‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 90 sur 309 · HOUBARA ONDULÉE Hi(bara — Ubara · texte numérisé non relu

HOUBARA ONDULÉE Hi(bara — Ubara

HOlT|t.\n.\ UNDCLATA Jacquiii.

Tarses et doigts robustes et épais. — Faces sup. d’au, roux oereux, ondées et largement tH’rmiculées de noirâtre; la queue avec trois ou quatre, larges bandes transversales en partie noirâtres, en paHie d'un gris bleuâtre. Faces inf. blanches; devant du cou chiné brun sur grisâtre. Plumes de la hupjie entièrement blanches. Plumes des côtés du cou allongées en tou ffe ou collerette, dans la moitié inf. de celui-ci surtout, et dépassant notablement V épaule, noires dans la moitié suji. de la touffe, blanches dans l’inférieure; longues qdumes du jabot blanches ou blanchâtres (ff ad., en noces).

Long. tôt. 0"',68 — 77; aile pliée O'", 38 — 42; queue <>"‘,23 — 25; tarse 0”‘,090 — 099; médian, avec ongle 0^,040 — 044; bec, au front ü"',038, à connu. 0°',05ü — 000.

PsoPHiA üNDULATA Jocqulu, Beitr. zur Gescli. lier VOqel. pi. 2, 1781.

Otis hobara Défont., OD. de Barli.irie, Méni. Acad. R. Se., p. 496, pl. 10, 1787. — 0. HOüBAHA Gmelin, Syst. Nat., I, ji. 725, 1788. — 0. uübara Temminck, Man. Ornith., II, p. 609, 1820 et IV, p. 341. 1840. Fritsch, Veigel Eiirop., Tal). 36, Fig. 6, 1871. FrkJericli, Deutsche Vôgel, 4“6d., p. 941, 1891.

IIoüBARA rsiujLATA Graij, List Geii. of Birds, p. 83. 184 1 . Degl. et Gerbe, Oriiitli. eur., II, 1). 104, 1867. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXIII, p. 320, 1894. Ilaiullist, I, p. 176, 1899.

Eüpodotis cndülata Gmp, Gen. of Birds, III, p. 533, 1844-46.

Mâle ad., en noces: Dessus de la tête roiissâtre, tacheté de brun, avec huppe ar(|uée de plumes entièrement blanches, allongées et décomposées, sur la ligne médiane, -loues roussâtres. i-ayées de brun. Gorge blanchâtre. Cou chiné brun sur hlanchiUre, en arrière, brun sur gri.sâtrc, en avant, avec plumes aniuées, allongées et décomposées formant, sur la moitié inférieure de ses côtés surtout, une forte tontf'c susceptible de s’étaler en collerette, en grande partie noire dans le haut et blanche dans le bas. Dos et couvertures alaires d’un roux oereux. ondes et largement ve.rmiculés de noirâtre. Queue,, en dessus, d'un roux un peu plus foncé (lue le dos et vermiculée comme celui-ci, avec le bout des rectrices blanc, et trois ou quatre larges Iwndes transversales noiiâti-es (iiarfois une cinquième peu

accentiu'e sur les rertriccs luédinnos), ])liitôt d'uii gris blouâtro foncé sur les latéi'alos. Grandes rémiges d’un brun noirâtre, dans la moitié extrême, blanches un peu lavées do roux, en arrière, avec couvertures antérieures noirâtres. Haut de la iioitrine d'ordinaire vermiculé noirâtre sur roux, mais caclu' par de longiu's plumes blanches pendant du jaliot. Bas de la poitrine, ventre et jambes blancs. Sous-caudales blanches, plus ou moins teintées de roussâtre et vermiculées de brun, les latérales surtout. Bec brunâtre; pieds jaunâtres ou verdâtres; iris jaune pâle. — AjJi'f’S Ici mue: moins richement paré et coloré.

