LE LÉZARD DES SOUCHES DiK Zauneidechse
Lacbrta stirpiuv, Daudin
Une large bande h^ne ou rougeâtrey en dessus, avec des taches brunes au noires accompagnées de traits et de points jaunâtres: flancs verts^ gris ou brunâtres égcHetnent avec de grandes macules foncées et des points clairs ; faces inférieures jaunes ou vertes avec des points noirs, chez le mâle. Membres postérieurs de miennes dimensions. Queue conique, soU diminuant graduellement et mesth rcmt à peu près une fois et deux tiers la longueur du corps. Tête moyenne^ haute, peu acuminée et atteignant, en largeur^ environ les trois quarts de sa longueur. Écailles dorsales régulières, plus
^ Ossemeots trouvés dans les graviers stratifiés des environs de Mattegnin, par F.-J. Pictet. Mém. de la Soc. de Phys. et d'Hist. Xat., tome XI, 1846, p. 92.
' Ce Lézard est aussi connu sous le nom de Gemeine Eidechse, et, dans la SoisBe aUemande, plus particulièrement sous celui de Eidechsli.
76 FAIWK DKS VEHTKBHICS.
OU moins àllongvvs et tectlformes. Des marginales estrrues, Kasofrênaies ynuralement donUes. Des dents ixjlatinvs. Tlaqucpréa" noie entourée, jxtr le haut, d'^un seid denii-cerele squameux, Lon^ gueur totale moyenne = :21<P
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Lkcektis FKi{iir(iiNKr> MA* "II. AS HABKv.*i, (it\'is,iCi\ Quad. Ovip. II, p. 3i.
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p. 61 ot «2.
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Tête forte chez le mâle, un i)eu moins chez la femelle, large, haute, sensihlement busciuée et i)eu acuininéeen avant. La plus grande largeur nu»surant environ les trois quarts de la longueur; cette dernitM*e entrant trois fois dans la longueur du tronc, cjiez les maies, le plus souvent trois fois et demie chez les femelles. Occipitale plutôt petite. Généralement deux na>ofrénales.
Un groupe allonge de dents palatines de chaque côté ; les maxillaires antérieures coniques et aiguës, les iwstérieures ém(>ussé(»s et hilobées ou trilobées.
(Eil moyen et placé un peu plus près du museau que du bord iM)stérieur du tympan.
Cou mesurant environ la moitié de la tête.
Tronc épais et plus ou moins cylindricpie : généralement un peu plus comprimé chez le mâle et un peu phts allongé chez la femelle ; le cIo.n h'-izérement Iwmbé dans le sens transversal.
Membres forts et épais, mais ciMnparativement plus courte que chez Tesiwce préc<'Mh»nt(î ; les doigts médiocrement longs et armés de i>etits oncles bruns et crochus. La patte an*
térieure, étendue sur le côté de la tête, atteignant, d'ordinaire, entre l'œil et la narine. La patte postérieure ramenée le long des flancs à la rencontre de l'antérieure, les orteils croisent plus ou moins avec les doigts, le plus grand dépassant rarement le coude, chez le mâle, et restant souvent assez en arrière, chez la femelle.
Queue légèrement carrée vers la base, puis s' arrondissant en diminuant graduellement jusqu'à la pointe; constamment moins effilée et généralement un peu plus courte que chez l'espèce précédente ; une queue intacte mesurant entre i une fois et demie et une fois et deux tiers la longueur du corps, de l'anus au museau. Les écailles des verticilles, allongées, pentagones ou hexagones et carénées.
Pores fémoraux en nombre variable de 12 à 18, sous chaque cuisse; assez souvent 14 ou 15.
Plaque préanale grande, large, tronquée en arrière et bordée, dans la majorité des cas, par un seul demi-cercle de squames imbriquées (Voy. PL II, fig. 3).
