l'oreillard
Die langœhrige Fledermaus
PLECOTUfi AURlTCa. Linné
D'mii hrim cnulrv clair m dessus ; (Tioi gris bianrhùire lavé de jaunâtre ni dessous. Oreilles jointes jxir la base i'(jidant environ tletwfois la longnenr de la tète; oreil Ion droit et actiminê mesurant presque la moitié de Voreille. Plante du pied lardée jusqu'aux doigts. Avant-hras = ^(>"". Envergure moyenne = a^50"".
Vespektilio aï KiTls, Umu\ S\-Ht. Nal. XII. p. 47, n. 5. MINOR. Brinn. Hc^n. Anim. p. 160. »p. 3.
tohNlTls, Faber, Uis, I8i6, p. 515.
Vespertoio Otus, Bote, Isis, 1836, p. 256.
» BREViMANUS, Fisck, Syn. Mamm. p. 118 et 355. Plecotus communis, Less, Man. Mamm. p. 95.
> vuLGARis, Deam. Faun. Franc. Mamm. p. 18.
» AURITUS, Geoff, Descript. Egypte, II, p. 118.
» BREViMANUS, Jetiyns, Limi. Trans. XVI, 1828.
En tout, 36 dents.
M&choire supérieure : la première incisive bilobée et de beaucoup la plus grande ; la prémolaire petite et sur la ligne dentaire, entre la canine et la molaire.
M&choire inférieure : les incisives disposées suivant la courbe du maxillaire, ou ne se touchant que par leur bord externe ; la seconde prémolaire plus petite que la première.
Oreilles réunies par la base et munies chacune à cet endroit d'un petit lobe membraneux qui ne se retrouve chez aucun autre de nos Vespertiliones (Voy. PL in, fig. 10). Longues à peu près deux fois comme la tête, largement repliées en arrière sur une grande étendue du bord interne et bordées de très petits poils ; d'un brun rosé clair et susceptibles de se rabattre, plissées en trois lobes différents. Oreillon élancé et aminci vers Textrémité, mesurant presque la moitié de Toreille.
Aile large et courte ; le cinquième et le quatrième doigts égalant tous deux 58"~, le troisième = 72™. Uaile ramenée au corps et le menton relevé, le poignet remonte jusqu'entre l'œil et le nez.
Pied court ; plante très petite, triangulaire et bordée jusqu'aux doigts.
Queue égale au corps ou légèrement plus grande-, plus longue que l'avant-bras et dégagée des interfémorales sur l'espace de 2 à 3 millimètres.
Membranes brunes et presque entièrement nues, sauf sur le pourtour immédiat du corps.
Pelage noirâtre à la base et moyennement long.
Faces supérieures d'un brun-cendré clair, légèrement lavées de jaunâtre et lustrées.
Faces inférieures d'un gris blanchâtre ou jaunâtre, sur lequel se détache, assez souvent, un collier d'un fauve clair.
44 PAUNE DES VERTÉBRÉS.
Jeunes ordinairement d'un gris brun plus terne que chez les adultes.
Cette espèce varie assez dans les proportions, comme dans la coloration. L'on trouve des Oreillards d'un brun roux, et d'autres d'un gris noir&tre. J'ai rencontré en Suisse des exemplaires pourvus d'oreilles plus grandes que la moyenne et appartenant, par conséquent, à la variété dont Brehm a fait son Plecotus meffoioitis. Le musée de la viUe de Coire possède un sujet chez lequel le bout des ailes est parfaitement blanc.
Envergure
Longueur de Toreille (au bord externe) .
> de ToreilloD (au bord externe)
> de l'avant-bras
du tibia
> du pied (avec les ongles)
» de la queue (dei»uis Taiius)
» totale
L'Oreillard vit rarement en société. On le rencontre le plus souvent isolé dans des trous d'arbres, ou dans un coin obscur de quelque bâtiment. Suspendu par les pieds, il renverse ses oreilles en arrière sur le dos ou sous les bras, laissant paraître son oreiUon seulement. J'ai fréquemment remarqué qu'il s'aide de la queue dans ses mouvements, s'accrochant ou se soulevant par son moyen, comme si elle était prenante. Il chasse les Insectes durant la prenûère moitié de la nuit d'un vol plutôt lent, mais accidenté et assez élevé, tantôt le long des bois, tantôt dans nos jardins ou autour de nos maisons.
Cette espèce est répandue dans l'Europe presque entière et se trouve à peu près partout en Suisse, jusqu'à de grandes hauteurs sur les montagnes. Elle n'est nulle part très commune, mais sa présence a été cependant constatée dans la nuijorité de nos cantons, au nord et au sud, à Test et à l'ouest. M. Nager a observé l'Oreillard à Andermatt à 1500 mètres d'élévation, au centre des Alpes ; je l'ai reconnu moi-même dans la Haute Engadine, près de Pontrésina, i plus de 1800 mètres au-dessus de la mer.
CHSIROPTÈRES. 45
Genre 2. BARBASTELLE
SYNOTUS, Keys. et Blas.
Crâne large et ramassé. Trente-quatre dents. OreiUes réunies par la base, verticales, moyennes et dentelées au bord externe. OreUlon droit, allongé, mince en haut et très large en bas. Un lobe à V éperon. Aile moyenne. Jambe longue.
Le crâne des Barbastelles est large et ramassé. La boite crânienne est bien développée, bombée et arrondie en arrière ; la face est courte, large et légèrement déprimée.
Le nombre des dents s'élève à 34, réparties, comme suit, sur les deux mâchoires.
La mâchoire supérieure compte 16 dents; de chaque côté : 2 incisives, 1 canine, 1 prémolaire et 4 molaires.
La mâchoire inférieure compte 18 dents; de chaque côté: 3 incisives, 1 canine, 1 prémolaire et 4 molaires.
La formule sera:
= 34 dents.
Les oreilles sont réunies par le bas, très larges, verticales, découpées au bord externe et pourvues à l'intérieur de 4 à 5 raies transverses. L'oreillon est aminci vers la pointe, long et très large vers la base (Voy. PL III,
«g. 11).* Les narines s'ouvrent sur la face dorsale du nez.
46 PAUNE DBS VERTÉBRÉS.
L'éperon porte un lobe latéral assez allongé.
L'aile est passablement grande et médiocrement large ; Tavant-bras de moyenne longueur.
La jambe est plutôt longue.
Le pied est moyen ; la plante bordée jusqu'aux doigts.
La queue est un peu plus longue que le corps.
Le poil est partout noirâtre à la base.
D n'existe qu'une espèce de ce genre en Europe ; elle est très répandue, mais partout également peu commune. Cette Chauve-souris n'est guère frilleuse; paraissant de bonne heure au printemps, elle se montre encore tard en automne. Elle vit presque toujours isolée et se retire de préférence dans les bâtiments ou dans quelque anfractuosité de mur ou de rocher. Son vol est vif et élevé.