LE CORÉGONE ADJOINT Ikrballe
Coregonds annectds U
Branckiospines assez longues et nombreuses , moyennement serrées. Mâchoires subégales. Intermaxillaire vertical ou subvertical, médiocrement élevé. Bouche subterminale ou terminale. Maxillaire plus ou moins arqué, arrivant sous le bord de V œil ou à peu prés.
Corps fusiforme, plutôt élevé ; pédicule caudal assez atténué. Tète assez grande et dédive ; museau conique plus ou moins carrément tronqué . Œil moyen ou assez grand. Écailles plutôt petites et nombreuses. Caudale plus longue que la tête, profondément échancrée , à lobes aigus. Dorsale moyenne oit plutôt courte, médiocrement déclive . Nageoires paires petites ou moyennes; les pecto-
1 Annectus, rattaché, annexé, adjoint, nom que j’ai donné précédemment à un groupe de formes méconnues que je séparais des Ballen et des Palées avec lesquelles elles avaient été confondues, pour les rattacher au groupe des espèces à branchiospines nombreuses, dans mon Dispersus.
raies assez acuminées. — Taille moyenne ou inférieure . — Vertèbres 67 — ô8.
Formules : (voir la diagnose du C. balleoides, notre' unique représentant du groupe spécifique).
Salmo Albula, Hartmann. Helv. Ichthyol. p. 153 ( partim ).
Coregonus Maræna, Schinc, Fauna Helv. p. 1(31 (part..).
» Reisingeri, Cuv. et Val. XXI, p. 496.
» Wartmanni et Fera, Siebold. Süsswasserfische, p. 245 et 252 (part.).
» Steindachneri, Nilsslin, Coregonus-Arten, p. 38, fig. 7.
» annectus, balleoides, Fatio, Corég. de la Suisse, p. 15 et
tab. I. C, 6.
La constatation de formes parallèles avec des caractères généraux communs, en Suisse et en Autriche, m’amène logiquement à créer encore ici un groupe spécifique, pour y faire rentrer, à titre de sous-espèce continentale ou espèce locale, mi Corégone aujourd’hui confiné en Suisse dans les petits lacs de Baldegg et de Hallwyl ; et, si je conserve au dit groupe le nom V Annectus que je lui avais précédemment donné, pour ne pas compliquer encore ma nomenclature d’un terme nouveau, je dois ici quelques explications à propos des modifications qu’a forcément apporté dans mon premier diagnostic, une dislocation que de plus récentes observations m’ont démontrée nécessaire.
J’ai dû, en effet, séparer franchement de mon Annectus balleoides le Corégone de Morat que j’en avais rapproché sous le titre A Annectus confusus ; car, malgré de nombreux rapports extérieurs avec lui, ce dernier offre à divers égards bien plus d’analogies avec quelques-unes de nos formes du Wartmanni , avec le W. dolosus de Wallenstadt par exemple. J’ai dû reconnaître que le minimum de 55 vertèbres, une fois rencontré chez mon Confusus (b), n’était qu’accidentel, et que semblable rapprochement perdait beaucoup de sa raison d’être vis-à-vis de la constance de l’infériorité du total des vertèbres vraies (57-58, au lieu de 60-61) chez les divers représentants de Y Annectus, tant en Suisse qu'en Autriche.
COHEGONUS ANKECTUS.
Après avoir constaté une similitude complète, sur tous les points principaux, entre les Côrégones de Baldegg et de Hallwyl, j’ai dû me ranger à l’opinion de Nllsslin, quand, dans ses : Beitrcige zur Kenntniss der Coregonus- Arien des Bodenses und ... 1882 y il estime que la Ballen de Hallwyl, la seule qu’il ait eue entre les mains, devrait constituer une espèce à part.
