‹ Faune des vertébrés de la SuisseChapitre 25 sur 77 · LE BARBEAU CANIN · texte numérisé non relu

LE BARBEAU CANIN

BaSBO CAHIMO *

Ba&bus CAK1508, Cuv. et Val.

Brunâtre ou ardoisé, en dessus, et sahlé de points noirâtres avec des tanches plus grandes, brunes ou noirâtres sur le dos, les côtés du corps et la tète. Ventre blanc argenté. Nageoires verticales lavées de rougeâtre avec des inacules hrunes ou noirâtres. Nageoires paires souvent orangées. Corps subcylindrique assez épais en avant. Écailles latérales fnoyennes au moins égales aux trois quarts de Vœil chez V adulte, ainsi que phis larges et inoins coniques vers la ligne latérale à V avant du tronc que chez les espèces précédentes. Tête un peu convexe en dessus, avecnn museau relativetnent peu prolongé. Le barbillon antérieur beaucoup plus court que V angulaire. Dorsale subanguleuse au sommet, droite sur la tranche et relativement peu décroissante en arrière, avec un grand rayon simple non dentelé. Anale élevée, soit généralement plus haute que la dorsale, chez les femelles adiiltes surtout, assez acuminée au sommet et à peu près rectiligne sur la tranche. Caudale plutôt courte, relativement peu éclmncrée et à lobes quasi-égaux médiocrement actminés. (Taille des adultes et vieux sujets : 130 — âlO^''),

Premier sous-orbitaire égal à e^niron 1 ^l^fois VœilchezVaduUe; le second relativement grand. Maxillaire supérieur peu

^ 11 serait intéressant d'étudier sérieusement les effets des œufs supposés vénéneux des Barbeaux, pour déterminer ce quMl y a de yrai dans cette croyance généralement accréditée.

* En adlemand : Die sûdliche Barbe.

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OU pas prolongé dans le liant, au-dessus de V articulation. 0$ pharyngiens un peu plus ramassés, et meule un peu moins découpée que chez les espèces précédentes. Dents pharyngiennes bien crochues,

D. 3—4/7—8, A. 3/5(6), V. î/7-8, P. 1/16—17, C. 19(20) mi^.

9— H Sq. 48 -tZJÔ' ^' ^^^^ ^4-35.

Barbls meridionalis, Riêso, Hist. Kat Europ. mërid., 1827, III, p. 437. ^ Schinx, Europ. Fauna, II, p. 303. — Blanchard, Poiasona 4e France, p. 313, fig. 62.

» CANINUS, Cuvier^ Reg. Anim. 111., 217. — Botiaparte^ Fanna. ital., m. XXV, 129, II, fig. 2. Cat. Met., p. 27. — Cuv. et Vai., XVI, p. 142, pi. 464. — Schinz, Europ. Fauna, II, p. 304. — Heciêl et Kner^ SûsBwaaaerfische, p. 85, fig. 40. — Steintiachnerf Fischikuna des Isonzo, Verh. der k. k. zool. bot. Gea., Wien, 1661, p. 143. — Dyboteskiy Cyprinoîden Lavlanda, p. 78. — - Ca^ nestrinij Prospet. crit., p. 33. — Paveêi, Pesci et Peica, p. 28.

* GLjRAONis, Sleindachner, Sitzg»ber. Ak. Wiss. \Vien, 1866, p. II. taf. 5 («ee. Gùnther).

Noms vxujAiRfs : Tesein, Stomaixa et Pèês-cognon.

Corps subcylindrique , soit de forme relativement plus épaisse et moins élevée que chez Tespëce précédente. Le profil supérieur légèrement arrondi du museau à la dorsale, ou seulement un peu voûté sur la nuque et de là presque droit jusqu'à la caudale*. Le profil inférieur décrivant une courbe convexe plutôt peu accentuée du museau à Tanale; depuis cette nageoire, le pédicule caudal passablement réduit et creusé en dessous. Le dos large, principalement en avants au-dessus des pectorales.

La hauteur maximale, un peu en avant de la dorsale, à la

' Heckel et Kner (Sûaswanerfiscbe p. 66) accusent une dépresaîofi aor le dot de cette espèce, vert la dorule. Ce caractère m'a para aaaes Ineoo* ttant; j'ai tu, en particulier, dea individos chea leaqneli la base de cfltte nageoire était an contraire rehanasée, comme chez les eapècea précédtntes.

