‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 32 sur 309 · BÉCASSE ORDINAIRE · texte numérisé non relu

BÉCASSE ORDINAIRE

Waldschnepfe — Beccaccia.

SCOLOPAX RUSTICOLA Lillllé.

Bec un peu ou passablement plus long que deux fois le tarse, except. phis court (voyez fig. 1 8). Rectrices rétrécies vers le bout et quasicarrées à l’extrémité, l'" grande rémige lapins longue ou à peu près égale à 2°, iiarfois très légèrement plus courte, atteignant trois cinq, à deux tiers de la queue. — Dos varié de roux, de brun et de gris, avec taches noires, irrégulières; de larges bandes transversales noires sur la tète, depuis les yeux et en arrière. Faces inf. roussâtres ou plus ou moins lavées de gris ou de blanchâtre et plus ou moins barrées de noirâtre, en travers. Gorge blanche ou blanchâtre. Bout des rectrices gris, en dessus, d’un blanc émaillé, en dessous.

Long, tot.^, au bout du bec, O'", 235— 400 (O'", 420); aile pliée O'", 185— 210; queue 0'‘,082—092 (0'^,095); tarse <r,032—037 ; doigt médian, avec ongle 0"\038 — 047 ; bec, au front O"', 07 O — 085 Or, 005 J.

SooLOPAx RüSTicüLA Linné ex Gesmer, Syst. Nat., I, p. 2-iS, 17G6. Nih.imt, Skand.Fauna,Fog].,II, p.244, lS36.Deyl.et (ÎCT-ie, Onnth.eur.,TI,p. 177, 1867. FVîVlenc/ijDeutscIipVOgebloéd., p.819, Taf. 43,Fig.4, 1891. Nùer^PjCat.B.Brit. Mus., XXIV, 11. 671, 1896, et Iland-list, I, ]). 166, 1899. — Sc. rusticola Gmelin, Syst. Nat., I, p. 660, 1 788. 3Ieisneru. Seh.,\ôgc\ der Schweiz, ji. 205, 1815. Tem-

' Voy., plus haut, au chap. Scolopacidæ, en note, p. 947, quelques mots relatifs à la petite plume rigide,dite Pinceau, Pinsel (Sorrémige) que, comme les autres membres de sa famille, la Bécasse porte contre la face supérieure de la base de sa première grande rémige.

® Bec y compris, comme précédemment et par la suite.

ÉCHASSIERS

minck, Man. Ornith., II, p. 673, 1820. Schinz, Fauna helv., p. 107, 1837. Bailly^ Oriiith. Savoie, IV, p. 169, 185-1. Riva, Omit, ticin., p. 466, 1866. Friisch, V6gel Eiirop., Tab. 37, Fig. 10, 1871. Dubois, B’aune Vei't. Belgique, Oiseaux, II, p. 234, 1894. — Sc. MAJOR Leach, Syst. Cat. M. a. B. Brit. Mus., p. 31,1816. — Sc. pise- TORüM, Sc. sïLVESiRi8lIrc/im,VôgelDeut8clil.,p. 613 et 614, 1831. — Sc. indicos Hodgson, J. As. Soc. Beng., II, T, p. 490, 1837. — Sc. commusis Selby, Cat. geii. subg. Aves, p. 43, 1840. — Sc. scoparia Bonaparte, Cat. Parzud., p. 14, 1856. — Sc. TORQüATA, Sc. ORiENTALis BceAiB, Vogelfaiig, p. 304, 1855.

Rusticola vdloaris Vieillot, Xouv. Dict., III, p. 348, 1816. Savi, Omit, tosc., II, p. 304, 1829. — E. EOROPÆ.A Lesson, Traité d’Ornitb., p. 555, 1831. — R. sïl- VESTRis Macgillivray, Man. Brit. Ornith., II, p. 105, 1840.

