‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 94 sur 309 · XLVII. — Famille X : RALLIDÉS · texte numérisé non relu

XLVII. — Famille X : RALLIDÉS

RALLIDÆ

Bec assez robuste, bien que couvert d’une peau molle à la base, comprimé, soit beaucoup plus haut que large, en arrière, quasi-droit ou légèrement fléchi, plus ou moins fendu, d’ordinaire plus court que la tête, parfois un peu plus long, avec arête supérieure plus ou moins convexe et élargie, en arrière, et mandibules généralement quasi-égales ; fosses nasales larges, plus ou moins allongées et assez généralement arrondies en avant; narines latérales, ovales ou allongées, percées de part en part et plus ou moins avancées vers le milieu du bec (voy. flg. 49 et 51). Jambes et tai'ses

* Contrairement à ce qui se voit chez la grande majorité des Échassiers célérip'edes qui précèdent et des Hérodiens qui suivent, les Sallifonnes ne portent pas d’ordinaire le pinceau, surrémige plus ou moins développée, dont j’ai jiarlé 1)1 us haut, en note, à propos des Seolopacidés.

Ét'lIASSIEKS

moyens on plutôt courts; les premières peu ou méclioci'ement dénudées, les seconds généralement scutellés en avant et plus ou moins épais ou pincés. Doigts antérieurs longs ou assez longs, généralement libres ou quasi-libres, effilés et iaiblement boi-dés ou largement lobés: le médian, sauf rares exceptions, plus long que le tarse. Pouce un peu ou à peine plus liant que les autres doigts, moyen ou petit et portant à terre sur un plus ou moins grand espace. Ongles petits ou moyens, généralement aigus; celui du pouce beaucoup plus court que le pouce (voy. fig. 50 et 52). .\iles moyennes ou plutôt courtes, plus ou moins amples et concaves, volontiers subaiguës et sans éperon corné; rémiges primaires rarement échancrées; pennes cubitales couvrant plus ou moins les grandes rémiges. Queue en général courte, à 12 ou 14 rectrices plus ou moins souples. Plumage plus ou moins mou. Corps plus ou moins allongé et comprimé ou haut et subarrondi. Cou dégagé. Tête plutôt petite, ovale et plus ou moins étroite, avec front nu ou emplumé.

Œufs moyennement ou assez nombreux, de forme oblongue ou ovalaire plus ou moins allongée, à coquille médiocrement épaisse, plus ou moins lisse, chez la plupart teintés de gris-jaunâtre ou de roussâtre et maculés ou pointillés. — Poussins courant ou nageant peu après leur éclosion.

Les Rallidés recherclieut le voisinage des eaux et les marais. Ils courent fort lestement, très pencliés en avant, mais ne volent d'ordinaire pas volontiers. Leur vol est plus ou moins lourd; ils nagent et plongent, par contre, facilement et porclient au besoin. Ce sont des oiseaux généralement monogames et migrateurs, et, à jiart quel- ’ ques-uns. assez peu sociables.

Leur alimentation e.st, suivant les circon.stances, jdus ou moins mélangée d’éléments végétaux et animaux divers; ils consomment dos plantes aquatiques et des graines, en même temps que beaucoup de vers, d'insectes, de larves, de mollusques et même, chez les grosses espèces, de petits vertébrés, grenouilles, soui-is et lézards. parfois des œufs et de jeunes oiseaux. Us établissent leur nid près de l'eau, sur le .sol. parfois même sur l'eau. Quelques-uns sont considérés comme gibier et assez recherchés, — J’ai déjà dit que cette famille compte des représentants dans les différentes partii's du globe.

RALLIEXS

On pont rôpartir nos divoi's ropréscntants do cotte t'aniille dans trois sous-faniilk‘s. RnlHats, Galliifnlipi^s et Fulirin/s, .selon qu'ils ont les doifits ellilt''s ou sans ‘■rando lionlure. ou largement hordes et lobés, avec ou sans nudité sur le front.

Le genre Talêvo ( Forplij/rio), k bec liant, avec plaque frontale et longs doigts etlilés, représenté dans rKuropo méridionale par le F. cæsiiis Barr., nous fait seul défaut. ])armi ceux qui figurent sur notre continent. Un individu de cette espèce aurait cependant été tué en Savoie, dans les marais de Bissy, près de Chambéry, le 15 août 1833. selon Bailly (Ornith. Savoie. IV, p. 270, 1854).

Sous-Famille 1, des RALLIEXS

EALLINÆ

Doigts libres, très peu ou pas bordés, les latéraux quasiégaux. Front emplumé. Tarse relativement peu pincé (voy. fig. 49 et 50). Corps allongé et comprimé. Pluma.ge doux, souple et généralement assez long.

(Eufs à coquille un peu plus lisse et luisante cgie chez les Fuliciens.

Los Ealliens, avec des formes assez sveltes, sont très lestes à la course, assez médiocres voiliers et plus terricoles ou moins nageurs que les repré.sentants des deux sous-familles suivantes.

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