LE TROPIDONOTE A COLLIER* Die Ringelnatter
Tbopidokotus natkiz, Linné
Gris bieuâtre^ brun ou noirâtre, en dessus^ avec des taches noires sur le dos et les flancs; irrégulièrenvent macule de noir et de Uanchâtre ou jaunâtre, en dessottë. Une large tache en croissant, llanchâtre ou jaune^ suivie d*une tache triangulaire noire, de chaque côté^ en arrière de VoccipuJt. Queue moyenne, portant 4 squa/tnes en ligne trajisverse médiane. Préaiude divisée. Tronc plutôt fort^ assez épais et subcylindrique^ comptant^ au milieu^ 19 squames en ligne transverse oblique. Tête de moyemie longueur et large en arrière. Cou bien distinct. Museau arrondi. Intemasàles quadrangulaires. ÈcaiUes sublancéolées et franchement carénées. 1 Préoculaire. 3 postoculaires. 7 sudabiales, les 5"' et 4"*' touchant à VœU. 1 temporale en première ligne. Longueur totale moyenne de r adulte = i-,000.
Natrix torquata, Gessner, De Serpent. V, p. HO.
» vuLGARis, N. Gkonoviana, Laur, Syn. Rept. p. 75.
9 RUBETARIA, Aldr. Serp. lib. I, cap. xviii.
» Cetti, Gêné, Synop. Rept. Sard. p. 18.
1 TORQUATA VAR. BfURORUM, N. TORQ. VAR. MiNAX, Botiap. Faïuia itallca.
» sicuLA, deBeita, Cat. syst. Rept. Europ. p. 22. Serpens INDIGENA coMMUNis, Seba, Thesaunis, II, p. 2. ^
CoLUBER NATRix, lÀtitié, Syst. Nat. I, p. 380, sp. 230.
» Gronoyianus, C. ârabicus^ Gtnel. Syst. Nat. I, p. 1101 et 1102.
1 Tyrolensis, C. bipes, Scopoli, Ann. Hist. Nat. II, p. 39.
» TORQUATLS, C. Helveticus, Locep. Quad. Ov. et Serp. II, p. 147 et 326.
1 vi'LGARis, Razoum. Hist. Nat. Jorat, I, p. 121.
B ScopOLLANus, Datidin, Hist. Rept. VUI, p. 528.
» HYBRiDUS, Merretn, Syst. Amph. p. i25.
» siCL'LUs, Cuvier, Reg. Anim. 2<b« édit. II, p. 84.
» yiPERiNUS, Metaxa, Mon. Serp. Rom. p. 34.
^ Yolgairement la Couleuvre à collier dans la Suisse française ; Ringelnatter, Schiessotter, Wasserschlange, Hecknatter ou GrûiMing, dans la Soîase allemande; Yipera d*aqua, dans le Tessin.
iAB FAUNE DES VERTÉBRÉS.
COLUBER NATRIX VAR. MINAX, C. NAT. VAR. MURORUM, Fitt. VeiT. MuS. Wien.
in Class. Rept p. 58, sp. 64 « et 3* » /EsciLAPii, (Fem.) Sturm, Doutsch. Fauna Abt. III, Heft 2. Tropidonoti's NATRIX, ScMcgcl, Phys des Serp. II, p. 30â. 1 ATER, EichwaM, Zool. specialis.
» NATRIX VAR. MURORUM, T. NAT. VAR. MiNAX, Fitz. Prodr. Faun. Aust. p. 3^.
» NATRIX VAR. NIGKA, T. NAT. VAR. COLCHICA, Nordm, FaUD. Pont.t. III,
» (EuTAINIa) NATRIX VAR. BILINEATA, VAR. Sl'BLINEATA, VAR. NIGRA, VAR.
PicTi'RATA, Jan, Elenco Syst. d. Ofidi, p. 69.
Tête forte et assez large en arrière, mesurant, entre les tempes, une distance à peu près égale à sa longueur, du museau au bout des pariétales, chez Tadulte, ou les trois quarts de cette dimension chez les jeunes. La face supérieure légèrement convexe et couverte de neuf plaques ; les internasales à quatre côtés. Le museau large et arrondi, égalant, depuis le bord de Toeil, une distance un peu plus petite que l'intervalle qui sépare les yeux ; la rostrale large et légèrement rabattue en dessus.
Œil moyen.
Narines latérales et moyennes.
Temporale, une seule au premier rang.
Suslabiales, généralement sept, la troisième et la quatrième en contact avec l'œil *.