Noms yclo. S. F. : Bécasse, Cocarde, Grosse-rouge; Pieds-bleus, Petite-grise, Hirondelle, Genève. Vaud; Sale, Fribourg; Grosse meunière. Petite meunière ou Volet et Bisonnetle, Savoie, selon Bailly. — S. A.: Waldschnepfe, Sehnâpf. — Gallinaz, Ciisaccin; Becassa, Sils (Grisons). — S.I. : Beecaccia, Piszalunga. Gallinazza, Lugano; Gallinaceia, Braggio.

Adultes: Front cendré, plus ou moins varié de brun ou de rous- •sâtre; de larges bandes d’un noir brun, séparées par des traits ron.ssâtres, en travers de la tête, depuis les yeu,x et en ai-rièrc; un trait d’un brun noir sur les lorums (entre bec et œil). Gorge blanche ou blanchâtre, encadrée ou non sur les côtés, en dessous, par quelques macules d’un brun noirâtre. Faces supérieures variées de rou.v, de brun, de jaunâtre et de cendré, avec de larges taches noires et irrégulières, sur la nuque, le dos et les scapulaires, plus rou.sses sur le croupion et les sus-caudales. Couvertures grandes, moyennes et plus ou moins les petites volontiers terminées de grisâtre ou de roussâtre, dessinant sur l’aile une, deux ou parfois trois raies claires transver- .sales, plus ou moins apparentes. Rémiges d’un brun noir, largement tachées ou barrées de roux. Rectrices noires, barrées de roux au côté externe, avec le bout cendré, en dessus, d’un blanc émaillé, en dessous. Faces inférieures roussâtres ou jaunâtres, plus ou moins variées de grisâtre ou de blanc, avec des lignes ou de petites barres transversales d’un brun noirâtre, jusque sur les sous-caudales qui sont terminées de blanc; souvent quelques taches plus larges, rousses ou brunes, sur les côtés de la poitrine. Bec d’un brun de corne, plus foncé vers le bout. Pieds d’un brun ro.sâtre, jaunâtres ou grisâtres. Iris brun foncé. — hü femelle est très semblable au mâle. C’est à tort que plusieurs auteurs lui attribuent une première grande rémige blanchâti-e et immaculée au bord externe; ce caractère n’a pas d’importance et peut se trouver dans les deux sexes. Elle est souvent un peu plus grosse que le mâle, mais, sur ce point aussi, on rencontre bien des exceptions. — La livrée varie peu d’une saison à l’autre.

St'OLOPACIEXS

à part peut-être un peu plus de fraîcheur dans les tons au printemps. Les taches claires du dos seraient, selon Hotfinann*, plus grises au printemps, pins jaunâtres en automne.

Jeunes: Ressemblant beaucoup à leurs parents, avec des teintes plus ternes et des pieds généralement plus pâles, plus rosâtres ou plus jaunâtres.

R lu naissance: Couverts dhin duvet l’oussâtre, blanchâtre à la gorge, plus foncé sur la poitrine, avec taches et bandes d’un brun marron dispo.sées comme suit : trois bandes longitudinales sur le do.s, une large tache sui- la tête et d’autres, plus petites, sur les côtés de celle-ci, sur le bas du cou, les ailes et les cuisses. Bec court, jaunâtre, ou rosâtre h la base, noii'âtre ou brunâti'e vers le bout, mesurant 2 à 2 7-2 centimètres au plus. Pieds épais, rosâtres. Iris brun foncé.

VariahïlHé: Beaucoup de chasseurs et quelques naturalistes distinguent deux espèces (ou race.s) de Bécasses, en Europe.

1“ La grosse Bécasse. Scolojinx major, dite Tète-de-hihon, Eulenliopf, la plus commuue chez nous, où on la distingue volontiers sous le nom de Cocarde ou Grosse-rouge, chez laquelle les tons roux dominent. qui a la tête forte et large, avec pieds rosâtres on brunâtres, et qui, avec un poids d’ordinaire supérieur, se montre généralement moins sauvage.