Cependant, j’eusse certainement hésité à élever au rang d’espèce actuelle une forme locale dont l’aire géographique paraissait si limitée, si, avec de nouveaux points de comparaison (Baldegg), je n’avais pu mettre en évidence des rapprochements qui autrement avaient échappé au coup d’œil exercé de Nüsslin. Il m’a été impossible ne ne pas attribuer une valeur nouvelle à quelques différences morphologiques et biologiques, plus spécialement au nombre inférieur des vertèbres que présente constamment mon Annedus balleoides , quand j’ai reconnu que tous les principaux caractères des Ballen de Baldegg, plus grandes que celles de Hallwyl, se retrouvent presque identiques chez la Rheinanke du Traunsee, en Autriche, nommée par Nüsslin (1. c. p. 38) C. Steindachneri, et quand il m’a paru que des Corégones de forme très voisine devaient se trouver aussi, non seulement dans les Hallstatter et Volfgangsee indiqués par l’auteur précité, mais encore probablement dans l’Attersee, comme me portent à le croire certaines données de H. Danner, soit dans son article Die Finmrln des Aller sees \ soit dans les lettres qu’il m’écrivait en février et octobre 1885.
Les C. Steindachneri d’Autriche et C. balleoides de Suisse sont pour moi très voisins; toutefois, faute d’avoir pu apprécier de visu l’importance des petites divergences ressortant de la comparaison de ma description avec celle de Nüsslin, je n’ai pas cru pouvoir identifier complètement à priori , sous le premier de ces noms, deux Corégones d’habitat géographiquement assez différents. Avec une tête un peu plus longue que le Steindachneri, un museau moins arrondi, une bouche relativement plus terminale et un nombre de rayons parfois un peu inférieur à la dorsale, notre Balleoides doit peut-être constituer, dans un même groupe spécifique, une sous-espèce ou espèce locale parallèle à
1 Deutsche Fischerei-Zeitung, 9 juin 1885.
celle du Traunsee. Ces deux Corégones, également de forme plutôt élevée, avec une livrée ordinairement très colorée et des nageoires bien pigmentées, frayent généralement près des rives dans les mois de novembre ou décembre. Je crois, avecNüsslin, que le Corâgone autrichien, autrefois insuffisamment décrit par Valenciennes, sous le nom de Cor. Reisingeri , doit rentrer dans la même espèce ( C . annectus ), à côté du Steindachneri , près de notre Balleoides.
28 (1). HALLWYLER-BALLEN — BALDEGGER-BALLEN Cor. annectus, balleoides.
Corps 'plutôt élevé et convexe en avant; pédicule caudal assez étroit et allongé . Tète conique assez grande; museau plutôt étroit , plus ou moins carrément tronqué à l’extrémité. Bouche terminale ou subterminale. Intermaxillaire vertical ou subvertical, relativement peu élevé. Maxillaire un peu arqué et retroussé, arrivant sous le bord de l’œil ou à peu près. Opercule moyen, assez large. Œil plutôt grand; espace préorbitaire à peu pxs égal à celui-ci , chez V adulte. Écailles relativement petites. Caudale un peu plus longue que la tête. Dorsale moyenne et médiocrement déclive. Pectorales plutôt petites et étroites. — Vert bleu, verdâtre ou olivâtre, en dessus ; anale et nageoires paires plus ou moins mâchurées de noir bleuâtre. — (Taille moyenne d’adultes et de vieux : 0*23,-32 à 0*\ 35.)
Brchsp. I, 33-38 = 1 : 4,30-4,75. — IV, 24-31.
D. 4-5/9-11, A. 4/12-13, V. 2/11— (12), P. 1/13-15, C. 19 maj. 9—10
Squ. 86 — — — 95. — Vert. 57-58.
Salmo Albula, Hartmann, loc. cit. p. 153 (pavtim).
Coregonus Maræna et Albula, Schins , 1. c. p. 161 et 162 (part.).
» Wartmanni et Fep,a, Siebold, 1. c. p. 245 et 252 [part.).
» annectus, balleoides, Fatio, 1. c., tab. 1, C. 6.
COH. A N NE CT US . BALLEOIDES.
Noms vulgaires : Balle ou B allen , Baldegir et Hallwyl : autrefois Hegling ou Hàgling, selon Wagner (Helv. cur. 211) et Schinz (Fauna Helv. 162).'
