‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 2)Chapitre 20 sur 59 · LE PÉLIADE BÉRUS* Die Kreuzotter · texte numérisé non relu

LE PÉLIADE BÉRUS* Die Kreuzotter

PiLiAS BiEUfi. Linné

GriSj vcrdâtre^ roîissàtre, brun on noirâtre en desstis^ avec des taclics souvent dis2X)S('cs eii V sur VoccipiU^ et une ligne dorside^

^ Aussi Vipère commune et gcmeine Viper. Dans la Suisse française, Vi|>ère brune ou noire par opposition arec la Viitera Asjpta dite Vipère rouf^e. Dans la Suisse allemandef Kupferschlange, Otter ou Kreutzotter; dans le l'esbin, Vipera.

brune OU noire, sinueuse, régulière et continue; grisâtre, jaunâtre, brunâtre ou noirâtre, en dessous. Queue courte, conique, plus étroite que le tronc à Vanus, et portant 8 squames sur une ligne transverse médiane. Urostèges doubles. Préanale simpie. Tronc comparativement trapu et cylindrique, comptant, au centre, 21 écaMes sur ufie ligne oblique transverse. Cou étroit. ÈcaiUes dorsales suHUmcéolées, carénées et arrondies au bout. Tête ramassée. MuscQM déprimé. Trois écussons sur la région frontale. Une seule rangée de squames entre Vœil et les suslabiales. Longueur totale, moyenne de radtdfe, -=550^. •

CoLt'BER Berls, C. Chersea, C. Prester, Linné, Syst. Nat. I, p. 377.

» Prester, C. Vipera anqlorum, Laur. Syn. Rept. p. 07 et 08, tab. IV.

V NIOER, Lacép. Quad. Ov. II, p. 56.

» Chersea, Sturm^ Deutsch. Fauna, Âbth. III, Hefb. 3. Vipera vulgaris, V. Prester, Latr. Rept. III, p. 212 et 300.

» Berus, V. Prester, Daud. Hist. Rept. VI, p. 80 et 161.

> Chersea, Cuvier, Reg. Ànim. II, p. 85. » Marasso, Setta, Bibl. univ. Genev.

> LvHNiEA, Bendiscioli, Serp. Mant. in Giom. Brugn. vol. IX, p. 431.

» ANGUCA FUSCA, V. ANOL. NIGRICANS, Petiv. MuS. p. 17, Sp. 103 et 104.

» VERà, V. ORIENTALIS, Sd}a, Thes. II, tab. 8 et 78. » TORVA, Lenz, Schlangenkunde, p. 133. Pelias Berus, Merrem, Syst. Âmph. p. 148, sp. I, var. a, ^ et 7. » Chersea, Wagl, Syst. Âmph. p. 178, gen. 44.

Tête courte, ovoïde ou cordiforme, renflée en arrière et sur les côtés, et aplatie en avant ; la plus grande largeur, sur la région temporale, égalant à peu près la distance qui sépare l'extrémité postérieure de la tête, entre les angles des maxillaires, du bord antérieur de la plaque interoculaire. Trois écussons sur le milieu de la région frontale ; un premier impair entre les yeux et deux autres, de même grandeur environ, en contact avec celui-ci, en arrière et à côté Tun de Tautre. Le reste de la face suscéphalique couvert, dans la partie postérieure, de petites écailles, et, en avant, de très-petites plaques ou squames irrégulières, parmi lesquelles six distribuées généralement sur le pourtour du museau, d'une surciliaire à l'autre. Les surciliaires, elles-mêmes, simnles et comparativement petites.

îf î PAUNE DES VERTÉBRÉS.

Museau arrondi en avant, aplati en dessus et plutôt court, soit mesurant, depuis le coin de Tœil, une longueur notablement plus petite que celle qui sépare les yeux.

Rostrale ne dépassant pas le niveau du museau en dessus, pas plus que les marginales antérieures et supérieures les plus voisines, comme elle, constamment déprimées (Voy. PL n, fig. 23).