2“ La petite Bécasse, Scolopax rasticola parva des auteui’s, Sc. sylvestris IMacgillivray, Sc. scoparia Bonaparte, Sc. pinetoriim Brelun, N or dette des chasseurs français, Blaufuss et Spitzkopfdes al lemands, distinguée volontiers chez nous, où elle est moins fréquente que la précédente, sous les noms de Pieds-bleus, Petite-grise ou Hirondelle, moins rousse, soit plus mélangée de noir et de gris, en dessus, plus pâle ou plus grise, en dessous, avec raies transversales plus noires et plus serrées, présentant une tête i)lus conique et des pieds tirant sur le gris-bleu, passant d’ordinaire plus tôt au printemps et j)lus tard en automne-, d’un poids généralement moindre, plus farouche et plus rapide.

Ayant beaucoup chassé et observé la Bécasse en Suisse, je dois déclarer que, si les deux formes sont assez distinctes dans leurs extrêmes, elles sont cependant reliées par trop d’individus de proportions et colorations intermédiaires pour mériter une di.stinction même subspécifique. On trouve beaucoup de Bécasses qui, à tous égards, tiennent le milieu entre la Cocarde et la Pieds-bleus, des sujets qui sont à la fois grands et très chargés de noir, et d’autres qui, bien que plus petits, sont tout aussi roux que la dite Grosse-rouge. On est

‘ Die WaldscJinepfe, von Dr J. Hoffmann, Stuttgart, 1867.

^ Cela parait varier avec les conditions et les circonstances.

ÉCHASSIERS

souvent très embarrassé de savoir à quelle forme rapporter tel ou tel sujet. U est ])Ossible que les dites Pieds-bleus soient nées dans des régions plus septentrionales ou dans des conditions moins favorables et ne soient, comme le suppose le D" Hoffmann fl. c.), que des mâles mal nourris.

On rencontre de temps à autre des Bécasses blanches ou plus ou moins tachées de blanc, ou encore de couleur Isabelle ou café au lait, avec les taches sombres d’une teinte rousse, plus ou moins apparentes. On en trouve aussi quelquefois qui portent exceptionnellement 14 rectrices, au lieu de 12, chiffre habituel. La longueur du bec varie aussi énormément, de O^Oôô à 0'",085 et plus, chez des adultes.

La Bécasse e.st, en Suisse, oiseau de passage régulier, plus ou moins abondant suivant les années et les localités, dans les régions de plaine et montagneuse surtout, et, d’une manière, générale, plus rare, depuis quelque vingt ans qu’autrefois. Cependant, quelques i)aires nichent dans les forêts des Alpes et du Jura, plus rarement en plaine, et, çà et là, quelques individus isolés, égarés ou blessés, se montrent accidentellement en plaine, en été', ou passent exceptionnellement l’hiver dans le pays, volontiers dans des localités basses et abritées où l’eau ne gèle pas d’ordinaire. Elle nous arrive plus ou moins tôt ou tard, selon les circonstances, les deruiei-s jours de févriei' et en mars, parfois encore les jiremiers jours d’avril", et repasse généralement entre la seconde semaine d’octobre et la fin de novembre; les premiers individus se montrant, en automne, dans les forêts de montagne, quelquefois déjà, dans le commencement du mois d’octobre, les derniers dans les bois de plaine, où l’on en voit parfois encore quelques-uns jusqu’à la fin de décembre, mémo les premiers jours de janvier, quand l’arrière-saison n’est jjas trop froide, cela dans les parties sud et occidentales du pays surtout.

Elle suit, suivant les circonstances, le littoi-al de l’Océan ou dos mers, les rives des cours d’eau ou les chaînes de montagnes boisées. Pour ce qui est de la Suisse, elle semble passer surtout entre Alpes et Jura, selon les conditions atmosphériques du moment, dans les bois des régions inférieures ou, plus ou moins haut, sur les versants boisés des montagnes qui, en méandres divers, encadiauit la plaine suisse, depuis le Rhin et le lac de Constance, au nord et au nord-est

' M. Cil. Binet, de Genève, m’a signalé, en particulier, trois semblables rencontres près de Genève, dans ces dernières années.