Ecailles dorsales tectiformes ou un peu carénées, assez régulièrement hexagones, allongées et un peu imbriquées sur la partie postérieure du tronc, plus rondes et à peu près juxtaposées dans la partie antérieure. Celles des flancs, presque de même grosseur, moins anguleuses, moins carénées et souvent un peu plus imbriquées, sauf cependant chez les femelles pleines ^
Semi-collier composé de 6 à 12 squames plus ou moins superposées par le côté ; le plus souvent au nombre de neuf. Le sillon gulaire un peu moins accentué que chez le Lézard vert.
Scutelles abdominales imbriquées et assez semblables à celles de l'espèce précédente ; six séries longitudinales principales, et une ligne plus courte de petites marginales de chaque côté. *
^ C'est, da reste, le cas chez toas nos Saariens et nos Ophidiens. La peau étant distendne sous Tinfluence de la pression intérieure, les écailles sont natoreUement séparées et plus on moins éloignées les unes des antres.
78 FArNE DES TERTÉBRÉS%
Faces supérieures présentant, chez le mâle, depuis Tocciput jusque sur la queue, une large bande dorsale d'un gris verdfttre, brune, noirâtre ou rougeàtre avec des taches plus ou moins apparentes, brunes ou noires, quadrilatères ou allongées, disposées par paires ou alternantes, ou encore réunies en une sorte de seconde bande superposée ; des traits ou des points blancs ou jaunes bordant généralement ces taches foncées, et souvent aussi distribués sur leur centre. Les flancs, jusque sur les côtés du dos, d'un gris-verdàtre ou d'un vert brillant, semés de taches assez irrégulières brunes ou noirâtres, plus grandes près du dos et souvent marqués d'un point clair au milieu K
Tête brune en dessus, avec ou sans taches noh*âtres; verte, grise ou même roussâtre sur les côtés.
Membres giis, verdâtres, bruns ou verts, et marqués de petites taches noirâtres et blanchâtres. Doigts clairs, verts ou d'un gris brunâtre.
Queue participant généralement aux diverses teintes et taches du tronc; mais, souvent aussi, de même que les membres postérieurs, un peu rousse sur les côtés.
La fnnvlh' plus claire, généralement grise ou brune en dessus, avec une bande dorsale moins foncée ; en sorte que les taches sombres, souvent plus fortes que chez le mâle, paraissent davantage. Les flancs gris ou brunâtres, et rarement veits comme chez le mâle, mais présentant, dans leur partie supérieure, des taches brunes ou noires, plus grandes, carrées ou au moins plus régulières et plus nettement marquées sur le centre d'un point blanchâtre ; souvent aussi une seconde ligne de taches foncées plus petites et de traits clairs, en dessous de cette première.
Iris, dans les deux sexes, jaunâtre, brunâtre ou rougeàtre avec des reflets dorés.
Faces inférieures, chez le nutle^ d'un vert un i)eu moins brillant que celui des flancs, ou jaunes, ou jaunâtres et constamment semées de i)etits points noirs.
* R&zoumowhki (Faune dn Jorat) ap])o]ait Lc'zard Léopard cette forme ocellée «i commune chez notre Laoeria stirpium.
Les femelles d'un verdfttre clair, grisâtres ou jaunâtres, souvent avec des reflets cuivrés, et présentant rarement, en dessous, le pointillé noir caractéristique du mâle. Jeunes : tête grosse, presque aussi large que longue ; écailles dorsales plus courtes que chez les adultes, arrondies ou carrées. Les points clairs apparaissant, dans le premier âge, avant les taches foncées.
Cette espèce varie moins que la précédente dans notre pays. Je n'ai jamais trouvé, en Suisse, la forme dite Seps stellatus ou S. nJber qui présente, sur toutes les faces supérieures, une large bande longitudinale d'un rouge de brique. Je n'ai rencontré, comme variétés plus accentuées, que des femelles d'un gris trèsclair avec des macules presque effacées, et des mâles d'un vert assez brillant avec des taches dorsales formant sur le dos une bande noire, large et continue.
