MAROÜETTE GIRARDIXE
Fmictvies Humpfhuliu — VulUlUio.
PORZ.C.NA .M.UllKTTA Brissou.
Bec moyen, léyh-ement convexe en. avant, anjmi moindre que deux tiers du tarse, A peu près deux fois aussi haut que. larye à la hase. Pouce, avec ongle, égal à peu près à demi-tarse; médian, avec o>igle, un quart environ qilus long que le tarse. Ailes moyennes, assez amples et peu effilées, couvrant environ moitié de la queue; 2° et 8" rémiges quasi-égales, lesjilus longues; 4" à, peine plus courte; i” quasiégale à ()% ou un peu plus longue; cubitales couvrant ^ordinaire 5° ou 4"- rémige (ad,). — Livrée d’un brun olivâtre, variée de noir, en dessus, mouchetée de blanc, en dessus et en dessous; bord de la P° rémige blanc. Bec jaune-verdâtre, avec ou sans rouge à la base; pieds d’un vert jaunâtre.
Long. tôt. ()'",205 — 225; aile pliée O"',I10 — 120; queue O'", 048 — 058; tarse 0'^,03J5 — 0325 .- médian, avec o)igle O'", 04 15 — 0425; bec, au front (>'“,(>19 — 020.
Rallus Ayü.vncus mixor, sire Mahüetta Brmon, Ornith., V.p. 155, 1760. — R. POEZ.ANA Linné, Syst. Nat., I,p. 261, 1766. (S'aw, Omit, tosc., II, p. 376, 1820. Bailly, Ornitb. Savoie, IV, [), 262, 1854. Friderich, DeutRclie Vogel. 4® éd., p. 740, Taf. 39, Fig. 4 (mauvaise), 1891.
GAI.LINUI.A ociiRA (lerhii ex Gexitner, Orn. Meth. Dig., V, p. 2, 1776. — G. forzANA Latham, Index, II, j). 772, 1790. Meisner u, Sch., VOgel der Schvveiz, p. 239, 1815. Temminch, Man. Ornith., 11, p. 688, 1820. Nilsson, Skand. Fauna, Fogl., II, p. 269, 1835. Schinz, Fauna helv., p. 114, 1837. Biva, Omit, ticiii., p. 477, 1865.
‘ Sharpe (Cat. B. Brit. Mus. XXIII, p. 89 et 92, 1894, et Iland-list, I, p. 101, 1899) séimre la Poussin (F. parva Seop.) dans le genr<‘ Zapornia Beacli, où elle figure seule; tandis qu’il r.ipproche la Bâillon {P. pasiite P.all.) de la Marouette ou Girardine (J*, purzana Linné) dans le genre Porzana Vieillot.
® Donnant an genre le nom de Marouette attriliué par Brisson à cette espèce, je crois devoir distinguer celle-ci par le nom de Girardine, très répandu dans le pays et plus ancien encore que celui de Marouette, puisque Aldrovande, eu 1646, donnait déjà à cet oiseau le nom de Girardina.
KALLIEXS
— G, MACüLATA, G. PüNCTATA Brelwi, Isis. 183(1, p. 992. — G. leucothoeax, G. GRAoiLis Brehm, Nauraanniii, 1855, p. 293.
Obtygometra MARtiETïA Lmch, Syst. Cat. B. Brit. Mus., p. 34, 1816. — O. por- ZANA Stephens, in Shaw's Gen. Zool., XII, p. 233, 1824.
Crex porzaxa Licht., Verz. Doubl., p. 80, 1823.
Zapornia i’ORZANA Gotdd, Birds of Eiir., p. 343, 1837.
PoRZASA MARUBTTA Gruy, Llst. Gcii. of Birds, p. 91, 1841 . Begl. et Gerhe, Ornith. eur., II, j». 256, 1867. Fritsch, Vôgcl Europ., Tab. 32, Fig. 1, 1871. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 287, 1894. — P. jlacülata C. Dubois, PI. col. Ois. Belgique, III, p. 211, 1860. — P. porzana Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXIII, p. 93, 1894. Iland-list, I, p. 101, 1899.
Noms vulg. S. F. : Girardine, Pied-vert, Maroiietle, Genève, Vaud et Neuchâtel. — S. A. : Fggescher, Heckenschnarrer. Grisettli, Diesbach. — S. 1. : Girardina, Gilardina.
