‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 49 sur 309 · GÜIGNETTE VULGAIRE · texte numérisé non relu

GÜIGNETTE VULGAIRE

FlHSSuferlaufer — Firo-piro piccolo.

AGTITIS HYPOLEUCOS Linné.

Bec droit, égrd à la tête et très légèrement plus long que te tarse qui est quasi-égal au médian avec ongle. Aile couvrant qdus ou moins la queue, selon l’âge, souvent entre deux tiers et trois quarts. — Toutes faces sup. d’un gris-brun olivâtre à reflets, étroitement striées et maculées de noir. Hautde la poitrine gris-brunâtre, strié de. brun, sur les côtés surtout. Gorge, bas de la qmitrine, ventre et sous-caudales d’un blanc immaculé. Bec cendré; jneds dlun gris verdâtre.

Long. tôt. O"', 190 — 210 (0”',220J; aile pliée 0'“, W4 — 110; queue 0'“,05 7 — 062; tarse 0“',022 — 024; médian, avec ongle O”', 023 — 024; bec, au front 0'°,024—025.

TOTANIENS

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Guinetta hïpoleuca Gray, List. Gen. Birds, p. 68, 1840.

Noms yülg. S. F. : Siffletise. Bécassine, Bécassine du lac, Genève. Vendangette (selon Meisner u. Schinz) *. — S. A. : Strandlâufer. Seelerche, Lysslickeret Pfisterlein (selon Meisner u. Schinz). — S. I. : Gireu, Friuî.

Mâle et femelle ad., eu été: Facc.s sujKÎrieuros d'un gris-brun oli- Vcâtre à reflets un peu cuivré.s, avec de légers traits noirâtres, en long sur la tête, le cou et la moitié supérieure du dos, en travers et en zigzags sur les couvertures alaires, la moitié inférieure du dos, le croupion et les sus-caudales. Lorums et joues variés de blanchâtre et de brun. Paupières blanches. Un sourcil blanchâtre depuis le hec jusqu’au niveau de l’occiput environ. Rémiges d’un hrun noirâti'c; les primaires, sauf la pnonière, plus ou moins largement tachées de blanc en arrière, sur les barbes internes, les dernières étroitement terminées de blanc; les secondaires traversées par un large miroir blanc et plus ou moins terminées de môme couleur, les postérieures presque entièrement blanches. Rectrices médianes lirunes, barrées de noirâtre, latérales plus gi'i.ses. tachées et hari-ées de brun, avec bout blanc, l’externe blanche tachée de noir. Faces inférieures Idanches, sauf sur les côtés du cou, dans le bas, et sur la poitrine, latéralement surtout, parties qui sont fortement lavées de gris-brun, avec

^ Je n’ai pas entendu le nom de Vendangette cité par ces deux auteurs.

petites stries d’un brun fonc(^. Bec condré-brunâtre ; pieds d’un cendré verdâtre; iris brun.

Adultes, eu. hiver ; Assez semblables, avec reflets moins accusés.

Jeunes, aimut la première tune: D’un brun plus sombre, en dessus; les plumes bordées do roussâti-e et le haut de l’aile transversalement raj'é de rous.sâtrc et de brun. Le milieu de la poitrine et du cou en avant blanc.

A la naissance : Couverts d’un duvet gris-rous.sâtre finement moucheté de noir, au.x faces supérieures, avec bande noire irrégulière sur la ligne dorsale, blanc aux faces inférieures. Une bande médiane noire du vertex à la nuque; un trait de même couleur sur les côtés de la tête, du bec à l’œil et à la nuque. Bec brun ; pieds d’un gris verdâtre.

La Guignette vulgaii-eest assez commune en Suisse aux époques de passage, sur les grèves des lacs, ainsi que sur les bords des rivières où elle niche régulièrement, en plus ou moins grand nomlire. Gn la rencontre, durant la saison de reproduction, jusqu’à d'assez grandes hauteurs le long des cours d’eau, dans le Jura et les Alpes, même parfois jusqu’en ir°-Engadine au-dessus de 1800 ni. s/m. Elle passe en troupes plus ou moins nombreuses, de nuit principalement, en juillet et en août, parfois encore dans le commencement de septembre, et revient au printemps, vers la fin de mars ou dans le commencement d’avril. Alerte et assez fuyarde, elle court vite, balançant la queue à chaque arrêt, et vole rapidement, du bout de l’aile surtout. Elle perche assez souvent sur des branches basses, au bord de l’eau, et nage ou plonge au besoin avec une incroyable prestesse. Elle se nourrit surtout de vers, mollusques, larves et insectes. Son cri consiste en une série de petits sifflements décroissants que l’on peut trailuire par la phra.se thii, tui-tni-ttd-tui-tni-tui. Elle pond à découvert, sur le sable au bord des cours d’eau ou sur des îlots, dans un simple petit creux à peine garni ou entouré de quelques débris végétaux. La mère, surprise sur son nid ou avec ses petits, fuit en voletant, comme si elle était blessée, pour détourner sur elle l’attention de l’intrus qui menace sa progéniture, ainsi que le font du reste beaucoup d’oiseaux.

Ses œufs, au nombre oi-dinaire de 4, parfois de 3, rarement de 5. sont très gros pour les proportions de la pondeuse. Ils .sont piriformes et ventrus, à coquille très lisse et très luisante, de couleur isabelle ou roiissâtre pâle, semés de points gris et binins, avec taches petites et moyennes grises et d’un bi'un rougi'âtre. éparses, mais volontiers plus .serrées vers le gros bout, où elles sont souvent entre-

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luêlées cio macules ivrégulières ou de traits noirâtres. Ils mesurent d’ordinaire 0“, 0340— 0375 sur 0'*',0255 à 0200.

L’espèce e.st très répandue en Europe, en Asie et en Afrique. Elle se reproduit depuis le 70° degré de latitude nord, jusqu’à la Méditerranée, sur notre continent.

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