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longueur totale, comme 1 : 5 Va -^6 V51 suivant les individus grands ou petits, soit comprâ entre 140 et 60 millimètres, (selon Canestrini, qui a eu en main des sujets un peu plus grands, comme 1 : 4 Vio — ^ Vio'- La même élévation à la longueur sans la caudale, comme 1 : 4 V4 — 5*. La hauteur minimale, à Télévation la plus grande, comme 1 : 1 V» — 2. L'épaisseur la plus forte , selon Tftge et les individus, sur Topercule ou plus en arrière, vers le tiers ou la moitié des pectorales , h la hauteur maximale, comme 1 : 1 Vs — 1 Va suivant Tftge plus ou moins avancé. Ces divers rapports donnant à la section verticale la forme d'un ovale très court ou subarrondi.

L'anus séparé de la base de la caudale par un espace d'ordinaire légèrement plus court t)ue la tête, soit h la longueur du poisson sans la caudale, comme 1:4 — 4 Vs- Tète subconique, assez épaisse, un peu convexe en dessus, mais moins bombée que chez l'espèce précédente, et presque droite en dessous. La longueur céphalique latérale, à la longueur totale, comme 1 : 4 Vs — ^ VeS selon l'ftge plus ou moins avancé, et à la longueur sans la caudale, comme 1 : 4 Vs — 8 Vt également selon la taille plus ou moins grande (ce rapport paraît renversé vis-à-vis du précédent par le fait des disproportions de la tète et de la caudale à différents âges). Ce grand axe céphalique, par le fait, toujours sensiblement plus fort que la hauteur maximale du tronc, soit, selon l'ftge plus ou moins avancé, de Vio ^ V49 à l'exception peut-être des femelles pleines. La longueur de la tête en dessus, à la longueur par le côté , souvent conune 1 : 1 V» — 1 Vi (pl^ rarement 1 Vu exceptionnellement 1 Vu)- L'épaisseur sur l'opercule variant, avec Tftge, entre la moitié et près des deux tiers de la longueur latérale, et correspondant à la hau-

' Le rapport 1 : 4 '/lo me parait avoir été pris sur une femeUe pleine.

* Ce rapport n'est pas toiyours comparable an précédent, vis-à-vis de la loognenr de la candale ; car, chez beaucoup de poissons, les dimensions de cette nageoire sont très différentes, selon qu'elles sont prises comme dans ce cas à l'extrémité de la ligne latérale, ou à la base du grand rayon .

' Canestrini donne, pour ce rapport, 1 : 4 ^/lo ~ 5 '.'to.

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teur derrière Torbite. La hauteur à Tocciput, enfin, un peu plus forte que la largeur et mesurant selon Tftge les deux tiers de la longueur latérale ou un peu plus.

Le museau convexe, obtus et un peu proéminent, bien que moins prolongé que chez les espèces précédentes. La bouche, par le fait, un peu moins reculée en dessous. La fente bucale. (lu reste, toiyours inférieure, transverse et en demi-lune, quoique relativement moins rabattue dans les coins. Les narines assez grandes, doubles et, gr&ce au moindre allongement de la face, un peu moins reculées que chez nos autn> Barbeaux, soit à peu près au tiers de la distance séparant rœU de l'extrémité du museau, ou même un peu plus prè^ de ce dernier. Lèvres épaisses. Couverture branchiostège bien développée.

Deux barbillons de longueurs assez différentes, de chaque côté de la mftchoire supérieure : le premier ou antérieur, un peu plus reculé et beaucoup plus court que chez le Barbeau commun, égal à peu près au diamètre de Tœil chez Tadulte, i*elativement plus court, chez les jeunes, et n'atteignant pas. rabattu, jusqu'aux narines; le second ou angulaire, atteignant au bord antérieur de Toeil et mesurant 1 \', à 1 Vs diamètres de l'orbite.

( >eil subarrondi et relativement un peu plus grand que chez le Barbeau commun, soit d'un diamètre, à la longueur céphalique latérale, comme 1 : 3 Vs— ^ suivant les individus jeune> ou adultes (comme 1 : 5 Vio — ^ ^^lon Canestrini)^ L'espace préorbitaire mesurant , selon les si^jets jeunes ou vieur. de l V» ^ 2 Vi diamètres de l'œil (d* après la comparaison des dimensions données par Canestrini, jusqu'à 3 '/,) et égal, suivant l'flge, à Vs au moins ou à '/• &u plus de la longueur de la tête. L'espace postorbitaire beaucoup plus fort que le préorbitaire chez les jeunes, presqu'égal à celui-ci chez les vieux et, suivant les cas, égal à peu près à la moitié de la tête ou sensiblement plus court. L'espace interorbitaire égal

* Cette différeoce de rapport doit provenir sartout de ce que j*ii en es main plot de sujets jeunes ; tandis que Canestrini a du avoir sartout éfê iadividus tous adultes on vieux.