^[âle et femelle ad., au printemps supérioures d’un linin
olivâtre un lieu lustré, tachées de noir, ponctuées de blanc sur le edu et la nvuiue, avec jietites macules ou traits Iilancs bordés de noir, sur le dos, les couvertures alaires, les cubitales et les sus-caudales; le milieu et le derrière de la tête vainés de brun-olivâtre et de noir; le bas du front, un très large sourcil, du bec aux côtés du cou, et côtés de la tête d'un cendré noirâtre, liémiges d’un brun olivâti'e un peu plus sombre que le dos. la première bordée de blanc. Kectrices lirunes, largement frangées d'olivâtre, les médianes volontiers un peu liserées de blanc, (forge et devant du cou cendrés. Côtés du cou. poitrine et haut du ventre d'un cendré olivâtre, moucheté de Idanc; le bas des flancs, les culottes et les côtés de la région anale un pou plus sombres. barrés de Idanc en travers; milieu du ventre et sous-cnudales Idancs ou blanchâtres. Bec ,jaune-v(’rdâtre, rouge â la base; pieds d’un vert jaunâtre; iris brun-verdâtre.
Adultes, eu automne: Teintes moins l)ril!antes; lorums et jones variés de roussâtre; ventre blanc-roussâtro ; sous-caudales roussâtres ; bec sans rouge à la base.
Jeunes, avant la mue : Un peu plus petits et très ponctués de blanc; gorge et ventre d'un cendi-é blanchâtre, plus ou moins marqués de traits bruns; sourcils et joues variés de brun et de lilanc; bec et pieds d'un brun verdâtre.
A la naissance: Entièrement couverts d'un duvet noir, avec pieds grisâtres ou verdâtres; bec noirâtre, avec base et pointe roug('âtros (sec. Bailly')'.
'■ Bec verdâtre, noir en avant et ronge vers le front («ec. Friderieh); d’un blanc rougeâtre (sec. A. Dubois).
ÉCHASSIERS
Variéics : M. Hardy, à Dioppo, possédait un individu adulte qui avait le devant du cou d’un heau ros(‘.
La Girardine est de passage annuel régulier, très répandue en Suisse et assez coniinune dans les marais des diverses régions, où elle se reproduit, en plus ou moins grand nombre suivant les années, depuis la vallée du Ehin au nord-est, jusque dans le bassin du Léman au sud-ouest, et davantage, paraît-il, dans le Tessin. au sud des Alpes, que près de Bâle, au nord. Ses nichées étaient autrefois surtout fréquentes dans les grands marais, entre les lacs de Xeucliâtel, Bieniie et Morat, ainsi que dans ceu.x de l’Orbe, au canton de Vaud; mais le dessèchement de ces deux grands centres, depuis la correction dos eaux de l’Aar, a maintenant beaucoup réduit la multiplication de cet oiseau, comme de tant d’autres espèces aquatiques, dans cette partie du pays.
Elle passe au printemps et en automne, d'ordinaire de nuit ou aux heures du crépuscule, et il semble qu’un certain nomlire d’individus voyagent alors, sinon en troupes ou de conserve, au moins non loin les uns des autres, car il arrive souvent qu'on trouve, un beau matin, un marais plein de Girardines, aloi's (pie la veille il n’y en avait (pie peu ou point. C’est généralement entre la tin de mars et le milieu d’avril qu’elle nous arrive, et entre les premiers jours de septemlire et le commencement d’octobre qu’elle nous quitte, quelquefois un peu plus tard, avec les derniers représentants de l'espèce qui nous viennent de pays plus septentrionaux. Elle ne paraît pas s’élever aussi haut dans nos montagnes (pie les deux espèces pi'écédcntes, au moment du passage; cependant, on l'a vue. à l’époque des migrations, près du Locle, au-dessus de 900 m., dans le Jura, et Saratz la signale parmi les oiseaux (pii se montrent de temps à autre en H’^-Engadine. — Je ne crois pas qu’elle nous reste jamais en hiver.
