AVOCETTE A NUQUE NOIRE
Avosettsilbler. — Muiiacliina.
liECUliVIliOSTR.^ AVOCETTA Linilti.
Bcc franchenient retroussé, jilus de. deux fois la tête, au 2>ea ]>lus court que le tarse, ou quasi-égal, et plus large que haut (voy. fig. 32) ' . Jamhes unes sui' trois cinq, euvirou de leur longueur. Média», avec ongle àqjeu près moitié du tarse, i™ rémige un qteu plus longue que seconde. — Dessus de la tête et du cou, une jmrtie des scapulaires, ainsi que des couvertures alaires et grandes rémiges noirs; tout le ■reste d’un hlanc ])lus ou moins pur. Bec noir; pieds hlenâtres.
dian, avec ongle O'", 041 — 046; hcc, au front O'", 075 — 095.
Recuevirostra avooetta Linné ex Gcssner, Syst.Nat.,1, ]). 256, 1766. Meimer U. Sch.,Vôgel dcr Schweiz, p. 211, 1815. Temmhick, Man. Ornitlj.,II, p. 590, 1820. Saci, Omit. tOKC., Il, ]). 3G6, 1829. NiU.^nn, Skand. Fauna. Fogl., II, p. 286, 1835. ScMng, Fauna lielv., p. 112, 1837. Bailly, Ornitli. Savoie, IV, p. 237, 1854. Riva, Omit, ticiu., p. 427, 1865. Begl. et Gerhe, Ornitli. car., II, p. 243, 1867. Fritsch, Vôgel Europ., Tali. 34, Fig. 7, 1871. Friderich, Deutsche Viigel, 4» éd., p. 806, Taf. 42, Fig. 8, 1891. Bubuis, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 270, 1894. Sharpe, Cat. "B. Brit. Mus., XXIV, p. 326, 1896. Hand-Iist, I, p. 157, 1899. — R. EUROPÆA Bunioiit, Dict. Se. Nat., III, ji. 339, 1816. — R. pissiPBS Brehm, Vôgel Deutschl., p. 686, 1831. — R. Helkbi Brelim, Journ. fur Ornith., 1854, p. 84. — R. sinbnsis Sninh., Ibis, 1867, ]i. 101.
Himantopus avoceïta Seehohm, Brit. Birds, III, p. 71, 1885.
Noms vülo. S. F. : Avocette. Gambet de marais, Genève. — S. A. : Verkehrt- ■'cchnabel, Ueberschnabel. — S. I. : Monigliell?, Locarno.
‘ Le bout de la mandibule suiiérieure est souvent légèrement flécbi vers le bas, mais cette flexion ne se remarque d’ordinaire que chez les individus à l’état frais.
ÉCHASSIERS
Mâle adulte : Dessus do la tête, jusque sous l’œil, dessus du cou, scapulaires dans leur moitié voisine du dos. couvertures alaires, petites et moyennes, et rémiges primaires d’un noii- profond, parfois un peu brunâtre; tout le reste blanc, y compris la queue. Bec noir ou noirâtre; pieds d’un bleuâtre plombé; iris brun-roux.
Femelle adtdte: D’un noir moins profond ou plus brun, et volontiers légèrement plus petite.
Jeunes, avant la mue : D'un blanc moins pur, un peu nuancé de cendré sur le dos; le noir aussi moins profond, celui des scapulaires et des couvertures nuancé de brun et de ccndi'é, avec bordure des plumes d'un gris roussâtre. Bec plus court. Pieds cendrés.
A la naissance: Pùitièrement couverts d’un duvet soyeux, à pointes aiguës, teinté de cendré et de fauve, avec taches et bandes irrégulières noirâtres ou d’un gris noirâtre, en de.ssus; blanc, légèrement nuancé de fauve sur l’abdomen, en dessous ; cou cendré. Bec 'noir, bleuâtre vers la base, relativement court et faiblement retroussé. Pieds plombés {sec. Vian).
L’Avocette est rare en Suisse, presque exceptionnelle dans le centre, au nord-est et à l’est, bien qu’on y relève une ou deux citations peu détaillées, un peu plus fréquente, quoique encore de passage irrégulier, à l’ouest et au sud. Elle a été rencontrée, en particulier, bien dos fois dans le bassin du Léman et dans les enviroirs marécageux des lacs de Neucbâtel, de Biennc et do Morat.
Elle passe généralement fin avril ou en mai. et en septembre ou octobre, se montrant alors souvent isolée, parfois par couples ou en petite société et toujours sauvage, sur les grèves de nos lacs et rivières, de préférence dans les endroits herbeux et vaseux. Recherchant surtout le voisinage des eaux salées, elle séjourne d'ordinaire peu dans le pays, et je ne sache pas qu'elle y ait jamais niché, malgré quehiues rencontres durant l’époque de reproduction. Meisner ‘ raconte, eu etl'et, que Sprüngli aurait reçu une paire de ces oiseaux tués en juin, dans le pays, et que la femelle j)ortait des œufs déjà assez- gros; et, tout récemment, le 14 juin 1900, deux Avocettes furent tuées, ensemble, à la Pointe à la Bise, au bord du Léman, non loin de Genève, mais, dans ce cas. les deux sujets, adultes, probablement égarés, auraient été de même sexe, deux femelles ^ Sa démarche est dégagée, sur terre comme dans l’eau ; elle nage facilement et plonge même au besoin. Elle vole moins vite que les
' Meisner u. Schinz, Vôgel dcrSchwciz, p. 242, 1815.
^ Selon M. Ch. Mottaz, à Genève.
HIMANTOPODIENS
Chevaliers et est alors facilement reconnaissable aux battements plus espacés de ses ailes recourbées, à sou cou rentré et eà ses longues pattes tendues en ari-ièisî. Sa nourrituir consiste en très petits animaux, vermisseaux, insectes, mollusques et crustacés, qu'elle recueille dans le limon ou dans l'eau, en promenant de droite et de gauche son bec, à la façon d’un sabre. Son appel sei-ait, selon les circonstances, qnoiiï ou et son cri d'amour un Miou plain-
tif plusieurs fois et rapidement répété. Elle niche à terre, dans une petite dépression, dans l'iierbe ou sur le sable.
Ses œufs, 2 ou 3, gros, d’un ovale plus ou moins allongé ou légèrement ovo'iconi(|ues, avec, petit bout assez obtus, ont la coquille mate et sont généralement d’un roussâtre tirant un p('u sur l’olivâtre, avec nombreuses taches éparses, petites et moyennes, brunes et noirâtres ; ils mesurent : O”', 047 — 053 sui- 0'”,035 — 030. parfois 0'",033.
L’espèce est assez répandue, sans être nulle part très abondante, dans les régions moyennes et méridionales de l'Europe et de l’Asie, ainsi qu’en Afrique, se reproduisant de préférence dans les marais salins des régions chaudes.
Sous-famille II, des HIMANTOPODIENS
HIMANTOPOniNÆ
Bec un peu comprimé, droit ou quasi-droit. Jambes et tarses très longs, médiocrement pinces.- Pas de pouce. Doigts peu ou médiocrement palmés. Ailes suraiguës, très effilées.
Oiseaux de taille moyenne, très hauts sur jambes, côtiers et paludéens, migrateurs et sociables, plus ou moins répandus dans les régions chaudes fies deux hémisphères.
Un seul genre en Elurope, représenté par une seule espèce sur le continent.