Genre 1 : CORMORAN
PIIALAOEOCORAX Brisson t
Genre unique, avec les caractères de la famille (voy. fig. 89, 90 et 91) ^
On compte quarante et une ou quarante-deux espèces de Cormorans vivantes, réparties dans les diverses parties du globe, desquelles trois ou quatre se ti-ouveut on Europe et deux en Suisse. Nous fout défaut: le Pli. fjranihis Linné, des côtes occidentales d'Europe, ainsi que le Ph. Desmaresti {Pli. cristntns Fabre et auct.), des bords des mers .Méditerranée, Noire et Caspienne, très voisin du précédent et portant, comme lui, sui- le .sommet de la tête, une petite huppe retroussée, en livrée de noces.
La citation de Hartmann (dans son N'erzeichidss der Vôgel des Ivanton Santis, en 1798) du Pdecnims f/raciilus (lisez : Pliai, graculiis) sur le lac de Constance, me paraît, comme à Stôlker, reposer uniquement sur une erreur de nom, et devoir être rapportée à Pliai, carho, qui n’est par contre pas cité par cet auteur.
318. — 1 : CORMORAN ORDINAIRE Kormoraiischarhe — Maraiigoiie.
PHAL.VCROCOHAX CAUBO Dillllé.
Bec robuste, à peu près aussi long que la tête, au frout, à crochet dépassant notaUeuient la iiiandibiile inf. Lormns, régions sous-ophthalmique et des conimissu res, un petit espace derrière l’rjeil, menton et une partie de la gorge nus ou quasi-nus (voy. tig. 91). Tmse presque égal au doigt interne, jilus ou moins largement réticulé en
' Ex Gessner.
^ Nos représentants iln genre ont les 3 on I ]ireniières rémiges plus ou moins écliancrée.s ou rétréeies.
PIÏALACROCORACIDÉS
avant et an enté externe, souvent en majetere partie couvert d'aréoles transv. allongées, an côté interne, et plutôt granuleux en arrière (voy. lig. 89).-477<?s atteignant ou couvrant un peu la hase de la queue; T", 2° et U" rémiges franchement échancrêes, au bord interne; 2°, 5' et 4" un. peu rétrécies, au bord externe; 2” d'ordinaire légèrement plus longue que 3"; àpeu j)rès égale à 4’. Queue moyen ne et arrondie en éventail, avec 14 rectrices moyen, larges (voy. va r.). Plu mes dorsales comtes et arrondies, celles de i occiput ut! peu allongées et effilées. — Dessus de la tête, bas du dos etfaces inf. d’un noir vert et brillant; plumes du haut du dos et couvertures d’un brun roux, bordées de noir. Des qilumes blanches effilées à la tête et au cou et une tache blanche au côté externe de la jambe, chez ad, noces. Brun en dessus, varié de bla.nchûtre et de brun en dessou s, juv. Nudités de la face vertes ou jaunes.
Long. tôt. (>”',810 — 020; aile qdiée 0ê',3>j0 — 372; queue (>”',165 — J 88; tarse 0”',0,'jO — OiiO; doigt ext., avec ongle (>”',100 — 107 ; bec, au front O”', 07 2 — 078.
Pblecanüs carro Linné ex Oessner, Syst. Nat., éd. 10, p. 133, 1768, et éd. 12, I, p. 216, 1766. — P. PHAJ.ACROCORAx .BruH??., Orn. bor., p. 31. 1764. — P. .sinensis Shaïc, Nat. Mise., p. 529, 1790-1801.
Phalacrocorax puai.acrocorax JJr/.won ex (îm)jer,Oruit!i.,VI,p.51 1, 1760.
— Ph. carro Fallas, Zoogr., Il, p. 297, 1811. Leach, Syst. Cat. M. a. B. Brit.Mus.,
p. 34, 1816. Savi, Omit, tosc., 111, p. 103, (831. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 415, 1854. 1)egl. et Gerbe, Orn. eur., II, p. 352, 1867. Fritsch. VCgel Europ., Tab. 53, l'ig. et Fig. 6, ad., 1871. Deutsche Viigel, 4« éd., p.616,Taf.31,
Fig. 4, 1891. Dubois, Faune Vert. Belgique. Oiseaux, II, p. 529, 1894. Ogilvie- Grant, Cat. B. Brit. Mus., XXVI, p. 340, 1898. Sharpe, Iland-list, I, p. 232, 1 899.