Femelle Mftle
Longueur totale 0«,182à0»,228à0»,232
» de la tête (à Pocciput) 0,015 0,0195 0,021
» du tronc (du collier à l'anus) 0,050 0,057 0,057
» ,du membre antérieur (de Paisselle au bout
des ongles) 0,023 0,024 0,027
» du membre post. (jusqu'au bout des ongles). 0,031 0,035 0,037
> du quatrième orteil (du côté du troisième). 0,0105 0,0115 0,0125
» de la queue (depuis l'anus) 0,110 0,141 0,143
Le Lézard des souches habite une grande partie de l'Europe et quelques contrées limitrophes de l'Asie. Il s'étend beaucoup plus au nord que le Lézard vert, mais par contre un peu moins vers le sud. On le rencontre en Angleterre, en France, en Allemagne, jusqu'en Suède et assez avant en Russie, aussi bien qu'en Crimée et dans le nord de l'Italie.
J'ai trouvé cette espèce, plus ou moins abondamment, dans la plupart de nos cantons; elle m'a paru, toutefois, plus commune dans la partie occidentale de notre pays.
Ce Lézard vit de préférence dans le fond des vallées et ne s'élève guère au-dessus de 1200 mètres dans les Alpes où il est remplacé par son congénère vivipare. Il se tient surtout dans les broussailles, dans les haies et le long de la lisière des bois ; ce-
80 F.vrNE DES VEnTÈBRÉS.
I)endant, il s'écarte plus facilement des buissons que le Lézaixl vert, et s'établit Iwaucoup plus volontiers dans les prairies. Il est moins sauvajxe que ce dernier, et m'a semblé moins impressionnable par les intempéries de Tatmosphère. Sa nourriture consiste surtout en Coléoptères, Sauterelles, Papillons, Mjriapo- <les, Araisniées, \'ers et petits Mollusques. Il est très-apile, grimpe adroitement dans les branches dos buissons et ne craint pas de^ traverser à la nage quelque ruisseau, lorsqu'il est poursuivi. Comme d'autres espèces, il établit sa demeure dans des galeries qu'il prati<iue sous le sol. L'accouplement s'opi»re au premier printemps ; les œufs, au nombre de 9 à 13, blanchâtres et gros comme de fortes noisettes, s(mt déposés dans le sol ou quelquefois dans un fumier, souvent jusqu'à quinze centimètres sous terre. Lt»s petits sortent dans le courant du mois d'août, mesurant une longueur totale d'environ 05 à 70™"*. En arrièreautomne, plus ou moins tard suivant les années , tous, petits et grands, <lisparaissent dans leurs retraites souterraines i>our passer Thiver dans un état de léthargie plus ou moins profonde.
Deuxième section. LÉZARDS VIVIPARES
Z<M>Tu( A. \V;i;:li'r
Les écailles des faces supérieures sont grossières, irrégulières, carrées ou arrondies, saillantes, simplement juxtaposées, ou quelquefois même assez distiintes ; elles ne deviennent un peu plus allongées et parfois très-légèrement tectiformes que tout près de la racine de la queue.
La tète est petite et arrondie en avant; le cou mesure an peu plus de la moitié de la tète.
Le palais est dépourvu de dents.
Les nasofrénales sont généralement simples.
La queue est longue et, jusqu*à la moitié de son étendue au moins, d*un diamètre à peu près constant.
Les membres postérieurs sont courts.
Les scutelles abdominales marginales sont très-petites et font même souvent défaut.
L'espèce unique qui représente cette section est d'une taille plutôt petite et offre, plus qu'aucune autre, de grandes disproportions entre les sexes quant aux dimensions du tronc. Elle habite, suivant les pays, la plaine ou les montagnes, dans les marais, les bois et les broussailles, ou dans les prairies et les pierrailles. Les petits se développent dans le ventre de la mère et rompent leur enveloppe au moment même où ils viennent d'être pondus.