Corps fusiforme moyennement comprimé, plus ou moins élevé et graduellement voûté en avant de la dorsale, chez l’adulte, quoique toujours assez atténué aux deux extrémités; d’une hauteur maximale, au poisson sans la caudale, le plus souvent comme 1 : 3,70 — 4,65, suivant les individus des lacs de Baldegg ou de Hallwyl, ainsi que selon l’âge plus ou moins avancé, voire même parfois 4.80 chez des jeunes plus élancés. — Le pédicule caudal relativement étroit et allongé.
Tête plutôt grande, quasi-plane ou faiblement convexe et assez déclive, un peu plus courte que la hauteur du corps chez l’adulte de Baldegg, à peu près égale chez les sujets de Hallwyl plus petits, soit d’une longueur latérale, au poisson sans la caudale, généralement comme 1 : 4,35 — 4,80. — Museau conique, plutôt étroit, plus ou moins carrément tronqué ou subarrondi à l’ extrémité. — Bouche parfois franchement terminale, plus souvent légèrement en dessous, ou subterminale. — Intermaxillaire vertical ou subvertical, médiocrement ou plutôt peu élevé, selon les individus de Baldegg ou de Hallwyl. — Maxillaire un peu arqué et retroussé, avec un coude assez reculé, de largeur moyenne et parvenant volontiers softs le bord antérieur de l’œil ou à peu près. — Opercule moyen, assez large. — Œil relativement grand, d’un diamètre^ à la longueur latérale de la tête, comme 1 : 3,85 — 4,15, chez des individus adultes ou jeunes de taille moyenne. — Espace préorbitaire égal au diamètre de l’œil ou très légèrement plus grand, chez l’adulte.
Branchiospines semblables chez les sujets des deux lacs ; plutôt allongées et assez nombreuses, quoique relativement peu serrées, soit sur un appareil branchial un peu plus ouvert que chez la majorité des représentants du C. Wartmanni ; au nombre ordinaire de 33 à 38 sur le premier arc; les plus grandes, vis-à-vis de celui-ci, comme 1 : 4,30 — 4,75, avec 14-18 (20) denticules latéraux. Généralement 24 à 31 épines sur le quatrième arc.
Nageoires : caudale profondément échancrée, à lobes acuminés égaux ou subégaux, un peu plus longue que la tête, soit généralement, à la longueur totale, comme 1 : 5,20—5,60, plus rarement 4,95 chez certains petits sujets de Hallwyl. — Dorsale médiocrement déclive, quasi-droite sur la tranche et notablement plus courte que la tête, souvent de 7g à V5 de celle-ci. — Anale d’une élévation environ 2/3 de celle de la dorsale, quasi-droite sur la tranche et souvent un peu plus large que haute. — Ventrales assez larges, demeurant, couchées, à une distance de l’anus variant entre Va et Va de leur longueur. — Pectorales assez acuminées, relativement courtes, soit atteignant, renversées, au bord antérieur de l’œil ou près de la narine. — Adipeuse plutôt petite.
Écailles assez solides et de dimensions un peu au-dessous de la moyenne, quoique, comme toujours, passablement variables, quant à leurs rapports vis-à-vis de l’œil, avec l’âge et les individus ; une squame médiane sur la ligne latérale souvent, chez des adultes de 0m,290 à 0m,320, d’une surface V5 environ de celle de l’œil, de forme subcarrée, un peu découpée au bord fixe, avec des stries assez fines, un nœud passablement reculé vers le bord libre et un tubule plutôt fort, médiocrement allongé et recourbé à l’extrémité. Une écaille lat. post. inférieure presque de même dimension, mais un peu plus ovale ou élevée; une squame lat. sup. antérieure un peu plus petite, subcarrée ou subarrondie.
