‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 62 sur 309 · XL. Famille 111, des FHALAROPODIDÉS · texte numérisé non relu

XL. Famille 111, des FHALAROPODIDÉS

PHALAROPODIDÆ

Bec couvert d’une peau molle à la Ijase, moyen, quasidroit, comprimé en arrière et plus ou moins effilé ou dilaté en avant, avec narines reculées et semi-operculées dans des sillons latéraux graduellement atténués jusqu’assez près du bout, (voy. fig. 34 et 35). Jambes assez courtes, nues sur un petit espace au-dessus du talon ; tarses plutôt bas et très pincés, étroitement scutellés en avant, plus finement et irrégulièrement en arrière. Pouce surmonté, grêle, avec petit lobe dentelé, en dessous, et touchant terre par son extrémité. Doigts moyens, aplatis, palmés dans leur moitié basilaire et largement lobés en avant, l’externe un peu plus long que l’interne; ongles petits, plus ou moins arqués (voy. fig. 33). Ailes assez étroites, échancrées et aigues ou suraiguës, atteignant ou à peu près le bout de la queue. Les grandes rémiges généralement sans échancrures; la P® rémige d’ordinaire la plus longue. Pennes cubitales acuminées, ne couvrant généralement pas les deux. plus grandes rémiges. Queue subconique, courte ou plutôt courte, à 12 rectrices ; sous-caudales aussi longues que ces dernières. Tête petite ; cou plutôt court.

Œufs assez peu nombreux, relativement gros, piriformes et tachetés. — Poussins naissant vêtus et de suite alertes.

Les Plialaropodidés .sont do.s oiseaux de petite taille, assez ramassés, bien qu'à tête relativement petite, sociables et monogames. Us nichent à tei-re et courent lestement sur le sol ; cependant, la majeure partie de leur existence .se passe sur les eaux, où ils nagcmt avec une grande agilité à la recherche d'une noui'riture consi.stant surtout en petits animaux pélagiques, cela le plus souvent sur mer, (|uel(iu(*fois sur les eaux douces des lacs ou des étangs. Us volent rapi(h'ment et, bien qu’ils ne plongent guère, ils piquent ou s’abattent volontiers verticalement .sur l’eau, comme beaucoup d'oiseaux marins.

Les espèces, peu nombreuses, de cette petite famille très naturelle

ÉOHASSIERS

sont propros surtout aux réfîions niaritiiues horôalos de l’anoion et du nouveau monde, d’où elles se répandent plus ou moins vers le sud. Les deux espèces européennes représentent les deux genres Plinlaropiis et Lfihipes (jui me paraissent bien mieux à leur place dans la division comprenant les Scolopacidés, dont ils ont le bec sillonné, que près des Foulques ou des Grèbes, dont quelques auteurs les ont rapprochés, à cause de leurs doigts lobés, au mépiâs de nombreux et importants autres caractères différentiels.

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