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INTRODUCTION. POISSONS. TÉGUMENTS. XLIX

guille et la Lotte, en ont jusque sur les nageoires. Cependant, pour la grande majorité, ce revêtement est limité au corps, comme chez les divers représentants de nos autres familles, Cyprinidés, Salmonidés, etc. Les squames qui recouvrent ou embrassent plus ou moins sur les côtés la ligne horizontale mucoso-nerveuse, dite ligne latérale , sont généralement percées d’un trou ou pore mucipare, qui correspond le plus souvent à un tubule longitudinal extérieur, plus ou moins renflé ou allongé, sur la face externe de l’écaille, comme chez notre Perche, ainsi que chez tous nos Cyprinidés et Salmonidés (voy. part. I, pl. III, iig. 2, 4, 10, 12, 32, 50, etc., ainsi que part. II, pl. II, fig. 25, 30, 31 et pl. IY, fig. 12-15). Quelquefois, l’écaille de la ligne latérale est simplement profondément échancrée autour du pore, comme chez le Brochet (voy. part. II, pl. IY, fig. 17), ou réduite à une squamule, simple petite coque enveloppante, comme chez le Chabot ou la Lotte (voy. part. I, pl. III, fig. 5 et part. Il, pl. IV, fig. 19).

Les écailles, dans le jeune âge, sont généralement moins accidentées dans leurs bords et moins rayonnées que celles des sujets adultes, des vieux surtout. Les stries concentriques sont volontiers plus espacées et moins nombreuses, et le tubule des squames de la ligne latérale est généralement plus large et plus court (voy. part. II, pl. II, fig. 30 et 31). Nous verrons que certaines maladies de la peau peuvent amener un développement anormal de l’écaille qui parfois, comme chez la Carpe, prend alors de très grandes dimensions.

Le nombre des écailles en série horizontale, ou sur la ligne latérale, et en série transverse, vers la plus grande hauteur du corps, ayant souvent une importance au

point de vue descriptif, je dois expliquer encore, eu égard aux formules, que j’inscris, au-dessus d’une barre horizontale, les nombres d’écailles comptées entre la ligne latérale, vers la plus grande hauteur, devant la dorsale pour la plupart de nos poissons, et au-dessous, les écailles comptées en dessous de la ligne latérale, jusqu’au bas des flancs au niveau de la base des ventrales'. Les chiffres aux deux extrémités de la barre sont les nombres limites d’écailles sur la ligne latérale. Ici, comme pour les rayons des nageoires, les données rares ou exceptionnelles sont entre parenthèses.

Les cellules pygmentaires et plus particulièrement les chromotopliores contractiles résidant d’ordinaire dans la peau, celle-ci sera d’autant plus sensible aux influences externes et par conséquent sujette à varier dans la coloration qu’elle sera plus nue ou moins couverte par les écailles. C’est contre la face inférieure de ces dernières elles-mêmes que se trouvent généralement les petits bâtonnets qui constituent l’éclat métallique ou argenté, si fréquent chez beaucoup de nos poissons.

La peau, chez certaines espèces, la Truite et le Saumon par exemple, se tuméfie passablement à l’approche de l’époque des amours, en noyant plus ou moins les écailles, chez les mâles surtout, et en les recouvrant d’un épais mucus qui disparaît en majeure partie, avec l’enflure, passé le temps de frai. Chez d’autres, comme chez beaucoup de nos Cyprinidés et la plupart de nos Corégones, à la même époque, l’épiderme sécrète à la surface des écailles des concrétions semi-osseuses plus ou moins dé-

1 Les écailles devenant souvent assez irrégulières sur le ventre, leur supputation risque d’amoindrir l’importance caractéristique de ce compte.

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