De forme ('lancée, avec un corps très allongé et comprimé, elle est admirablement bâtie pour se faufiler prestement enti-e les mottes et les roseaux des marais et des fossés, le plus souvent les pieds dans l’eau. Poursuivie pai‘ le chien du chasseur, elle court, nage et plonge avec adresse, ou se blottit immobile, parfois le bec émerg('ant seul de l'eau, et ne prend d’ordinaire son essor qu'à la dernière extrémité, pour aller, d'un vol assez lourd ('t peu élevé, se replonger à peu de distance dans les ajoncs ou les roseaux. Il arrive même parfois que, trop confiante dans ses ruses, ou trop grasse, comme c’est souvent le cas en automne, elle se laisse prendre à la main ou parle cliien. C'est du reste de nuit principalement, ou ma-
RALLIEN8
tin et soir, qu'elle déploie la plus grande aetivité et qu’elle se met en quête des vers, larves, insectes et petits mollusques qui. avec quelques graines et fragments de plantes aquatiques, en mauvaise saison suidout. constituent sa principale nourriture. Le cri qu’elle pousse durant la saison de reproduction peut être traduit par la syllabe mit, mit ou qiiit, qiiit, vigoureusement et fréquemment répétée.
La Girardine niche généralement en mai et fait assez souvent une seconde ponte vei's fin juin ou en juillet, surtout si la première a été détruite. Elle ne cherche pas à s’isoler dans ces circonstances, comme les Râles précédents; car bien des femelles couvent souvent assez près les unes des autres, presque en société, et si un individu, mâle ou femelle, crie alors, tous les voisins lui répondent à l'envi. Son nid. lâchement compo.sé de feuilles de joncs ou de roseaux, est établi dans une petite dépression, sur sol humide, ou sur une motte, ou dans une toutîe entourée d’eau, et d'ordinaire admirablement dissimulé par les herbes couchées et recourbées autour et au-dessus de lui. Malheui'cusement beaucoup de nids sont de temps à autre submergés par une crue accidentelle des eaux, et de nombreuses couvées sont détruites par la récolte des bâches, joncs ou roseaux. L’incubation dure trois semaines environ, et les noirs petits poussins courent de suite après leur éclosion.
Ses reufs, au nombre do 8 à 12 (jusqu’à seize nu di.x-sept, en première ])onte, selon Bailly ), sont assez gros et de forme ovalaii'e plus ou moins allongée, avec coquille médiocrement épaisse, moyennement lisse et légèrement luisante; ils sont jaunâtres ou d’un roussâtre pâle, avec petites macules (d nomlu-eux ijoints gris et bruns, plus quelques taches éparses brunes et plus grandes. Ils mesurent d’ordinaire 0‘“,0,S.S5 — 0850 sur 0"‘.024 — 025. plus rarement 0‘",0315 sur 0“,0240 ou 0"‘,03(i0 sur 0'“.0235.
L’espèce est très répamlue en Europe, plus ou moins fréquente suivant les localités, depuis le sud de la Suède et même depuis le 03° degré en B'inlande', jusque dans les régions méditerranéennes, ainsi que dans l’Asie centrale, d’où elle va hiverner soit en Afrique, soit dans les Indes; tandis qu’elle est sédentaire en Espagne et en Grèce, sur notre continent.
‘ Selon Mêla, Yertebrata Fennica, 1882.
ÉCHASSIEUS
265. — 2 : MAROUETTE POUSSIN Kleiues SniiijifJiulu/ — Hchirïbilin.
l'IIIiZ.\XA l'ARVA Scopoli.
Bec plutôt nlloiigê, trois ciiup à deux tiers du tarse, et d’uu quart euvirou plus haut que large, à la hase. Pouce, avec ongle, jiresque trois cinq, du tarse. Mekliau, avec ougle, plus d’uu cpiart qdus long que le tarse {\m. lig. 5U). Ailes plus longues et plus effilées, à grandes rémiges jilu s étroites et plus étagées que chez Maruettn, couvrant deux tiers environ de la queue; A" et •5” rémiges quasi-égales, les plus longues; 4‘ notablement plus courte; Z™ unicolore, mesurant entre ô° et 6'“; cubitales couvrant àpeuprés la 7' rémige ( citez ad,).- — Faces dorsales d’un roux-brun, olivéttre, largement variées de noir, avec peu ou pas de mouchetures blanches. Faces inf. d’un, cendré bleuédre, d'. roussâtres, 9^ nu printemps; sous-caudales grises et rousses, mnculées de noir et de blanc. Pieds veHs.
Long. tôt. (>'“,LSô — 200; aile pliée 0"‘,09P — J OS; queue. 0"',047 — 05S; tarse 0'^,02S — 030; médian, avec ongle O'“,030 — 04 J ; bec, a U front O"'/) 1 65 — 0185.