Œfl latéral et plutôt petit; pupille verticale. Narines simples, grandes et latérales.

Sous-oculaires formant une seule série de squames entre rœil et les suslabiales.

Préoculaires et postoculaires, assez irrégulières, formant avec les sous-oculaires, autour de Tœil, un demicercle composé généralement de neuf ou de dix petites plaques dont, le plus souvent, trois devant, deux dessous et quatre à cinq derrière '.

Suslabiales généralement au nombre de neuf à dix, quoique assez irrégulières.

Scutelles gulaires : une paire antérieure grande et large, généralement suivie, jusqu'aux gastrostèges, par quatre ou cinq paires de squames beaucoup plus petites, parmi lesquelles la première d'ordinaire la plus forte.

Cou étranglé et assez accentué du côté de la tête, par le fi&it de la grande largeur de celle-ci, dans sa partie postérieure.

Tronc épais, plutôt court, à peu près cylindrique et généralement un peu renflé dans la seconde moitié. Les m&les, comme chez nos autres Serpents, plus petits que les femelles.

Écailles dorsales carénées, ovoïdes plus ou moins allongées ou sublancéolées, légèrement bombées et arrondies à l'extrémité; celles des flancs plus grandes, plus rondes et i peine carénées (Voy. PI. II, fig. 22). Une ligne oblique transverse, au milieu du tronc, comptant généralement 21 squames.

' La disposition et le nombre des préooulairos et des postocnlatrfs perdent lieauroup, chez nos Toxodontes, de leur réirularité et par là, de r importance qu^ils avaient chez les Ajçlyphodontes ; de même, les temporales sont remplacées par de grandes écailles, également assez irréi;u Hères.

Gastrostèges assez larges, faiblement relevées sur les côtés et en nombre variable de 135 à 155 ^'

Préanale simple.

Queue courte, épaisse, conique, à section légèrement triangulaire et d'un diamètre, à Tanus, passablement plus petit que celui du tronc ; constamment plus grande chez les mâles que chez les femelles ; sa longueur, du reste assez variable, entrant, le plus souvent, six fois dans celle du reste du corps, chez les premiers et dix fois environ chez les secondes.

Une série transverse comptant 8 squames, vers le milieu de ce membre.

Urostèges doubles, en nombre variable de 26 chez la femelle, à 46 chez le mftle.

Faces supérieures, très-variables quant aux teintes fondamentales ; d'un gris verd&tre, bleu&tre ou brunâtre, rousses, brunes ou encore d'un brun foncé, parfois même noires, et, par contre, quelquefois presque blanches ; en somme, presque toujours plus claires ou plus grises chez les mâles, et plus sombres ou plus brunes chez les femelles.

Les taches ornementales, les mêmes dans les deux sexes, d'un gris-brun, d'un brun foncé, ou noires ; quelquefois tranchant très-vivement sur un fond clair; d'autrefois presque perdues dans la teinte foncée générale.

D'abord, sur la moitié postérieure de la tête, un large V renversé, fermé ou non sur le front et accompagné quelquefois d'autres taches plus petites sur les côtés et en avant sur la face ; puis, prenant naissance en arrière, entre les branches du V, une bande, également foncée, continue, sinueuse, alternativement large et étroite, et courant sur le dos, jusqu'au bout de la queue. A droite et à gauche, tout le long des flancs, une série de taches, foncées et plus ou moins apparentes, distribuées une à une et à égales distances jusque sur les côtés du cou, où elles se convertissent en une bande temporale parvenant jusqu'à

' Bonaparte donne nn minimam de 124 gastrostèges à la Tariété dont il afiût son Maratêo à^pmo.

214 PAUNE DES VERTÈBRES.

Tceil. Les lèvres blanchâtres, jaunâtres on brunâtres, généralement avec quelques taches foncées, surtout en avant.