— Ph. oarbo et Pfi. m:mvB Nilsson, Skand. Fauna, Fogl., II, p. 476 et 478, 1835.
— Ph. glacialis, Ph. arboreük. Pu. subcormürands, Pir. humilirostris, Ph. BRACHïRHvxcnos Brehvi, Vogelfaug, p. 360, 1855.
Procelbaria PBi.ECANüsiW'Hil., Zool. Dali. Prodr., p. 18, 1776.
Carbo ooRMORANns Mleyer u. Wolf, Taschenb., II, p. 576, 1810. Meisner u. Sch., VOgel der Sclnvcix, ]>. 316, 1815. Temmimk, Man. Orn., II, p. 894. 1820. Sebinz, Fauna belv., p. 132, 1837. — C. filamextosüs, C. capili.atüs Teni. cl Schl., Fauna Jap., p. 129, pl. 83, 83". 1860.
Fig. 91. Tète de Phalacrocorax carro, semî-iid.
TOTIPALMES
Haliæus cakbo Illig., Prodr., p. 279, 1811. — H. cormoeanus Naum., Vdgel Deutschl., XI, p. 52, 1842.
GeACÜLÜS CAEBO, g. SINENSIS, g. MEDIUS, G. Novæ -Hollandiæ, C. cakboides Gray, Gen. of Birds, III, p. 667, 1845.
CoRMORANUS cHAssiHosTRis ÈuUly, Mém. Soc. Emul. Abbeville, 1834, p. 77.
Noms vulg. S. F.: Cormoran. — S. A.: Scharh ou Scharhe, Wasserrabe, Seerahe. Haldenente, lac de Constance. — S. I. : Marangon.
Adultes, eu hiver et eu noces: De.ssus et en partie côtés de la tête, cou, milieu et bas du do.s, croupion, jambes et toutes faces inférieures d'un noir vert à rcflet,s ; cette teinte foncée en grande partie dissimulée, sur la tête et le tour du cou dans sa moitié supérieure, sous des plumes Idanches, soyeuses et effiléas qui recouvrent on même temps plus ou moins les plumes noires de l’occiput alloïigées en failde huppe tombante. Parties antérieures des joues et postérieures delà gorge d'un blanc légèrement jaunâtre. Une large tache blanche sur le côté extérieur de la jambe. Haut du dos, scapulaires, couvertures alaires et rémiges secondaires d’un brnn roussâtre, à reflets pourprés ou bronzés; chaque plume bordée de noir, celles du dos courtes et arrondies, comme un peu squamiformes. Rémiges primaires et roctrices noires. Nudités de la face et de la gorge verdâtres. Bec noirâtre; pieds noirs; iris vert.
Adultes, en été et eu automne: A peu près comme ci-dessus, mais sans les plumes temporaires blanches de la tête, du cou et du côté de la jambe, qui sont tombées pai' usure et frottement. Les plumes occipitales et du haut du cou en arrière non prolongées. Nudités de la face plus jaunâtres.
Jeunes: Tête et cou d’un brun noirâtre, en dessus, d'un brun moins foncé et plus ou moins mélangé, de blanc-jaunâtre, sur les côtés; gorge blanchâtre ou jaunâtre; devant du cou et poitrine variés de brun et de blanchâtre, ^’entre d'un blanc sale ou blanchâtre et plus ou moins mâchuré de brun. Bas des flancs, jambes, sous-caudalos, bas du dos et croupion d’un noir verdâtre. Haut du dos, scapulaires, couvertures et i-émiges secondaires d’un brun roussâtre à reflets, plus pâle, avec les plumes plus largement liordées de noir. Nudités de la face jaunes, bec brun ; pieds noirs. — Eu livrée transitoire : Plus foncés en dessus.
A la naissance: D’abord d’un cendré noirâtre et entièrement nus ; puis assez vite couverts, à l'exception de la face, do la gorge et de l’intérieur dos jambes, d'un duvet d'un noir enfumé, avec mèches blanches sui' les ailes.
