LK (CRAPAUD CALAMITE ' Die Krkutzkrotk
BrKo «!ALAMITA, L.nir.
VenhUre on olinif/r^ anr r/r.s Uuhcs fondes^ une niir dorsuhjaune et soumit des jtoinfs rougrs^ m drssfis ; jmtmtrr jMilr on Ivgèref tient verdâtre^ avre de petites mandes noirâtres rj^irsesy m dessous; doigts bruns-rougeâtres à Vextrrtnité, Pean jMirsnnt'f dr eryi^es arrondis. Une grande glandr vllijftiqtw sur la f'aer eutrrnf de la janJfe. Un jtli saillant au hord interne du tarsf\ Mnnhr* antérieur notaHenicnt lius long que h' pied, THàa dr mhne lotsgueur que la tête. Seeond doigt ^rf/zx long que le quatriènw, Oii* Us jiiutùt courts et iieu palmés. Tubercule du premier eunéifornn tlliptique et mogen, Tétr. busquée, un ihu plus large que lonfjue. Museau comparât ivt'm4'nt ralKdtu. Tgmpan scmi-cirvulairr. Un stir rocai intrrne, chez le nuUe. ParothUs égaUs à la })(îupivn\ Pr«frontaux en contact, mais embrassant un peu Vethmoule. Frolittt' jHiriifaux larges en arriére, légèrement ettmprimés m avant et m*d ossifiés sur le centre. Taille mogennc de V adulte : = ^j' ;>;")'*"" — r/r - 9 •
lUXA miii-XV (piantispenttuiar. siihjndimttijs^t'fc.), Lhin*''. S>^t. N.il. 37. ti .'• 1 KKrihisMMA, lierm. Tiih. Aniiiit. Aiiiiii. j>. ilM). •. iJiKo, VAK. fl, (hn('l. Syst. Niit. I, |i:irt. l\, p. 1047. f> KCAiiiATA (jur.), Hnzoïitn. Hist, Nat. ilii Joi.u, I, |> iHl. n iHiHTKNTo>\, Biutnrtnh. llmidU. p. iUi. >• MKPIIITICA. Sfltnr. iivU, Z^tol. IU« |». 1i)^
' Le Bufo pantherinw (lUnv) d*Asii» t*t irAfriqiu» riMitro inconti ^t.i!«l iiiMit aussi dans ce second groupe.
' Aussi :1e Crapaud des joncs; en allemand, griine Krnteouhtinkrn«tr. Krote; en itaUen, KoKpo palustre.
ANOITRFS. 403
Hi'Fft rALAMiT.v, Laur. Syii. Rept. I, p. 27, fig. I.
TRHiiFkSTRis KKTiors, Rœ^el, Hist. Ran. sect. VII, p. 107, tiib. ii.
nuTiATUs, Scfnwhi. Hist. Amph. fasc. I, p. \9'A.
HinprrA, Flnnm. Rril. Ânim. p. 159.
poKTKNTOsi s, Schitiz, Fauna Helvot. p. 14i.
viRiius (par/.), Ihtnt. et Hih. Krpét. j^én. VIII, p. «81.
Crane généralement d'un cinquième à un quart environ de sa longueur, plus large que long. Une ligne droite unissant les angles des mâchoires toucherait à Tos sphénoïde, de manière que le crâne, posé sur la base, penche fortement en avant.
Fronto-pariétaux larges en arrière et plus ou moins comprimés en avant; rarement bien réunis et embrassant, presque toujours, sur le centre, un assez grand espace incomplètement ossifié sur lequel la peau adhère le plus souvent.
Préfrontaux triangulaires, larges, assez bombés, en contact sur la majeure partie de leur longueur, et séparés en arrière par un prolongement anguleux de la lame supérieure de Tethmoïde.
Tête assez haute et, comparativement, beaucoup moins ramassée que chez le Crapaud, soit la largeur maximum excédant d'ordinaire la longueur d'un cinquième de cette dernière, chez le mâle, et d'un tiers à peu près chez la femelle. La longueur céphalique entrant deux fois à deux fois et un tiers dans celle du tronc, et toujours presque égale au tibia. Profil bombé et busqué.
Museau de moyenne dimension, arrondi et comparativement rabattu ou peu proéminent. Les narines situées moins en avant que chez Tespèce précédente, quoique toujours un peu plus près de l'extrémité du museau que du coin antérieur de l'œil ; les orifices nasaux séparés par un intervalle à peu près égal à l'espace qui existe entre l'un d'eux et le bord de la lèvre en avant.
Bouche fendue très-légèrement plus loin que le coin postérieur de l'œil. Une petite entaille en avant et au milieu de la lèvre supérieure.
Un sac vocal sous-gulaire interne, chez le mâle.
Ai)i FAUNE DES VERTÊBHF.S.