Iris, le plus souvent, rosé ou orangé-rougeâtre.

Faces inférieures très-variables, blanchâtres, jaunâtres, rougeâtrès, d'un gris brunâtre, noirâtres, ou noires, souvent, en particulier, noires chez les mâles à dos gris clair, et d'un gris jaunâtre chez les femelles à dos brun. Les bords latéraux des gastrostèges, ainsi que les premières écailles en dessus, généralement couverts de taches mélangées, blanchâtres ou grisâtres et brunes ou noires. La gorge blanchâtre ou jaunâtre, sans taches ou marbrée de noirâtre, de brunâtre ou de gris.

Jeunes, avec une tête comparativement un peu plus forte que celle de leurs parents, et une livrée assez analogue, quoique généralement plus claire; d'un gris brunâtre, roussfttres ou blonds en dessus, avec les mêmes dessins que les adultes. D'un gris brunâtre d'intensité variable, en dessous, avec des points mélangés blancs et bruns sur les flancs. La queue assez souvent jaune ou jaunâtre en dessous, au moins près de l'extrémité.

Cette espèce varie assez : premièrement, dans la taille et les proportions, et cela non-seulement avec les sexes, comme nous l'avons déjà dit, mais encore suivant les localités ; secondement, dans la coloration, soit entre mâles et femelles, soit selon les époques. Au premier point de vue, je ferai remarquer que le PcliasBcrus demeure généralement, en Suisse, dans des dimensions beaucoup moindres que celles auxquelles il parait atteindre en Allemagne. Une longueur totale de G5 centimètres est rare dans notre pays, où la taille moyenne est à peu près de 50 centimètres ; tandis que Lenz ' parle de femelles mesurant jusqu'à 2 pieds 6 pouces et même près de 3 pieds allemands (0^,86)'.

' Lenz, Schlangen and Schlangenfeinde, 1870, p. 79. * Je suppose que les pieds allemands dont parle Lenc «ont ceux de 0»,2887.

OPHIDIENS. Si 5

Au second point de vue, il me suffira, je pense, de rappeler que Ton peut rencontrer des sujets m&Ies d'un gris très-clair, parfois presque blancs, avec des lignes et des taches d'un noir profond ; tandis que Ton trouve, par contre assez souvent, des femelles d^un brun si sombre que les dessins ornementaux ne se distinguent presque plus, et qu'elles semblent à peu près unicolores.

Après cela, je répéterai encore que chaque individu présente une livrée d'autant plus claire et brillante qu'il est plus près du moment où il a changé de peau ; par le fait que l'insolation obscurcit l'épiderme et couvre ainsi plus ou moins les dessins.

Jan a nommé var. concdor un Bents^ du Musée de Neuchfttel, de teinte claire uniforme et à dessins effacés.

Enfin, une dernière variété du Pdias Bems est celle qui a longtemps passé pour une espèce, sous le nom de Vipera Frester. Cette forme est entièrement noire, à l'exception de quelques points rougeàtres ou blanchâtres sur les mâchoires; toutefois, les faces inférieures sont quelquefois un peu moins sombres que les supérieures. Il semble que ce mélanisme n'atteigne guère que les femelles ; ces dernières, quoique noires, mènent, du reste, le même genre de vie que les autres, sont ovo-vivipares comme elles, et font des petits de couleur normale. J'ai rencontré cette forme en Engadine, ainsi que dans l'Oberland bernois, et tout dernièrement M. Combe m'en montra, à Orbe, un bel échantillon provenant du Suchet, dans le Jura.

Le séjour dans l'alcool, en atténuant la teinte fondamentale de cette variété noire, fait souvent reparaître un peu les dessins ornementaux de l'espèce type, de la même manière que chez la Laceria vivipara, var. nigra.