Rallus paevüs Scopoli, Ann., I, p. 120, 1709. — R. pusillus Gmélin, Syst. Nat., I, p. 719. 1788. Savi, Omit, tosc., II, p. 379, 1829. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 257, 1854. Friderich, Deutsche Vôgel, 4® écL, p. 741, Taf. 39, Fig. 5, 1891. — R. MixTüs Lapeyrouse, Mam. et Ois. IP®-üaiünne, p. 38, 1799. — R. Pkyrodsei Vieillot, N. Dict., XXVIII, p. 542, 1819.
Galianula PüSii.LA Bechstein, Orn. Tascheiib., p. 340, 1803. Temminck, Man. Ornith., II, ]). 690, 182(1. Schi-nz, Fanna helv., p. 114, 1837. Bim, Omit, ticin., p. 478, 1865. — G. .minuta, G. Foljambii Mont., Orn. Dict. Suppl., 6. 2, fol. 9 et foi. B. 6, 1813. — G. PAHVA, G. minütissima Brehm, Nauuiannia. 1855, p. 293.
Zapornia minuta Leach, Syst. Cat. M. a. B. Brit. Mus., p. 34, 1810. — Z. pauva Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXUI, j). 89, 1894. Hanil-list, I, p. 101, 1899.
Crex fusilla Licht., Verz. DouhI., p. 80, 1823. — C. parva Seeboli-m, Brit. Birds, II, p. 547, 1884.
Ortygombtra OLiVACEA Leocli, Schaic’s Gen. Zooh, XII, I, p. 286, 1824. — O. FUSILLA Botta}}., Comp. List., p. 53, 1838. — O. minuta Key.^. it. Blas., Wirhelth. Eur., p. 114 et 205, 1840.
PoRZANA minuta BoHup., l'CC. ciir., p. 65, 1842. JJeyl. et Gerbe, Ornitli. eur., II, p. 259, 1867. — P. FUSILLA C. Dubois, Pi. col., III, p. 212, 1860. — P. parva A. Dubois, Consp. Av. eur., ]>. 26, 1871, et Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 291, 1894.
HAI.LIKXS
XiiMS VL'i.G. S. F. : Püiilette, liâleton, Petit Pied-vert, Genève. Viuid, Savoie.
— S. A.: Ktehie Wasserralle, Kleiner Heckenschnarrer. Waxserluüinli, Coire.
— S. I. : Calchiti. Grügnetf, Locanio.
Mâle tld., au priideiups : F’acos .supérioiiros d'un roux-liruii olivâtiT. lai'gc'inont inélangéos de noir, sur le dos ot los cubitales surtout, sans inouclietures Idanclies. ou avec (;à et là quelques rares petites macules ou sti'ies de cette couleur. Rertrices brunes, largement frangées de roux-olivâtiv. Couvertui-es alair('s d'un roux-brun olivâtre. liémiges plus brunes, la première non bordée de Idanc. Sourcils. côtés de la tête et du cou, et toutes faces inférieui'es d'uu cendré bleuâtre, jusqu'au bas-veutre. Gorge plus pâle; bas des flancs et du vemtre, et région anale un peu nuancés de roussâtre, avec de petites macules blancbes; sous-caudales variées de gris et do roux, tachées do noir et de blanc. Bec vert, rougi' à la base. Pieds verdâtres. Iris rouge.
FpiiipIIc ad., au priutciiips : Gorge et devant du cou blancs ou blanchâtres. Faces inférieures roussâtres; bas des flancs, région anale et sous-caudah's lirunâti'es et roussâtres. barrés de noirâtre et do blanc; région aui'iculaire i-oussâtre.
Adidtfs, eu autiuuue ; Plus bi'uns eu dessus, avec les faces infél'ieures blanches nu blanchâtres, mouchetées de l)run à la poitrine et aux flancs. Bec d’uii vert sondire, .sans rouge à la base.
Jeunes, aeaut la luue ; Sourcils, joues, gorge et faces iuférieuix's blanchâtres, avec des ondes transver.sales brunâtres sur les côtés du cou, de la poitrine l't du ventre. Faces supérieures un peu plus ])âles que chez les adultes. Iris hrun.
G la uaissaure; Entièrement couverts d'un duvet noir, à l'cflets verdâtres sur la tête. Bec blanchâtre, et pieds d’un blanc rougeâtre (sec. Friderich).
