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I>1 H» VIUIDIS, Laui
lilnHvImfrc^ jtifinntn ntt fVnn mdt'itrr jtfdr, ttr*r ih tfntHihs tnvht\>i mirs et sottrntt (h' jH-fits jannts romjis rjMirs, vu ihssti.s; NtiHrltdfrfi ou joumifrr^ smis (orlirs ou unr qurlqurs murnlrs t/n- .sfitrrs, ni drssofts, J'cou romjxiratinnu'ut jmiî ruijiu use. Pus d* fff'uudr ijUuul' sur ht jandH-, Uu jJi sudlmif au htrd du (urst , Mrudnv mdrrirur Inirmuvnt jHus louf/qur le p'u^L Tihîa u*4(J»i*^ lund jiltfs loutj (jur lu trtv, Srroiul doKjt jJus Uuuj qur Ir quatrihu* . Ortrds Htrdion'rmt'êtf jndinrs, Tuhrrtdr du premier vuui'tfonut
r/lijttlqur vf llioifru, Tvtv drjki'itHf'v rf fnuUdiUp jius lunji' qur ion-
' Sor. iW \Uu\, ih:i4, ji. la;;.
' K^MlciuiMit, 11' Crapaud varialiir. ou veramliTlirlic Kr(»t(\t*n allcm.uid.
ANOUhKS. 411
(Ute. Museau un imt proétnimut et pincL Tympun subcirculaire. Un sac vocal intente, chez le nude, Parotides grandes, ])eu saillantes et à j)cu près égales à la téte^ depuis leur bord Jusqu\m fuuseau. Fréfrontaux en contact et embrassant un xmi VethnuMe. Fronto-piriftaux larges^ unjwu botnbés en arrière^ et séparés par une jKiite fent-e. Taille moyenne de Viululte : = cT ^0"" — 78""" 9 •
KVNA PALMIS ThTKAI»., PLAXTIS PKNTAI). Ml'TICIS, COHPOHK SUPIU HlFESCENTl-:
ATi^iK xiGHu VAKio, Lept'ch. Keis. Prov. Kuss. I, p. 'MH, lai), ii, lig. i>. Uana lii'KiNA, MïiU. Pi'odr. Zooi. Datiu*. p. â93.
D VAHiAmi>i>, PnUattf Spicil. Zool. fasi*. 7, p. 1. lab. (i, ll«(. i fl i. V siTiin NDA, PaUas, Hcise, Piov. Huss. I, p. 458.
• HiKu, VAU. 7, Gitttil, Sysl. Nat. I, part. 3, p. 1047, n- 3. » viKiiiis, iSfiav% (ieuer. zool. III^ part. I, p. 153.
Iti F(» SciiUKMKHsuNrs, JUiur. Syii. Kept. p. 27, u" 7. •» viKims, Lintr. t>yn. Hepl. p. i7 et 111, n" K. » Bi'FiNA, Iiimnat.Kv\}éi. eiicvclop. Métli. j». 17, n" li. « hosEiis, H. YAïUAitiLis, Merr, Syst. Amph. p. 183, sp. li, t»t p. 180, sp. I .
• viimn-HADîATis, lAicrp, Syn. inéth. in Quad. Dvip. II. p. 46<>. •• siTimxDis, Schtu'iti. Hist. Amph. I, p. ii5, sp. 15.
» ( iKsou, Ikuufin^ Hist. Kept. VllI, p. 104.
Oàne d'une largeur excédant d'un quart ou un peu plus la longueur. Une ligne droite unissant les angles des mâchoires, tomberait un peu au-dessus des condyles occipitaux ; de manière que, posé sur sa base, le crâne penche médiocrement en avant.
Fronto-pariétaux généralement larges ; un peu moins développés en avant qu'en arrière, mais sans compression, et légèrement bombés dans la moitié postérieure. D'une largeur, pris ensemble, égale environ aux deux tiers de leur longueur. Assez rapprochés, quoique laissant entre eux, en avant, une fente aux environs de laquelle la I)eau adhère faiblement.
Préfrontaux grands, triangulaires, assez bombés et en contact sur toute leur longueur, sauf sur un petit angle en arrière. La lame supérieure de Tethmoïde presque entièrement cachée.