Œil de moyenne grandeur et situé plus près du bout du museau que de Pangle des mâchoires. L'intervalle séparant les coins antérieurs des yeux plus grand que le tiers de la largeur céphalique maximum. La paupière saillante et un peu verruqueuse. La pupille allongée horizontalement.
Tympan placé près de l'œil, mais en dessous, plus ou moins distinct et présentant, en général, la forme d'une demi-lune dont la longueur mesurerait environ la moitié du diamètre horizontal oculaire.
Parotides elliptiques, plus petites et un peu moins saillantes que chez respèce précédente, et à peu près égales, en longueur, à la paupière supérieure, ou légèrement plus grandes ; leur surface mamelonnée et percée de pores nombreux . Pas de ligne foncée sur le bord inférieur.
Tronc plus court et moins élargi que chez le Crapaud commun : la taille moyenne toujours plus petite chez le mftle que chez la femelle.
Membres antérieurs comparativement un peu plus grands que dans Tespèce précédente ; mesurant, de Pépaule au bout du doigt majeur, une fois et trois quarts à deux fois la longueur du tibia, ou de la jambe, chez le mâle, et un peu plus chez la femelle ; soit, généralement, notablement plus longs, dans les deux sexes, que le pied y compris le gi'and orteil. L'allongement plus grand du membre antérieur, chez la femelle, provenant souvent d'une proportion un peu différente de Pavant-bras.
Un large tubercule circulaire sous la paume de la main, un autre allongé et beaucoup plus petit à la ba.<4* du pouce.
Doigts cylindro-coniques lépièrement déprimés et généralement d'un brun rougeAtre à l'extrémité. Le premier, ou le pouce, presque égal à l'index et, comme lui, chez \e mâle au moment du rut, recouvert par une excroissanrt* brune ou noirâtre et plus ou moins hérissée d'aspérité^. Le quatrième doigt, un peu plus court que le second.
Membres postérieurs comparativement plus petits que chez \v Crapaud commun ; toujours notablement plus longs qwv
ANOUKES. 405
le corps chez les mâles et, par contre, plus courts ou à peine égaux à celui-ci, chez les femelles. La jambe étendue le long des flancs maintenus droits, le premier cunéiforme n'atteint d'ordinaire qu'à Tœil, chez le mâle, et demeure même passablement en arrière de cet organe, chez la femelle. La jambe ou le tibia de même longueur que la tête ou à peu près, et généralement un peu plus forte chez le mâle. Le pied seul égal presque à la moitié du membre entier. Le membre replié, le talon touche à Tanus.
Un pli cutané saillant, sur le côté interne du tarse.
Une grande glande parotidiforme elliptique et proéminente sur la face dorsale de la jambe.
Orteils courts, subconiques, fortement déprimés, un peu bordés et, ainsi que les doigts, généralement bruns aux extrémités; le cinquième demeurant, en longueur, entre le second et le troisième. De petits tubercules sous-articulaires médiocrement accentués.
Premier cunéiforme portant un tubercule elliptique moyen et assez saillant. Un autre tubercule plus arrondi, et presque de même importance, à la base du quatrième orteil.
Palmures épaisses, atteignant à peine à la seconde articulation du cinquième et des trois premiers orteils, s'élevant même peu au-dessus de la quatrième ou de la basilaire sur les côtés du quatrième (Voy. PI. V, fig. 3). Peau médiocrement épaisse, ainsi que plus ou moins glanduleuse et tuberculeuse sur les faces dorsales du corps et des membres. Des cryptes réunis en petits groupes arrondis et peu saillants assez également répartis, sur le dos, sur le bord postérieur des mâchoires, au-dessous des parotides, et sur le haut des flancs où ils forment souvent une ligne sinueuse ou un pli longitudinal. Les téguments, en somme, rarement aussi rugueux que chez l'espèce précédente, souvent même comparativement lisses ou unis entre les groupes de cryptes. Les parotides mamelonnées. Le vertex et le museau lisses. La peau plus ou moins adhérente sur le sommet de la tête.
406 FAUKK DES VEHTÈBHÉS.
Les faces inférieures couvertes de granulations beaucoup plus fortes et plus distantes sur le bas-ventre et les cuisses que sous la poitrine et la gorge, et partout séparées par des dépressions linéaires distribuées en réseau. Faces supérieures assez variables, tant dans les teintes fondamentales que dans les ornementations, surtout chez les femelles. Passant, par exemple, souvent, du printemps à Tautonme, d'un vert plus ou moins brillant, à un gris verdâtre ou à un brun olivâtre ; toutes teintes, suivant les individus, uniformes ou composées par un plus ou moins grand nombre de taches foncées, isolées ou continentes, sur un fond plus clair, gris, jaun&tre ou verdâtre. Quelquefois un semis de petits points noirs sur tout le corps. Les membres, en général, plus franchement Uichés ou marbrés que le dos et la tête.
