HÉRON POURPRÉ Purjÿtrreiher — Eniiocliiain
.\nDK.v Linné.
Bec, ail front, légèrement pins long (pie le tnrse,2xissnblemen.tplus haut que large à la base et à arête quasi-droite, avec nuditié latérale ^nvlongée jiassableiiient en arrière de. la commissure, vers la joue (voy. tifî. 54). Jambe aréolée. Tarse par moitié réticulé et subscutellé, en arrière. Doigt médian, avec ongle, un pieu plus long cpie le tarse; externe palmé qia s tout l'i fait jusqu’à T" aiikulation, interne quasilibre. Pouce, avec ongle, piassablement plus long ijue moitié du médian. avec son ongle pectiné. Ongles longs et très pointus. T" rémige conique, égale, il peu qirès à P; T° à -5® écliancrées nu bord interne, 4“ très légèrement; 2° à d'’ rétrécies au bord externe, en avant, 5° très légèrement. Cubitciles et rectrices médiocrement larges. Œil relativement qietit, avec nudité entourée par les filâmes, en arrière seulement. — Livrée J un, roux rougeéitre, variée de gris. Dessus de la tête, un trait droit, de la commissure « Hoccijiut, et quatre lignes le long du cou noirs, ainsi qu’une hupqie effilée de longues plumes occipiitnles retombantes et jiartiellement roulées. Bec jaunédre et brunâtre (ad.).
Long. tôt. 0'^,820 — 050; aile qiliée 0"‘,350 — 380; queue 0"‘,t23 — 135; taise 0'°,1I5—120; médian, avec ongle, 0'“,123 — 132 (l’ongle 24 — bec, au front 0'^,T20 — 132.
ArdEA PÜRPURASCENS. a. CRISTATA PURPtIRASCENS, A. HOTAURDS MAJOR* BciS-
son, Oniith., V, p. 420 et 424, 17.00. A. purpdrascens jDm6om, Faune Vert. Belg. Ois., II, p.321, 1894. — A. purpürea Linné, Synt. Nat., l,p. 230, 1766. Meisneru. Sch., Vogel der Schweiz, p. 18.5, 1815. Temminck, Man. Ornith., II, p. 570, 1820. Savi, Omit, tosc.. H, p. 345, 1829. Schim, Fauua helv., p. 104. 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 76, 1854. Biva, Omit, ticin., p. 111, 1866. IJeyl. et Gerbe, Ovnith. enr.,I[, ]). 290, 1867. FrUiich,\ï>gi‘l Eurnp.,Tah. 43, Fig. 1, ad, et Fig. 6,Juv., 1871. Friderich, Deutsche Vôgel, 4“ ciL, p. 865, Taf. 44, Fig. 5, 1891. — A. ruea, A. VARIEOATA iS'cop., Ann. ,l,Hist. Nat.. p. 87(4 88,1769. — A. oaspia Gniel., Reise Russl., II, p. 193, 1774. — A. rutila Latham, Gen. Syn., Sup])l., I. p. 291, 1787. — A. BOTAURUS, A. pdrpühata, A. RUPA Chiul., Sj’st. Nat., I, p. 636, 641 et 642, 1788. — A. MONTICOLA Lapeyr., Mani. et Ois. IRe-Garonne, |). 44. 1799. — A. piia- RAONiCA Bonap., Consp. Gen. Av., II, p. 113, 1857.
* PJx Gessner.
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HÉKODIONS
Phoïx purpürea Sharpe ex Stejn., Cat. B. Brit. Mus., XXV’I, p. 60, 1898.
Pyerhehodias pühpürea Sharpe, Hand-list, I, p. 193, 1899.
Noms vclg. S. F. : Héron pourpré, Fourpré. — S. A. ; Braunreiger ou reiyel, Zinimetreiger ou reigel. — S. I. : Sgolgia.
Mâle adulte et femelle vieille : D&ssu.s de la tête d'un noir à i-eilets verd.âtres, ainsi que de longues plumes (souvent deii.\) effilées et en partie roulées, pendant de l’occiput plus ou moins bas derrière le cou. souvent jusqu’à moitié ou deux tiers do celui-ci. Joues rousses, traversées par un trait noir partant de la commissure du bec et joignant l'occiput; gorge blanchâtre. Cou nuancé de roux vif et de roux plus clair, cendré en dessus, dans sa moitié inférieure, avec une ligne postérieure noire, sur la moitié ou les deux tiers supérieurs, et une ligne' un peu plus étendue de même couleur, do chaque côté; une série de macules, noires aussi, s’étendant, do plus en plus allongées, sur la ligne médiane antérie,ui-(', depuis le quart supérieur jusque .sur le jabot, où elles ,se mêlent à do longues plumes effilées, en majorité plates et i)ointues, grises, roussâtres et blanchâtres qui cachent le haut de la poitrine et s’étendent souvent, les dernières surtout, jusque bien au delà du niveau de la jandie. Dos d’un cendré roussâtre, à reflets vei'dâtres et violacés ou pouiprés, avec de longues plumes plates et effilées, condi'éos et d’un roux vif aux scapulaires, dont quelques-unes peuvent atteindre parfois à peu près le bout de la queue. Couvei-turos alaires en majeure partie d'un cendré plus ou moins olivâtre et largement lavées de roux; cubitales et rémiges postérieures d'un cendré noirâtre, à légers reflets verdâtres; queue un peu plus foncée; poignet d’un roux vif; couvertures antérieui'es d'un roux pâle. Rémiges noirâtres, avec légei's reflets Ideuâtres. Côtés de la poitrine et haut du ventre d'un roux inaiTon, foncé et brillant; ventre noir; flancs d’un cendré-brun olivâtre; jambes rousses; sous-caudales noires, variées do roux et de blanc. Bec. loruins et paupières d'un jaune plus ou moins rougeâtre, le premier nuancé de brun en dessus, vers la pointe. Partie nue delà jambe rougeâtre ou d'un jaune rougeâtre. Tarse et doigts bruns, plus ou moins jaunâtres, en ariàère et en des.sous. Iris orangé.