Tête déprimée ou moins voûtée, et comparativement moins longue que chez l'espèce précédente ; la largeur maximum
4 1 i FAUNE DES VEHTÊBHÉS.
excédant la longueur d'un tiers, et parfois presque de la moitié, de cette dernière. La longueur céphalique entrant delix fois et un tiers à plus de deux fois et trois quarts dans celle du reste du corps, et toujours bien plus courte que le tibia. Profil plat en dessus et abrupt en avant.
Museau bien distinct ; le nez un peu pincé et proéminent. Les narines, séparées par un petit sillon longitudinal, situées très en avant, et toujours beaucoup plus près du bout du museau que chez le Calamité ; les orifices nasaux distants d'une quantité d'ordinaire légèrement moindre que l'intervalle existant entre l'un d'eux et le bord de la lèvre.
Bouche fendue très-peu plus loin que le coin postérieur de l'œil. L'entaille médiane de la lèvre supérieure faiblement accentuée.
Un sac vocal sous-gukiire interne, chez le mi'lle.
Œil de moyenne grandeur et toujours situé plus près de l'extrémité du museau que de l'angle des mâchoires. L'intervalle séparant les coins antérieurs des yeux un peu plus grand que le tiers de la largeur maximum de la tête. La paupière relevée, peu ou pas vemiqueuse. La pupille allongée horizontalement.
Tympan placé près de Toeil et passablement plus bas, plus ou moins distinct, à peu près circulaire, quoique de forme souvent irrégulière, et mesurant environ la moitié du grand diamètre oculaire.
Parotides elliptiques, moins saillantes que chez le Crapaud commun, mais presque aussi étendues; soit mesurant, conmie chez celui-ci, une longueur à peu près égale à la partie antérieure de la tête, depuis leur bord. La surface de ces ^^landes presque lisse, bien que percée de i)ores nombreux. Pas de ligne foncée à leur partie inférieure. Tronc comparativement un peu plus allongé que chez le Calamite ; toutefois large et assez épais. Les mftlcs toujours plus petits que les femelles.
Membres antérieurs un peu moins épais que chez l'espèce précédente, et de dimensions assez variables dans les deux sexes ; mesurant, quoique cela, jusqu'au bout du troisième
ANOURES. 413
doigt, entre un peu moins de deux fois le tibia chez le m&le, et un peu plus de deux fois la jambe chez la femelle ; soit à peu près égaux au pied chez le premier, et d'ordinaire passablement plus grands chez la seconde.
Un large tubercule à peu près circulaire sous la paume de la main ; un autre, plus petit et allongé, à la base du premier doigt.
Doigts subcylindriques, un peu déprimés et d'un brun rouge ou rouges à Tcxtrémité. Le pouce égal à Tindex, ou légèrement plus long et, conmie lui, recouvert, chez le m&le au moment du nit, d'une excroissance rugueuse, brune ou noirâtre. Le quatrième doigt un peu plus court que le second.
Membres postérieurs un peu plus allongés et comparativement plus grêles que chez le Calamité ; la jambe ramenée le long du corps, le premier cunéiforme atteint à Tœil chez le mftle et demeure passablement en arrière chez la femelle. Le tibia, dans les deux sexes, notablement plus long que la tête. Le pied seul presque égal à la moitié du membre entier. Le membre replié, le talon touche à Tanus.
Un pli cutané saillant sur le côté interne du tarse.
Pas de glande parotidiforme proéminente sur la jambe.
Orteils subcylindriques, déprimés, un peu bordés et généralement d'un brun rouge à l'extrémité. Le cinquième demeurant, quant à la longueur, entre le second et le troisième. Des tubercules sous-articulaires petits, mais assez sensibles.
Premier cunéiforme portant un tubercule elliptique et assez saillant, quoique de moyenne dimension ; un second tubercule presque aussi étendu, mais moins proéminent et moins allongé, à la base du quatrième orteil.
Palmures un peu plus développées que chez l'espèce précédente ; la membrane dépassant légèrement la seconde articulation des quatre plus petits orteils et embrassant le quatrième presque jusqu'à la troisième arti-
culation, chez le mâle , un peu moins haut chez la femelle '.