Une ligne dorsale, jaune et p&le, étendue depuis le nez. ou depuis le front, jusqu'au-dessus de Tanus. Cette ligne assez constante à tout âge et dans les deux sexes, quoique parfois peu accentuée ou plus ou moins j)erdue dans le fond, chez quelques individus.
Dans la livrée de noces, la couleur verte fondamentale relevée, généralement, par de i)etites taches d'ordinaire rouges et quelquefois jaunes, distribuées sur les groupes de cryptes, du dos, des flancs et des membres, ainsi que sur les parotides, en dessous de ces glandes et parfois sur les paupières. Assez souvent une ligne claire et sinueuse au haut des flancs. Les lèvres, les joues, la face dorsale des membres et les côtés du corps marbrés ou tachés de brun verdâtre ou de vert sombre, sur un fond généra- ' lement plus clair que celui du dos. souvent même blanchâtre et mélangé de tons rosés, au moment des amours.
En automne, toutes les teintes plus rembrunies et les ]K*tites taches rouges en majorité disparues ou remplac4k\^ par des macules jaunâtres, particulièrement sur les |mn>tides.
( rénéralement une tache foncée sur chaque paupièn*. Fréquemment aussi, dans notre pays au moins, une sorte i\v tache tenii>orale allongée au-dessous des parotideh ;
ANOUHES. 407
mais, pas de ligne noirâtre sur le bord de ces dernières. L'extrémité des doigts et souvent celle des orteils d'un brun rougeâtre.
Iris parfois grisâtre ou verdâtre, le plus souvent d'un jaune doré et plus ou moins mélangé ou vermiculé de brun, de vert ou de noir.
Faces inférieures blanchâtres ou jaunâtres et plus ou moins lavées de verdâtre à l'abdomen et sur les côtés du corps, avec de petites taches ou des points noirâtres épars sous la poitrine, le ventre et les membres. La gorge généralement sans taches et souvent teintée de bleuâtre, chez le mâle, au moment du rut.
Jeunes d'un brun verdâtre ou verts en dessus, comme les adultes, mais souvent avec des taches ou des marbrures plus apparentes sur le tronc et les membres. Une rjiie dorsale depuis le bas âge, et, volontiers aussi, une ligne latérale sinueuse d'un jaune pâle. Des points jaunâtres ou rougeàtres épars sur le dos. Les taches du ventre souvent plus sen*ées et de teinte plus claire que chez les vieux sujets.
Cette espèce varie moins que la précédente, soit dans la taille, soit dans la livrée. Les femelles du Calamité n'atteignent point, comme celles du Crapaud commun, à des proportions démesurées ; et je n'ai pas trouvé, dans notre pays, de variétés bien frappantes, au point de vue de la coloration.
Nous avons dit comment, avec un ton plus ou moins sombre ou clair de la teinte fondamentale des faces dorsales, les taches f(mcées sont aussi plus ou moins i)erdues ou apparentes sur le corps et les membres. Nous avons vu également l'accentuation différente de la bande latérale sinueuse et des points épars rouges ou jaunes, suivant l'âge et la saison. Ajoutons que les taches temporales et suborbitaires font parfois défaut. Enfin, n'oublions pas que la ligne dorsale, quoique très-constante chez l'espèce, est pourtant aussi plus ou moins étendue du côté du museau et plus ou moins distincte suivant la couleur du fond.
Le liufo cdamita a été, à tort, confondu avec le Bufo riridis qui suit, par plusieurs erpétologistes qui, comme Duméril et Bi-
408 FAUNE DES VEHTEBHÉS.
bron*, méconnurent ses nombreux caractères spécifiques. Le premier se distingue, en effet, constamment du second, non-seulement par la présence de la ligne jaune sur le dos et de la glande elliptique sur la jambe ; mais encore, par la forme moins proéminente de son museau, et les rapports, bien différents, des proportions comparées de la tête et des membres. Nous avons signalé, plus haut, comment Uazoumowski ' a décrit, sous le nom de Iia$ia ecaudata^ un jeune du Crapaud calamité encore porteur d'un bout de queue.