VariaUlité: Bien que le nombre 14 soit pour les rectrices le to-
PHALACKOCOKACIDKS
tal ordinaire de l’espèce, on rencontre de temps à autre des sujets qui ne portent que 12 ou ont au contraire jusqu'à Ki pennes rigides à la queue. L’extension comparée de parties plus ou moins réticulées ou transversalement aréolées varie beaucoup, suivant les individus, sur le bas du tarse, en avant, et surtout sur le côté interne de celui-ci.
Le Cormoran ordinaire se montre, suivant les localités, plus ou moins fréquemment et, selon les années, en nomlu’e assez ditt'érent sur la plupart de nos lacs, durant l’arrière-saison et en hiver surtout, non seulement on régions basses, dans la plaine suisse, du lac de Constance, au nord-est, à ceux de Neuchâtel et du Léman, au sud-ouest, mais aussi sur quehiues-uns de nos lacs du centre, comme ceux de Zoug, Lucerne, Thoune, Brienz, et jusque sur ceux de la H'^-Engadine, à près de 1800 ni. s/m., à l'est. 11 serait par contre un pou plus rare dans le Tessin, au sud.
Cet oi.seau étant plus ou moins sédentaire sur divers points de son habitat, ce n’est pas, je crois, un passage régulier qu'il exécute à travers notre pays. Nous le voyons, en effet, le plus souvent par sujets isolés, rarement en troupes un peu nombreuses, et la grande majorité dos sujets capturés sont des jeunes de pi-emière ou de seconde année, probablement errants ou égarés. Il est vrai (péon le rencontre assez fréquemment en mars et en octolire ou novemlire. aux époques des migrations', ou plus souvent pendant la mauvaise saison, comme hôte d'hiver; mais on a vu aussi, quoique beaucoup plus rarement, des sujets adultes dans le mois (le juin et en été. bien que l’espèce ne .se reproduise pas d'ordinaire en Suis.se.
Je n’ai aucun détail sur une citation relative à un cas de nichée présumée dans la région du lac de Neuchâtel. Peut-être s’agit-il de la donnée de Meisne'r qui, en 1815, parlait d'un couple observé, en juin I7(i8. non loin de là. à l'île de S‘. Pierre, au lac de Bienne, en supposant que ces oiseaux aui-aient pu nicher peut-être dans la localité, si l’un des deux n’avait été tué.
C’est un grand pêcheur qui détruit- beaucoup de pois.sons et qui a des mœui's et des allui'es l)ien particulières. 11 nage et plonge admirablement. poursuivant sa pi’oie entre doux eaux avec la rapidité d’une flèche et revenant d'ordinaire à la surface pouv l’engloutir. Les Chinois utilisent son adresse en le faisant pêcher à leur pi-ofit,
* Parmi les observations relatives au Léman les plus récentes, je citerai en passant celle <le M. Scliraietlly de Genève (notes de M. Poney) qui vit, le 10 octobre 1895, cinq Cormorans, jeunes pour la plupart, posés au sommet d’un grand peuplier au bord du lac, à Bellevue, près de Genève.
TOTIPALMES
reiiipêdiant d'avalei- proie au moyen d'un anneau autour du cou ; et ce n'est pas une i)etite atfaiia', car un seul oiseau peut, dit- 011, absorlier jus(iu’à 35 ou 3() harengs ou autres poissons par jour*. Il marche difficilement, mais perche très volontiers sur les arbres ou les rochers, où on le voit .souvent en très grand nombre à la fois, dans les pays de son halùtat ordinaire. 11 aime à se reposer longuement sur quehiue perchoir, pierre ou arbre, et à se chauffer au soleil. debout et immobile, les ailes souvent grandes ouvertes, se liornant à agiter celles-ci de temps à autre lentement. Son vol est aisé et parfois assez rapide, même planant à l’occasion ; mais, en dehors des époques de déplacement ou à moins d'être dérangé, il n'utilise guère ce moyen de locomotion que pour aller à la ])èche ou l'Cgagner son perchoir. 11 e.st très sociable, bien que d’un mauvais caractère et très agressif vis-à-vis dos autres oiseaux. Son cri, qui n'a rien d'agréalde. peut être rendu pai- la syllabe ki a, km ou kmo.