La àlarouette Poussin est. en Suisse, oiseau de ])assage et lucheur, dans les mêmes régions et conditions que la Girardine. bien ipie partout moins fl•équente, et se mnnti'ant plus rarement à une certaine altitude dans le Jura et les Alpes. Elle arrive généralement dans nos marais quehiues jours après la précédente, pour nous (putter d'ordinaire un peu plus tôt. et fait, suivant les circonstances, une ou deux pontes, entre, mai et juillet. Je ne sacbe pas qu’elle ait é'té jamais i-eiicontrée en hiver dans le pays. Son cri a été rendu pai- le mot kihik, parfois par la syllabi' répétée kik, kik, kik. Scs mœurs semi-iiocturnes et aquati([ues. .ses allures, sa nidifleation et son alimentation sont assez semhlables à celles de la Girardine, en
ÉCHASSIKllS
compagnie cio laciuollo ou l'olisorvo souvent, poui- ciuo je ne covicnne pas ici sur ce sujet.
Ses (l'ufs, au nonilu-o de 7 à 10 et très gros, couiparativemcnt à la taille de l’oiseau, sont de forme ovalaire plus ou moins allongée', avec cocpiille fine, assez lisse et un peu luisante. Ils sont jaunâtrc's. teintés d'olivâtre pâle ou un pou roussâtre.s, avec des ]mints et de petites taches, un peu plus grandes et moins serreVs cjue chez la Bâillon, de couleur gi'ise et d’un hrun olivâtre clair. Us mc.surent d’ordinaire ()'“.02S — OMO sur 0"‘.020 — 022.
L’espèce est assez répandue en Fairope moyenne c^t méridionale, depuis rAngleterre c't le sud de la Suède, ainsi cpie dans l’Asie centrale, et hiverne en Afri([ue surtout.
266. — 3 : MARQUETTE BAILLON Zwerrj-Siinijifinihn — Srlnrihilia [jrifjiatn. poiiZAx.c l'iisiLi.A Pallas.
Bec un peu pins court, plus convexe et v)i plus haut à la hase que chez B. pnixa. Finis un peu jdus grêles. Ailes luogennes, assez arrondies, soit Ijien moins effilées. Grandes rémiges assez larges.faihlement étagées, courra nt environ moitié de la queue; et tp qunsiégales, les plus longues; 4° très peu plus courte; F° bordée de blanc a u côté exierne, égale à peu jirPs à 7" f ’td.); cubitales couvrant 6° ou à peu près 5" rémige. — Faces dorsales d'un roux-brun olivédre, variées de noir, arec, de petites mouchetures blanches irrégulières. Faces inf. d’un cendré bleuâtre, cf et 9, au pirintvmjis. Gous-caudedes noires, barrées de blanc. Pieds d'un gris rougeâtre.
Long. tôt. 0'“,W.ô — IHt); aile, pliée (P,(>8ô — 09'3; queue 0'^,045 — 050; tarse 0"',020 — 02H; médian, avec ongle 0”',037 — 038; bec, au front 0"',0l45 — 0105.
Rallus pusillcs Pallas, Reisc Russ. Reichs. III, p. 700, 1776. — R, Baillonii Vieillot, N, Dict., XXATII. p, 518, 1819. Savi, Omit, tosc., II, p. 380, 1829. Bailly, Ornitli. Savoie, IV, p. 261.1 854. — -R. pygmæus Friderich, Deutsche Vogel. 4® écl., p. 743, Taf. 39, Fig. 0, 1891.
GALUNüt.A l’üsiLLA Memier u. Sch., VOgel der Schweiz, p. 240, 1816. — G. Baillonii Temminck, Mua. Oruitli., II, p. 692. 1820. Schinz, F'anna lielv., p. 114, 1837. Biva, Omit, ticiu., p. 479, 1865. — G. pygjiæa Brehm, Vfigel Deutsclil., p. 701. 1831.
RALLIESS
Ceex BAir,LONir Licht., Verz. Doubl., p. 80, 1823. — C. pygmæa Naumann, Vôgel Deutschl., IX, p. 567, 1838.
Ortygometha Baillo.nu Stephens, Shmi’s Gen. Zool., XII, p. 228, 1824. — O. PYGMÆA Keys. II. Bios., Wirbeltli., Arteii , j). 205, 1840. — O. minuta Bctdde, Reise in Süd. V. Ost-Sibir., II. p. 311, 1803.
Ph.alabidion pygm.eüm Kaup, Sat. Syst., p. 173. 1829.