Préoculaire, une.
Postoculaires, d'ordinaire trois petites ; exceptionnellement deux^
Scutelles gulaires en deux paires consécutives ; les secondes ou postérieures les plus grandes et atteignant à peu près au niveau de la première gastrostège.
Cou toujours sensiblement plus étroit que le derrière de la tête et bien accentué, surtout chez les vieux individus.
Tronc assez épais et médiocrement allongé, subcylindrique et toujours plus grand chez les femelles que chez les mâles. Une section médiane presque aussi large que haute.
^ Ln suslabiales sont tom'ours comptées à partir do bord de la roi* traie. Un sujet du Muitée de Berne n>n compte que six. ' Beaucoup plus rarement quatre.
Ecailles snblancéolées ou elliptiques, allongées, émoussées ou légèrement échancrées à Textrémité et franchement carénées sur le dos ; beaucoup plus grandes, plus carrées et très-peu ou pas carénées sur les flancs (Voyez PI. H, fig. 11). Une ligne transverse oblique comptant, généralement, 19 squames, au milieu du tronc.
Gastrostèges larges, mais sans courbe brusque au bas des flancs; en nombre variable de 160 à 180 *.
Préanale divisée (Voy. PL U, fig. 12).
Queue de moyenne dimension, conique, arrondie, et médiocrement effilée ; sa longueur entrant quatre fois dans celle du tronc, ou un peu plus, particulièrement chez certaines femelles. Une rangée transverse comptant d'ordinaire 4 écailles, au milieu de ce membre ; quelquefois, quoique plus rarement 5.
Urostèges doubles et en nombre variable de 60 à 70 paires *.
Faces supérieures, dans les deux sexes, d'un gris bleuâtre, brunâtres ou noirâtres avec des taches noires plus ou moins apparentes, les unes allongées et verticales, disposées régulièrement sur les flancs; les autres, plus petites, plus ou moins symétriquement répandues sur le dos.
De chaque côté, en arrière de l'occiput, une grande tache en croissant jaune ou jaunâtre; ces taches, d'ordinaire moins accusées chez les vieux sujets que chez les jeunes, formant même souvent un collier presque complet chez ces derniers. Derrière ces espaces clairs, d'autres grandes taches triangulaires noires, à droite et à gauche sur le cou ; comme les précédentes, souvent réunies chez les jeunes.
Le dessus de la tête gris ou brun, et souvent sans macules. Chaque plaque suslabiale marquée de noir au bord postérieur.
Le bas des flancs généralement plus clair que le dos.
' SoaTent 171 à 177 dans notre pays.
' Quelques auteurs ont donné un minimum de 48 que je n'ai jamais rencontré dans notre pays, où la variabilité m'a paru demeurer assez généralement entre 64 et 68.
150 FAUNE DBS VERTÉBRÉS.
Iris brun, rongefttre ou noirâtre, d'ordinaire avec un cercle doré autour de la pupille.
Faces inférieures maculées de blanc jaunâtre ou de jaune et de noir bleuâtre ; les parties antérieures plus blanches, les postérieures plus noires. Les taches foncées irrégulières tantôt disposées en lignes rompues sur chaque côté du ventre, tantôt formant, au contraire, une large bande sur le centre de celui-ci.
Jeunes : tête moins fbrtc en arrière ; la coloration des faces supérieures et inférieures assez semblable à celle de ces parties chez les adultes, quoique d'une teinte fondamentale souvent plus claire et avec des taches par là plus évidentes. Les macules jaunes et noires, de la nuque et du cou, bien accentuées et souvent réunies en collier fermé par-dessus.
Ce Tropidonote diffère peu d'un sexe à l'autre, si ce n'est par la taille, toujours plus grande chez les femelles, et par U tête souvent plus forte chez les mâles. La livrée des jeunes est également assez semblable à celle des parents, quoique le collier soit toujours chez eux plus franchement dessiné. A part ces quelques différences, les adultes varient comparativement peu dans notre pays, et les formes les plus opposées se distinguent moins par des ornementations particulières que par leurs teintes fondamentales variables du gris bleuâtre au brun parfois rougeâtre, ou encore au brun presque noir. Un sujet du Musée de Berne, provenant du Riitihdhli^ non loin de cette ville, appartient incontestablement à la variété que Jan (Elenco Syst.) a nommée Tar. ulffra. Il est, en effet, entièrement noir, en dessus et en dessous, à l'exception, toutefois, d'une faible trace du collier qui s'aperçoit encore, d'un espace clair sous la gorge et le cou, et de petites macules jaunâtres éparses sur tout le corps. D mesure 91 centunètres de longueur totale, sur lesquels 175 millimètres se rapi)ortent à la queue.
