l'hermine
Das Uermelin
FoKTORius Erminea, Liuné
DUm brun roiu: en éiéy blanche en hivers en dessus; d*un Uohc jaunâtre en dessous, Queue^ arec le poil, à peu près tyale à la nmiU' du corj)S et pourvue, ù Vcjrtrémitvn d'une forte touffe de poils noirs. Pied postvrieur mesurant environ les trois quarts du
membre cmtérieur, depuis le coude. OreiUe un peu plus courte que la moitié de la tête. Lotigueur totale moyeniie = 420"^,
MusTEiA Erminea, Linné, S. N. XII, p. 68, n. iO. » Ermineum, Pallas,^ Zoogr. I, 90.
» FUSCA, Bachm. Joum. of Philadelph. VIII, p. 288. » LONOiCAUDA, Bonap. Mag. N. H. 1838, p. 38.
» YULOARis, Thompson, Hist. Verra. 30.
> CANDiDA, Bay, Syn. p. 198.
» CicooNANi, Bonap. Fauna Italica, fol. 110.
VivERRA Erminea, Shavj. Gen. Zool. I, 2, p. 426. PvTORius Erminea, Owen, Brit. Foss. Mamm. 116, fol. 40-42.
» Kaneii, Baird, N. A. Mamm. 172.
» noveboracensis, Dekay, N. Y. Zool. 36.
» Fuscus, Aud. et Bachm, N. A. Quad. III, 234.
> lonoicauda, Bichardson, Zool. Beechey, 10, 1839. FoETORius Erminea, Keys, et Bios, Wirbelth. Europ. p. 69. n. 145.
En tout 34 dents.
Mâchoire supérieure: la première prémolaire petite et aiguë ; la seconde très légèrement oblique. La tuberculeuse transverse, étranglée au milieu et beaucoup plus développée dans sa partie interne que sur le bord extérieur ; la partie externe de cette dent arrondie, ne présentant qu'un seul lobe sur la ligne dentaire et pourvue, en arrière, d'un second lobule de très petite dimension.
M&choire inférieure : la première prémolaire la plus petite, acuminée et couchée en avant et en dehors ; la seconde, par contre, penchée plutôt en dedans. La carnassière trilobée et munie d'un talon assez tranchant. La tuberculeuse très petite et souvent caduque.
Cr&ne allongé ; boite céphalique oblongue, très développée et atteignant vers le centre à la plus grande largeur; les frontaux légèrement relevés en avant de l'étranglement médian, et formant, avec les os nasaux, une face busquée et très courte, quoique assez pointue. La crête occipitopariétale sensible jusque sur le milieu de la tête et partagée en avant.
Oreille large, peu proéminente et faiblement acuminée ; dépassant légèrement le poil environnant et mesurant un peu moins de la moitié de la tête.
Membres trapus ; extrémités très velues en dessous. Le pied postérieur beaucoup plus court que la tête, et égal, environ, aux trois quarts du membre antérieur, depuis le coude ; les doigts armés d'ongles allongés et acérés, mais peu crochus.
Queue de dimension très variable ; parfois plus courte, d'autrefois un peu plus longue que la moitié du corps. Ronde, pourvue, sur la moitié basilaire, de poils à peu près égaux, et munie, vers l'extrémité, d'une forte touffe de poils noirs, beaucoup plus longs que les autres et la dépassant souvent de 60°° environ.
Museau orné d'une forte moustache noire et blanche, dont les plus grands poils dépassent l'oreille.
Pelage fourni et assez égal.
Faces supérieures, jusqu'à la moitié de la queue et sur les membres, d'un brun roux, en été, et blanches, en hiver ; bigarrées de brun et de blanc, en automne et au printemps, durant la mue. Le duvet passant, comme le poil, du roussâtre au blanc.
Faces inférieures blanches et, dans notre pays, toujours plus ou moins lavées de jaunâtre, durant les deux saisons. La teinte jaune s'étendant souvent, en hiver, jusque sur les pattes, sur le croupion et la moitié inférieure de la queue. L'extrémité de cette dernière demeurant toujours noire.
Les mues qui amènent ces deux livrées si opposées, ont lieu à des époques un peu variables suivant les conditions. Cependant, celle d'automne s'opère, en général, à la fin d'octobre ou en novembre, tandis que celle du printemps se fait d'ordinaire, en avril ou en mai.
Les Hermines qui habitent nos Alpes présentent un pelage un peu plus fourni et plus éclatant que celles de nos vallées ; de même elles conservent beaucoup plus longtemps la brillante livrée d'hiver. J'en ai, par exemple, tué, entre 2000 et 2500 mètres et au milieu des neiges, qui étaient encore entièrement blanches au mois de juin; et l'on m'a signalé des captures d'individus en manteau d'hiver complet, déjà au mois d'octobre
Jamais, du reste, cette espèce n'atteint, dans notre pays, à la blancheur parfaite que donnent à sa robe les climats du nord.
Longueur totale 0",S95 à 0",460
^ de la tète 0,053 0,056
> de l'oreille (au bord externe) 0,024 0,025
» du memb. antér. (du coude au bout des ongles). 0,060 0,064
' du pied postérieur (ayec les ongles) 0,046 0,048
» de la queue (avec le poil) 0,115 0,155
L'Hermine habite toute TEurope moyenne et s'étend très avant vers le nord ; elle devient promptement assez rare au midi des Alpes, et semble manquer dans le sud de notre continent. Cette espèce est commune en Suisse, au nord des Alpes, et beaucoup moins abondante, déjà dans le Tessin. Elle se trouve fréquemment en plaine et s'élève jusqu'à 3000 mètres environ, dans les rocailles de la région des neiges et des glaces. Elle établit sa demeure dans un trou souterrain, dans une fissure de roc ou de mur, dans un tronc évidé ou encore dans quelque vieille masure On la rencontre souvent dans les champs, quoiqu'elle se tienne de préférence à la lisière des bois. Sa nourriture consiste, généralement, en Oiseaux, Souris et Lézards ; cependant elle ne craint pas de s'attaquer à des proies plus volumineuses, au Lièvre ou au Tétras, par exemple. Ce petit Carnassier est leste et rusé, mais il grimpe avec beaucoup moins d'adresse que les précédents.
Quelques débris fossiles de l'Hermine ont été retrouvés dans les tourbes et les restes des Palafittes '.
* Rûtimeyer, Untersuchungen, 1860, p. 20— 32. — Pfahibauten, 1861, p. 21. — Herkunft d. Thierwelt, 1867.
d3t FAUNE DES VERTÉBRÉS.