Peau épaisse, glanduleuse, et percée de pores nombreux, mais généralement moins rugueuse que chez les espèces préct^ dentés ; les tubercules étant d^ ordinaire moins proéminents, sauf sur le haut des flancs, les côtés du cou et r angle des m&choires où ils saillissent davantage et prennent plus d'extension. Quelquefois aussi des groui)es de cryptes sur les omoplates. Le vertex, le museau et les joues lisses. Les téguments très-légèrement adhérents sur le sommet de la tête.
Les faces inférieures marquées de dépressions linéaires embrassant, comme un réseau, des granulations toujours plus développées sur le bas-ventre et les cuisses.
Fac^s supérieures du corps et des membres, blanchâtres, jaunâtres, d'un verdâtre clair, ou d'un gris olivâtre, parfois même rosacées, avec de grandes taches de formes variées, isolées ou confluentes, d'un joli vert ou d'un vert olive plus ou moins foncé et généralement cerclées et iM)iutillées de noir ou de noirâtre.
Au nombre de ces taches, assez constanunent, un V très-ouvert sur le museau entre les yeux, une macule transversale sur chaque paupière et une bande longitudinale au-dessus de chaque parotide. De petits iwints rouges distribués sur le dos, les flancs et la première jiartie des membres, au sommet des glandules. Enfin, l'extrémité des doigts et des orteils généralement rouge ou d'un brun rouge.
Les deux sexes assez semblables quant à la coloration. La livrée de noces se distinguant par une plus grande accentuation des points rouges et i)eut-étre aussi par une opiwsition plus franche des taches avec le fond.
Iris généralement doré vers le centre et hlanchâtn^ lavé de vert, de verdâtre ou de brunâtre sur le iH)urtour.
Faces inférieures blanchâtres ou jaunâtres, le plus souvent sans
* Je ré|H'tt» (|iu» je rompto toujouni li*8 articulations i\ )uirfir du Ihmu «U» l'ortHl.
ANOURES. 415
taches, parfois avec quelques macules éparses, noirâtres ou d'un gris verdâtre.
Jeunes ressemblant aux adultes, bien qu'avec des taches plus petites, plus nombreuses et d'ordinaire plus confluentes.
Cette espèce présente peu de variétés constantes ; mais le ton fondamental des faces supérieures of;, parla, l'apparence des taches qui le recouvrent varient beaucoup chez ulle, non-seulement sous l'influence des variations atmosphériques, mais encore, suivant quelques auteurs, selon l'état de veille ou de somnolence. Il paraîtrait qu'exposé au plein soleil, qui lui est désagréable, ce Crapaud se recouvre d'une humeur visqueuse qui donne à la couleur du fond une teinte plus sombre, rosâtre ou brunâtre, en même temps qu'elle rembrunit les taches ; tandis que, remis à l'ombre, il reprendrait assez vite une coloration générale plus claire, avec des macules plus vertes. Cette observation, que je n'ai pu constater moi-même, semblerait faire exception à la règle quasi générale que j'ai établie plus haut, à propos de la variabilité ; cependant, il ne faut pas oublier que le fait de demeurer exposé au plein soleil n'est pas naturel pour un Crapaud et que, si cet animal se recouvre alors d'une humeur visqueuse, c'est évidemment pour échapper autant que possible aux effets, promptement délétères, d'une situation tout à fait anormale.
Plusieurs erpétologistes, qui ont confondu ce Crapaud avec le précédent, ont donné à l'espèce le nom de Bufo variabilis. U est presque inutile de rappeler ici comment le Crapaud vert se distingue toujours du Calamité, non-seulement par sa livrée à grand ramage et l'absence de glande parotidiforme sur la jambe, mais encore par plusieurs de ses proportions comparées.