Les taches foncées sont, naturellement, d'autant plus visibles que le fond est plus clair ; elles tranchent vivement sur les variétés bleuâtres, tandis qu'elles sont à peine sensibles ou même indistinctes chez les brunes ou chez les noires. Remarquons,
enfin, que le collier jaune et noir plus ou moins accentué, semble faire quelquefois presqu' entièrement défaut. Nous avons dit, plus haut, que la livrée d'un Serpent est d'autant plus claire et brillante que l'animal est plus près du moment où il a changé de peau; si maintenant nous ajoutons que l'insolation et la sécheresse obscurcissent la couleur de la peau, tandis que le séjour dans l'eau facilite et multiplie les changements d'épiderme, l'on comprendra facilement pourquoi l'on rencontre plus souvent des Tropidonotes à collier clairs, gris ou bleuâtres, dans l'eau, et pourquoi, par contre, les sujets foncés sont plus communs dans les lieux secs.
Cependant, le Tropidonote à collier offre, dans d'autres pays et plus particulièrement dans le midi, quelques variétés plus tranchées qui ont reçu différents noms : ainsi, le Natrix Cetti de Gêné, chez lequel les taches dorsales se confondent avec celles des flancs pour former de grandes bandes transverses ; le Coluber fiatrix var. minax de Fitzinger, dont les faces supérieures sont d'un noir souvent bleuâtre avec des taches bleues sur les flancs, et auquel manque toute trace de collier, celui que Sturm a figuré à tort dans sa Deutschlands Fauna, comme femelle du CcitAer JEsculapiL Enfin le Coluber natrix var. murorum (Fitz.) ou Min^ata (Jan), la forme la plus divergente et la plus brillante, se distmguant par la présence d'une large raie longitudinale jaunâtre ou blanchâtre sur le haut des flancs.
Jeune 4"* année. Màle Femelles Rare*
Longueur totele 0»,730à0» 970— l™,090à l",165à 1™,300
> de la tête (au bout des
pariétales) 0,018 0,025— 0,023 0,030
> de la tête (à l'angle des
mâchoires) 0,024 0,034— 0,033 0,039
> delaqueue 0,130 0,192—0,210 0,240 0,260
Diamètre vertical (au milieu
du tronc) 0,016 0,019— 0,025 0,032
* Je me souviens avoir capturé autrefois un Tropidonote à collier que je n'ai malheureusement pas conservé et qui devait mesurer environ 140 centimètres. Quelques personnes m'ont assuré avoir rencontré dans notre pays des individus de 5 pieds de long; mais je crains qu'il n'y ait quelque
Cette espèce, vulgairement dite Couleuvre à collier, habite rSurope presque entière, depuis le midi jusque très-avant du côté du nord, et une bonne partie de TAsie. C'est aussi le Serpent le plus commun dans nos divers cantons. Quoiqu'il se trouve surtout en plaine, on le rencontre cependant assez haut sur les montagnes, quelquefois même jusqu'à 1650 mètres environ. Ce Tropidonote se tient de préférence près des eaux, au bord des ruisseaux et le long des fossés, ou dans les marais et les étangs; toutefois, il se montre aussi dans les prairies sèches et dans les bois, n nage avec beaucoup d'adresse et grimpe au besoin jusque sur les branches inférieures des arbustes. Sa nourriture consiste, suivant les localités, en Souris, petits Oiseaux, Lézards et Grenouilles, qu'il avale, à la manière des Ophidiens, sans les mâcher, souvent même sans les tuer préalablement. La Couleuvre à collier se retire, en arrière-automne, dans quelque amas de détritus, ou dans le trou d'une Taupe ou d'une Souris, ou encore parfois dans les bâtiments et volontiers dans les étables ; c'est même à cette habitude qu'il faut attribuer la croyance populaire qu'elle vient teter les Vaches.