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À 1 V3 diamètres de Pœil chez Tadulte, au plus à 1 Ve chez les jeunes, jusqu'à 2 diamètres chez les vieux, d'après les mesures fournies par Canestrini, et entrant, selon Tftge, de 3 7, à 4 fois dans la longueur latérale de la tète, de 3 à 3 Vs fois dans la longueur de la tète en dessus.

x\rcade sous-orbitaire composée de 5 os juxtaposés : un premier, comme chez nos autres espèces du genre, allongé depuis Tœil jusqu'au museau, en forme de lame aplatie un peu ceintrée, et d'une longueur à peu près égale à 1 Va fois le diamètre oculaire, chez l'adulte ; un second h peu près pentagonal et relativement beaucoup plus grand que chez nos autres Barbeaux, soit mesurant presque la moitié du précédent ; un troisième en demi-croissant, à peine de un tiers ou un quart plus fort que le second ; un quatrième derrière l'œil, carré long et relativement petit, soit égal environ à la moitié du troisième ; eniin, un cinquième à peu près de même foime ((ue le précédent, mais plus petit encore.

La voûte susorbitaire un peu proéminente au-dessus de l'œil en avant.

Maxillaire supérieur présentant, comme chez nos. autres Barbeaux, plu» bas que le milieu de l'os, un coude postérieur concave en-dessous; ce coude, toutefois, situé relativement un peu plus haut que chez les espèces précédentes. La branche inférieure plus allongée, plus étroite et un peu moins tordue. Peu ou pas de prolongement au-dessus de l'articulation. (Cet os, par le fait, se rapprochant un peu de la forme du maxiUaire chez le Goiqon, Qobiofliiviatilis.)

< >percule de forme trapézoïdale et volontiers un peu plus allongé, ainsi que relativement moins élevé que chez nos autres Barbeaux.

Les deux côtés du préopercule formant un angle arrondi, souvent un peu moins ouvert que chez les espèces précédentes. Sou»-opercule et interopercule à peu près comme chez nos autres Barbeaux.

Os pharyngiens assez semblables h ceux des espèces précédentes. L'aile peut-être un peu plus courte, soit se terminant volontiers entre la première et la deuxième dent ' ; la

' Selon PaTesî (Pesd e Pesca), le bord antérieur de l'aile de ces os se

FAU;<E DES VERTEBRES

branche inférieure un peu plus courte peut-être aussi ou plus ramassée que chez le B. pkbejtie.

Dents pharyngiennes souvent au nombre de dix de chaque côté et disposées sur trois rangs: deux, trois et cinq, comme chez nos espèces précédentes, avec des formes à peu près semblables à celles de ces dernières. La plupart assez profondément creusées au côté supérieur et fortement recourbées en crochet au sommet. L' avant-dernière du rang postérieur comme toujours la plus épaisse; la dernière de la même lignée non recourbée, penchée et très petite, faisant même très souvent complètement défaut d'un côté ou de T autre MiOS petites dents antérieures assez grêles et élevées, mais assez crochues aussi.

Cette dentition me paratt encore plus sujette à varier que celle des espèces précédentes de plus grandes dimensions. A côté de la dentition censée normale (2, 3, 5 — 5, 3, 2), j'ai trouvé, tant chez des jeunes que chez des adultes, ou 2, 3, 5—4, 3, 2, ou 2, 3, 4—5, 3, 2, ou 2, 3, 4-4, 3, 2: j'ai même compte une fois, chez un adulte de 137 millimètres, 3, 5—4, 3. Dans ce dernier cas, le second rang était, sur le pharyngien droit, tellement au bord de Tos qu'il n'y eût certainement pas eu la place pour la troisième rangée des deux petites dents caractéristiques des Barbeaux. Cette dention anormale rappelle assez celle du genre suivant, soit du Oohio flumatilis.

Meule, comme chez nos autres Barbeaux, difficilement isolable, relativement molle et formée de trois lobes plus ou moins partagés. Le lobe postérieur ou médian m'a paru présenter un développement un peu plus fort, relativement aux lobes latéraux ; ces derniers m'ont semblé aussi moins profondément et moins régulièrement divisés que chez nos espèces précédentes. J'ai souvent trouvé les lobes latéraux découpés en deux sur le bord, par une seule dépression, comme je l'ai observé une fois, d'un côté seulement chez le Barbus fiuviaUlis.

terminerait plus brusquement que chez le B. pkbejva; cette différence ne m'a pas paru constante.

* Sans qu'il y ait indication que cette dent ait jamais existé.

