CAILLE COMMUKE Wachtél — Quaglia
c.OTUR.N'ix c.OMMC-MS Boiinatei're.
Bec un peu plus haut que moitié de sa longueur, au front. Tarse nu, sauf sur nnpetit espace en, haut, en avant, à peu pires égal au médian avec ongle. T" rémige quasi-égale à 2", très légèrement pdus courte ou plus longue; 3‘ volontiers légèrement plus courte; 2^ et 5" un peu rétrécies au bord externe, vers leur quait extrême environ. 14 (12) rectrices molles, enveloppées par les couvertures caudales. — Faces sup. d’un brun roussâtre clair, variées de noirâtre, avec verges longitudinales jaunâtres; une raie jaunâtre disposée en long sur le milieu de la tête, entre deux grands sourcils de même couleur; plumes des flancs rousses, avec un large trait longitudinal blanchâtre. Gorge rousse ou roussâtre, entourée par deux traits bruns au noirâtres et marquée au centre d’une large tache brune ou noire, ad.; blanchâtre ou roussâtre, avec bordure irrégulière plus ou moins accusée, sans tache médiane, 9. Bec noirâtre ; pieds carnés.
COTURKICIENS
Long. tôt. O"',!? — 20; aile pliée O'", 100 — 115; queue 0'",038 — 042; tarse O"', 025 — 028; médian, avec ongle O"', 026—029 ; bec, an front 0"',011—013.
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Perdortyx Lodoisiæ Montess., Mém. Soc. Saône, VI, p. 36, 1886.
Noms vulg. S. F. : Caille. — S. A. : Wachtel. — S. I. : Quaia, Quaiott.
Mâle adulte: Tête variée en dessus de noir et de brun-roussâtre, avec une raie longitudinale médiane jaunâtre ou blanc-roussâtrc et, de cliaque côté, un sourcil do même couleur, plus ou moins prolongé sur les côtés du cou. Toutes faces supérieures, jusqu’au bout de la queue, d’un brun rous.sâtre clair, avec de larges espaces noirâtres sur le bas du cou, les épaules et le croupion iirincipalement, des barres transversales blanc-roussâtres liordées de noir et de longues verges acuminées jaunâtres sur l’axe de beaucoup de plumes. Ailes d’un brun plus grisâtre que le dos, rayées transversalement ou comme vermiculées de roux et de brun, avec étroites baguettes jaunâtres sur la plupart des couvertures moyennes et givandes; rémiges et rectrices brunes, barrées de roux ou de roussâtre, les primaires au bord externe seulement. Joues et gorge, selon l’âge et la saison, jaunâtres, i-ousses, d’un brun roux ou lirunâtres, variées de roussâtre, avec une tache allongée noire ou d’un brun roux foncé sous
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le bec, s’élargissant vers le haut du cou, d’où elle remonte en collier sur les côtés vers la joue et l’œil; un second demi-collier brun-noinâtre ou brun-roux, plus ou moins accusé, un peu au-dessous du précédent, dont il est séparé par un espace clair, volontiers blanchâtre ou roussâtre, remontant aussi vers la région auriculaire. Faces inférieures de teinte roussâtre pâle sur le ventre et les sous-caudales, plus foncée, souvent même franchement rousse, sur le bas du cou et la poitrine, avec de fines stries blanchâtres. Plumes des flancs l'ousses, bordées de blanc-roussâtre, avec verge ou large trait longitudinal médian blanc-roussâtre, plus ou moins bordé de noirâtre. Bec noirâtre. Pieds carnés. Iris brun-noisette.
Femelle adulte: Assez semblable au mâle, en dessus, bien que de teintes peut-être un peu plus foncées. Gorge blanchâtre, jaunâtre ou roussâtre pâle, toujours sans tache médiane, parfois sans encadrement aucun, le plus souvent avec une bordure de petites taches brunes ou noirâtres et un trait plus ou moins accusé sur le maxillaire et un peu en arrière; devant du cou et poitrine jaunâtres ou roussâtres, perlés ou mouchetés de noirâtre; plumes des flancs moins rousses.
Jeunes, avant la mue: Rappelant assez la femelle, bien que de teintes plus sombres, légèrement olivâti'es eu dessus et plus pâles en dessous, avec la poitrine et les flancs mouchetés de brun-noirâtre. Bec brunâtre; pieds jaunâtres.