MA!e Femelles
Longueur du corps (du museau à Tanus) . 0'",0G0 — 0'",07iJ à O"»,0H3
* du memb. ant. (de répaule au bout du 3« d.) 0,041 — 0,044 0,050
* dumemb.post. (deramisauboutdu4«ort.) 0,080 — 0,078 0,100 » du pietl (au bout du 4™* orteil) . 0,089 — 0,038 0,048
* de la jambe (soit du tibia) ... 0,023 — 0,022 0,027
> de la tête (à Tocciput) 0,018 — 0,019 0,022
Largeur de la tête (sur le pli des commissures). 0,023 — 0,02(> 0,031 Distance entre les coins antérieurs des yeux. 0,0085— 0,0105 0,0110
Aid FAUNK OKS YEHTRBHES.
Le Crapaud vert est très-répandu, non-seulement en Europe, mais encore dans une partie de TÂsie et le nord de T Afrique ; toutefois, il est irrégulièrement distribué dans les différents pays de notre continent. Bien que se trouvant depuis les côtes de la Méditerranée jusqu'en Russie et en Danemark, il est cependant assez rare en Suisse, comme dans diverses parties de la France et de rAIIemagne. Bonaparte le dit commun en Italie et, suivant Collin, il serait plus abondant en Danemark que le Calamite.
Je n'ai, jusqu'ici, trouvé moi-même cette jolie espèce, en Suisse, que dans les vallées qui s'ouvrent au sud des Alpes, dans le bas Tessin et dans le Val de Poschiavo qui descend, dans les Grisons, de la Bernina à la Valteline, jamais an delà d'une hauteur maximum de 1000 mètres au-dessus de la mer. M. G. Schneider m'a dit, cependant, avoir observé la même espèce dans les environs de Bâle, et le professeur Théobald me l'a citée également près de Coire.
Le Crapaud vert, d'une taille un peu supérieure à celle du Calamité, offre, avec ce dernier, beaucoup de rapports dans le genre de vie. Comme lui , il s'accouple en mai ou en juin . dans les fossés et les mares garnies de joncs, où ses larves se développent en trois mois, ou un peu plus, selon les circonstances ; il se retire sur terre après la ponte, et va élire domicile, souvent en société de quelques-uns de ses semblables, dans le> prairies et les jardins, ou au pied des murs et volontiers dans le voisinage des demeures de l'homme. Il creuse le sol ])Our se cacher durant le jour, ou pour se mettre à l'abri des gelées de l'hiver ; enfin, il sécrète également une humeur qui répand une odeur désagréable. Sa voix a de l'analogie avec celle du Calamite ; et, de même que nos autres espèces du genre, c'est principalement à la nuit tombante qu'il se met en quête des Vers, Mollusques, petits Crustacés, Myriapodes et Insectes qui lui servent de nourriture. Ses allures sont comparativement dégagées, il fait facilement de petits bonds précipités et court assez vite en se tenant haut sur les jambes, ce qui même lui a valu tout si)écialement le nom de JJufo cursor.
ANOURES. 417
\r Série. PHANÉROGLOSSES PLATYDACTYLES
PLATYDACTYLA
Les Phanéroglosses platy dactyles, bien que de formes très- variées, ont tous, cependant, les extrémités des doigts et des orteils élargies en disques plus ou moins développés.
Les espèces nombreuses des Platydactyles peuvent être divisées, comme celles des Oxydactyles, suivant qu'elles ])ortent ou non des dents maxillaires, en Platydactyles dentés (Plati/ddcttjla dentata) et Platydactyles édentés (Platijdadyla edetttaia).
Une seule espèce de cette série se trouvant sur notre continent, nous n'aurons à nous occuper, ici, que de la première de ces divisions, de beaucoup la plus riche*.
Les Platydactyles, avec des formes plus ou moins sveltes, sont aussi plus ou moins aptes à grimper sur les arbres.
* L'absence de dents s'accordant, dans bien des cas, chez les Platytlactylcs, avec un port plus lourd, Duméril et Bibron ont cru devoir ranimer parmi leurs Bufonif ormes nos Édentés de cette série. Cope a adopté dernièrement la même manière de voir. Gûnther, par contre, a fait de ces Anoures, sous le nom à^HyUipksinay une troisième section de ses Qptstoglossa plaUjdaciyla,
418 FAUNK DKS VERTRBRKS.
Div.DEs PLATYDACTYLES DENÏKS
PLAÏYDACTTLA DENTAÏA
(Hylœformesy Dum. pari.)
