Villardi * Carret, Soc. Ent, Fr., DulL
C^. Taille assez grande. Forme générale modérément large. Noir ou noir brun foncé avec les élytres d'un châtain foncé, la suture sur un seul intervalle, le bord interne également sur un seul intervalle, le bord réfléchi, l'épipleure, l'épimère mesothoracique, l'épisterne et l'épimère métathoraciques, le sommet des angles postérieurs du pronotum, les côtés du front au-dessus des loges antennaires d'un ferrugineux rougeàtre ; les tarses, souvent le sommet de chaque article des antennes, et une très étroite bordure autour des segments abdominaux également ferrugineux. Pubescence forte, dense et courte, Tète faiblement mais largement et graduellement impressionnée, les bords de l'impression non limités, couverte d'une ponctuation grosse, dense et ombiliquée ; bord antérieur du fiont arrondi, sinué de chaque côté au dessus des antennes, modérément abaissé en avant. Antennes peu longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 2 1/2 articles; le 2" court, nettement obconique, plus long que large, le 3' robuste, largement et longuement obconique, presque aussi large que le suivant et presque de même longueur, le 4* élargi légèrement dès la base, les suivants graduellement plus allongés. Pronotum plus
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long que large, modérément convexe, obsolètement et longitudinalement sillonné en son milieu, ses côtés presque droits ou faiblement arqués, peu ou pas rétréci au-devant des angles postérieurs; ceux-ci • assez larges à la base, peu divergents, échancrès près du sommet; ponctuation grosse, dense et ombiliquée. El y très assez larges par rapport à leur longueur, seulement presque deux fois et demi plus longs que larges, subparallèles dans leur première moitié, ensuite assez longuement atténués en arrière ; stries fortement creusées, densément ponctuées ; intervalles plans, ruguleasement pointillés. Tibias relativement courts; tarses avec les articles 2, 3 et 4 assez fortement creusés en sole, la sole du 3* et du 4* nettement développée. — Long., 11,5-13,5, larg., 3,5-4 mill.
9. De forme très distincte de celle du cf, grosse, large, obtuse ; colorée comme le o^, mais avec les élytres châtains et les épisternes meso et metathoraciques et les pattes plus ou moins ferrugineuses. Les antennes courtes n'atteindraient le sommet des angles postérieurs du pronotum qu*avec la longueur de deux articles en plus. La ponctuation du pronotum et le pointillé des intervalles des élytres sont également assez forts. — Long., 15 ; larg., 5 mill.
Distinct de VA. castanesccns Muls.-G. par sa ponctuation prothoraciqiie plus forte, qui donne à cette surface un aspect mat ; sa pubescence est aussi plus dense, plus grosse. Mais c'est surtout par les antennes qu'on peut le distinguer : le 2° article est plus allongé et plus rétréci depuis la base, le 3* également, les articles 4 et 5 sont également bien moins courts, plus rétrécis depuis la base. Les stries des élytres sont plus densément et uniformément ponctuées et le pointillé des intervalles plus rugueux et plus fort. Les tibias et les tarses sont plus robustes et les 2' et 3" articles de ces derniers garnis d'une sole bien creusée et bien apparente. La forme arrondie de son front ne permet pas de le confondre avec A. frlgidus Muls.-G.
Non encore signalé dans les limites de notre faune, mais se rencontrera peut-être un jour dans nos .Alpes-Maritimes voisines du Piémont
En juillet, en fauchant sur les longues herbes. Assez abondant,
Piémont : Mosso Santa-Maria (Villardy Carret) ; environs de Gênes (Borgioli) ; Viozene, San Stefano d'Aveto (Gestrô).