M&les Feiiiei!e<
Long, du corps (du muNoau à raiius).0'",()r)() à O-^jO^S — ()",(M>rt à 0"»,oT<i » du memb. ant. (de Tépaule au
bout du 3'«« doifft) 0,034 0,035 — 0,042 (MM5
» du n^mb. post. (de l'anus au
bout du 4'"« orteil) 0,060 0,(Mi2 — 0,0<>H 0,072
> du pied (jusqu'au bout du 4"**
orteil) 0,028 0,030 — 0,033 0.o;îî»
» de la jambe (ou du tibia) 0,017 0,01b — 0,01rt o,021
» de la tête (à l'occiput) 0,017 0,01S — 0,0175 o,020
Largeur de la tête (bur le pli des commissures) 0,019 (»,022 — 0,024 0.02-
Distance entre les coins ant. des yeux. 0,OOHo 0,00Ho— 0,Olo:» O.ollo
Le Calamité, de taille bien moindre que le Crapaud commun, est assez répandu en Europe, depuis l'Italie jusqu'en Danemark et en Suède. On le trouve, plus ou moins communément, dans tous nos cantons, mais il ne s'élève jamais aussi haut qui* le Bufo vulgaris dans les Alpes. Heer et Blumer ' le citent dan> la région montagneuse du canton de Glaris. Je ne Tai jusqu'ici rencontré nulle part au-dessus de 1200 mètres dans k* Jura, et de 1000 dans les Alpes.
Contrairement aux habitudes de son gros congénère, le Calamite semble aimer la société ; aussi trouve-t-on souvent de petites compagnies de quatre à douze individus, volontiers de même
» Erpét. gén. VIII, p. 6H1.
* Hist. Nat. du Jorat, I, 2H1.
■ Gemiilde der Schweiz, Canton (Tlanis, lw46, p. Irtl.
ANOUHKS. 40*J
sexe et réunis sous un abri commun. Cette espèce est encore plutôt nocturne, quoiqu'on la rencontre plus souvent en plein jour que la précédente. Le Btifo caiamUa, par le fait de son accouplement plus tardif, demeure volontiers dans les localités marécageuses à une époque où le Bufo vnlgaris a, depuis longtemps, quitté les eaux ; c'est même ce qui lui a valu le nom de Crapaud des joncs. Les sexes se rapprochent et s'unissent, d'ordinaire, entre la fin d'avril et la première moitié de juin. Ils recherchent, à cet effet, les mares de préférence garnies de roseaux, et ne s'écartent guère des bords, peut-être à cause du faible développement des palmures de leurs pieds. Le mâle saisit la femelle sous les bras et celle-ci émet, comme la femelle du Crapaud commun, des œufs distribués en deux cordons. Les larves se développent d'ordinaire un \\q\x plus vite que chez cette dernière espèce ; de manière que les jeunes Calamités, souvent encore pourvus d'un reste de queue, se retirent sur le sol déjà dans le courant du mois d'août ou, suivant les années, en septembre seulement. Le mâle du Calamité, beaucoup plus loquace que le Crapaud commun, et pourvu d'un sac vocal interne qui lui distend la gorge quand il chante, fait entendre, au moment <les amours, un cri assez puissant, rappelant un peu le chant bien connu des Rainettes et qui a été traduit par quelques auteurs, en raison de ses modulations différentes, tantôt par la syllabe crac^ tantôt par le mot goùir.
Peu après la ponte, les parents, qui ont confié à l'eau leur progéniture, se retirent sur terre et vont élire domicile, les uns dans les prairies humides, les bosquets ou les jardins, les autres dans une galerie souterraine ou dans quelque fissure d'un mur, ou même volontiers dans les caves de nos maisons. Ce petit Anoure creuse assez profondément à l'aide de ses talons. Toutes ses allures sont plus prestes que celles du Crapaud commun ; il marche vite, et malgré la brièveté comparée de ses membres postérieurs, il saute assez bien, grâce au poids comparativement minime de son corps. Quoique ne montant jamais sur les arbres, comme les Rainettes, il grimpe cependant contre les murs et parvient même à s'élever et se maintenir contre des parois lisses et verticales, en y appliquant son ventre à la manière de notre Uyla.
410 FAUNK 1»KS VKKTÊKHES.
Le Calamité sécrète, par ses pustules cutanées, un liquide jaunâtre et visqueux que Vulpian' a montré être venimeux, comme la sécrétion du Bufo vviyarisj et qui répand aussi une odeur désagréable; c'est, en particulier, à cette exhalaison qu'il doit ses noms de llaiia fvtklissima et de It nwphitica. Ce Crapaud cherchant volontiers un refuge dans les murs ou dans les fissures des pierres, c'est principalement à cette espèce que De la Fontaine a cru devoir rapporter les individus trouvés emprisonnés, et c'est également à son sujet qu'il donne des explications plausibles de cet intéressant phénomène de réclusion ; néanmoins, nous avons vu comment le Crapaud commun a été souvent trouvé dans de semblables conditions.
Plus frileux et plus tardif dans son accouplement que le Crapaud commun, le Bufo calamita parait généralement plus tanl au printemps que ce dernier et disparaît aussi plus tôt en automne, pour se cacher également plus profondément, en général sous le sol ou dans quelque trou d'une mui'aille.