A la naissance: Couverts d’un duvet bigarré: dessus de la tête roux, avec raie médiane jaunâtre bordée de noir; deux taches, l’une noire, l’autre jaunâtre, sur l’oreille; un trait noir en arrière des commissures. Faces dorsales et ailes d’un roux jaunâtre, les premièi-es avec deux larges bandes longitudinales, iri-égulières et noirâtres, les secondes vaiâées des mêmes couleurs. Un espace noirâtre sur la l’égion crurale. Faces inférieures d’un roux jaunâtre. Bec roussâtre; pieds jaunâtres.
Variétés: On rencontre des Cailles plus ou moins variées de blanc, et, de temps à autre, des individus aft'ectés de mélanisme, plus ou moins envahis de tons gris ou noirs. Je possède un sujet mâle ad. de cette espèce, tué au passage d’automne dans le canton de Vaud (Suisse), en tout très sombre de couleur, avec le croupion presque entièrement noir, ainsi qu’un large plastron sur le devant du cou; la majorité des plumes sur la poitrine, sur le ventre et sur le cou au côté gauche, noires également'. La Collection locale du Musée de
* J’ai vu récemment une autre Caille, achetée sur le marché de Genève, qui présentait une tendance analogue au mélanisme.
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Genève renferme un indivirlu femelle, capturé pi-ès de cette ville, d’assez grande taille et dont toute la livrée tire plus ou moins sur le gris. Les faces supérieures sont comme saupoudrées de cendré; la raie médiane de la tête, les sourcils et le bas des joues sont grisâtres ; la gorge est d’un blanc grisâtre; le bas du cou et le haut de la poitrine sont grisâtres et mouchetés de brun; le ventre et le bas de la ])oitrine sont d’un blanc légèrement grisâtre; les plumes des flancs sont d’un roux ti’ès pâle, avec raie médiane blanche.
Les Cailles nous anàvent du sud par bandes i)lus ou moins nombreuses, généralement de nuit, parfois dans la soirée, plus ou moins vite suivant les années, entre mi-avril et mi-mai, et nous quittent également plus ou moins tôt ou tard, selon les circonstances, dans le courant de septembre ou dans la première moitié d'octobre. Beaucoup traversent la Suisse, poiii- gagner des contrées plus septentrionales; d’autres s'arrêtent dans le pays pour y nicher en plus ou moins gland nombre, suivant les années et selon les conditions que leur offrent les diverses localités. On rencontre parfois encore quelques Cailles attardées jusque dans le commencement de novembre; mais je ne sache pas que jamais un de ces retardataires ait hiverné avec succès dans le pays. N’était leur grande fécondité, le nombre de leurs nichées annuelles et celui de leurs œufs, ces pauvres oiseaux, en butte à de continuelles poursuites et exposés en voyage à mille dangers divers, auraient bientôt fait de disparaître ‘. La chasse incessante qui leur est faite, jusque dans leurs stations d’hiver, les accidents durant les longues traversées sur la iléditerranée et les nom-
^ La Caille niche déjà dès la fin de février et en mars dans la H‘«-Egypte, et les mâles qui ont chanté dès le commencement de ce premier mois sont muets à la fin de mars, avant l’époque du départ pour les contrées plus septentrionales; de sorte que les oiseaux qui nous arrivent en mai ont déjà élevé une famille dans l’Afrique orientale. Les jeunes nés de cette ponte ])récoce ne partent probablement pas avec leurs iiarents; car, |)our être grande voyageuse, la Caille n’en est pas moins aussi jilus ou moins sédentaire dans les régions méridionales, en Algérie et on Egypte entre autres, même un peu dans le sud de l’Italie et en Grèce. Très répandue dans le continent africain, elle semble émigrer annuellement et en sens inverses de chaque côté de l’équateur, car elle arrive en grand nombre, vers la fin d’août, au Cap de rjonne-Es])érancc, dans l’île de Rohben en particulier. Elle s’élève et niche encore bien plus haut sur le continent africain qu’en Europe, puisque Heuglin a rencontré des Cailles chantant et en amour entre 12 et 13000 pieds d’altitude, dans les orges des montagnes de Wolo-Gala. Yoy. sur ce sujet: Lu Caille, par Y. Fatio. dans le Journal Diana, organe de la Soc. suisse de chasseurs, IV, p. 53-55, 59 et 60 et 66-68, Berne, 1886.