Obs. — 1» Nous n'avons encore vu, M. Carret et moi, que la 2 de S.-Stefano que M. le D' Gestro a bien voulu nous communiquer ; il
est probable qae celle-ci a des mœurs analogues à celles des autres grosses espèces et que c'est pour ce motif qu'elle est toujours rare. 2* Alors que M. Carret décrivait cette espèce, nous nous demandions avec lui s'il ne s'agissait pas ici de VA . eestitus Muls.-G. que Candèze a rapporté au castanescens Muls.-G. comme var. A : Elytris brunneis, vol brunneonigris, epipleuris testaceis. Mais Candèze n'a pas dû Toir le type de l'A. cestitus Muls.-G. qui se trouvait dans la collection de Godart. car celui-ci était peu communicatif. Or, ce type décrit du midi de la France, mesurant 11,2 miil., ne paraît autre que l'insecte de Narbonne (n* 46^ sur papier jaune) et celui-ci est une 9 de A . Zebei Bach. L'autre exemplaire (étiqueté également : Narbonne, mais sans numéro), que M. A. Argod a bien voulu nous communiquer en môme temps, mesure 13 millimètres et n'est autre que A. Dejeani M. -G. cf à élytres d'un ch&tain foncé. Nous doutons beaucoup de l'exactitude de cette dernière localité, car personne à notre connaissance n'a pris l'A. Dejeani M. -G. dans les environs de Narbonne, tandis que la première, ainsi que nous l'avons vu, se rencontre jusque dans les Pyrénées- Orientales. Il est bon de noter que l'A. testitus Dej. (Cat. Col.y 3» édit. revue, p. 101> 1837) est indiqué aussi des Pyrénées.
38. Dejeani Lap., Hist. naL Col., 244, 1840, c^. — Muls.- Guillb., OjD.en^., VII,64, 1856.— Cand., Mon., 475,1860. — Stierl., Mitth. ent, Ges,. VII, Col. Helc, 45, 1887.— Seidl., Faun. Transs,, 193, 1888. — ceroinus Lap., l. c, 244, 1840, cf. — Var. fuscicornis Muls.-Guillb., /. c, 67, 1856, 2. — obtuslfrons lyeshr., Mitth. Schw. Ent. Ges., III, fasc. VIL 371, 1871, 6.
d". Taille généralement grande. Forme modérément large. D'un châtain variant entre le châtain foncé presque noir et le ferrugiclair, la suture sur un seul intervalle et le bord externe sur le demi-intervalle, Tépipleure, épimères mésothoraciques, épisternes métathoraciques, bord (surtout externe) des segments abdominaux, souvent le sommet des angles postérieurs du pronotum, d'un ferrugineux plus clair que le reste du corps; pattes et antennes d'un châtain ferrugineux, fémurs et tibias rembrunis. Pubescence grise ou rousse, forte, dense, courte, assez fine, ne modifiant pas la couleur foncière. Tête peu convexe, marquée d'une impression anguleuse, peu profonde, mais assez bien marquée, bord antérieur en angle obtus fortement arrondi au sommet ; ponctuation grosse, dense et ombiliquée. Antennes assez longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 3 à 3 1/2 articles ; 2* article obconique, plus long que large, le 3* de même forme, presque exactement aussi long que le 4' et aussi large que lui au sommet, le 4' oblong, c'est-à-dire dilaté en dedans, dès la base, les suivants
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progressivement plas étroits. Pronotum de forme variable, légèrement plus long que large, très faiblement arqué ou presque rectiligne sur les côtés, généralement peu ou pas rétréci au-devant des angles postérieurs, parfois fortement sinué en cet endroit, ce qui rend alors les angles postérieurs plus ou moins divergents, ceux-ci généralement échancrés près du sommet, et légèrement dirigés en dehors ; modérément convexe, obsolètement sillonné en son milieu; couvert d'une ponctuation dense, assez grosse et peu distinctement ombiliquée. Elytres assez larges, mais proportionnellement assez allongés, subparallèles sur la première moitié ou plutôt graduellement et faiblement élargis dès la base jusqu'au delà de la première moitié, ensuite assez longuement atténués en arriére, deux fois et demie plus longs que larges ou à peine plus longs ; stries faiblement creusées, mais marquées de points assez gros, rapprochés et un peu allongés; intervalles presque plans, éparsenient pointillés. Tarses avec les 2', 3' et 4' articles brièvement mais assez fortement creusés et ne donnant pas de profil une lame de sole appréciable. — Long., 12-16; larg., 3,5-4,6 mill.
