‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 61 sur 309 · Genre 2 : ÉCHASSE · texte numérisé non relu

Genre 2 : ÉCHASSE

HIMANTOl’US Brisfoil.

Bec un peu comprimé, grêle, droit ou quaü-droit, beaucoup plus long que la. tète et pointu. Le bout de la mandibule

ÉCHASSIERS

supérieure un peu dépassant et légèrement fléchi vers le bas, sillons latéraux atteignant au plus moitié de sa longueur, avec narines prébasales. Jambes très longues, nues sur les trois quarts au moins de leur longueur. Tarses excessivement longs, grêles, un peu pincés, assez largement réticulés en axant et en arrière. Doigt externe palmé jusqu’à articulation ou légèrement au delà ; interne relié au médian par un petit repli membraneux ; pas de pouce; ongles plutôt courts, quasi-droits. Ailes très longues et effilées, dépassant notablement la queue ; les rémiges primaires généralement sans échancrures. Queue quasi-carrée, à rectrices arrondies, assez larges. Cou médioc7^ement allongé.

Oeufs assez gros, souvent au noiulire de quatre, pirifornies nu ovoïconiques, plus ou moins ventrus, peu luisants et tachetés.

Les Échasses sont plus sociables (|ue les Avocettes et, quoique plus petites que celles-ci, portées sur des jambes liien plus longues, qui leur permettent de se promener plus avant dans l’eau, en quête des petits animau.x, vers, insectes et cru.stacés qui leur .servent de nourriture. Leur vol est plus rapide. Elles fréquentent aussi volontiers les plages ou les localités limoneuses et nichent à peu près dans les mêmes conditions que les précédentes.

Leur mue est double ou partiellement double. Les deux sexes sont un peu différents; les jeunes également.

Une seule espèce en Suisse et en Europe.

242. — 1 : ÉCHASSE BLANCHE Rothfiissiger Stelzeulaufer. — Cavalier d’Italia, HiM.VNTOPUS e.ANüiDüs Boiinaterre.

Bec plus haut (pte large, une fois et donie la tête et woitié du tarse, environ. Jambe au tnoins aussi longue que le taise, nue sur jilus des trois quarts. Médian avec ongle un tiers du tarse environ. 1'° rémige beaucoup plus longue que 2°. Rectrices médianes souvent légèrement débordantes. — Haut du dos, scapulaires, couvertures alaires et rémiges noirs, à reflets verdâtres; derrière de la tête et du cou noir (été) ou blanc (hiver) ; queue d’un cendré, clair; le reste d’un blanc plus ou moins pur. Bec noir. Pieds rouges.

HIMANTOPODIENS

Long. tôt. 0“',340 — 400; aile pliée 0"‘,225 — 240; queue 0’“,078 — 090; tarse 0'^,118 — 125 (O"', 112); inédiau, avec ongle 0“',040 — 044; hcc, nu front 0'^,0(j0—060.

Charadkiüs himantopus Linné, Syst. Nat., éd. 10, 1758 et éd. 12, 1, p. 256,

Himantoi’Its himantopus Brisson, Ornith., V, p. 33, 1760. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXIV, p. 310, 1896. Hand-list, I, p. 156, 1899. — II. oandidus Bommterre, Tiibl. encycl. orn., p. 24, 1791. Legl, ef Gerbe, Ornith. eur., II, p. 246, 1867. Fritsch, Yiigel Europ., Tah. 31, Fig. 6, 1871. — 11. kufipjss Beehstein, Nat. I)eutschl.,IV, p. 446, 1809. — II. atropterds Meyer u. Wolf, Taschenh., Il, p. 315, 1810. Meimer u. Seh., Vogel der Scliweiz, p. 172, 1816. — H. a'dloaris Beehstein, Uni. Taschenh., II, p. 326, 1802-12. — II. melanopterds Temminclc, Man. Ornith., II, p. 528, 1820. 8avi, Omit. tosc.. Il, ]). 232, 1829. Schinz, Fauiia helv., p. 113, \S37. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 234, 1864. Biva, Omit, ticin., p. 386, 1866. — H. albicollis Vieillot, Nouv. Dict., X, p. 4, 1817. — II. Pmnii Fleming, Brit. Anim., p. 1 12, 1828. DuhoL, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, ]). 274, 1894. — H. lonoipes Brehm, Vôgel Deiitschl., p. 683. 1831. — H. interme- DiüS Blyth., Cat. B. Mus. As. Soc., p. 265, 1849. — H. jielanocbphalüs, H. NioRiooLLis, H. LEücocEPHALus, II. BRBviPEs Ure/o», Naumaiinia, 1855, p. 293. — II. ecropæds, II. AoiuMXALis Gray, lland-Iist, III, i>. 47, 1871.