Cette division, la plus riclie en esjièces, comprend, comme son nom l'indique, tous les Plianéroglosses à doigts renflés, qui sont pourvus de dents maxillaires.
Les nombreux représentants de cette division ont été, comme les Oxydactyles dentés, partagés et groupés de bien des manières différentes. Duméril et Bibron, qui eu faisaient leurs Hylœfornies^ les ont simplement distribués dans un certain nombre de genres successifs. Plusieurs auteurs ont, depuis lors, établi, dans ce grand groupe, deN sections et des familles distinctes, basées, de même que chez les Ilaniformes, sur le développement de Toreille, ia forme des apopliyses sacrées, la présence ou Tabsenc»* de parotides et la palmure ou la liberté des orteils. Cetti» division qui. pour nous, comprend les deux sections de> Hylhui et des MkhryVnia de (rUntluT, renferme les six familles suivantes : PoiATKDATiDi*:, Hylodid.^:, 1Ivlii>*:.
PELODRVADIDiî':, PUVIiLOMKDUSIDv*: et Ml( HRYLID-K.
Vertèbre» fir(''néra1emont prorœlieniios.
ANOURES. il 9
La troisième de ces familles, celle des HTLiDiE, la plus nombreuse, doit seule nous occuper.
Les Piatydactyles dentés, avec des formes comparativement sveltes, sont généralement bons grimpeurs et volontiers arboricoles. Ils sont répandus dans les cinq parties du monde, bien que propres, surtout, aux régions équatoriales et méridionales. Sur plus de 125 espèces reconnues de nos jours, la Suisse et l'Europe n'en peuvent compter qu'une seule .
Famille des HYLIDÉS
HYLYD^
Les Hylidés sont des Piatydactyles dentés dépourvus de parotides^ chez lesquels les apophyses transverses de la vertèbre sacrée sont dilatées, dont les pieds sont toujours plus ou moins palmés et qui présentent, enfin, une oreille parfaitement développée.
Les six genres compris dans cette famille se distinguent principalement, les uns des autres, par la forme des doigts plus ou moins opposables, par le degré d'ossification des parties supérieures de la tête et par la présence ou l'absence d'une poche particulière sur le dos des femelles ' .
* PluBÎeani des caractères qui, par leur fixité, avaient pu serrir dans la classification des Oxydactyles, perdent, dans cette seconde série, de leur importance, en variant jusqne chez des espèces incontestablement
420 FAUNE DES TERTÉBRÉS.
Les mœurs 9 ainsi que la taille et les formes extérieures, varient passablement avec les genres et les espèces.
Cette famille compte des représentants dans les divers continents; toutefois, il n'y a que le genre Hylaj de beaucoup le plus riche en espèces et seul cosmopolite, qui figui^e en Suisse et en Europe.
Genre RAINETTE
IIYKÂ. lotiront i
Pas de pardUlea. Aj)qphf/srs delavrrtrbre sacrée dilatées. Tête recouverte jxir une peau douce et unie. Fronto-parivtanx idus ou nmns ossifiés sur le centre. Des dents romrrien nés en deux groupes. Disques bien développés. Orteils largement palmés. Doiffts libres ou j Jus ou moins réunis par une membrane; le pouce semi-Ojqyosable. Membres eomjxirativement (frêles et allonf/és. Saillie du premier cunéiforme j)lutôf faible et obtuse. Langue grande, jAus ou moins circulaire^ libre ou fijre en arrière et un j)eu ou jhis échancrér. Tête assez larffe. Tf/mjxin bien distinct. Ihipille subarrondie (i horizontale. Tronc jàutéd élaneé. Téguments comjtarativement lissrs aux faces suj)érieures et déjmirvus de grandes
tW's- voisines. Los formos de la langae difft'^rent, par exemple, aasKj bien que la di8|)06ition des doigts plus ou moins libres ou réunis, jusque dan» un même genre, à d^autres points de vue, parfaitement naturel.
