BLONGIOS ORDINAIRE Ziverfjreiher — Nonnotta
.\ui)ETT.\ MINUT.v Linné.
Bec, nu front, égal nu médian avec ongle et très légèrement plus long que le. tarse, avec arête, tj'ès faiblement connexe en avant. Pas de nudité prolongée en arrière de l’œil. Jambe empduniée jusqu’au tarse. Pouce, articulé contre le côté de la base du doigt interne, mesurant, avec son ongle assez robuste et courbé, environ, trois quarts du médian avec ongle (voy. ffg. 5.5). Ongle du doigt externe un peu plus fort que celui du médian qui estpediné. (hcindes rémiges sans échancrure nu bord interne; les 2° et très peu on quasi qms rétrécies au bord externe; i"’ subacnminêe, égale à 8° ou qjarfois à 2”; 2)en.nes cubitales larges, ne couvrant qms les jjIus grandes rémiges. Queue arrondie. — Dessus de la tête, avec petite hupipe occipitale, noir (ad. J; manteau dorsal et queue d’un noir verdâtre f, ou brun 9 et juv. Cou, qdumes prolongées du jabot, ventre et couvertures alnires roussâtres (ad.), rayés de brun (juv.). Rémiges noirâtres. Bec brun en dessus, jaune en dessous.
Long. tôt. 0"',3ë0 — 385; aile pliée Ü"',13S — 140; cpieue 0'",()40 — 050; tarse O“‘,04I — 043; médian, avec ongle. 0'^,040 — 047 (ongle 12 — 13^'"); bec, au front 0'“,043 — 047.
Akdea aedeola, a. ardeola nævia Brisson, Ornith., V, p. 497 et 500, 1760‘ — A. MINUTA iîwwé, Syst. N;it., Lp.240, \7eiQi.Mei.meru.Sch.,Yôge\ derSchweiz, p. 192,1816. 7’e»i»wMeA-,Miin. Ornith., II, p. 584, 1820. Sari, Omit, tosc.,n,p.358, 1829. Nilsson, Skand. Faun.a, Fogl., II, p, 171, 1835. Schins, Faïuiahelv.,]!. 105,
' Les oiseaux qui ont motivé les descriptions de ces deux petits Hérons iiar Brisson .avaient été envoyés de Suisse à Réauinur, par Gagnebin.
ARDKIDÉS
1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p.93, 1861. Biva, Omit, ticin., p. 419, 1865. Fridericli, Deutsclie VOgel, 1“ éd., p. 8G6, Taf. 45. Fig. 5 et 7, 1891. — A. danubialis, A. soLONiEKSis Syst. Nat.. I, p. 637, 1788.
Botaüki'S mindtüs Boie, Isis, 1822, p. 559. — B. püsillüs Brelim (nec Vieillot)', Vogel Deutschl., p. 698, 1831.
Canobopiia<!us minütds Kaup, Nat. Syst., p. 42, 1829.
Bütok MiNüTua Sivainson, Classif. of Birds, II, ji. 354, 1837.
Abdeola minuta üona^., Birds ofEuropa, p. 48, 1838. Beyl. et Gerbe, Ornith. eur., II, p. 306, 1867. Fritseh, l'figel Europ., Tab. 37, Fig. 3, 4 et 5, 1871.
Abdetta minuta Gray, List. gen. Birds, App., p. 13, 1842. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXM, p. 222, 1898. Haiid-list, I. p. 202. 1899.
Noms vdlg. S. F. : Blangios, Petit Héron, Petit Butor. — S. A. : Stazidenreigel, Schüpfeu; Staudenreigerli, Borne; Zicergrohrdrommel, Zurich; Kleiner Beigel, St-Gall. — S. I. : Cavrett, Sgulgin, Liscascin.
Mfile aditlte : Dos.nus do la tête, avec quelques pluiiios un pi'u prolongées en arrière de l’occiput, dos en entier, seapulairc-s. rémiges secondaires postérieures, pimnes culiitales et queue d’un beau noir, à reflets verdâtres. Côtés de la tête, dessus et côtés du cou d'un blond roussâtre, se fondant, dans les parties supérieures et postérieures, en un joli cendré. Gorge et devant du cou. y compris des plumes plus allongées au bas et en avant de celui-ci. d’un roux ocreux. Haut de la poitrine, plus nu moins couvert de larges plumes noirâtres, frangées de roux. Ventre, jaïUbes et sous-caudales d’un roux plus ou moins clair. Couvertures alaires blanches, plus ou moins nuancées de jaunâtre et de gris de perle. Rémiges noires nu noirâtres. Bec brun en di'ssus et vers la pointe, jaune sur les côtés et en dessous. Lorums. tour des yeux et iris jaunes. Pieds d’un jaune verdâtre.
Femelle adulte: Dessus de la tête d’un noir moins brillant. Joues et dessus du cou d’un roux un ])eu rougeâtre. Dos, scapulaires, haut de la poitrine et rémiges secondaires d’un beau brun, la plupart des plumes tinement liserées de jaunâtre. Couvertures alaires jaunâtres; queue noire; rémiges primaires noirâtres. Gorge, devant du cou. ventre, jandies et flancs i-oussâtres. les derniers rayés de brun; région anale et sous-caudales blanchâtres. — A un âge plus avancé, elle lirendrait une livrée assez semblable à celle du mâle décrite ci-dessus.
