‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 2)Chapitre 27 sur 59 · LA GRENOUILLE VERTE Der grûne Wasserfrosch · texte numérisé non relu

LA GRENOUILLE VERTE Der grûne Wasserfrosch

Rana esculënta, Linné

D'un vert plus ou moins rcnvhruni^ avec de grandes tarh4\s brunes ou noires et une raie dorsale claire, en dessus ; blanche, avec ou sans macules noirâtres, en dessous. Un pli longitudinal bien accmtué, au haut des flancs. Tympan moyen. Une fente vocale derrihe V angle des mâchoires du mâle. Ijjl jambe, soit le tibia, j>/m,v coutir que le membre ant/rieur. Orteils diprinus et jxilmvs jusqnà la dernière phalange. Tubercule m/tafarsien moyen, elliptique, un jm u comprimé et assez saillant quoique mousse. Trte forte, triangulaire et })lut()t aplaiie. Dents vomiriennes rrjxirtifs, en drujr lignes pandlèles, sur deux groupes distants et allonges, formant, entre les orifices nasaux, un angle peu sensible. IWfronfaux largeSj en contact d embrassant une pointe de Vfthmo'idr. Frontopariétaux rtr oit s. creusés au milieu et comprimés en arant. TaiVr moyenne de V adulte = (SC?"".

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ANOURES. 313

Crâne faiblement plus long que large, mesuré aux commissures des maxillaires, ou presque égal dans ces deux dimensions. Une ligne droite, menée entre les angles des maxillaires, passerait légèrement en dessous des condyles occipitaux, ou arriverait, au plus, au contact de ceux-ci* (Voy. PL V, fig. 7).

Fronto-pariétaux comparativement étroits, un peu comprimés en avant, et formant une rigole longitudinale à leur réunion (Voy. PI. V, fig. 7).

Préfrontaux (fronto-nasaux) larges, triangulaires, à peu près rectilignes, faiblement bombés, en contact en avant et séparés en arrière par une pointe de la lame supérieure de l'ethmoïde (Voy. PI. V, fig. 7). L'espace compris entre ces os et le bord du maxillaire, beaucoup plus grand que chez les espèces de la seconde section. La pointe médiane, séparant en avant les encoches terminales des branches du maxillaire inférieur à leur suture, peu prononcée.

Dents vomériennes constantes, solides et régulièrement réparties à l'extrémité de petits cônes réunis eux-mêmes, parallèlement et par quatre ou cinq paires, sur une base osseuse assez forte, allongée et proéminente, de chaque côté du palais. Les deux groupes formant ainsi, entre les orifices nasaux internes, comme une sorte de chevron trèsouvert, dont les deux branches, parfois presque sur la même ligne, demeurent toujours nettement séparées (Voy. un de ces groupes, PI. V, fig. 8).

Tête forte, entrant à peu près deux fois dans la longueur du tronc, triangulaire et plutôt aplatie ou surbaissée, de manière à présenter une convexité assez régulière dans les deux sens, les joues s'abaissant en pente douce et uniforme jusqu'au bord des mâchoires.

Museau allongé et de forme généralement acuminée, quoique arrondi à l'extrémité. Les narines occupant le centre de la distance qui sépare le coin antérieur de l'œil du bout du nez.

u ■*--«^ crâne, posé sur la base, se tient, comme nous l'avons dit, suivant ^*^icale, du côté du maxillaire.

314 PAt'NK DES VERTÉBRÉS.

Œil grand et saillant, situé un peu plus près du museau que de T angle des mâchoires ; la pupille large, subarrondie ou ovale et horizontale; la paupière supérieure légèrement plissée, en avant et en arrière. L'espace compris entre les coins antérieurs des yeux, comparativement petit, soit légèrement plus grand seulement que le tiers de la largeur céphalique aux commissures des mâchoires.

