‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 150 sur 309 · BERNACHE GRAVANT Ringelgans — Oca colomhaccio · texte numérisé non relu

BERNACHE GRAVANT Ringelgans — Oca colomhaccio

BKANTA TOIIQÜATA FrlSCll.

Bec UH peu plus long que moitié de la tête- et, par le côté, environ deux tiers du tarse. Tarse à peu qirès égal au doigt médian avec

ANSÉRIENS

ongle. Ailes dépassant légèrement le bout de. la qaene; 1" et rémiges échancrées au bord interne, 2° et 8" rétrécies au bord externe. Queue quasi-carrée, à 16 rectriees. — Tête, cou et haut de la qwitrine noirs, avec une tache blanche ou grise sur les côtés du cou; dos gris-brun; croupion brunâtre; ventre brunâtre ou presque, noirâtre (ad.).

Long. tôt. ü'%57 — 62; aile pliée 0"',S2 — 36; queue (>"‘,096 — 118; tarse 0'",0.~>3 — 057 ((>'‘‘,062); médian, avec ongle (>'“,051 — 059; bec, par le côté (>'“,037 — OdO.

Anas BBumcLA Linné ex Gessner, Syst. Nat., éd. 10, p. 124, 1758, et éd. 12,

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Nom vulg. S. F. : Gravant, Genève.

21âle et femelle adultes : Tête, cou et haut de la poitrine noirs, avec un petit espace maculé' de blanc, do chaque côté, un peu audos.sus du milieu du cou. Dos, scapulaires et couvertures alaires d’un gris brun, avec bordure des plumes grisâtre ou blanchâtre; croupion d’un brunâti'c plus foncé. Sus-caudales latérales et cxti'émes relativement longues, d’un blanc pur. Rémiges, cubitales et rectriees noires. Poitrine, ventre en majeure paidie et flancs brunâtres, parfois presque noirâtres; les plumes plus ou moins grisâtres, vers le liout. Bas-ventre et .sous-caudales d'un blanc pur. Bec et pieds noirs; iris brun-noirâtre. — Femelle un peu plus petite que le mâle.

Jeunes de l’année: Tête, cou et haut de la poiti'ine noirâtres, .sans tache blanche sur les côtés du cou; plumes dorsales liordées de gris-roussâtre; grandes couvertures, rémiges secondaires, eu-

LAMBLLIR0STRE8

bitales et souvent i-ecti-ices latérales terminées de lilanc ou de blanchâtre. Poitrine, ventre et flancs d’un cendré brunâtre.

A la naissance : Peu connus. R. Blasius, en 1901', donne une description de deux poussins de la Br. hernicla nvjricans, de Pouest de l’Amérique du Nord, très voisine de notre Br. torquata.

Variété: Quelques ornithologistes acceptent comme espèce distincte de notre Br. torqaata, sous le nom d’^lHser (BrantaJ uir/ricans Lawr., de Sibérie et du nord de rAmérique, une Bernacbe, un peu plus fort(' et plus foncée, qui se flistingue surtout par la réunion, en avant, des deux taches Idanches du cou, formant, à l'exception de la nuque, un collier quasi-complet.

La Bernacbe cravant ou à collier est, comme la précédente, de passage irrégulier ou accidentel et rare dans le pays. Les quelques rencontres de cette espèce, faites entre le lac de Constance au nordest et le Léman au sud-ouest, sembleraient indiquer ([u’elle suit de préférence dans ses migrations la plaine suisse, entre Alpes et Jura. Un mâle adulte a été tué, entre autres, le 19 mars 1887. sur deux paires observées entre Steinach et Aibon, au lac de Constance. Elle a été capturée deux ou trois fois, en 1832 par exemple, dans les grands marais de l'Aar, maintenant desséchés, et Vouga la cite comme de passage accidentel dans la région du lac de Neuchâtel. Elle a été obsei’vée quelquefois, en arrière-saison, dans les marais d’Orbe, au pied du Jui'a; enfin, elle a été parfois aussi rencontrée dans le bassin du Léman. Wrs la fin de novembre 1836, entre autres, bon nombre de Cravants s’abattirent, après un vent très violent, sur le canton de Genève, près du Rhône, entre l'extrémité du lac et le passage du Fort-de-LEcluse, et plusieurs y furent alors capturées. Sept individus furent en particidier tués, entre le 20 et le 26 novemlu'c de la dite année, partie sur le Rhône près de Cbancy, partie dans des prés marécageux àLaconnex. dont deux, adidtes en livrée d’automne, furent ac(|uis par mon père, pour sa collection.

Elle vit dans les mêmes conditions que la précédente. Ses mœurs et ses allures, son alimentation et sa nidification sont à peu près semblables. Son cri, un peu différent, a été traduit par kneing, un peu soutenu, et rot, rot bi'ef.

Comme sa congénère, elle se reproduit dans l’extrême nord, et cela dans les trois continents, si l’on n’accepte pas comme espèce

‘ Dunenkleider (1er enteiiartigen Vngel; Zeitsch. fur Ornitli. u. prakt. Geflügelzuclit, l'îr ,jauv. 1901.

ANATIDÉ8

distincte la Bmnta nirjricans Lawr. Elle nicherait aussi sur les grèves et dans les marais.

Ses œufs, au nombre ordinaire de ü à 9, ovalaires, volontiers assez allongés et à coquille assez lisse, bien que sans éclat, sont d’un blanchâtre un peu jaunâtre, parfois légèrement verdâtres ; ils mesurent généralement 0"',069 — 072 sur 0“,042 — 040.

L’espèce, en Europe, passe la belle saison dans les régions septentrionales extrêmes, bien au delà du 70" degré, d'où, comme la précédente, elle se répand plus ou moins vers le centre du continent, en arrière-saison, hivernant volontiers sur les plages maritimes, rarement jusque sur les côtes de la Méditerranée, au sud.

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