile. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est très-rapide ; 11 plane rarement, et ne s'élève presque Jamais à une grande hauteur sauf à l'époque des amours. Sa nourriture se compose presque uniquement d'Oiseaux; 1l ne mange des Mammifères que d’une manière accidentelle. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de trois ou quatre œufs. La ponte a lieu en avril ou mai. La durée de l'incubation ét de rois semaines. Cette. espèce niche isolément. Le nid est construit grossièrement avec des branches mortes et des tiges herbacées ; il est placé dans une crevasse ou un trou d'un rocher très-escarpé, dans une falaise, moins souvent au sommet d’un arbre élevé, dans un endroit boisé ou découvert, et, d'une façon exceptionnelle, sur un édifice; très-souvent cette espèce s'empare d'un nid d'Oiseau, et, parfois, dépose ses œufs à nu dans une anfractuosité ou un trou de falaise.
Toute la Normandie. — Sédentaire, et de passage régulier : arrive en automne et repart au printemps avant la reproduction. — P.C.
OBseRvaT. — M. Raoul Fortin m'a communiqué le renseisnement manuscrit suivant : « Le 1* août 1885, un de mes amis à tué un Faucon pèlerin mâle qu'il remarquait depuis quelque temps au sommet de l’une des tours de la Cathédrale de- Rouen. Je tiens de lui que ces Faucons nichent dans les creux de ces tours, qu'ils y couvent chaque année, et quils viennent y manger les Pigeons qu'ils prennent sur la ville ».
2. Falco subbuteo L. — F'aucon hobereau. Dendrofalco subbuleo G.-R. Gray.
Hypotriorchis subbuteo Boie.
Hobereau commun, H. ordinaire, H. vulgaire.
Émouchet, É. à dos bleu, É. à gorge blanche, Hobereau, Petit émouchet noir.
BERT. — Op. cit., p. 46; tir. à part, p. 22.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., 1. I, p. 85.
LEMETTEIL. — Op. cit., Carnivores, p. 216; tir. à part, t. I, p. 96. | GENTIL. — Op. cit., Rapaces, p. 30 et 31; tir. à part, p. 14
et 15.
Dugois. — Op. cit. : texte, t. I, p. 63; atlas, t. E, pl 14e pl. XV, figs. 14.
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XIX, p. 54.
Le Faucon hobereau habite les lieux boisés et découverts, ne faisant que de traverser les grandes forêts. Il est migrateur et sédentaire, et vit par couples, émigrant ainsi. Il est courageux et agile. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est léger, rapide, et ordinairement au ras du sol. Sa nourriture se compose tout particulièrement d'Oiseaux : il mange aussi des Insectes. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de trois à cinq œufs. La ponte a lieu en mai.
La durée de l'incubation est de trois semaines. Cette espèce niche isolément. Le nid est construit extérieurement avec des branches mortes et des büchettes, et garni, à l'intérieur, de poils, de laine, de mousse et autres substances molles; il est placé sur un arbre élevé d'un bois ou dans une crevasse où un trou d'un rocher trés-escarpé ; quelquefois cette espèce emploie, comme base de son aire, un nid abandonné d'Oiseau.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive au printemps avant la reproduction et repart en automne. Er EC
OBSERVAT. — M, E. Lemetteil, à Bolbec (Seine-Inférieure), m a informé (1889) que cette espèce devient très-rare dans sa région.
Falco aesalon Junst —" E'aucon' émérillion:
Aesalon aesalon Kaup, A. lithofalco Kaup.
HalsomcaesiusMREON Fr. falconiarumeGm:, F. lithofalco Gm.
Hypotriorchis aesalon Boie.
Émérillon, Petit émouchet.
BERE (00. cit, p. 46; tir..à part, p. 22.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit, t. I, p. 91.
ÉEMPPOE EN Op Ci, Carnivores, p. 217::r. à part ED: 07.
GENTIL. — Op. cit., Rapaces, p. 30 et 32; tir. à part, p. 14 et 16.
PPEU O0. CH. texte, L. L, p. 67; atlas, & l'pl:157et DEANE nos. 15:
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XIX, p. 64.
Le Faucon émérillon habite de préférence les endroits découverts à proximité des lieux boisés, et ne pénètre que
d'une facon exceptionnelle dans l'intérieur des grandes forêts. Il est migrateur et sédentaire. Il est très-courageux. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est très-rapide et généralement au ras du sol; lorsqu'il émigre, 1l vole toujours très-haut; 1l en est de même quand il cherche une place pour y passer la nuit. Sa nourriture se compose particuhérement d'Oiseaux; 1l mange aussi des petits Mammifères, des Insectes, etc. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, de quatre à six œufs. La durée de l’incubation est d'environ trois semaines. Cette espèce niche isolément. Le nid est construit extérieurement avec des branches mortes, et garni, à l'intérieur, de diverses substances molles ; il est placé habituellement au sommet d'un arbre élevé d'un bois à proximité des champs: toutefois, dans les régions très-septentrionales, 11 est placé dans les bruyères ou dans une crevasse de rocher escarpé; parfois cette espèce emploie, pour faire sa couvée, un nid aband:nné d'Oiseau.
Toute la Normandie. — De passage régulier : arrive en septembre ou octobre et repart en mars ou avril avant la reproduction. — R.
OBSERVAT. — D'après Louis-Henri Bourgeois, cette espèce niche dans la forêt d'Eu (Seine-Inférieure), (renseign. manuscrit, 1888).