Tympan circulaire et mesurant environ les deux tiers de l'ouverture de l'œil dont il est toujours assez distant. Une fente, bordée par un repli de la peau, disposée, chez les mâles, en arrière du coin de la bouche, est destinée à livrer passage aux sacs vocaux.

Tronc aplati et assez large, quant à la face supérieure ; les renflements glanduleux limitant le dos au haut des flancs, plus distants, et les ailes du bassin moins saillantes que chez la (irenouille rousse. I^es mâles plus petits que les femelles, à âge égal. Le bassin, chez les dernières, plus grand, comparé au tibia, que chez les premiers.

Membres antérieurs assez forts, d'ordinaire plus trapus chez les mâles, et mesurant, dans les deux sexes, de l'épaule au bout du troisième doigt, une longueur toujours plus grande que celle du tibia ; cette différence au moins égale à celle qui existe entre le pouce et le doigt majeur.

Doigts cylindro-coniques, et légèrement déprimés ; le premier a peu près égal au second et notablement plus court que le quatrième. Le pouce présentant, chez le mâle, au moment du rut, une pelote grisâtre, rosâtre, verdâtre ou noirâtre, généralement simple et comparativement lisse ou i)eu rugueuse.

Membres postérieurs médiocrement allongés; le talon atteignant entre l'œil et la narine, lorsque le membre bien étendu est ramené le long du tronc maintenu droit. Le membre replié à angle droit, le talon touche à peu près à l'anus. Ije pied appliqué contre le tibia, le genou arrive entre la seconde et la troisième articulation du cinquième orteil.

Orteils cylindro-coniqui*s, larges ou épatés à la base, un peu déprimés et munis de tul>ercules sous-articulaires

assez accentués ; le troisième orteil à peu près de même longueur que le cinquième.

Premier cunéiforme portant, à la base du premier orteil, un tubercule mousse, il est vrai, mais assez saillant, allongé et un peu comprimé ; un second tubercule arrondi, mais beaucoup plus petit, en face de celui-ci, à la base du quatrième orteil.

Palmures embrassant tous les orteils jusqu'à leur dernière phalange, et, généralement, plus développées ou moins échancrées chez les mâles que chez les femelles. Peau épaisse et assez unie, formant, de chaque côté du dos, un renflement qui suit, comme un cordon, le haut des flancs, depuis Tœil jusqu'à la naissance de la cuisse. Un autre pli renflé accompagnant le bord du tympan, du coin de Tœil à la commissure des mâchoires. La gorge et Tabdomen lisses ; la partie inférieure du second et les flancs souvent plissés transversalement ; les fesses plus ou moins granuleuses. Le dos, et souvent le haut des cuisses, parsemés de mamelons verruqueux, en grosseur et en nombre variables, et formant parfois comme un second cordon longitudinal, de chaque côté de la ligne dorsale médiane. Faces supérieures vertes, jaunâtres, d'un gris verdâtre, ou encore d'un brun bistré, avec une ligne dorsale longitudinale plus ou moins accentuée, verte, d'un jaune doré ou parfois même d'un joli bleu d'azur. De grandes taches et de petits points noirs, noirâtres ou bruns, à droite et à gauche de la ligne dorsale. Les cordons latéraux, comme cette dernière, tranchant généralement en clair et souvent en jaune doré sur le ton fondamental. D'ordinaire un trait noirâtre plus ou moins accentué, étendu depuis l'œil, sur la narine et jusqu'au museau. Quelquefois une légère trace de tache temporale. Les côtés de la tête, les mâchoires, les flancs et le bord externe des membres, tachés ou marbrés de gris, de brun ou de noir, sur un fond blanc, gris, verdâtre ou jaune. Le dessus des membres de la couleur du dos, ou un peu plus clair ou grisâtre, avec des taches, des marbrures ou des bandes noirâtres ou noires, en abondance et formes variables. Assez

régulièrement, une tache allongée et foncée devant Tépaule. Le derrière des cuisses parfois blanc, souvent d'un beau jaune marbré de noir.