Dès le premier printemps, déjà au commencement de mars, en plaine, le TropUlonotus tuUrix se montre de divers côtés. L'accouplement a lieu, une fois par an, en avril dans des conditions favorables, un peu plus tard dans les montagnes; la ponte se fait, généralement, au commencement de juillet ou seulement à la fin d'août, suivant l'élévation ou les années. La femelle met bas, selon son âge, de 20 à 30 œufs, gros comme ceux d'une Tourterelle à peu près. Ces œufs se développent pendant trois à quatre semaines, cachés dans quelque coin humide et chaud, dans un fumier ou un ruclon^ par exemple. Après ce temps, les petits déchirent la coquille et naissent avec une taille de 17 à 22 centimètres, pour se mettre bientôt, chacun de son côté, en quête des Vers et des Insectes qui doivent leur servir de premier aliment.
Le Tropidonote à collier, quoique leste et assez sauvage, fait
exagération dans ces mensurations, faites pent-étre à Vœïi ou à la lé* gère. En tout cas, ce sont généralement les femelles qui arrivent à ces taille» excei>tionnellcs.
volontiers le mort, lorsqu'il est empêché dans sa fuite. C'est, du reste, le Serpent le plus inoffensif de nos contrées, en même temps que Tespèce qui se résigne le plus facilement à la captivité. A peine cherche-t-il à mordre la main qui le saisit, car ses armes défensives résident surtout dans les contractions de sa forte musculature ' et dans Todeur nauséabonde et répugnante du liquide visqueux qu'il répand, à volonté, par ses poches anales, lorsqu'il est menacé.
TROPIDONOTUS, NOVA SPECIES, Th. Studer
Tropidoxotus fallax, nobis
D'il» noir briUant^ en dessm; d^un 'noir bletiâtre^ en dessous. Gorge d*un hlanc jaunâtre ; quelques macules de même couleur sous le cou et la première partie du tronc. Queue moyenne, comptant^ au milieu 5 — 6 squames en ligne transverse, Trotw suhcylindrique portant, au milieu^ 19 écailles en ligne transverse oblique. Tête de pro})ortio}is moyennes et sensiblement comprimée. Cou médiocrement distinct. Museau subarrondi. Internasales qtuidrangtdaires. Écailles dorsales sublancéolées et framlmnent carénées, Ipréocur laire. 4 postoadaires, 7 suslabiales, les 5"* et é'^toudiant à VœU, 1 temporcde aujyremier rang. Longueur totale = 0,800,
Neue Species von Tropidonotus, Th. Studer, Mittheil. der naturf. GeseU. in Bern, 4870, p. 24, pi. V.
Tête de moyenne longueur, mais un peu comprimée et par là comparativement plus allongée que chez l'espèce précédente, mesurant, en largeur, sur la région temporale, une distance égale à celle qui sépare le bout du museau du milieu des pariétales ^ ; la
^ F. de Tschadi raconte qu'il a vu, près de St-Gall, une Cigogne étranglée par nne Conleuvre à collier qui, maladroitement prise par TOisean, s'était enroulée autour de son cou, et Tétreignait fortement.
* Cette forme comprimée de la tête se trouve quelquefois chez certains jeunes de IVop. nairix, mais rarement chez des sujets de la taille de ce* Ini-ci.
i54 FAUNE DKS VERTÉBRÉS.
face supérieure légèrement convexe. Le museau subarrondi et, comme la tête, moins large que chez le Tropidonote à collier, quoique mesurant depuis le coin de Tœil une longueur comparativement égale. La majorité des plaques céphaliques, les antérieures surtout, couvertes de petites granulations K Neuf plaques à la face supérieure. Rostrale large et légèrement rabattue en dessus. Intemasales quandrangulaires. Œil plutôt grand. Narines latérales et plutôt grandes.
Temporale^ une au premier rang. — Smlahiahs^ sept, la troisième et la quatrième en contact avec Tœil. — Vrvocidaire^ une. — Postoeulaires^ quatre.
Sent ri les (/ni aires en deux paires consécutives ; les secondes, les plus grandes, atteignant à peu près au niveau de la première gastrostège.
CoH moins accentué que chez la Couleuvre à collier, par le fait de la compression de la tête.
Troue à peu près cylindrique.
Écailles dorsales sublancéolées, très-légèrement échancrées à l'extrémité et franchement carénées ; celles des flancs plus carrées, plus grandes et presque lisses ; une ligne trans verse oblique comptant 19 squames au milieu du tronc.
Gasfrostrtjrs assez larges, sans courbe brusque au bas des flancs et au nombre de 172. — Vréauale divisée.
Çi//*«/? moyenne, conique, arrondie et médiocrement effilée; sa longueur entrant à peu près quatre fois dans celle du corps. Une rangée transverse comptant, au milieu, 5 écailles, ou six par subdivision de la médiane '.