11 niche en colonies, ffn mai ou on juin, dans les falaises ou les l’ochers, au bord de la mer. ou sur de grands arbres, même en forêt, sur les bords des lacs ou des grands cours d’eau ; plus rarement, faute de mieux, dans les buissons ou sur les roseaux, dans les marais. On voit généralement plusieurs nids sur un même arbre, et ces nids, parfois volés à des Freux ou même à des Hérons, sont ordinairement composés d'une base de bûchettes et de petites branches sur lesciuelles i-epose une couche assez épaisse de roseaux et d’herbes sèches enchevêtrées. Là où niche une forte colonie le sol est couvert de fientes et de déln-is de poissons poui-ris qui répandent une odeur repoussante.
Ses œufs, au noiubre de 3 ou 4, parfois 5, de forme elliptique assez allongée, ont une coquilh' épaisse de couleur bleuâtre qui est couverte d'une couche crétacée d'un blanc mat, ne laissant voir que par places le blenâtre du fond. Us mesurent généralement 0",060 — 0(J5 sur 0“‘.040 — 042, parfois, selon Vian, 0’",037 seulement.
L'espèce est très répandue eu Europe, jusqu’au cap Nord, dans l’Asie septentrionale, dans le nord-est <le l’Amérique, en Afrique et jusqu’en Australie. Elle se reproduit sur notre continent, et est plus ou moins sédentaire en Scandinavie, sur les côtes d'Augleterre et de France, en Danemark, en Hollande, en Belgique, dans quelques parties <le rAllemagne, en Autriche-Hongrie et en Italie.
* On assure qu’il peut avaler même des poissons de 30 cm. de long et 7 cm. de large.
PHALACRÜCORACIDÉS
319. — (2) : CORMORAN PYGMÉE Zluergscharbe — Marnugon.e nano.
PHALACBOCOUAX PYG.M,EUS Pallas.
Bec glus ramassé, environ trois cinq, de la tête, au front, avec crochet dépassant passablement la mandibule inf. Paupières et côtés de la gorge en avant nus. Tarse égal environ, au pouce avec ongle. Ailes demeurant un peu en arrière de la base de la queue. P, P et 3° rémiges légèrement échanvrées au bord interne; A, 3" et 4" un peu rétrécies au bord externe; 2° et 3° quasi-égales; T° égale à peu près à 4”. Queue subarrondie, assez longue, à 12 rectrices étagées, assez étroites. Cou élancé, avec tête et bec, environ un tiers de la longueur totale. Plumes dorsales ovalo-allongées ; celles du vertex effilées en jjetite huppe tombante, ad. — Tête et cou d'un brun très foncé; corps d'un noir vert; scapulaires, couvertures et rémiges secondaires d’un brun cendré, avec bordures noires; de petits traits blancs à la tête, au cou, sur les flancs et sur le côté, extérieur des jambes, au pmiidcnips, ad. Brun en. dessus, varié de roussédre et de brun, en dessous, juv. Nudités de la face noires, ad., jaunâtres, juv.
Long. tôt. <)'^,520 — 580; aile pliée 0''‘,'J03 — 215; queue ü'^, J50 — 165; tarse O'", 030 — 035; doigt ext., avec ongle 0'“,066 — 068; bec, au front O"", 029 — 032.
Pblecands pygm-îîüs PfiZto-ç, Voyages, éd. franç. iii-8o, VIII, app., p. 42, 1776.
Carbo pyGMÆO.s Temminck, Man., p. 591, 1815, et Man. Orn.,II, p. 901, 1820.
Hydrocorax pyomæos Vieillot, Nouv. Dict., VIII, p. 88, 1817.
Phalackocorax pygmæus Dumont, Dict. Sc. Nat., X, p. 452, 1818. Degl. et Gerbe, Orn. eur., II. j). 356, 1867. Fritsch, Vôgel Plurop., Tab. 63, Fig. 2 ad. et Fig. 3jm., ISIl.Friderich, Deutsclie Viigel, l® éd., p. 619, Taf. 31, Fig. 6, 1891. Ogilvie-Grant, Cat. B. Brit. Mus., XXVI, p. 405, 1898. Sharpe, Iland-list, I. p. 234, 1899.
