‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 209 sur 309 · LI.X. - Famille I: PROCELL ARIIDÉS · texte numérisé non relu

LI.X. - Famille I: PROCELL ARIIDÉS

PROCELLARIIDÆ

Narines tubulées, réunies sur l’arête du bec et plus ou moins séparées par une cloison médiane. Bec quasi-droit, plus ou moins rehaussé et crochu vers l’extrémité, avec bords lisses ou, plus rarement, garnis au côté interne de quelques petites lamelles dentiformes. Tarse plus ou moins comprimé, d’ordinaire réticulé, botté soit lamellé chez Oceanites seulement. Pouce très court, généralement représenté par un ongle saillant et pointu. Ailes le plus souvent longues ou assez longues; rémiges généralement non échancrées. Queue courte ou moyenne.

Œuf unique, très gros, ovale, d’un blanc mat et immaculé.

Les nombreuses espèces de cette famille, très répandues sur les mers des deux hémisphères, peuvent être réparties, d’après les formes et proportions des narines et du bec ou des ailes et de la queue, dans différentes sous-familles, dont trois figurent en Europe et comptent dos représentants égarés en Suisse.

Sous-Farnille 1 : des FULMARIENS

FULMAKINÆ

Bec robuste, très convexe et courbé en avant, avec quelques lamelles obliques au bord intérieur de la mandibule

FULIIARIENS

supérieure; mandibule inférieure élargie et obliquement relevée vers le bout. Tubes nasaux supérieurs, droits et horizontaux, longs ou assez longs, réunis dans un seul orillce vers le bout, soit avec cloison séparatrice un peu en l’etrait (voy. fig. 92). Jambes un peu reculées. Tarses comprimés, plutôt courts, assez robustes et réticulés; doigts assez longs, réunis par une membrane entière.

Ce ne sont pas des oiseaux de passage; niais, errant souvent à de très grandes distances, il leur arrive d’être accidentellement déroutés et jetés par les tempêtes assez avant sur les continents. La plupart, volant au ras de Teau, semblent courir sur les flots ; quelques-uns percent même parfois la vague et disparaissent pour un instant.

Des divers genres que comprend cette sous-famille représentée dans le monde entier, trois figurent plus ou moins sur les côtes de notre continent, mais un seul, dit Fidmarits, compte un représentant accidentel dans le pays. Le Pétrel du Cap, Dcqition ca^misis L., et le Pétrel géant, Ossifraga gigantea Gm., de Tliémisphère sud, qui ont fait quelques apparitions en Europe, le premier en France, le second en Allemagne, nous manquent complètement.

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