Les mâles assez généralement de couleur moins brillante et moins tachetés que les femelles.

Iris doré, souvent noir en haut ou noirâtre en arrière, ainsi que plus ou moins lavé de gris verdâtre ou de brun.

Faces inférieures d'un blanc argenté, d'un blanc jaunâtre, ou encore d'un jaune clair, sans taches, ou plus ou moins maculées et marbrées de gris, de rose, de brun ou de noir.

Jeunes assez semblables aux adultes et presque aussi variables que leurs parents, quoique, généralement, plus clairs ou plus verts en dessus, avec des lignes dorsales plus accentuées, ainsi que plus blancs ou moins tachés en dessous.

Cette espèce varie beaucoup dans la taille et dans la coloration, suivant les conditions dans lesquelles elle se trouve. Ainsi, comme je l'ai dit plus haut, elle n'atteint jamais, dans nos eaux pauvres, à la taille énorme qu'elle accjuiert au nord de T Allemagne, dans des eaux plus nutritives, près de Berlin, par exemple. De même, elle présente d'ordinaire une livrée plus verte ou plus brillante en dessus, avec moins de taches en dessous, dans les eaux claires et insolées ; tandis qu'elle est, en général, plus brune et bistrée, en dessus, avec force macules en dessous, dans les eaux troubl(»s ou ombrajxées. Il m'a paru que les retlets dorés des bandes dorsales et les reflets argentés des faces inférieures étaient tout particulièrement accentués au printemps ou au moment des amours.

En dehors des formes différentes que je viens de signaler, il est difficile de remarquer rien de constant dans la variabilité de cette (irenouille. J'ai rencontré des individus sans macules sur le dos, et j'en ai vu d'autres chez lesquels, au contraire, les taches noires ou brunes s'étaient réunies de chaque côté de bi ligne médiane en larges bandes longitudinales. Quelques-uns s(mt immaculés en dessous, d'autres sont au contraire couverts de taches; il y en a qui ont les fesses blanches, et d'autres qui les ont jaunes. J'en ai vu qui n'avaient point de trait nasal, et d'autres qui présentaient, comme la (irenouille rousse, une

large tache temporale. Cependant, toutes ces variantes sont, dans notre pays, si superficielles et si peu localisées, qu'il est impossible d'y attacher la moindre importance.

Schlotthauber me semble attribuer trop de poids à la coloration, quand, appuyé sur ce caractère si trompeur, il décrit comme hybride probable des Grenouilles verte et Rousse ( Varietas B. R. t. forsan escidotto-temporaria hybriâa), une forme particulière qu'il a trouvée dans le nord de PÂllemagne, et chez laquelle il croit reconnaître un mélange des livrées des deux espèces \

Hàles

Long, da corps (du musean

àl'anus) 0">,055 à 0»,079

» da menib.ant.(de l 'épaule

au boutdu3»« doigt) 0,031

» du memb. post. (de l'anus

au bout du é"»» orteil). 0,089

> du pied (du talon au bout

du 4»« orteil) 0,040

> de la jambe (ou du tibia). 0,024

> de la tête (à Tocciput) 0,020 Larg.de la tête' (aux commissures des mâchoires). 0,021

Distance entre les coins antérieurs des yeux 0,0085 0,011

Femelles

(Berlin 9)

•0",071àO»,099 -(0",110)

La Grenouille verte habite quelques contrées de l'Afrique et de TAsie, ainsi que la plus grande partie de l'Europe, depuis l'Italie et l'Espagne au midi, jusqu'en Danemark au nord. C'est l'espèce la plus commune en Suisse, dans toute la région basse. On la rencontre, dans nos divers cantons, dans les ruisseaux,

* A.-Fr. Schlotthauber, Beitrag zur Diagnostik der einheimischen Froscharten. Archiv. fQr Xaturg. von Wiegmann, 1844, Bd. I, p. 255.