Femelle adnUe : Plus petite, mais assez semblable au mâle, bien qu’un peu moins brillamment colorée, avec peu ou pas de huppe, et collerette Itien moins dévelopiiée.

Jeunes, (ijirks la mue : De couleurs moins franches, avec le devant du cou chiné sur gris-roussâtre. Huppe et touffes ornementales encore peu développées; la première plus ou moins salie de gris ou de roussâtre.

Un individu de l'Houbara ondulée d’Afrique, qui figure au Musée de Zurich, où je l'ai vu. a été tué, le 20 mai 1839. à Mettmenstetten, près de cette ville. Schinz, qui en fit l'acquisition et le signale déjà .sous le nom d'Otis Imiihani, en 18-10', suppose que ce devait être une femelle, bien qu’il n'ait pas pu constater le .sexe par l'examen des organes génitaux, trop détériorés par le coup de feu; tandis que la présence d'une huppe Idancbe et d'une collerette noire ('t blanche, assez fortes, me font croire plutôt qu’il s’agit d'un mâle d’âge moyen. — Une seconde Outarde ou Houbara mâle, qui doit être rapportée peut-être à cette espèce, a été tuée encore près de Zurich, en et se trouve dans le Musée de Bâle, sous le nom de Eupodotis undulata .lacquin. M. Bühler-Lindenmeyer. qui signale la chose en 1895'-, semble croire qu'il s'agit plutôt d’une Hoabam Macqueeni Gray. d’Asie; cependant, dans la brève description que cet ornithologiste a bien voulu m'envoyer de cet oiseau, je relève la phrase contradictoire n Dagegen siiid die Fedeni der Kopfhnuhe rein iveiss » qui me fait hésiter à adoptei' cette opinion. Une huppe entièrement blanche e.st plutôt caractéristique de Houbara uudulata Jacquin, d’Afrique et d’Europe méridionale.

L'espèce est très répandue dans le nord de l'Afrique, au Maroc, en Algéiie et en Tunisie, par exemple, et se montre souvent, pai-

‘ Eurog. Fauna, I, p. 295, 1840.

^ Katal. der schweiz. Vogelfauna im naturhist. Musenm von Basel, p. 38. 1895.

OTIDIDÉS

fois iiiêiiie en assez grand nomliro. en Portngal, on Espagne, en Grèce et en Turquie, plus rarement dans le midi de la France et en Italie. Ses apparitions dans l'Europe centrale sont tout à fait accidentelles.

260. — (2) : HOUBARA I)E MACQUEEN Asintische Kragentrappe — Htarda dal coUare.

HOÜB.VK.\ M.\CQIIEE.\I Gray.

Tarse et doigts contparativeineiit un peit plus faibles. — Faces sup. d’un roux jaunâtre jxïle, un peu ondées et très finement chinées de noir; la queue avec quatre ou cinq bandes transversales noirâtres, relativement étroites. Faces inf. blaurltes ou blanchâtres; devant du cou finement chiné brun-noirédre sur grisâtre ou gris-roussédre. Plumes de la huppe, blanches à la. buse, noires nu milieu et d’un gris roussâtre. vers le bout. Plumes allongées des côtés du cou ne dôpmssant guère lu base de celui-ci et eu grande majorité noires, quelques-unes seulement des inférieures blanches. Longues qdu mes du jabot d’un cendré bleucdre.

Long. tut. 0"',58 — (iO; aile pliée ()"',3ü — 10; queue O"', 18 — 20; tarse 0"‘,080—091 ; médian, avec ongle O'", 038 — 010; bec, à comni. O'”, 051— 002.

Otis ïiovmnn, pars, amtorum.

