‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 109 sur 309 · Genre 1 ; HÉRON · texte numérisé non relu

Genre 1 ; HÉRON

AEDE.v Linné*.

Bec beaucoup plus long que la. tête, droit, assez régulièrement conique et fendu jusqu’en arrière de l'œil, avec arête aplatie en arrière, tectiforme en avant, et sillons

nasaux profonds, atteignant deux tiers à quatre cinq, de la raandibu-

. „ , le sup. ; la

Fia. 54. Tete d Audea purhurea, ad. ^

pcaii mie

qui borde la commissure prolongée plus ou moins en arrière de II œil (voy. flg. 54). Jambes longues, nues et largement réticulées ou aréolées sur tiers à moitié de leur longueur.

* Bx Gessner.

ARDÉIDÉ8

Tar&es. assez longs et assez robustes, quoique un peu pinces, scutellés en avant, en entier ou en bonne partie réticulés en arrière. Doigt médian plus ou moins long; externe un peu plus long que l’interne, palmé jusqu’à articulation, ou à peu près; ongles plus ou moins longs et ucuminés, le médian pectine au bord interne. Les premières grandes rémiges plus ou moins t'étrécies et échancrées; 2®, .9® et P les plus grandes; la un peu acuminée, mesurant volontiers entre P et 5®. Queue assez courte et carrée, à 12 rectrices assez rigides. Cou long et assez grêle, emplumé de toutes parts. Œil moyen ou plutôt petit. Des plumes souples, allongées, subulées et retombantes derrière la tête, au bas du cou en avant et sur le dos; celles de l'occiput plus ou moins roulées, ainsi que celles du bas du cou, chez certaines espèces.

Œufs au nomlirc de trois nu quatre, l'areiuent cinq, teintés généralement d’un bleu-vei-dàtre plus ou moins pâle.

Les Hérons sont grands pêcheurs et toujours près de l’eau, dans les marais, comme sur les l)ords des rivières ou des lacs, en quête de poissons, de grenouilles, à l’occasion de petits mammifères ou de jeunes oiseaux, et au besoin d’insect('s. de crustacés ou de mollusques. Ce sont des oiseaux taciturnes et farouches qui. en dehors des époques de reproduction et de migration, ne recherchent guèi'e la .société de leurs send)lables. Ils marchent posément, aus,si bien dans l’eau que sur terre, généralement le (;ou plus ou moins replié et toujours prêt à projeter, comme un dard, leur terrible bec sur tout animal petit ou grand se trouvant à portée de celui-ci. Leur vol est aisé et puissant,' et c’est généralement le enu i-eplié sur le dos et les pattes tendues en arrière qu’on les voit passer, à de grandes hauteurs, en Itandes [)lus ou moins nombreuses, rarement plus do 40 à 50, disposés en ligne plus nu moins oblique, parfois momentanément courbe ou plus ou moins en V.Leur ci'i l'osscmble le plus souvent à un grincement qui n’a rien d'agréable. Us nichent d’ordinaire en société sur des roseaux couchés ou sur des arbres, perchant volontiers et grimpant plus ou moins le long des branches ou des roseaux. Leur nid, un peu écrasé, est, suivant les circonstances, composé d’herbes et de l’oseaux ou de bûchettes, avec garniture de radicelles et de feuilles ou d’hei'bes sèches.

Leur mue est généralement simple. Le mâle et la femelle se ressemblent: les jeunes sont assez différents.

H ÉRODIONS

On trouve des Hérons dans les diverses parties du glolie. Beaucoup ont une livrée ou majeure partie grise; quelques-uns, (pii ont une robe surtout rousse ou rougeâtre, comme notr-e Héron pourpré {Ardea jiurpiirea L.). ont été séparés dans un genre à part [Pyn lierodins Finscli) que je trouve inutile de maintenir ici. Des trois espèces qui figurent en Europe, une, le Héron mélanocépliale (Hrdea melanocephala Vig.) d’Afrique, accidentel dans le sud de notre continent, nous fait défaut.

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