' La largeur de la tète, prise sur les téguments, se trouve, naturellement, augmentée de l'épaisseur de ceux-ci, et ainsi dans un rapport différent vis-à-vis de la longueur, que lorsque cette première dimension est prise sur Tos, ainsi que je l'ai donné au premier paragraphe de cette description.

les étangs, les marais et sur les bords des lacs. EUe s'élève rarement, sur les montagnes, au-dessus de 1100 mètres, et ne se montre jamais dans la région alpine ^

Cette Grenouille est presque exclusivement aquatique ; elle ne quitte point, comme sa congénère la Rousse, Teau après la ponte ; mais demeure, au contraire, dans les mares qui ont servi de théfttre à ses amours et où elle déploie une grande habileté dans l'art de nager et de plonger. Elle ne monte guère sur la rive que pour y prendre un peu d'air et de soleil, et se replonge, au moindre danger, dans son élément favori. Elle est très-vorace et se nourrit de Vers, d'Insectes, de Mollusques, de Crustacés ou encore de toute autre matière animale, de quelque nature qu'elle soit.

L'accouplement a lieu, une fois par an, à une é|)oque variable, suivant les années et les localités, du milieu d'avril à la seconde moitié de juin. Les œufs, pondus en paquets, donnent naissance à des larves qui emploient, selon les conditions, de trois à quatre mois pour accomplir leur entier développement. Ces jeunes Grenouilles vertes peuvent atteindre, sous la forme de têtards, à des dimensions très- variables, suivant l'époque de la i)onte et les circonstances dans lesquelles elles sont appelées à grandir. En effet, il m'est arrivé, à plusieurs reprises, de rencontrer, en divers lieux, à la fin de mai ou au commencement de juin, de trèspetites larves de liana rscuf enta ^déià, pourvues de membres postérieurs rudimentaires ; tandis que j'ai trouvé souvent aussi, mais à d'autres endroits, d'énormes têtards de cette esi)èce qui, à la tin de juillet, ne présentaient encore aucune trace de membres. Ce sont ces gros têtards de la (Jreuouille verte, mesurant souvent jus(iu'ii quatre centimt'tres de corps et dix de longueur totale, qui, comme je l'ai fait remarquer plus haut, ont été pris, à tort, par quelques personnes, pour des larves de Pélobates.

Il est assez difficile de préciser si ces gros têtards doivent leur taille exagérée a Tépoque de leur ponte ou aux conditions dans lesquelles ils se sont développés ; cependant, je suis porté à croire que, dans l'un et l'autre de ces cas, c'est surtout à la nature

* F. de Tsohudi sN'st i*>iil(*inmont tromi>^, quand il a dit, dans Im premières éditions do son Thif rlolion, que la (grenouille verte se trouve juitque dan.4 les étangs alpins.

ANOUKES. 319

et à la température des eaux qu'il faut attribuer cette influence; car c'est généralement dans des eaux stagnantes, riches et chaudes que j'ai trouvé les larves les plus grandes *. J'ai trèssouvent rencontré à l'eau, et dans la seconde moitié d'avril, des Grenouilles vertes de très-petite taille ; celles-ci provenaient probablement de pontes fort retardées de l'année précédente ; car je ne sache pas que l'on ait jusqu'ici observé, chez cette espèce, la double ponte que Tliomas a signalée chez d'autres Oxydactiles dentés.

Le coassement de cette espèce varie un peu avec les circonstances ; c'est quelquefois, chez le mâle, une sorte de ricanement que l'on peut traduire par brekeke, ou bien une exclamation sur deux notes exprimant le mot koaarr ; souvent, dans les deux sexes, c'est encore un cri rauque, roulé et plus ou moins prolongé, toujours beaucoup plus puissant chez le mâle qui, pourvu de sacs vocaux, est orné, quand il chante, d'une vessie blanche grosse comme une noisette, de chaque côté de la tête. Les Grenouilles vertes se montrent, au printemps, plus tard que les autres espèces du pays, et rarement avant les premiers jours de mars ; mais, elles ne tardent pas à signaler leur présence par les concerts bruyants dont elles nous régalent durant la belle saison, à une époque où leurs congénères, moins tapageuses, ont déjà quitté les eaux et cessé de crier. A l'aproche de la mauvaise saison, elles se retirent dans la vase au fond des eaux, ou dans un trou sous quelque berge. Il est rare d'en voir encore passé la fin d'octobre '\

