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INTRODUCTION. POISSONS. TÉGUMENTS. XLVI

Enfin, certaines nageoires, les ventrales en particulier, sont souvent appuyées en avant par une petite pièce allongée et plus ou moins ossifiée, tantôt médiane, tantôt latérale, qui semble faire corps avec le premier grand rayon qu'elle soutient et qui, bien que généralement composée d’une tige unique, n’en trahit, pas moins encore, par le développement de sa base, ses affinités, suivant les familles, avec les rayons articulés ou non articulés (voy. part. I, pl. II, fig. 20 et 39 Cyprinidés, et fîg. 10 Chabot).

Dans les formules spécifiques, les nombres de rayons seront inscrits à gauche et à droite d’un trait oblique selon qu’ils sont non divisés (simples) ou divisés (rameux). Les chiffres entre parenthèses représentent des données rares ou exceptionnelles.

Téguments. La peau des poissons, composée d’un derme et d’un épiderme, peut être entièrement nue, comme chez le Silure ou chez les Lamproies, ou plus ou moins couvertes d’écailles, de granulations ou de plaques osseuses. Les Esturgeons qui portent des boucliers n’étant que très accidentellement représentés dans nos eaux, et les revêtements dits placoïdes, et ganoïdes ne devant pas nous occuper ici, nous ne dirons quelques mots que des deux formes d’écailles, cténoides et cycloides, que se partagent nos divers poissons ; en signalant dès l’abord l’exception que font, dans nos espèces, les Épinoches dont la peau est plus ou moins protégée par une armure de plaques et lames ossifiées sur le dos et les côtés du corps.

Les écailles de nos poissons, sont plus ou moins clairsemées, juxtaposées, ou imbriquées, soit séparées ou se recouvrant en partie l’une l’autre. Avec des dimensions très différentes, et recouvertes d’un épiderme plus ou moins

délicat, elles peuvent être aussi plus ou moins noyées dans l’épaisseur de la peau, ou seulement en partie enchâssées dans un léger repli du derme par leur bord antérieur.

On distingue généralement des écailles dénoïdes et des écailles cyckndes. Les premières sont plus ou moins striées et rayonnées dans leurs parties latérales et antérieures et couvertes de petites épines sur une plus ou moins grande partie de leur face postérieure ou libre, ou sur le bord de celle-ci seulement, comme chez nos Anarthroptérygiens, Perche, Gremille et Gobie (voy. part. I, pl. III, fig. 1, 2, 3, 4 et 6). Les écailles ct/cloïdes qui sont le propre de nos Physostomes, sont lisses et généralement marquées de stries concentriques plus ou moins Unes, avec ou sans rayons divergents (voy. part. I, pl. III, tig. 7 à 56, ainsi que pari. Il, pl. II, fig. 25 à 31, et pl. IV, tig. 5, 12 à 15, 17 et 18).

Elles peuvent être plus ou moins grandes et imbriquées, comme chez divers Cyprinidés, ou très petites et à peine juxtaposées, comme chez l’Anguille ou la Lotte. Chez quelques poissons, comme chez nos Aloses, les stries traversent l’écaille sans former le cercle (voy. part. II, pl. IV, fig. 10) ; chez d’autres, comme chez l’Anguille, l'écaille, très petite, très mince et noyée, présente plutôt un aspect réticulé (voy. part. Il, pl. IV, fig. 20). Certaines espèces présentent en outre, en telle ou telle place, des squames de forme particulière, des écailles en forme de plume allongée, comme celles de la caudale de nos Aloses par exemple (voy. part. Il, pl. IV, fig. 11).

Quelques-uns, comme la Perche et le Brochet, portent des écailles non seulement sur le corps, mais aussi sur diverses parties de la tête ; certains même, comme l’An-

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