Mâles Femelles (9 pleine) (9 rare)

umi

Longueur totale ^0»,380 à 0"»,455— 0«,470 à 0"»,545— 0»,600— 0"»,650

» de la tête (à l'ang.

des mâchoires)^... 0,019 0,020— 0,022 0,023

» de la queue 0,054 0,061— 0,042 0,054— 0,058

Largeur maximum de

la tète 0,012 0,013— 0,015 0,017

Diamètre ▼ertical(au

milieu du tronc)...- 0,013 0,014— 0,016 0,020— 0,035

216 PAUNE DES VERTÉBRÉS.

Le Péliade Bénis se trouve également aa nord et au sud, en Suède, en Sibérie, en Angleterre, en France, en Allemagne et jusqu'en Italie. De même, il est beaucoup plus répandu dans notre pays que l'autre espèce de Vipère.

n habite communément, en Suisse, toute la chaîne des Alpes et la plupart des cantons montagneux avoisinants ; il est, par contre, plus rare dans la chaîne du Jura et la Suisse occidentale, où il est en majeure partie remplacé par la ViperaAspis. D manque, en particulier, totalement au canton de Genève. Depuis le dire de Schinz qui refusait le Berus au Jura, cette espèce a été observée, çà et là, dans les endroits rocailleux et bien exposés de quelques montagnes jurassiennes vaudoises, neuch&teloises, bernoises et bftloises.

Le Bérus monte très-haut dans les Alpes et s'élève même, dans quelques localités, jusqu'à un niveau de 2750 mètres environ.

Son habitat, en Suisse, est comparativement supérieur ; aussi ne le trouve-t-on que rarement au-dessous de 800 mètres. Toutefois, il parait descendre assez bas dans le Tessin, sur le versant méridional des Alpes, et il a été parfois rencontré, dit-on. dans la plaine suisse, non loin de Berne.

J'ai collecté cette espèce dans un grand nombre de localités alpestres; mais nulle part je ne l'ai trouvée aussi abondante que dans la Uaute-Engadine, où elle représente seule l'ordre des Ophidiens.

C'est principalement dans les localités rocailleuses ou semées de broussailles et bien exposées au soleil que le Bérus se tient de préférence ; cependant, on peut le rencontrer, i toute heure, soit sur les chemins de la montagne, soit dans les prairies, fussent-elles même marécageuses ou voisines des neiges étemelles.

D me parait que les Péliades doivent mener, dans les Alpes, une existence entièrement diurne, et que les froids, souvent trèsvifs des nuits dans ces régions élevées, doivent les contraindre i rester à l'abri dans leurs trous, soit durant l'obscurité, soit pendant les mauvais temps. C'est même peut-être à cette vie de privations et d'abstinences forcées qu'il faut attribuer la taille comparativement petite de ces Yipéridés dans nos Alpes.

La nourriture du Pdias consiste principalement en petits Ver-

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tébrés, en Souris, en Musaraignes, en Oiseaux et parfois même en Grenouilles qu'il vient chercher jusque dans les prés humides et sur les bords des petits lacs alpestres. Les jeunes s'attaquent nécessairement à des proies moindres, aux Vers et aux Insectes.

L*époque de T apparition de cette espèce au printemps, ainsi que celle de sa disparition en automne, varient naturellement avec les niveaux et les saisons plus ou moins favorables. Le Péliade se montre, suivant les localités, dès la fin de mars, ou seulement depuis le commencement de mai, et cela, jusqu'en septembre, en octobre ou même jusqu'en novembre, selon les conditions. L^accouplement a lieu deux ou trois semaines après le réveil, et c'est généralement au milieu ou vers la fin de l'été que la femelle met au monde cinq à quinze petits, longs de 14 à 18 centimètres. Ceux-ci conservent, jusqu'au printemps suivant, une taille encore fort minime, surtout dans les Alpes où la belle saison est souvent si courte. Quelques auteurs donnent jusqu'à vingt-cinq Vipéraux à cette espèce; toutefois, je n'ai jamais rencontré de pareilles portées dans notre pays, où il m'a paru, bien au contraire, que le Berus est généralement moins fécond que VAspis^ et que le nombre des petits va diminuant avec l'accroissement de l'élévation.