La /eyncZfe, longtemps de teintes moins franches, avec plumes effilées moins longues, m’a paru ne prendre qu'à un âge assez avancé la livrée parfaite du mâle, ci-dessus décrite.
Jeunes, avant la mue : Dos et couvertures alaires d’un cendré noii'âtre, avec les plumes très largement boi-dées de roux clair. Dessus de la tête noirâtre en avant, roux foncé en arrière. Cou rous-
ARDÉIDKS
sâtrc ou (run gris roux, moucheté rie hrun-uoirâtrc. surtout en avant, avec ligne médiane antérieure d’un blanc jaunâtre. Gorge blanche. Poitrine et ventre d'un cendré roussâtre. Rémiges et rectrices d'un cendré noirâtre. Sou.s-caudales blanche.s. Plume.s effilées do la tête, du cou et du dos peu développées. Bec jaunâtre, Irrun en dessus. Lorums, environs rie l'œil et iris jaunâtres. Pieds d’un brun verdâti-e ou noirâtre. — Ils n’acquièrent qu’à trois ans la livrée parfaite d’adulte.
A la namance: Vêtus, en partie, d'un duvet assez long, mais clairsemé, avec tigas plus longues et ondulées sur- la tête, et laissant à découvert des imdités jaunâtres sur les mêmes places que chez le poussin précédent. Dos, dessus des ailes et côtés du cou liruns; tiges suscéphaliques Irrunes, à pointe blanche. Faces infér ieures Irlanches. Bec cor-né-jairnâtrc ; pieds et ongles jaunes (sec. ^'ian).
Hybrides : Suchetet (Mérrt. Soc. zool. de Fr-ancrr, IV, p. 179) parâe de deux Hérons pr-ésurirés prodrrits de l’accouplement des Ardea ciuerea et imrpvrea. Ce croisement ne me senrble pas encore bien prouvé.
Le Héron pourpré, très élégant et br-illarrrmerrt coloré, rrrais passablement plus petit que le Cendré, est beaucoup moins répandu et plus r-aro en Sitisso que celui-ci. 11 est de passage plus ou moins régulier ou irrégulier, suivant les localités, parfois trrême hôte exceptionnel seulcrrrent. C'est génér-alcment lin rnar-s ou en avril et en septenrbre ou octobro que nous le voyons passer chez nous, isolément ou en petits groupes, et je rte crois pas que jarrrais il ait hivermé dans le pays. Il ne paroît pas s’élever d’ordinairo». en passage, aussi harrt qrre le précédent; cependarrt, Schinz en cite une capturo dans la vallée d'ür-seren, en octobre 183(i. Il aiiroit niché parfois dans le Bas- Valais et dans les grands rrrarais du bassin inférieur de l’Aar-, dir côté d’Arret. peut-êtro rtrênre en Thurgovie et dans le Tessin; rrrais, les rnar-ais d'une assez gronde étendue pour lui présenter des conditiorts de niebée et de séerrr-ité sirffisantes ayant été, chez nous, succe.ssivemertt de.sséchés, rrotro pays paroît de rrroins en rtroins favoraltle à la reproduction de cette espèce.
Ses rrrœurs, ses allrtres et son alinrentation sont à peu prés les mênres qrre celles du Héron certdré; cependant, il est un peu rrroins farouche que celui-ci et, bien epre perchant très volontiers, il niche générolerrrerrt. non plus sur les arbros et. par le fait, parfois assez loin de l'eau, mais bien dans les rrrarois, tout près de celle-ci. Son nid, très plat, ainsi que je l'ai vrr, en mai 1891. dans de grands marais drt Danube, dits de Hansüg. est volontiers établi, au-dessus
HKRODIONS
(le l’eau, .sur des roseaux couchés et écrasés, et composé presque unifiuemeiit de feuilles et tiges de roseaux lâclieiuent entrelacés.
Ses œufs, au noiidirc ordinaire de 3 ou 4 (exceptionnellement 5), sont de forme ovalo-ellijrtique, avec (‘oquille mo3amnement mince, médiocrement lisse et sans éclat. Ils sont d’un hleu verdâtre immaculé. plus ou moins pâle, et mesurent d’ordinaire 0'",052 — 050 sur 0'",038 — 040. pai’fois. selon leur forme plus ou moins ramassée ou allongée. 0'",052 sur 0'‘'.040 ou, au contraire. 0'”,050 sur 0'",03!).
L'espèce est assez répandue en Eurojje, dans le centre de l'Asie et en Afrique. Elle s’étend cependant bien moins vers le nord que la précédente. On la rencontre de temps à auti'e sur les cotes de l'Angleterre et dans le sud de la Scandinavie, mais elle ne niche guère aliondamment que depuis la Hollande. Elle se reproduit, entre autre, sur différents points en Autriclui-Ilongrie. en Allemagne, en France, et jusqu'en Italie et en Espagne, d'où elle gagne généralement le nord de l'Afia'que. pour hiverner.