Jeunes de. Vannée: Di'ssus de la tête brun, les plumes liserées de roux; joues et derrière du cou d’un biain l'oux. varié de roux. Dos,
' Ardea püsilea Vieillot, d’Austriilic et de Nouvelle-Zélande, espèce très voisine de notre A. minuta, est conKidôrée maintenant comme différente.
lIKKoniüX.S
scapulaires et culiitales d'uii liniii soinhrc. les plumes hoi'dées de jauue-roussâtre. Coiivei-tures alaires d'un jaune rnussâtre. en nia jorité taclu^es de l)ruu, sur le ceutrc. Rémiges et i-ectrices noinUres. Devant et côtés du cou, poitrine, ventre, tlancs et jaud)es variés d(* roussâti-e et de lilanc ou Idancliâtre, avec longue.s macules lu'unes, plus foncées sur le piamiier. Sous-caudales blanches. Bec hinin; pieds verdâtr(‘s; iris jaune pâle,
A la itnissawr : A part les lorums. le tour des yeux, le derrière du cou. une partie de la poitrine et le dessous des ailes nus et d'un jaune verdâtre, vêtus d’un tin duvet, un peu plus long et plus raide sur la tête que sur le corps, de couleur isahelle, plus roussâtre sur le dos. Jambes emplumées jus(|u’au talon, comme clioz l'adulte. Bec et pieds d'un jaune verdâtre. Iris jaunâtre.
Le Blongios n'est pas rare en Suisse aux époques de passage, d<' mi-avril au commencement de mai et en septembre ou octobre; il niche fréquemment dans diverses parties du pays, au nord comme au sud des Alpes, depuis le lac de Con.stance nu la vallée du Rhin, au nord-est et à l’e.st, jusipi'au bassin du Rhône et du Léman, au sud-ouest, dans les marais, ainsi que sur les liords des lacs et des grands cours dVau couverts de roseaux; cela dans I('s régions basses surtout, bien (pi'il ait été observé, eu passage irrégulier jusqu'à 1820 m. s/'m.. en H'‘'-Engadine. C'est dans les environs des lacs de Bi('nne. Neuchâtel et Moi'at, ainsi que dans le bassin du Léman et sur les bords du Rhône, dans le Bas- Valais, (pril semble nicher surtout; c'est aussi dans les j)arties basses des régions de la Sarine et de l’Aar. qu'il aurait iiiverné parfois, pi-incipalement avant le dessèchement des grands mai'ais.
Butor par les formes, presque Râle par les allures, le Blongios, le plus petit d(' nos Aialéidés, est un oiseau semi-uoctiirne et assez sociable, ti-ès curieux à observer. Un moment, tout à l'agitation, quand on l'a dérangé, on le veri-a courii- très vite, le corps jjenché en avant, ou bien grimper lestement le long des rosi'aux; une autre fois, c’est à peine si ou pourra le reconnaître dans l’espèce de bâton (pi’il représente, debout et allongé sur ses pattes, le corps, le cou et le bec verticalement tendus en l'air, et ])arfaitement immobile. 11 n’est pas. malgré sa taille, moins irascible et dangereux que scs congénères de plus haute stature; comme ceux-ci, il sait très bien gonfler les plumes de son cou. (piand il est eu colèri'. rentrer la tête entiT les épaules (d lancer à sou eummii de vigoureux coups de bec. 11 vole bien, à coup d'ailes assez l'apides, mais rarement très longtemps. en dehors des voyages bisannuels (|u'il semble faire sui-
ARDBIDKS
tout de mût et l•al■elueIlt en noinl)reuse compagnie, au moins chez nous. Son ap|)ol semljle exprimée la .syllabe répétée //irtli , f/ætli ; le cri d'amour (pi’il fait entendre, de mût sui-tout, aux épocpio.s de reproduction, a été rendu, suivant les auteurs, par les mots rehoii, rphou, ou
Il bâtit, entre les roseaux, sur (luebiue motte, dans une grosse touffe d’berbes, ou encore sur les branches d'un arbuste dans l’eau, plus rarement près du bord, hors d(‘ celle-ci. un nid fait de bûchettes, de brindilles et. suivant les circonstances, plus ou moins d’herbes sèches, dans lequel il pond, en mai oti au commencement de juin, selon les années et les conditions. Je connais (luobiues captures, sur le nid. de mâles couvant en rabs('nce de la femelle.
Ses (Eufs. au nombre ordinaire de 4 à (I. parfois 7, .sont de forme subelliptique, plus ou moins allongée, relativement gros, à coquille assez forte, médiocrement lisse et sans éclat, d'un Idanc mat et généralement immaculés ^ Us mesurent 0"'.0d5 — O.Sd sur 0"‘.025 — 021). rarement 0’".095 siii- ()"‘.Ü28.
L'espèce est très répandue dans l'Kurope. centrale et méridionale surtout, et en Asie, ainsi qu'en Afrique, où elle hiverne généralement. On la trouve, sur le continent, depuis le sud de la Scandinavie et l'Angleterre, jusque dans les régions méditerranéennes, où elle niche encore sur bien des points, dans le midi de la France et en Italie en particulier.