INTRODUCTION. POISSONS. SQUELETTE. XXXVII
abdominales ou dorsales jusqu’à la région de l’anus et caudales de ce point à l’extrémité de 1a. queue. Nous appellerons d’ordinaire costales celles portant les côtes qui, sous forme d’arcs osseux, enveloppent et protègent de chaque côté la cavité viscérale. Ajoutons que des stylets, vulgairement connus sous le nom d 'arêtes, plus ou moins développés, de formes souvent assez différentes, et appuyés sur les côtes ou sur la colonne vertébrale, contribuent aussi à soutenir les chairs qu’ils traversent sur les faces latérales et supérieures du corps.
Le bassin rudimentaire, ou plutôt le pubis, réduit d’ordinaire à un seul os allongé et destiné à servir d’appui aux nageoires ventrales, est tantôt suspendu horizontalement dans les chairs de la face abdominale, tantôt appuyé en avant au bas du coracoïdien. Le sternum fait défaut; mais la tête et la cavité branchiale sont limitées en arrière par une ceinture thoracique osseuse composée généralement de trois os principaux simulant plus ou moins, de chaque côté, l’omoplate, la clavicule et le coracoïdien sur lequel s’articulent quelques petits os représentant le membre antérieur et supportant la nageoire pectorale. Chez la plupart des poissons cette ceinture est fixée au crâne dans le haut par sa pièce supérieure qui a reçu le nom de surscapulaire. ; cependant, notre Anguille fait exception à cet égard, la ceinture demeurant libre chez elle. Nous verrons aussi que le coracoïdien peut être plus ou mo’ins prolongé dans le haut, ou en bas à la rencontre d'un bassin plus développé, comme chez nos Épinoches par exemple.
La charpente solide de la tête comprend, en outre de la boîte osseuse qui enveloppe l’encéphale, une série d’os différents qui concourent à former la face, le museau, le plafond de la bouche et les mâchoires, ainsi que les appareils
hyoïdiens et branchiaux. Quelques-unes de ces pièces céphaliques nécessitent ici deux mots d’explications, celles du moins qui seront appelées à nous fournir plus loin des caractères spécifiques. Signalons en passant : la mâchoire supérieure, composée d’un intermaxillaire plus ou moins développé, en avant (voy. part. I, pl. IL fig. 1, et pl. IV, fig. 1, a), et d’un maxillaire fixé ou articulé de chaque côté sur le précédent1 (voy. part. I, pl. IV, fig. 1, b, et pl. II, fig. 18, 19, 21, etc., et part. II, pl. II, fig. 7-24), ainsi que, souvent, sur d’autres pièces environnantes, vomer et palatins ; ces deux premiers os, dentés ou non, contribuent, ensemble ou tour à tour dans des proportions différentes, à limiter la bouche par le côté. Le maxillaire est quelquefois doublé d’une petite pièce extérieure supplémentaire, chez nos Salmonidés par exemple. La mâchoire inférieure ou mandibule, avec ou sans dents, s’articule en arrière sur un os dit angulaire, relié par quelques pièces à la hase du crâne.
Au plafond de la bouche, derrière l’intermaxillaire, l’on voit, sur le centre en avant, l’os vomer plus ou moins allongé et souvent denté (voy. part. I, pl. II, fig. 1 et part. II, pl. III), et, de chaque côté, les palatins également plus ou moins prolongés en arrière, ainsi que souvent pourvus de dents (voy. part. I, pl. II, fig. 1) ; derrière ceux-ci se trouvent les ptérygoïdiens rarement dentés. Sur le plancher de la bouche, en arrière de l’os lingual et de Yhyoïde souvent plus ou moins garnis de dents (voy.
1 La soudure ou la liberté des os maxillaires et intermr.xillaires, ainsi que la réunion ou la séparation des pharyngiens inférieurs, ont permis de distinguer, dans les Acanthoptérygiens, les Pharyngogncithes qui nous font défaut, et les Anarthroptcrygiens dont nous possédons quelques représentants.