Otis MACiiUEENii Gray, 111. Ind. Zool., II, p. 786, pl. -17, 1834. Frideiich, Deutsche Viigel, 4® éd., p. 940, 1891. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 95,

Hoübara Macqdeenii Gray, List B. Brit. Mus., part. III, p. 57, IBA.Deyl. et (îer6e,Ornith.eur.,II, p. 105,1867. Sharpe. Cat. B. Brit. Mus., XXIII, p. 3 18, 1894, Iland-list, I. p. 175, 1899.

Eüpodotis Macqüeexii Gray, Gcn. Birds, III, p. 633, 1845.

Méde ad., en. noces : Dessus de la tête roussâtre pâle, chiné de noirâtre, avec huppe médiane et arquée de plumes allongées, plus ou moins décompo.séos, Blanches à la hase, noires ou noirâtres vers le. milieu et d’un giàs roussâtre ou roussâtres vers l’extrémité, .loues variées de roussâtre pâle et de hiain. Gorge hlanche ou hlanchâtre. Cou chiné noirâtre ou brun sur fond hlanchâti-e ou grisâtre, avec plumes latérales allongées, arquées et plus ou moins décomposées, formant sur ses côtés, au-de.s.sous d<' la région parotique, unetouifo

ÉCHASSIERS

OU collcrotto un peu plus courte que chez l’espèce précédente et en majeure partie noire, avec quelques plumes hlanclies dans le lias. Dos et couvertures alaires d'un roux jaunâtre ou isabelle, ondés et très finement chinés de noirâtre, les secondes plus pâles ou un peu variées de blanc, en avant. Queue d’un roux un peu plus accusé et finement vermiculée de noirâtre, avec quatre ou cinq bandes transversales relativement étroites (la cinquième quebpiefois à l'extrémité des rectriccs), noirâtres ou d'un gris noirâtre, à légers reflets bleuâtres. Grandes rémiges noires dans leur moitié extrême, blanclu's lavées de roussâtre en arrière, avec couvertures antérieures noirâtres. Haut de la poitrine chiné brun sur blanc-roussâtre. caché par de longues plumes d’un cendré bleuâtre descendant du jabot. Bas de la. poitrine, ventre et jamlies blancs ou blanchâtres ; sous-caudales blanchâtres ou légèrement teintées de roussâtre, les latérales plus ou moins vermiculées de brun. B('c brunâtre, volontiers un peu jaunâtre à la hase ; pieds verdâtres ; iris pâle. — Hji/'ès In tune: Moins richement paré et coloré.

Femelle adulte ; Plus petite et plus pâle, avec plumes ornementales peu ou moins développées.

Jeunes, après la mue ; IIu|)pe et plumes ornementales du cou encore courtes; la première salie de roussâtre chiné; devant du cou chiné sur fond i-oussâtre.

Une Outarde qui paraît être un mâle jeune encore de YHouhara Adacqueeid Gray. d'Asie, a été tuée, le 18 novembre 1840. près de Eapperswyll, non loin de Zurich, et figure dans le Musée de cette ville. Sa huppe blanche un peu variée, de noir, son plastron gris et sa taille un peu moindi'e ne permettent pas de la confondre avec l’Houbara ondulée décrite ci-dessus, sous le numéro ‘259 '.

L’espèce est ti'ès répandue dans le centre de l’Asie, ainsi que dans le nord-ouest des Indes et la Perse, et s’égare plus ou moins dans les contrées orientales de l'Europe. La plupart des Houbara accidentellement rencontrées dans le centre de l’Eni'ope. jusqu’en Belgique et en Angleterre, doivent être rapportées à YHouhara Alaequeein de Gray.

^ Si M. BüMer-Liadennmyer a raison de considérer comme Hoiihara Macqueeni l’Outarde, tuée en 1864, près de Zurich, et qui figure au Musée de Bâle sous le nom d’Eupodofis undulata, ce que j’ai mis en doute i)lus haut, un sccomi exemplaire de l’espèce asiatique aurait été rencontré dans le i)ays, tandis qu’on n’y aurait vu, par contre, qu’une seule Iloubara d’Afrique.

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