‹ Faune de la Normandie (volume 2)Chapitre 33 sur 125 · Vultur fulvus Briss. — Vautour fauve · texte numérisé non relu

Vultur fulvus Briss. — Vautour fauve

Gyps fulvus G.-R. Gray, G. vulgaris Sav.

Fultur alpinus Briss., V. leucocephalus M. et W., V. per-sicus Pall., V. frencalos Bchst., V. vulgaris Vieill.

Gyps fauve.

Vautour griffon.

Grand-vautour.

BErT. — Op. cif., p. Af; tir. à part, p. 20.

DEGLAND et GERBE. — Op. cif., t. I, p. 9.

LEMETTEIL. — Op. cif., Carnivores, p. 241; tir. à part, LE ps el

BREHM. — Op. cit., t. I, p. 468; pl. XI (p. 471), fig. 1, et fig. 135 (p. 471).

OLPHE-GALLIARD. — Op. cit., fasc. XVII, p. 31.

Le Vautour fauve habite surtout les régions où se trouvent des montagnes escarpées. Il est sédentaire et migrateur, et

vit en bandes. Il est courageux. Ses mœurs sont diurnes. Il est très-vorace. Sa nourriture se compose d'animaux morts et de charognes ; au besoin, il attaque, tue et mange des animaux. La femelle ne fait annuellement qu'une couvée, d'un œuf, rarement de deux. La ponte a lieu en février ou mars. Lorsque la place est convenable, on trouve plusieurs nids voisins l’un de l'autre. Le nid est construit avec des branches formant une couche peu épaisse, recouverte de bùchettes dans la partie centrale; il est placé dans une crevasse de rocher très-escarpé, ou dans une cavité d'un tel rocher, abritée par le haut, de sorte que la pluie ne peut y pénétrer; l'entrée de cette cavité est ordinairement étroite, et l’intérieur spacieux ; la femelle pond aussi à nu sur le rocher.

Seine-Inférieure :

Espèce mentionnée sous le nom de Vautour griffon jaune (Vultur Kolbii Lath.), sans aucune indication géonémique, comme n'ayant encore été observée qu'une fois dans la Seine-Inférieure. [J. HaRby. — Op. cil., p. 281]. — Il est fort possible que l'individu en question appartienne au Vullur fulvus Briss. HAiMoccdentanseSchies [EH Ge de K°|

« J'eus, il y a quelques années, occasion d'en observer un dans une plaine à Saint-Romain-de- Colbosc-Posé Surun tas de fumier ,:1l était en butte aux criailleries des Corneilles, dont il paraissait se soucier fort peu. Cependant, quand elles approchaient trop, il allongeait vers elles son grand cou blanc, et les tenait ainsi à distance. Un de mes bons amis de Bolbec en a également observé un à Gruchetle-Valasse, au bord du bois dé Tous-Vents, en 1845. je crois, sur le cadavre d’un Cheval, en compagnie d'un Chien; il le vit ensuite se poser sur un arbre. » [ E. LEMETTEIL. — Op. cit., Carnivores, p. 242; tir. à part, t. [, p. 82; et renseign. manuscrit du même auteur, 1890 |.

Manche :

Le 10 juillet 1875, il fut apporté à Cherbourg un superbe Vautour fauve mâle qui avait été tué dans les falaises de Jobourg. Son plumage était très-lisse et non souillé. [Henri Jouan!. — Op. infrà cit. p. 237, et renseign. manuscrit du même auteur, 1888].

2 Genre. NEOPHRON - NÉOPHRON.

Page 1