' On pourrait, au besoin, répartir les nombreuses Rainettes dans qnatr^ ou cinq sections, d'après la forme et la disposition des groupes voroériem ; Uuitefois, je n'ai pas à m*occuper ici de la subdivision d*uo genre dont j<ne puis compter qu'un seul représentant.
ANOURirS. 411
glandes. Pots de poche dorsale. Des sacs vocaux sous-gulaires au latéraux, chez les mâks.
Les fronto-pariétaux sont plus ou moins complètement ossifiés sur le centre, et embrassent, le plus souvent, une fontanelle d'importance variable. La peau qui recouvre la tête est, avec cela, toujours douce et unie.
Des dents vomériennes sont disposées en deux groupes, mais de manières assez différentes.
Les disques terminaux sont toujours bien développés.
Les orteils sont, en général, tous largement palmés (Voy. PI. V, «g. 14).
Les doigts sont, suivant les espèces, libres ou plus ou moins réunis par une membrane. Le pouce n'est jamais que semi-opposable.
Les membres sont plutôt grêles et allongés. Le premier cunéiforme fait une saillie plutôt faible et obtuse.
Les apophyses transverses de la vertèbre sacrée sont dilatées en palettes triangulaires. Le tronc affecte des formes comparativement élancées.
Pas de parotides.
La tête, assez large, présente, généralement, un museau bien prononcé.
La langue est gi*ande, plus ou moins circulaire, ainsi que plus ou moins dégagée en arrière, et entière ou un peu échancrée au bord postérieur.
Le tympan est nettement distinct ; les trompes d'Eustache sont bien développées.
L'œil est plutôt grand et saillant ; la pupille est subarrondie, ou ovale et horizontale.
Pas de poche sur le dos.
Les téguments sont lisses, avec de très-petits tubercules
Itt FAUNE DES VERTÉBRÉS.
épars, mais sans grandes glandes, sur la face dorsale; ils sont, par contre^ plus ou moins granuleux, sur les faces ventrales.
Des sacs vocaux, simples ou doubles, disposés sous la gorge ou de chaque côté du cou, sont toujours l'apanage des mâles.
La livrée est très-variable, non-seulement suivant les espèces, mais encore chez les divers individus d'une mémo forme, selon l'âge, les sexes et les conditions.
Les Rainettes, fort habiles à grimper, passent la phis grande partie de la belle saison sur les arbres, (''est là qu'elles donnent la chasse aux Insectes qui leur servent de nourriture; tantôt se glissant subrepticement le long des branches pour surprendre un Coléoptère, tantôt sautant de feuille en feuille pour attraper une ]Mouche ou un Papillon. U est rare qu'elles déploient une grande activité durant le jour; elles se tiennent plutôt alors tapies immobiles dans le feuillage, pour ne commencer, en général, leurs chansons et leur gymnastique qu'à la tombée do la nuit. Le cri des diverses espèces i»st trt*s-varié, mais toujours fort puissant, grâce au grand développement des sacs vocaux chez ces Platydactyles.
Les JJt/la recherchent l'eau pimr s'y accoupler et y opérer leur ponte^ probablement, pour la majorité an moins, à la manière de notre Jft/la n}n(lis. Dans les pays où les frimas forcent ces Anoures délic4its à chercher un abri hivernal dans quelque tnm ou dans la vase, les individus des deux sexes vont, le jilus souvent, directement de leur retraite à l'eau, avant de connnencer leur existence acrobatique. Dans les contrées plus chaudes, où les lUinettes abondent surtout, ces petits Hatraciens ne descendent guère de leuiN hauts jK^rchoirs que pour venir jout*r
ANOURES. 428
et s'accoupler dans les mares do voisinage, et remontent bien vite dans leurs demeures aériennes; quelques-uns même, parmi les petites espèces du Brésil, n'abandonnent pas pour si peu leurs retraites favorites, et confient leur progéniture aux petites flaques d'eau qui séjournent dans le creux de quelque grande feuille.
Le genre Hyla, dont l'on connaît plus de 45 espèces, principalement américaines et australiennes, ne compte, comme je l'ai dit, en Europe, qu'un seul représentant, notre Hula vïrklis^ type primitif de ce groupe.