GRAcm.cs PYGMÆDS Gmy, Gen. of Birds, III, p. 667, 1844-46.
Microcarbo p ygmæus Ponap., Cat. Parzud., p. 10, 1856.
HAI.IASO.S PYGMÆUS Bowap., Consp. Gen. Av., II, p. 179, 1857.
Adultes, an pr'intemqis : 'ïôte ot haut du cou d'un hpuii luari'on très foncé; tout le corps d'un noir vert lustré; les scapulaires, les couvertures alaires et les rémiges secondaires d'un hrun cendré, avec larges bordures noires. Des plumes étroites de.ssinant de pe-
TOTIPALMES
tits traits blancs à la tète, au cou, sur les flancs et sur le côté externe des jambes. Eéniiges primaires et rectrices d’un noir verdâtre. Bec et nudités céphaliques noirs ; pieds d’un gris noirâtre ; iris noir-bleu.
Adultes, en automne : A peu près comme ci-dessus, mais .sans plumes effilées sur le vertex et sans traits blancs à la tête, au cou. aux flancs et aux Jambes.
Jeunes: D’un brun un peu cendré, en dessus, la plupart des plumes avec un fin liseré gris-roussâtre ; variés de gris-roussâtre et de brun, en dessous, avec la gorge blanchâtre. Kémiges et rectrices d’un brun noirâtre. Nudités de la face jaunâtres. Bec brun ; pieds noirs.
A la naissance: D’abord entièrement nus et d’un cendré noirâtre, puis bientôt couverts, à l’exception de la tête et du haut du cou, d’un duvet noir, épais, mais assez court.
Hybrides: Le catalogue des Oiseaux du Musée de Frankfort enregistre un Cormoran très voisin du Ph. africanus qui, par ses taches, rappelle un peu le Pygnmus et proviendrait peut-être d'un croisement de ces deux espèces.
Le Cormoran pygmée est un oiseau oriental qui, bien que tout à fait étranger à notre Faune, aurait fait cependant deux ou trois apparitions accidentelles on Suisse. M. Ambros, de Constance, m’assurait, en 18G3, qu’un individu de cette petite espèce avait été tué. peu d’années auparavant, sur le lac de Constance. M. Stauft'er, de Lucerne, m’écrivait à la même époque que trois sujets de ce Cormoran avaient été tués, on automne 1859', sur le lac des Quatre- Cantons. Le Musée de Zurich possède un Cormoranus jiycjmæus tué, le 25 octobre 185(i, <à Dietikoii, près de la Limmat, non loin de cette ville. Enfin, M. Nægeli, naturaliste à Zurich, signale, sans date, une capture exceptionnelle de cet oiseau .sur le lac de Zurich. La date fournie par M. Stautt'er ajnnt été corrigée par un 9 sur un G, et la donnée de M. Ambros, de Constance, devant remonter à peu d’années avant 18G3, on peut se demander si ces diflérentes captures n’auraient peut-être pas été faites toutes la. même année, à la suite de quelque perturbation atmosphérique qui aurait amené à la fois sur ces trois lacs, à l’est de notre pays, des représentants errants et fourvoyés du dit Cormoran pygmée.
Ce petit Cormoran est grand pêcheur, comme le précédent, mais il perche moins que lui et niche moins sur les arbres, soit plus sou-
^ L’année est approximative, 186G-59.
LONGIPBNNES
vent clans les marais, sur les roseaux ou les buissons, cela généralement vers la fin de mai ou le commencement de juin. Il gilmperait, comme le Blongios. le long des roseaux dans les marais, selon von der Mühle.
Ses œufs, au nombre de 4 ou 5, rappellent en plus petit ceux du précédent ; ils ont même forme cpiasi ellipticiue plus ou moins allongée et même cocjuille bleuâtre, couverte d'une couche crétacée blanche; ils mesurent — 051 sur 0“, 0.30— 033.
L’espèce est assez répandue dans l’est et le sud-est de l'Europe, dans l’ouest et le centre de l'Asie, et dans le nord de l’Afrique. Elle niche, entre autres, en Hongrie, on Halraatie et en Grèce, sur notre continent.