PoRZANA PYGM.F.A Bonttp., ücc. Eur., p. 64, 1842. — P. Baillonii Deyl. et Gerhe, Oruith. eur., II, p. 258, 1867. — P. fusilla Bogd., Consp. Ay. Ini]). Ross., p. 54, 1884. Dubois, Eiiune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 294, 1894. — Sharpe, Hand-list, I, p. 102, 1899.
Zapornia pyom.fa Bonap., Cat. Parzud., p. 15, 1856.
Noms vulg. S. F. : Poulette, Poulette de Bâillon ou Bâillon, Bâkton. — S. A. : Wasserhnhnli. — S. 1. : Calchin.
Mâle et fetndlp nd,, an printpwps : Face,s .supérieures d’un rouxlirun olivâtre, mélangé de noir, avec de petites mouclieture.s ou taches irrégulières hlanches. sur le dos, les scapulaires, les couvertures alaires et les culdtales. Reetrices brunes, frangées d'olivâtre. Rémiges brunes, la première liserée do blanc, au bord externe. Sourcils, joues, devant et côtés du cou, poitrine et ventre d’un cendré bleu, pâle à la gorge. Flancs, bas-vimtre. cidottes, région anale et .sous-caudales noirs, bai'iés ou tachés de blanc. Bec vert; pieds d’un gris rougeâtre; iris rouge.
Adultes, PU nutoume ; Blancs ou blanchâtres, en dessous; la poitrine et les flancs ondés de brun-olivâtre; le bas-ventre, la région anale et les sous-caudales d’un brun ardoisé et barrés de blanc.
Jeu UPS, avant la mue: A peu près comme les adultes, en de.s.sus; mais avec la gorge blanche et tout le reste des faces inféi-ieures d’un lilanc roussâtre, couvert de zigzags olivâtres et cendrés.
A la uaissaupp : Entièrement couverts d’un duvet noir, à reflets d’acier sur la tête et le dos. Bec jaune pâle, avec base noire ' ; pieds d’un noir roux (see. Vian).
La llarouette do Bâillon ou Bâillon est, on Snisso, de passage légulier et niebeuse, comme la Poussin, plus ou moins répandue dans nos dittérents cantons, en plaine, mais généralement moins fréciuente (pie celle-ci, relativement rare même dans les parties orientales du pays. Elle nous arrive ordinairement en avril, pour repartir en septembre, et niche généralement en mai. parfois encore en juillets Son ci'i rappelle celui de la Poussin. Ses mœurs, ses allurc's et
‘ Bec (l’iui vert pur. selon Gerlæ.
® Elle fer.ait même parfois une troisième ponte en août, surtout si les jiremières ont été détruites, selon Bailly.
ÉCIIASSIEKS
sîi iiiditicatioii no ditt'ôvant guère do oollf's dos deux espèces précédentes, je crois pouvoir renvoyer ici aux (luelques détails Inologiques donnés plus haut, à propos de la. (Jirardine.
Ses ceufs, au noinhre de (1 à 10. de forme subelliptique ou ovalaire plus ou moins allongée et. proportion nellenumt à roiseau. notablement plus petits que ceux de la Poussin, à coquille plutôt mince, assez lisse et légèrement luisante, sont (run gris jaunâtre ou d'un roux olivâtre clair, avec petites macules, en majorité allongées, et points entremêlés, distribués sur tout Iheuf. giis et roussâtres; points parfois assez serrés pour donner l’aspect d’une teinte quasi-nniforme. Us im'surent d’ordinaire 0’''.027 — 028 sur 0’'',020 — 021 ; parfois seulement 0"'.02d sur 0'".01S. selon Gerbe.
L’espèce est assez répandue en Europi' centrale et méridionale, rare en Angleterre, comniune et sédi'utaire en Plspagne. ainsi qu'en Grèce, et hiverne en Afri(iue.
Sous-famille 11, des GALLINULIENS
GALLINOLINÆ
Doigts libres, longs et effilés, peu on pas bordés, les latéraux quasi-égaux. Une plaque nue faisant suite au bec, sur le front (voy. tig. 51). Tarses plus ou moins, mais comparativement peu pincés. Corps assez allongé, mais moyennement comprimé. Plumage assez fourni et serré.
Œufs à coquille assez épaisse ('t assez lisse, quoique plutôt terne, soit sans véritable éclat.
Los Gallinuliens, oiseaux d’eau ou de marais, courent et nagent pi'estoment. mais, (pioi(pie migrateurs, ne sont pas grands voiliers.