A, Falco tinnunculus |. — F'aucon crécerelle.
Accipiler alaudarius Briss.
C'erchneis tinnuncula Boïe.
Falco alaudarius Gm., F. brunneus Bchst., F. fascialus Retz.
Tinnunculus alaudarius G.-R. Gray.
Crécerelle commune, C. des clochers, C. ordinaire, C. vuloalre.
Crécerelle, Émouchet doré, É. rouge, Fesseux émouchet.
Bent — Up. ct. p.40; üir. à part, p. 22.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit, t. I, p. 93.
LEMETTEIL. — Op. cil., Carnivores, p. 218: tir. à ET En D. 98.
GENTIL. — Op. cit., Rapaces, p. 30 et 33; tir. à part, p. 14 et 17. |
Été = 10p. cul Hexte, tul, p. 72: atlas, t. [, pl. 16, et pr gs. 2:
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XIX, p. 73.
Le Faucon crécerelle habite de préférence les endroits montagneux et montueux boisés ou découverts: dans Îles lieux bas et découverts, il recherche les endroits élevés, surtout les ruines et les clochers. Il est migrateur et sédentaire. Ses mœurs sont diurnes. Son vol est rapide et léger; lorsqu'il chasse, il vole toujours très-près du sol; en dehors de la recherche de sa nourriture, il s'élève parfois assez haut. Sa nourriture se compose de petits Mammifères, d'Oiseaux et d'œufs, d'Insectes, de Grenouilles, de Levrauts, de Lézards, etc. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, généralement de quatre ou cinq œufs, parfois de trois, de six et même de sept. La ponte à lieu en avril ou mai. La durée de l’incubation est de trois semaines. Cette espèce niche isolément. Le nid est construit extérieurement avec des bûchettes et des racines, et garni parfois, à l'intérieur, de mousse, de plumes, de laine, etc.; il est placé sur un arbre élevé, généralement sur un arbre isolé; dans l'habitude, les œufs sont déposés, tantôt à nu, tantôt sur une mince couche d'herbe, de poils et de plumes, dans une crevasse de rocher, dans un trou d'un bâtiment en ruines, dans un clocher de village ou de ville; à défaut d'un emplacement plus convenable, la ponte est faite dans un arbre creux ou dans un nid abandonné d'Oiseau ; 1l est rare de voir cette espèce nicher dans les bois, à moins que ce ne soit sur la lisière et à proximité des champs.
Toute la Normandie. — Sédentaire. — C.
ISERE
). Falco cenchris Naum. — F'aucon crécerine.
Cerchneis cenchris Brehm, C. Naumanni Sharpe.
Falco linnuncularius Vieill., F. finnunculoides Natt., F. xanthonyx Naum.
Poecilornis cenchris Kaup.
T'innunculus cenchris Bp.
Crécerelle crécerine.
Faucon crécerellette.
Crécerellette, Crécerine.
DEGLAND et GERBE. — Op. cit., t. I, p. 94.
GENTIL. — Op. cil., Rapaces, p. 30 et 33; tir. à part, p. 14 HAE NS
BREHM. — Op. cit., 1. I, p. 357.
OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fase. XIX, p. 85.
Le Faucon crécerine habite de préférence auprès des villages des plaines situés dans le voisinage des eaux. Il est migrateur et sédentaire. Ses mœurs ressemblent beaucoup à celles du Faucon crécerelle. Son vol est rapide et léger. Sa nourriture se compose d'Insectes. La femelle fait annuellement une couvée, de trois à sept œufs. Cette espèce ne construit pas de nid; elle dépose ses œufs à nu dans une crevasse de mur, sous le toit d'une maison habitée ou abandonnée, ou dans un arbre creux; on trouve parfois plusieurs nichées sur un même édifice, notamment dans les ruines antiques.
Calvados :
« Je ne l'ai vu qu'une fois, chez feu l'artiste naturaliste Canivet. Il avait été tué près de Falaise. (M. de la Fresnaye) ». [LE SAUVAGE. — Op. cit., p. 174].
OBSERVATIONS
Falco lanarius Schlesg. (Faucon lanier) et Falco vespertinus L. (Faucon Kobez).
Falco lanarius Schleg.
C.-G. Chesnon dit (Op. cit., p. 147) qu'il ne croit. pas que le Falco lanarius niche en Normandie, mais il indique cette espèce dans l'ouvrage en question (/oc. cit.).
Le Sauvage dit (Op. cit., p. 173), relativement au Falco lanarius : « Un jeune tué à Aïlly, près de Falaise, se voit dans la collection de M. de Roncherolles. Il est bien difficile de le distinguer du jeune Gerfaut ».
Emmanuel Canivet dit (Op. cêf., p. 5) qu'il a reconnu que le Falco lanarius cité par C.-G. Chesnon est un Jeune Falco communis Gm., et que si sa mémoire le sert encore, le Falco lanarius indiqué par Le Sauvage n'est qu'un jeune Gerfaut.
En définitive, le Falco lanarius n'a aucun droit, que je sache, de figurer dans la liste des Oiseaux venus d'une façon naturelle en Normandie.
Falco vespertinus L.
Nourvmentionne cetteespèce (Op. c1f., p. 86),:sans aucune indication géonémique, comme étant de passage accidentel en Normandie. Je n'ose pas, d'après ce vague renseignement, le seul que je connaisse à cet égard, inscrire le Falco vesperlinus dans la liste des Oiseaux venus d'une facon naturelle en Normandie.
5° Genre. ACCIPITER — ÉPERVIER.