" Le passage du printemps semble, depuis quelques années, plus ou moins retardé.

SCOLOPACIEXS

du pays, jusqu’à Genève, au sud-ouest. Cependant elle s’engage aussi dans bien des vallées supérieures et traverse les Alpes en maints endroits, pour gagner le Tessin et l’Italie, cela d’autant plus facilement que les forets s’y élèvent davantage. C’est ainsi, par e.vemple, qu’elle passe par la vallée du Rhin et le Lukraanier à 1900 m.s/m. et par la H'^-Engadine, au-dessus de 1800 m., dans l’est du pays; tandis qu’elle ne se montre guèi'e qu’en automne, et cela encore rarement (selon Nager, iw lût.), dans la vallée d’ürseren, à 14.50 m., sur la route du Gothard, où elle rencontre moins de forêts et où elle doit s’élever jusqu’à 2150 m. environ, pour gagner le sud par le col. Dans certaines vallées d’une orientation particulière et bornées par de hautes sommités neigeuses, comme le Valais, il semble que beaucoup de Bécasses qui s’y sont engagées nichent jusqu’à d’assez grandes hauteurs, si les conditions sont favorables, et redescendent en automne, par la même voie, pour gagner des contrées plus méridionales, ainsi que celles qui nous viennent de régions plus septentrionales.

Quelques nichées, eu avril ou mai, suivant les niveaux, et des jeunes, en août et eu septembre, ont été rencontrés jusqu’à 1.350 m. dans le Jura et 1500 dans les Alpes, même, quoique plus rarement, jusqu’à 1800 m. dans la H“-Engadine.

Les allures diurnes et nocturnes de cet oiseau si ardemment poursuivi par les nemrods de tous pays sont assez connues pour que je n’allonge pas sur ce sujet. Chacun sait que la Bécasse ne vole guère de jour, .si elle n’y est contrainte par les poursuites de ses acharnés ennemis, chasseui's, rapaces ou carnassiers, et qu’elle voyage de nuit, surtout aux heures crépusculaires du .soir et du matin, isolément ou par deux ou trois individus à la fois, rarement en troupes nombreuses comme les Bécassines. C’e.st à la brune, en effet, qu’elle passe de préférence, ou que, cantonnée, elle sé promène au-dessus des bois et des taillis, .soit pour gagner les localités humides, les champs ou les terres où elle trouvera i)lus abondante pâture, soit pour rappeler eu croulant, au printemps, quelque compagne dans le voisinage, et jouer l’amour avec elle. C’est avaut l’aurore qu’elle regagnera la remise choi.sie à l’arrivée et autour de laquelle elle rôdera plus ou moins durant la journée, sommeillant souvent, ou picorant un peu de droite et de gauche.

La Bécasse, dans son passage nocturne, paraît voyager d’ordinaire avec lèvent, s’il n’est pas trop fort; un ouragan du sud ou du nord l’arrêtera plutôt, et si, effrayée, elle est forcée de voler dans ces dernières conditions, elle prendra souvent par le travers du vent, après s’être levée contre celui-ci. C’est dire qu’elle voyagera de préférence par le vent du sud, avec temps humide ou pluvieux, au pi’intemps;

ÉCHASSIEKS

tandis qu’elle profitera plutôt des courants nord-nord-ouest ou nordnord-est, plus généralement avec temps relativement sec, pour se transpoi-ter en automne. 11 y a toutefois encore bien des observations à faire de ce côté. Une abondante chute de neige sur les montagnes la fait généralement descendre dans les vallées.