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breux filets qui les attendent à leur arrivée sur les deux côtes de la mer diminuent cliaque année le nombre des émigrants qui nous viennent d'Afrique. Et ce n’est pas tout, bien des malheurs peuvent arriver encore, jusque sur notre sol, aux panvi’es bêtes échappées aux filets; la faux détruit involontairement quantité de nids dans les prairies et, trop souvent, des bandes qui traversent de nuit rétranglement de la vallée suisse près de Genève, à l’extrême ouest du pays, vieniumt s’abattre en plus ou moins grand nombre, trompées ou attirées par la lumière du gaz, dans les rues de notre ville, où les gensmatineux peuvent faire parfois de riches et faciles captures. Ces pluies de Cailles se répètent, hélas! ti-op fréquemment, même parfois deux ou trois ans de suite.
La Caille passe non seulement par la plaine suisse, entre Alpes et .lura, mais aussi le long du .second et à travers les premières, par bien des vallées supérieures on on la rencontre, en septembre, dans les moindres petits champs d’avoine, d’orge ou de pommes de terre, souvent au-de.ssus de 1400 mètres d’altitude, parfois jusqu’à 2000 m. et plus, comme eu H‘’‘-Engadine. On la trouve alors un peu partout dans le pays, mais elle demeure surtout dans les contrées qui lui offrent des conditions d’habitat et d'alimentation favorables, dans les champs arrosés de la plaine ou daus les récoltes plus tardives de la montagne. Elle ne s’arrête que peu dans les campagnes trop arides ou dépouillées. Dans bien des localités, les familles du pays quittent la plaine où elles sont nées quand les champs .sont trop secs ou dégarids de céréales, pour monter, en quête de graines, d'avoine surtout, sur les ffancs des montagnes; ailleurs elles abandonnent avant l’époqne du passage les prairies où elles ont niché, pour gagner d’autres parties du pays, si elles n’y ti’ouvent plus suffisamment de graminées.
Le vol de la Caille est assez rapide, droit, bas et, en dehors des étapes de migration, généralement court. Elle trotte beaucoup et vite, et ne se lève guère que devant le danger. Les individus de passage, volontiers un peu plus lourds que ceux nés dans le pays, pèsent d’ordinaire, en septembre, de 110 à 135 grammes.
A peine arrivé et durant le temps des amours, le mâle signale sa présence dans les prés et les champs par son chant bien connu putya, pia-paya, généralement précédé d’une sorte de grognement inia-ouan ou oidn-ouin, oiiiu-onm; les femelles appellent avec un cri plus faible crui-crui ou trru-trrn. Jeunes et vieux, en s’envolant, prononcent volontiers la syllabe tridi. La femelle pond en plein champ, entre les herbes ou sous une touffe, dans un petit creux à peine garni de menue paille ou de radicelles et de plumes, une pre-
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mière fois à la fin de mai ou dans les premiers jours de juin, souvent une seconde fois, dans de bonnes conditions, vers la fin de juin ou au commencement de juillet, et parfois encore, en 7-econuée, si la seconde couvée a été dérangée, fin juillet ou même dans le courant d’août. Elle couve trois semaines, avec une telle assiduité qu’elle se laisse souvent couper la tète sur ses œufs par la faux. La Caille niche non seulement en plaine, mais aussi dans bien des vallées élevées, même jusqu’en H'“-Engadine, où elle se reproduit a.ssez fréquemment à plus de 1800 m. s/m. ilallieureusement, les nichées sont de moins en moins nombreuses dans le pays, grâce à la destruction croissante en Egypte, sur les côtes d’Afidque et surtout sur le littoral méditerranéen en Europe.
Les œufs, au nombre de 8 à 18, selon les pontes, assez gros, d’un ovale un peu piidforme, soit ventrus et légèrement coniques, sont jaunâtres, avec des points épars et des taches irrégulières plus ou moins grandes, d’un brun foncé. On en trouve assez souvent qui sont tout couverts de petits points seulement, plus rarement d’autres qui sont d’un gris jaunâtre sans taches. Ils mesurent d’ordinaire 0"‘.029— 032 sur 0"‘,023— 024. J’en possède un qui ne mesure que 0'",027 sur 021.
L’espèce est très répandue en Europe, en Asie et en Afrique des deux côtés de l’équateur. On la trouve sur notre continent, durant la belle saison, depuis les bords de la Méditerranée, au sud, jusqu’en Angleterre et dans le sud de la Scandinavie, au nord.