Le Bérus, quoique apathique, en apparence, et plutôt lent dans ses mouvements, déploie cependant une promptitude extrême, lorsqu'il projette la tête en avant ou de côté, pour faire à quelque proie, ou à un ennemi, une morsure toujours dangereuse.

Ce Serpent venimeux établit sa demeure dans un tas de pierres, sous des racines ou encore dans la galerie d'un Rongeur. Enfin, fl passe volontiers l'hiver dans un trou d'arbre, ou dans un vieux mur, roulé en paquet avec un nombre plus ou moins grand de ses semblables.

Genre 2. VIPÈRE

VIPERA, Laurenti

De grands crochets perforés sur le maxillaire supérieur. Tête de forme ovoïde, déprimée ^ élargie en arrière et entièrement recouverte de petites écailles. Deux ou plusieurs séries de squames entre Vœil et les suslahiales. Museau plus ou moins retroussé en avant et en dessus. Narines impies grandes et latérales. Yeux latéraux ; pupille verticale. Cou étroit. Corps comparativement ramassé. Écailles dorsales suhlancéolées et carénées. Préayude simple. Queue courte et conique. Urostèges doubles.

Un ou deux grands crochets perforés occupent, en ayant, les maxillaires supérieurs ; sur le côté inteiiie et un peu en arrière de ces premiers, un, deux ou parfois trois crochets plus petits croissent, couchés sur la gencive, comme remplaçants futurs des prédédents. De petites dents, penchées en arrière, sont distribuées sur le maxillaire inférieur, sur les ptérygoïdiens et sur les palatins jusqu'entre les crochets à venin.

La tète est de forme ovoïde ou pyrrhiforme plus ou moins allongée, aplatie en dessus, renflée en arrière sur la région temporale et plus ou moins retroussée en avant (Voy. PI. n, 21 et 24).

La face céphalique supérieure est, à Texception des surciliaires, entièrement recouverte de petites squames * (Voy. PI. n, fig. 24).

' Toutefois, comme nous le yenrons, une ou deux très-petites plâquet irrégulières se voient souvent, entre les sorciliaircs, chez U Vipera Atpii.

OPHIDIENS. Si 9

Le museau est plus ou moins retroussé ou prolongé en pointe; la rostrale est proéminente ou relevée; les narines sont simples, grandes et latérales (Voy, PI. II, fig. 21).

Les petites squames sous-oculaires, disposées entre Tœil et les suslabiales, sont rangées sur deux ou plusieurs séries.

L'œil est latéral, de moyenne dimension et à pupille verticale.

Le cou est bien accentué, surtout du côté de la tète.

Le tronc est épais et à peu près cylindrique.

Les écailles dorsales sont carénées et sublancéolées.

Les gastrostèges sont assez larges.

La préanale est simple (V^J* ^^' ^^ ^8- 25).

La queue est conique, courte et d'un diamètre, à Tanus, suivant les espèces, plus ou moins différent de celui du tronc.

Les urostèges sont doubles.

Les Vipères habitent l'Afrique, ainsi que les contrées moyennes et orientales de notre continent, dans les localités sèches, chaudes, sablonneuses, rocailleuses ou couvertes de broussailles. Elles se nourrissent principalement de petits Vertébrés et, comme leur nom l'indique, sont toujours vivipares ou ovo-vivipares.

Ce genre compte trois espèces, parmi lesquelles deux se rencontrent en Europe et une en Suisse. Il manque à notre pays la Vipera ammodytes (Linné), qui se trouve en Italie, en Autriche, en Grèce et même, dit-on, dans le Dauphmé. Celle-ci se distingue principalement de notre F. Aspis par un prolongement du museau en forme de petite trompe charnue et recouverte d'écaillés.

tiO FAUNE DES VERTÉBRÉS.

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