Urostvges doubles, au nombre de nC paires.
Farrs siqurienres et latrralrs^ du museau au bout de la queue,
' n m'a somlih* qui», chez 1rs Ophidiens comino rboz les Lézards, ces petit<*H Ixairsniirturos dos plaques céphaliques aunonyaieiit souvent d'autres trouMoN dans Tecailhire.
* Les 84iuaines susraudales médianes sont, sur un petit e8]>ace au milien de la queue, partafrée^ jMir le milieu (accidentellement je crois), et, par le fait, au nombre de <» en cet endroit ; un peu au-desMis il y en a 6 réjniliérfs, trèb-vite après il n*y en a plus que 5. Le chiffre 4 ne se trouve que bien aa-dessoiis du milieu de ce membre.
d^un noir plutôt brunâtre et brillant, sans traces de taches ni de collier '.
Faces inférieures d'un noir bleuâtre, sauf le dessous de la gorge qui est d'un blanc jaunâtre ; quelques macules de la même couleur claire sur les infralabiales, ainsi que sous le cou et sur les premières gastrostèges où elles s'étendent en mourant jusqu'à l'extrémité du premier tiers environ de la longueur totale.
Longnenr totale 0™,800
> de la tête (au bout des pariétales) 0,021
» de la tête (à l'angle des mâchoires) 0,0285
» de la queue 0,164
Diamètre vertical (au milieu du tronc) 0,019
Ce Tropidonote rappelle évidemment beaucoup le Trop, natrix par la plupart de ses proportions et de leurs rapports, ainsi que par l'écaillure de son tronc et par le nombre de ses plaques abdominales et sous-caudales. Cependant, il se différentie aussi, comme on a pu le voir, de cette dernière espèce, soit par la forme un peu comprimée de sa tête, qui parait ainsi comparativement plus allongée et, par là, moins distincte du cou, soit par le nombre supérieur de ses postoculaires et de ses squames suscaudales.
n est souvent fort difficile, en face d'un sujet unique, de peser la valeur de certains titres à la distinction spécifique, et de savoir exactement quelle part faire au hasard et à la variabilité dans l'importance des caractères en question. Néanmoins et malgré toute mon hésitation, j'ai cru devoir admettre, jusqu'à de nouvelles observations, la décision de M. Studer, en donnant, d'accord avec lui, le nom de fallax à cette forme embarrassante.
Pour ce qui est des mœurs, de la propagation et de l'habitat de cette Couleuvre, espèce ou variété, je ne saurais, pas plus que M. Studer qui a fait sa découverte dans un flacon d'alcool, en dire ici quoi que ce soit; je suppose, seulement, qu'elle doit vivre et se reproduire de la même manière que les autres Eutainia, soit à peu près comme notre espèce à collier.
* Cette livrée noire présente plus de brillant ou de reflets que les variétés mélaniennes du Trop, natrix.
Quant à la patrie, enfin, de ce Tropidonote, je ne puis que répéter le mot Suisse iroMvé sur Tétiquette du bocal; en rappelant toutefois les doutes que j'ai émis, plus haut, à propos de la valeur de cette indication ^
Deuxième section. HTDRE8
Tropidophoris, Haird and Girard
Les Tropidonotes de cette seconde section n'ont, comme les Couleuvres, qu'une seule temporale en première ligne ; mais comptent, par contre, généralement deux ou trois préoculaires \
Les Hydres, de forme plus ou moins élancée, avec une tête comparativement acuminée, mènent un gem'c de vie plus exclusivement aquatique que la plupart des csi)èces du groupe précédent. Des quatre espèces rangées dans cette section, trois appartiennent à notre continent, et deux se trouvent en Suisse ; il nous manque, comme je Tai dit, parmi les européennes, le Trop, hydrus (Pallas) du sud de la Russie, et particulièrement des bords de la mer Caspienne.
' Ce Sorpcut doit, suivant M. Studer, «voir été envoyé à feu le prof. Jan, à Milan, avec U*s autres Ophidiens du Musée de Berne (il en est tout au moins revenu, dit-on). Or, comme Jan ne cite nulle part, ni comme variété ni comme esptVe, le Tropidonote en question, il est bien possible que cet échantillon ait passé inaperçu, soit qu'il ait été oublié parmi d'autres Serpents, soit qu'il ait été mis ou laissé par inadvertance dans un flacon qui avait contenu une Vipera premier de Suisse.
* A moins de soudures accidentelles.