CuRSORius HIMANTOPUS Turton, Brit. Failli., p. 62, 1807.

Limosa HrsiANTOPDS Pallos, Zoogr., II. p. 186, 1811-31.

Hypkibates hijiantopüs Nitzsch,in Esche u. Gmh. Encycl., X VT, p. 150, 1827. Keys. II. Bios., Wirhelth. p. 119 et 209, 1840. Friderich, Deutsche VMgel, 4® éd., p. 804, Taf. 42, Fig. 7, 1891.

Noms vulq. S. F. : Échasse. — S. A. : Strandreuter, SteUenlàufer, Biemenbein {sec. Schinz).

Métle adulte, en été: Haut du dos. scaiiulairi'.s, couverture, s alaires et réiiiigi's dTin noir à reflets verdâtri's ; derrière de la tète, depuis l'ieil, et do.ssus du cou noirs, avec mélange plus ou moins accentué de lilanchâtre, sur le second principalement. Queue d'un cendré clair. Tout le re.ste blanc, avec légère teinte rose à la poitrine et au ventre. Bi’c noir. Pieds d'un rouge vermillon.

Mâle ad., en hiver : Toute la tête et le cou blancs.

Feiuelle adidte : Le haut du dos, les scainilaires et les cubitales d'un brun noirâtre ; l’aile d’un noir moins reflétant ; le derrière de la tête et la nu(|ue. plus ou moins taclietés ou mâchurés, le premier d(' brunâtre, la seconde de cendré; avi'C cela, généralement un peu plus petite.

■leu nés, avant la m«e.-Ees, semblent à la femelle, avec les plumes lirunes du manteau et celles noirâtres des ailes plus ou moins Ijordées de lilanchâtre. Pieds orangés.

ÉCHASSIERS

A la tMissance, : Couverts, sauf sur les côtés du cou. d'iiii duvet soyeux d’un si’is roussâtre inouchcté do noir, en dessus. Idancs en des.sous. Deux bandes longitudinales noires sur le dos et une sur le vertex; un trait de même couleur sur les lorums et en arrière des yeux. Bec noir, blanchâtre à rextrême pointe, droit et ladativement court; pieds comparativement courts, d’un jaune plus nu moins rembruni.

L’Kclia,sse, bien que rare aussi et do passage irrégulier dans les mêmes régions que l’Avocctte, est cependant un peu plus fréquente dans la plaine suisse, particulièrement à l’ouest, dans le bassin du Léman et la région des lacs de Neuchâtel. Bienne et Morat. Elle passe chez nous isolée ou par petits groupes de 2 ou 3 individus et se monti-e d’ordinaire assez sauvage. On la voit alors sur les rives des lacs et des idvières. ou dans les marais, fin avril ou eu mai et fin août ou en septembre, plus souvent, semble-t-il, au printemps qu'en automne. Les dernières observées, à ma connaissance, près de Genève, furent vues, le 21 mai 1894. sur la grève du lac. au Creux de Genthod, où elles étaient au nombre rie trois, et où l'ime d’elles fut tuée.

Elle se nourrit surtout de vermissi'aux, d’insectes, de larves et de petits crustacés, qu'elle extrait de la vase ou recueille dans l'eau, en s’y avançant souvent a.ssez loin, grâce à la longueur démesurée de ses jambes, ou en nageant au besoin. Elle bat rapidement des ailes au départ, pour s’élever d’abord un peu, puis vole ensuite plus régulièrement, (iuoi(|uc assez vite, ses longues pattes tendues en arrière. Sa voix a été' traduite par Baklamus par les syllabes hoaitt, himett, lunàtt, houeU, witt, witt, wett, wett. Elle n'a jamais, que je sache, niché dans le pays. Elle se reproduit dans les marais, pondant à terre, volontiers sur un amas inforim? de débris végétaux, généralemeut au commencement de juin.

Ses œufs, souvent au nombre de 4, sont gros, piriformes. plus ou moins ventrus, à coquille assez mince et sans grand éclat, jaunâtres, roussâtres ou d'un olivâtre clair, avec taches grises, d'un brun rougeâti-e et noirâtres, petites et grandes, irrégulières et éparses, bien que souvent plus serrées vers le gros liout. Ils mesurent O”, 042 — 040 sur 0"‘,031— 032.

L'espèce haliite et se reproduit généralement dans les contrées méridionales et orientales de l'Europe, ainsi (pie dans le sud de l'Asie et le nord de l’Afrique.

PHALAROPODIDÉS

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