BABBUS CANINUS. il\

Dorsale naissant à distances égales du museau et de Torigine de la caudale, en face des ventrales ou légèrement en avant, et OGCupaât par la base un espace à peu près égal à la moitié de la tète, soit, selon les individus, un peu plus faible ou légèrement plus grand. (Canestrini donne pour ce rapport, comme 1 : 1 Vio — 2 Vio ; je trouve, pour le second terme, jusqu'à 2 Vi)- Cette longueur basilaire généralement plus forte que la moitié de l'élévation du corps, et mesurant, suivant les individus, des Vs &ux Vt de la hauteur du plus grand rayon de la nageoire ^ La hauteur, au dit plus grand rayon, d'ordinaire moindre que chez le Barbeau commun, bien que relativement plus forte chez les jeunes que chez les adultes, soit comme l : V/^kiy^. Cette môme hauteur de la dorsale à peu près égale à la longueur de la caudale chez les adultes, relativement bien moindre chez les jeunes, d'ordinaire un peu plus courte que les pectorales et généralement sensiblement plus faible que la hauteur de l'anale, chez les femelles smtout. Quant "à la forme : passablement anguleuse au sommet, à peu près droite sur la tranche et bien moins décroissante en arrière que chez le Barbeau commun.

Dix à douze rayons : trois à quatre simples et sept à huit divisés. Quand il y a quatre simples : le premier, dissimulé sous l'écaillure, au plus égal à la moitié ou aux deux tiers du suivant, lui-même déjà très court ; celui-ci. souvent le premier, au plus égal, en effet, à un cinquième ou au quart du troisième, soit du second suivant les cas. Ce dit troisième (ou second) égal à peu près aux deux cinquièmes ou au plus à la moitié du suivant, soit du dernier simple. Ce dernier, toujours plus grêle que chez les espèces précédentes, articulé, en majeure partie flexible et dépourvu de denticules. Le premier divisé à peu près égal au grand simple ou un peu plus haut ; le dernier divisé égal au moins à la moitié du plus long, souvent même presque au */, de celui-ci.

Anale ayant son origine légèrement en arrière de l'extrémité de la dorsale couchée et, rabattue elle-même, dépassant un peu les petits rayons basilaires de la caudale ou n'atteignant

' D*aprè8 les roesurfs de Canestrini, jusqu'aux ^t à peu près.

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pas jusqu'à ceux-ci, suivant le sexe et les individus. Avec cela, beaucoup plus haute que longue, et de forme passablement anguleuse; le sommet assez acuminé, la tranche presque droite, parfois même légèrement convexe. La hauteur, au plus grand rayon, passablement variable dans chaque sexe, mais généralement bien plus forte chez les femelles que chez les mftles ; volontiers, par exemple, de V4 à Vs moindre que rélévation du tronc chez la majorité de ces derniers et l>eaucoup de jeunes, par contre, à peu près égale à la dite hauteur du corps, parfois même un peu plus forte, chez la plupart des premières. L'anale, par le fait, d'ordinaire plus haute que la dorsale, plus grande que la caudale, un peu plus forte même que les pectorales, chez la plupart des femelles adultes (chez les jeunes la caudale est relativement plus lon- ^e) ; mais, assez généralement un peu moins haute, ou au plus égale à la caudale et aux pectorales chez la majorité des mftles. La longueur basilaire, à la hauteur du plus grand rayon , comme 1 : 2 Vs — 2 Va» chez des femelles adultes, comme 1 : 1 78^2, chez des mftles.

Généralement huit, plus rarement neuf rayons : trois simples et cinq, exceptionnellement six, divisés. Le troisième simple très légèrement plus court que le premier divisé; celui-ci le plus long de tous ou égal au suivant. Le dernier, suivant l'allongement plus ou moins fort de la nageoire, égal à Va ou Va à peu près du plus grand. Ventrales implantées presque en face de la dorsale, subanguleuses au sommet, largement arrondies sur la tranche et d'une longueur, à la hauteur du corps, comme 1 : 1 V» ^ 1 "4* selon l'ftge, le sexe et l'état des individus ; par le fait, toiqoun> notablement plus courtes que les pectorales et n'atteignant pas rabattues jusqu'à l'anus, mais arrivant volontiers plus près de cet orifice chez les jeunes et les mftles que ches les vieilles femelles.

Neuf à dix rayons : deux simples et sept à huit divisés. Le premier simple souvent presque imperceptible, le second à peu près égal au premier divisé, le plus long, ou un peu plu> court ; le dernier variant entre la moitié et les trois cinquièmes du plus grand.

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