Genre 7 : HIRONDELLE DE MER
STERNA Linné*.
Bec légèrement arqué ou quasi-droit , plus ou moins allongé et subconvexe en dessus, pincé et pointu en avant,
avec bords tranchants et plus ou moins rentrants; angle mentonnier généralement en arrière du milieu de la longueur du bec Fia. 108. Tête do Sterne elovatius. dessus ; nurincs demcu-
au., en noces. ^
rant d'ordinaire entre le quart et le tiers du bec au front, dans un sillon peu prolongé (voy. lig. 108 et 110). Tarse plutôt bas, en général plus court que le médian avec ongle, scutellé en axant, finement réticulé en arrière et sur les côtés. Doigts antérieurs entièrement réunis par une membrane concave, plus ou moins profondément échancrée entre l’interne et le médian qu'elle borde seulement, vers le bout (voy. fig. 1 1 1 ).
Ailes longues, effilées et suraiguës, dépassant toujours beaucoup les rectrices médianes ; les premières grandes rémiges à baguette le plus souvent blanche, parfois noire ; grandes cubitales couvrant plus ou moins les rémiges primaires. Queue assez longue et profondément échancrée, avec rectrices latérales coniques, phis ou moins prolongées et effilées (voy. flg. 109). Dessus de la tète et nuque assez généralement noirs, chez ad., en noces. Bec plus ou moins jaune, rouge ou noir; pieds volontiers rouges ou noirs.
‘ Sterna Gessner.
STERNIEXS
Œufs, assez gros, au nombre de deux ou trois, plus rarement quatre, ovoïdes, un peu ventrus ou un peu piriformes, à coquille lisse et maculés sur fonds variés.
Les Sternes ou Hirondelles de mer, très répandues dans les diverses parties du globe, vivent généralement en nombreuse société, aussi bien sui- les côtes des mers que sur les lacs, les grands cours d’eau et les marais. Quoique habitant de préférence les zones tempérées et chaudes des deux hémisphères, la plupart exécutent des passages ou des voyages annuels, poui’ aller nicher dans dos contrées plus septentrionales, rarement dans l'extrême nord. Leur nourriture assez variée consiste, suivant les espèces et les circonstances, en vers, zoophytes, insectes, mollusques, petits poissons, parfois même en très petits insectes qu’elles pirnuent au vol ou piquent à la surface de l'eau. Leur vol léger, gracieux et varié, lappelle as.sez celui des Hirondelles; leur démarche sur le sol est par contre assez gênée parle fait de la brièveté et de la position assez reculée de. leurs membres postérieurs. Elles so posent volontiers sur l'eau, mais nagent peu et ne plongent jamais. Elles chassent .surtout en l’air, tantôt errant d'un vol régulier et à peu d’élévation au-dessus de l'eau, le bec vertical emojit tourné vei's le bas, tantôt tournoyant et planant, parfois assez haut, et fondant souvent d’aplomb sur quelque proie que leur œil a découverte, avec une telle vitesse qu'elles font rejaillir l'eau autour d’elles. La nuit, elles dorment volontiers en société sur les grèves, près de l’eau. Leui' voix cidarde n'a rien d'harmonieux. Elles se reproduisent en troupes nombreuses et parfois côte à côte sur le sable ou le graviei' des rivages, pondant le, plus souvent dans une simple dépression fin sol, et ne couvant pour la plupart que la nuit. Les poussins courent très vite après leur éclosion.
Leur mue est partiellement double ; celle de la fin de l’hiver ou du printemps s'opérant souvent en partie par transformation et sans renouvellement complet de tout le plumage. — L(' mâle et la femelle se i'essend)lent; les jeunes sont assez différents.
Des huit espèces qui vivent en Europe, trois nous manquent; ce sont les suivantes : Hten/a velox ou Bvrgü Licht.. d'Europe orientale, d'Africpie. d’Asie et d'Australie, qui, en un peu plus petit, rappelle à première vue la Tschegrava, pai" son grajul bec; Ht. affînis ou media Horsf., de la ^Méditerranée et, comme la précédente, d'Afrique, d’Asie et d’Australie, rappelant un peu la Caujek, à part son bec jaune; et St.falk/imsa Gm., des mers intertropicales, s’égarant parfois jus(iu'en France, en Allemagne et en Angleterre, bien reconnaissable à .son manteau noirâtre.
LO^sGIPEXKES
Los cinq qui so trouvent en Suisse ont été réparties avec d’autres dans différents groupes ([ue je trouve inutile de conserver ici. Notre Ht. cnidinca renti'erait. par exeinple. avec les St. velox et St. affiids dans une section dite des Tlialasscæ; tandis que les St. hirumlo, St ardka et St Dour/alli feraient partie de la section des Stenuti proprement dites, et que la St. nnnutn appaidiendrait à une troisième section dite des Steniulæ.
344. — 1 : HIRONDELLE DE MER CAUJEK Brnndmeerscinvalbe — Bcccajjesci.
STEliXA CAXTIACA Gmelin.
Fie. 110. Tète do Sterna cantiaca
en noces.
Bec peu arcpié ou quasi-divit, un. peu plus loup que la tête, presque. double du. tarse, relatiremeut peu élevé et peu convexe, avec angle menton nier assez accusé, passablement en arrière du milieu du bec en dessus; narines dépassant à peine le quart du bec au front, chez l'adulte (voy. ffg. 110).
Tarse quasi-égal au médian avec ongle ou légèrement plus long. Balmures assez échancrées, presque complètes nu côté externe du médian, reculées jusqu’en arrière de première articulation de celui-ci, au côté interne (voy. ffg. 111). Ailes dépassant les rectrices externes de un à cinq centimètres environ, selon l'éige; la penne cubitale majeure couvrant la huitième rémige primaire, ad. Queue longue, bifurquée sur moitié de sa longueur environ., chez ad., avec rectrkes latérales effilées et acunün.ées. Blumes occipitales un pteu prolongées et pointues. — ■ Dessus de la. tête et haut de la nuque noirs; faces supérieures d’un, cendré bleuâtre; les quatre premières grandes rémiges grises, lavées de noiriitre vers le bout, avec baguette blanche; bec noir, à pointe ja une ou jaumltre; pieds noirs, ad., en noces.
Long. tôt. — d:p), au.v rectr. lat.,
0"',33-l — 350, rectr. méd.; aile pliée O'", 295 —
310; queue 0"',07-l — 080, aux rectr. méd., à
Fio. 111. Pied gauche do SncRNA cantiaca, cotô cxlerne (membrane pas assez reculée au coté Interne du médian).