‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 5)Chapitre 69 sur 91 · LA BELETTE Bas Wiesel · texte numérisé non relu

LA BELETTE Bas Wiesel

FoBTOftius FU8ILLU8, Aad. et Baohm. ^

D^un brun roux lustré en dessus; d'un Uancpur en dessous. Queue égale à peu près au tiers de la longueur du corps, unkolore et sans touffe terminale. Pied postérieur égal aux deux tiers environ du membre antérieur, depuis le coude. Oreille un peu plus grande que le tiers de la tête. Longueur totale moyenne = 250^^.

MusTELA vuLOARis, Brxss. Reg. anim. p. 241 , n. 1.

» NiVALis, lÀnnè, Syst. N. XII, p. 69, n. 11.

» Gale, PoUoê, Zoogr. ross. as. I, p. 94, n. 32. VivERRA vuLGARis, ShavL\ Gen. Zool. I, 2, p. 240. PuTORius CicooNANi, Richardsoti, Beechey's. Voy. 10.

» PUSiLLUS, Aud, et Bachtn. N. Â. Qiiad. II, 100, 64. FoETORius VULGARIS, Keys. et Bios, Wirbelth. Europ. p. 68, n. 147.

En tout 34 dents.

Mâchoire supérieure : dentition à peu près semblable à œUe de Vespèce précédente ; même disposition légèrement oblique de la seconde prémolaire. La partie interne de la tuberculeuse un peu moins développée seulement

M&choire inférieure: même divergence des deux prémolaires, quant à leurs pointes.

* Je préfère, poar cette espèce, le nom de puriUua (Aud. et Baclim.) à celui de vulgaris (Brisson), généralement employé, par le fut que le qualificatif vulgaire peut, dans certains cas, induire en erreur, et tout particulièrement dans le cas actuel où bien des personnes confondent encore cet deux espèces dans leur livrée d^été. La Belette étant, dans plusieurs pays (en particulier dans la Suisse), moins abondante que THermine, je croit que le mot pusiUtiê qui rappelle la petitesse de sa taille vaudrait certainement mieux que celui de vulgaris, bien souvent faux. U n*en sera pat de même, lorsqu'une espèce dite vulgaire ne pourra être confondue avec ta Toittne. Un semblable inconvénient ne se trouvera plus dans le mot vulgaris^ Iftt-fl même erroné.

Crftne beaucoup plus petit que celui de THermine, et de forme analogue ; toutefois légèrement plus déprimé en arrière et moins acuminé en avant, avec des arcades zygomatiques très ouvertes, ce qui lui donne une apparence comparativement un peu plus large.

Oreille petite et faiblement proéminente ; un peu plus longue que le tiers de la tête.

Membres courts; extrémités bien velues en dessous; le pied postérieur égal environ aux deux tiers de la tête et à peu près dans le même rapport vis-à-vis du membre antérieur, depuis le coude. Les ongles relativement peu crochus.

Queue de dimensions variables, mais toujours plutôt courte, mesurant, jusqu'au bout des poils, un peu plus que le tiers de la longueur du corps ; rousse et couverte de poils plus courts et plus égaux entre eux que chez les autres espèces ; dépourvue des grands poils en touffe qui la terminent chez THermine ; quelquefois, enfin, légèrement plus foncée à Textrémité, mais jamais noire.

Museau court et orné d'une forte moustache.

Pelage plus ras, plus égal et plus lustré en dessus que chez l'espèce précédente.

Faces supérieures, jusqu'au bout de la queue et sur les pieds, d'un brun roux lustré, plus ou moins jaun&tre. Parfois les doigts maculés de blanc.

Faces inférieures parfaitement blanches ou quelquefois semées de petites taches brunes.

Cette livrée est celle que la Belette porte, en général, durant l'année entière, dans notre pays, car elle ne change pas réguUèrement de couleur, comme l'Hermine. Toutefois, les individus qui habitent les régions élevées de nos Alpes, deviennent parfois grisâtres durant l'hiver. De même, les Belettes qui vivent sous l'influence des froids du nord, prennent souvent une robe blanche dans cette saison, ce qui leur a valu le nom de Must. nivalis (Linné).

334 FAUNE DES VCRTÉBRÉS.

Longueur totale 0^,220 à 0",270

de la téta 0,088 0,043

de l'oreille (au bord externe) 0,018 0,019

du memb. ant. (depuis le coude, avec les ongles). 0,036 0,042

du pied postérieur (avec les ongles) 0,025 0,030

de la queue (avec le poil) 0,052 0,075

La Belette possède, en Europe, une extension géographique plus grande que THermine; non-seulement elle est répandue, comme elle, très avant vers le nord, mais encore elle se trouve bien plus loin et plus communément du côté du midi. On la rencontre dans presque tous nos cantons, en Suisse, mais toujours moins fréquemment que l'espèce précédente, sauf, peut-être, dans le Tessin, où elle semble plus abondante. Elle s'élève assez haut dans les Alpes et y vit jusqu'à 2700 mètres environ, bien audessus de la grande végétation ; elle se montre même plus souvent dans nos montagnes que dans les vallées. La Belette s'établit dans la demeure d'un Rongeur, dans une rocaille ou dans un trou d'arbre. De jour comme de nuit, elle donne la chasse aux petits Mammifères et aux Oiseaux. Elle grimpe encore moins que l'Hermine.

Des débris fossiles de la Belette, jusqu'ici peu nombreux, ont été trouvés, sur quelques points de notre sol, dans les graviers stratifiés * et parfois dans les tourbes *.

SoUS-GENRE 3. VISON Vison, Gray

Le crâne des Visons est assez semblable à celui des Patois, quoique légèrement plus déprimé. — La tuberculeuse supérieure est, dans son rapport avec la carnassière, beaucoup plus développée que dans les autres

* Pictet, Ossements de Mattegnin. Soc. de Phya. 1846, XI, p. 90.

* Rûtimeyer, Herkimft d. Thierwelt, 1867.

sous-genres. — La membrane interdigitale est aussi un peu plus accentuée que chez les espèces précédentes. — La queue est de moyenne longueur et bien touffue. — Les faces inférieures sont de même couleur à peu près que les supérieures.

Les espèces de ce groupe font une sorte de transition aux Loutres, soit par quelques-uns de leurs caractères anatomiques, soit par leur genre de vie en grande partie aquatique.

Elles sont presque toutes spéciales à l'Asie et à rAmérique ou à l'extrême nord de notre continent; aussi n'en aurais-je rien dit, sans quelques citations du Foetorius (Vison) Lutredu^ que je crois devoir relever ici.

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