Coloration verdâtre ou olivâtre à reflets bleus, ou d’un vert bleu et plus ou moins foncée, en dessus, d’un argenté légèrement bleuâtre sur les flancs, blanche en dessous. Le bout du museau souvent noirci par la concentration d’im pointillé pigmentaire plus ou moins répandu sur toutes les faces dorsales et latérales. Dorsale et anale d’un gris jaunâtre et plus ou moins mâchurées de noirâtre dans leur moitié extrême, parfois presque entièrement lavées de noir bleuâtre, la première assez souvent avec de petites macules sombres. Caudale grise plus ou moins mâchurée. Ventrales d’un jaunâtre pâle lavé de noir bleu vers le sommet, souvent jusqu’à la moitié. Pectorales jaunâtres plus ou moins mâchurées vers l’extrémité. Les sujets provenant du lac de Hallwyl sont
COH. ANNECTUS , BALLEOIDES.
volontiers plus pigmentés que ceux de Baldegg. Qn trouve du reste parfois, parmi les uns et les autres, des individus qui, capturés plus profondément, présentent une livrée beaucoup plus pâle.
Taille généralement plus forte dans le lac de Baldegg que dans celui de Hallwyl pourtant plus grand. La moyenne des adultes que j’ai examinés variait entre 0m,290 et 0ra,320 pour le premier de ces lacs, et 0m,230 à CT, 290 pour le second. La plupart des individus capturés dans le lac de Baldegg pèseraient entre un quart et une demi-livre environ ; cependant les pêcheurs affirment que l’espèce peut dépasser un poids de 400 à 500 grammes, qu’ils ont pris même de temps à autre des sujets de 1 l/4 livre. La plupart des sujets pêchés à Hallwyl sont loin d’atteindre au quart de livre; des exemplaires de 250 grammes sont quasi-exceptionnels. Jeunes généralement plus élancés que les adultes, avec l’œil plus grand, le museau relativement plus court et la livrée volontiers moins mâchurée.
Vertèbres au nombre de 57 ou 58, dont 33 à 35 costales. La dernière vertèbre vraie, solidement ossifiée et taillée en biseau pour recevoir la grande plaque caudale supérieure, est généralement suivie de deux, plus rarement de trois fausses vertèbres empâtant l’extrémité de la chorda dor salis \
Le Corégone que j’ai nommé Irrballe ( Balleoides ) présente, comme nous l’avons vu, quelques légères différences dans les lacs de Baldegg et de Hallwyl; plus petit et un peu plus élancé dans le dernier, il présente en même temps un museau
1 C’est en accordant à ces dernières une importance que je leur ai enlevée ici dans nos diverses espèces, que j’avais cru pouvoir précédemment rapprocher le Bcilleoides du Confusu# de Morat. comptant 60, plus rarement 61 vertèbres jusqu’à celle qui porte la dernière grande plaque caudale et qui présentait avec lui bien des analogies extérieures. Je néglige donc aujourd’hui, comme je l’ai dit plus haut, les fausses vertèbres terminales, pour rendre mes données plus facilement comparables avec celles de divers auteurs, de Niisslin en particulier, qui a le premier signalé la réduction des vertèbres chez ce nouveau Corégone.
souvent un peu plus acuminé et une livrée volontiers plus foncée, sans que les influences locales qui ont agi sur ces quelques caractères extérieurs aient modifié en rien une complète communauté sur bien d’autres points plus importants.
Notre Balleoides , qui jusqu’ici n’avait été signalé par les auteurs que dans le lac de Halhvyl, a été successivement rapproché par ceux qui en ont eu connaissance : soit du Cor. Albula par Hartmann, à cause de sa taille relativement réduite, soit du Cor . Marœna , par Schinz, trompé par le nom de Ballen généralement appliqué aux Balchen dans nos cantons allemands 1 ; soit encore et tour à tour du C. Wartmanni et du C. Fera par de Siebold qui, ne l’ayant pas vu, n’a pas su auquel il devait plutôt le rapporter.
Tous ces auteurs ont également commis l’erreur de confondre la Balle de Hallwyl avec celle de Sempach, de forme particulière très différente et toujours avec 5 ou 6 vertèbres de plus.
