‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 4)Chapitre 23 sur 144 · INTRODUCTION. POISSONS. SQUELETTE. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. POISSONS. SQUELETTE. XXXIX

part. Il, pl. II, fig. 3 et 4), se montrent, à droite et à gauche, d’abord quelques pièces supportant les rayons branchiostèges qui soutiennent la membrane de ce nom, sous la gorge, sauf chez l’Esturgeon et les Lamproies (voy. part. I, pl. IY, fig. 1, i, et part. Il, pl. II, fig. 1 et 2); puis, plus en arrière et articulés sur une chaîne d’osselets faisant suite à l'hyoïde, se trouvent les arcs branchiaux, généralement au nombre de quatre et d’ordinaire porteurs au côté antérieur d’épines osseuses, de formes et proportions diverses, que j’ai nommées branchiospines et dont on peut tirer des caractères spécifiques dans certains genres, Aloses et Corégones en particulier (voy. part. Il, pl. II, fig. 3 et 4, et pl. IV, fig*. 8 et 9). Les os pharyngiens supérieurs et inférieurs, qui entourent plus ou moins le pharynx ou le gosier en arrière et qui sont souvent aussi dentés, présentent parfois des structures très particulières, comme nous le verrons par exemple chez nos Cyprinidés et Acanthopsidés dont ils constituent tout l’appareil masticateur (voy. ces os dans diverses familles : Percidés , part. I, pl. II , fig. 1 ; Cyprinidés , pl. IV; Acanthopsidés, . part. II, pl. IV,. fig. 2 et 3, et Corégones, pl. II, fig. 3 et 4).

Si maintenant nous examinons la tête extérieurement, nous remarquons d’abord qu’on peut y distinguer, par rapport à Y ml, de dimensions très différentes ainsi que situé plus ou moins en avant, en arrière, haut ou bas, trois parties dont les rapports de proportions varient beaucoup avec l’âge, soit entre elles, soit vis-à-vis de l’œil : une partie préorbitaire comprenant la bouche et le museau avec les narines, doubles chez nos poissons, sauf chez les Lamproies ; une partie postorbitaire embrassant la joue et les pièces operculaires qui recouvrent l’appareil respira-

toire ou branchial chez la très grande majorité des poissons osseux ; enfin un espace frontal ou interorbitaire dont la largeur varie beaucoup, en avant comme en arrière, dans les genres et les espèces. Des osselets de formes et nombres différents, qui entourent plus ou moins l’œil, portent, suivant qu’ils sont derrière l’orbite, au-dessus, en dessous ou en avant, des noms divers qui rappellent leur position. Nous verrons que plusieurs des pièces qui concourent à former la chaîne ou arcade-sousorbitaire, continue chez nos Cyprinidés, peuvent présenter souvent des développements particuliers caractéristiques, couvrir par exemple la joue comme chez le Chabot, ou porter des épines plus ou moins développées, comme chez certaines Loches, notre Loche de rivière entre autres.

Les pièces operculaires plus ou moins apparentes en arrière de l’œil, ainsi que plus ou moins détachées ou réunies, sont généralement au nombre de quatre chez nos poissons osseux : le préopercule limitant la joue et généralement en arc ou croissant, en avant; Y opercule plus ou moins grand et- le sous-opercule sous celui-ci, qui concourent à former, en arrière du premier, le couvert de la cavité branchiale jusqu’à son bord postérieur, et, au bas, entre le préopercule et le dernier, Vinter opercule plus ou moins développé, faisant même quelquefois défaut comme chez le Silure (voy. part. I, pl. IV, fig. 1, k, g, h et i). Quelques-unes de ces pièces sont parfois dentelées ou armées d’épines (voy. part. I, pl. II, fig. 2). De l’ampleur de l’ouverture branchiale, ainsi que du degré d’occlusion possible de celle-ci et du développement de la membrane ou bordure branclmstège qui borde l’appareil operculaire, dépend généralement le plus ou moins de résistance que présente un poisson eu égard au séjour hors de l’eau ;

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