Elle se nourrit surtout de nuit et principalement de vers qu’elle extrait de la terre, en y enfonçant le bec jusqu’au front; cependant, elle prend aussi, quand le sol est gelé ou trop dur, de petits insectes ou do petits mollusques qu’elle cherche, sous les mousses, au pied des arbres. Sou bec, pourvu à l’extrémité d'une sensibilité nerveu.se tactile et d’un mouvement d’écartement particuliers, gvec langue à pou près de même longueur, est admirablement conformé poui- la recherche et la capture des vers, sa nouri'iture de prédilection. Le bec qui a senti et trouvé une pi’oie peut eu effet saisir celle-ci sous terre par uu retroussement du bout de la mandibule supérieure mue par des muscles spéciaux (voy. fig. 18, le bec de la Bécasse disposé, sous teri-e,

pour la capture d’un ver).

L’appel bien connu que répète la Bécasse, au printemps surtout, en errant, tantôt vite, tantôt lentement, et plus ou moins

Fig. 18. Tète de Siiolobax rusticola, avec mandibule sup. retroussée.

haut ou bas au-dessus des taillis, exprime tour à tour et souvent immédiatement l’iin après l’autre, les mots tsïbitt tscihitt et lcrôôh, lcrôôh, le premier plutôt léger, bien qu’as,sez aigu et strident, le second rauque et assez sonore (de là le terme de croule). Le petit sifflement qu’elle émet fréquemment, au passage, peut être traduit par le mot fssUp.

L’envergure de la Bécasse, ou Cfrosse-ro«Y/e, varie d’or-

dinaire entre 0'",614 et O'-.GfiÔ, souvent 0'“,620— 650, parfois 0“‘,o90 seulement; son poids oscille généralement entre .SOO grammes au printemps et 420 eu automne, bien qu’il puisse tomber à 250 grammes, en hiver, et monter exceptionnellement jusqu’à 510, dans de bonnes conditions, en automne.

La femelle pond à terre, entre les buissons, dans une petite dépression à peine garnie de quelques feuilles ou d’un |)eu de mou.sse, .3 ou 4 œufs qu’elle, couve 17 ou 18 jours, selon Hoffmann (1. c.), environ 20 jours, selon Bailly (Orn. Savoie), cola plus ou moins tôt

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ou tard, suivant les années et les niveaux, entre nii-niars et fin avril ou en niai, même au commencement de juin seulement dans les forêts élevées ou, en recoquée, si la première couvée a été détruite. La mère couve seule, mais le père rejoint celle-ci quand il s’agit de l’éducation des petits, et tous deux poussent également alors un cri qui a été traduit par la syllabe dach, dack. Un mois à six semaines après leur éclosion, les jeunes volent déjà passablement, et bientôt ils vivront chacun de .son côté'^

Les œufs (.3 ou 4), assez gros, un peu ovoïconiques ou piriformes, sont généralement roussâtres ou d’un brun jaunâtre clair, avec taches éparses, plus ou moins grandes, d’un gris lilacé et brunes mélangées, volontiers plus grandes et plus rapprochées vers le gros bout; ils mesurent fl’ordinaire 0“,042— 045 sur 0‘“,031— 033, parfois 0”,030.

L’espèce est très répandue en Europe, entre le 65° degré de latitude nord et les côtes de la Méditerranée, jusqu’au cercle polaire même en Scandinavie, ainsi qu’en A,sie, en Sibérie, dans l’Himalaya, en Chine et dans les Indes; nichant, en particuliei’, dans les régions centrales et septentrionales de notre continent, dans le nord surtout. Elle hiverne en Espagne, dans le sud de l’Italie, en Sardaigne et en Sicile, en Grèce, dans les Cyclades et autres îles voisines, en Albanie, sur les côtes de la Turquie, en Anatolie, jusqu’en Afrique, dans l’Atlas, on Egypte, et plus ou moins, grâce à l’influence tempérante du voisinage de l’Océan, sur quelques points des côtes du nord de la France et de l’Angleterre.

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