Je n’ai trouvé qu’une seule espèce de Corégone à Baldegg et à Hallwyl; il ne m’a pas paru qu’il y eut avec celle-ci aucun représentant ni du Wartmanni, ni de VExiguus.
Notre Irrballe semble confinée, en Suisse, dans les deux petits lacs, très voisins l’un de l’autre et reliés, de Hallwyl dans le canton d’Argovie et de Baldegg dans celui de Lucerne. Elle fraye, dans les deux lacs, sur le gravier ou le sable, le long des rives et sous très peu d’eau, souvent un pied au plus, et cela généralement un peu plus tôt dans le premier que dans le second : volontiers entre le 20 novembre et le 10 décembre dans le lac de Hallwyl, entre les derniers joins de novembre et le 20 décembre dans celui de Baldegg. Ses œufs, assez gros, mesurent jusqu’à 2raro,75 de diamètre. Plusieurs individus capturés au milieu de septembre avaient déjà laites et ovaires passablement développés. Quelques femelles prises le 5 décembre dans le lac de Baldegg, avec des œufs mûrs, ne m’ont pas offert de tubercules épidermiques.
1 Schinz (Fauna Helv., 162) a rangé dans la synonymie de son C. Albula le prétendu Hagling du lac de Hallwyl, en l’identifiant à tort avec le Hagling du lac de Zurich.
COR. ANNECTUS, BALLEOIDES. 163
On pêche les Ballen durant l’époque de reproduction, soit en enveloppant les places de frai avec des filets, soit avec des nasses disposées le long des rives. Passé ce temps, ces poissons se retirent dans les profondeurs, et ce n’est plus guère qu’en juillet et août, alors qu’ils se rapprochent un peu des bords, qu’on peut les prendre de nouveau avec le grand filet (Schleifgarri).
Il est assez difficile d’expliquer pourquoi l’espèce demeure constamment de plus petite dimension dans le lac de Hallwyl plus grand que dans celui de Baldegg plus petit; cependant, il semble que cela doive provenir probablement d’une alimentation insuffisante. Le nombre et les dimensions des Ballen dans le lac de Baldegg paraissent avoir varié, selon les époques, avec les circonstances qui ont tour à tour augmenté ou diminué le développement des plantes aquatiques ( Chara et autres) et des petits êtres, crustacés principalement (Daphnie, Oypris, Ci /dqpsy etc.), qui servent de nourriture aux Corégones dès leur bas âge \ Peut-être y a-t-il dans les conditions du lac de Hallwyl quelque circonstance défavorable qui contrarie la multiplication des animalcules indispensables au premier développement de la Balle, et entraîne par là une croissance beaucoup plus lente et limitée de l’espèce.
1 Un vieux pêcheur de Gelfingen (lac de Baldegg) dit que les Ballen, à Hallwyl comme à Baldegg, frayaient autrefois plus profondément, sur une sorte de plante aquatique dite Kreb ou Fisch-brod , et que le développement s’y faisait beaucoup mieux que sur le gravier de la grève, où la vague en déferlant détruirait beaucoup d’œufs trop exposés. On croit, au pays, qu’un abaissement des eaux de ces lacs vers la fin du siècle passé a dû anéantir en grande partie la flore sous-lacustre et nuire alors grandement aux Corégones, soit en les forçant d’aller frayer au bord, soit en les privant de l’abondante nourriture qu’ils trouvaient sur ladite plante, qui depuis quelques années paraît se répandre de nouveau. Je regrette de ne pouvoir partager complètement l’opinion du vieux praticien de Gelfingen; car, comme je l’ai dit plus haut, je ne crois pas que le développement de la micro-faune lacustre dépende toujours entièrement de celui des plantes aquatiques.
J’ai reçu du Dr O. Suidter, de Lucerne, des échantillons du végétal en question recueillis entre 35 et 40 pieds de profondeur dans le lac de Baldegg. C’est la Chara ceratophylla (Wallr.), sans fleur ni fruit, selon le Dr-prof. Muller, à Genève.