Des débris, assez nombreux, de la Bana esculcnta ont été trouvés dans diverses stations des Palafittes, en Suisse ^ ainsi que dans les graviers stratifiés des environs de Mategniu, près Genève *.

* Voyez, plus haut, aux généralités de Tordre, pages 279 et 280.

* La chair de cette Grenouille semble moins prisée, chez nous, que colle lie l'espèce Rousse

* L. Riitimeyer, Fauna der Pfahlbauten. 1861, p. 114.

* F.-J. Pictet, Ossements trouvés dans les graviers stratifiés des environs de Mategnin; Mém. de la Soc. de Phys. et d'Hist. Nat., 1846, XI, p. 92.

320 FArNK DES VERTÉBRÉS.

Deuxième section. GRENOUILLES ROUSSES

Les (jrenouilles rousses ont les doits subcylindriques ; le premier un peu plus grand que le second et un peu pins court que le quatrième. Les orteils, cylindro-coniques et plus ou moins déprimés, ne sont généralement palmés que jusqu'à l'avant-deniière phalange.

Les sacs vocaux sont internes, soit dépounus d'issues.

Les groupes de dents vomériennes sont moyens ou petits, plus ou moins irréguliers, assez rapprochés et forment, en arrière des orifices nasaux, un angle assez prononcé.

Les préfrontaux sont séparés et les fronto-pariétaux largos et aplatis (Voy. PI. V, fig. 9 et 12).

Les condyles occipitaux dépassent, en arriére, les angles des maxillaires • (Voy. PI. V, fig. 11).

La peau est lisse ou légèrement granuleuse ; les plis latéraux s<mt, suivant les esjK'^ces, plus ou moins accentués.

Le nom que j ai donné à ce petit gi-oupe suffit à indi(iuer que les esinnes qu'il renferme ont une livrée ordinairement rousse ou brunâtre en dessus ; j'ajouterai seulement que la région temporale est, en général, marquée par une grande tache foncée.

Les Grenouilles de cette section sont, comparativement, terrestres, en ce sens qu'elles vivent sur terre pendant

* G en lis lianay part. Fitz., loc. cit. G re nouilles toirestn^s et I^ndfrosche dr plusieurs auteurs,

' Cette forme du crâne donne à celui-ri, lors(|u*il est posé ^ur la ba.«e. une position oblique ou p<'nrhée en avant du côté du maxillaire.

Je rappelle, encore ici, que j'entends par anf^le des maxillaires, U pointe «|ue (orme, en arrière, la réunion de ces os.

ANOURES 321

plas de la moitié de l'année, et ne vont à l'eau qu'au moment des amours, ou pour y chercher, dans la vase, un asile hivernal. On pourrait les distinguer, par opposition, des précédentes, sous le nom de Terrestres^ si plusieurs autres espèces, de formes différentes, ne vivaient également dans les mêmes conditions.

Trois Grenouilles rousses figurent en Europe. Deux, les Rana temporaria (Linné) et R. agUis (Thomas), se trouvent en Suisse. La Rana oxyrrhina (Stp.), qui seule nous fait défaut, est plus particulière aux contrées septentrionales de notre continent ' .

Ces trois Grenouilles ayant été, jusque tout récemment, confondues sous le nom de R. temporaria^ et les deux dernières étant encore assez mal connues dé beaucoup d'erpétologistes, je décrirai, ici, l'espèce qui nous manque à la suite des autres, pour bien faire saisir les caractères différentiels de ces trois formes*.

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