$ . De forme très distincte de celle du c5', grosse, obtuse, gibbeuse, élargie au-delà du milieu, à peu près complètement glabre, colorée comme le cj>, dessous du corps toujours plus ou moins châtain, jamais noir, même chez les exemplaires à élytres les plus foncés ; stries des élytres fortement creusées et ponctuées, intervalles généralement convexes. Front limité en avant comme chez le o^, mais de forme souvent assez difficile à bien discerner. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum. — Long., 12,5-20; larg., 4-6,7 mill.
p. Comme le type mais d'un brun très foncé, suture parfois à peinB ferrugineuse ; antennes de teinte toujours moins foncée que le pronotum (lugubris),
y. Comme le type, mais en entier d'un rouge cannelle, souvent suture et bord externe des élytres de teinte eneore plus claire {suhrublginosus),
8. Forme un peu plus courte, plus obtusément arrondie en arrière ; pubescence un peu plus dense chez le c? ; fiont un peu plus obtus, parfois plus fortement arrondi au sommet et plus abaissé en avant (fuscicornis Muls.-Guillb.).
Reconnaissable à sa forme plus élancée, généralement plus longuement arquée sur les côtés en arrière, à ses 3' et 4' articles des antennes subéganx, le 3* longuement rétréci, et à ses tibias un peu plus allongés. Distinct du castanipes Muls.-Guillb. par ses
antennes châtain, plus longues, avec les pi*emiers articles de forme et de longueur différentes et par le dessus du corps châtain plus ou moins foncé de la couleur des élytres ou même plus clair. La $ est d'un brun plus ou moins marron avec le pronolum de môme couleur, parfois plus foncé que les élytres, parfois au contraire plus clair, mais jamais franchement noir; la surface de son pronotum offre un aspect ruguleux dû a de petits empâtements irréguliers sur les intervalles des points. Cet aspect pourra servir aussi à la distinguer des espèces affines chez lesquelles le pronotam , est plus lisse et plus brillant.
En juin -juillet^ généralement fin juin, rarement dans les premiers jours du mois d'août. Le o^ sur les plantes et les grandes herbes, parfois volant le soir autour des arbres. La $ à terre ou sous les pierres enfoncées, parfois entraînée par les fourmis dans leurs fourmilières, parfois môme elle grimpe sur les arbustes, France méridionale orientale AC.
Haute-Loire : Vals-près-le-Puy (R. P. Martin) (1); le Puy ; la Valbonne (Xambeu); Larzac {Mayet) ; environs de Lyon et la vallée du Rhône (D'Jac^M^?^ ; Caluire, Givors, Durbon {(Jarret); Mont- Pilât (Bertholey, R. P. Pestre) ; Isère : Engins (D' Gaédel); la Salette (Perret) ; Allevard (Ancet/) ; Aix (coll. Grenier- Lèceillé); Grande Chartreuse (Guillebeau, Fauoel); route d'Entremont (Planet) ; Hautes-Alpes : Devez (Fauoel) ; Savines (Abeille de Pevnn)\ Gap (du Brossay); Mont-Seûze (Lombard); le Lans {Perret); Mende (Minstner) ; Bagnols-les-Bains (Gaooy) ; Boscodon {Abeille de Perrin) ; Miribel, Meximieux (Guillebeau) ; Briançon (Argod); Mon t-Ven toux (D' Chohaut) ; Garpentras (Mayet) ; Perpignan (coll. Argod) (2) ; Basses-Alpes : Digne (Bellier) ; le Lauzet (Sainte- Claire-Decille) ; Seyne (Pic\ ; Riez (Hustache); Larche (Villard); les Dourbes (Warnier) ; Faillefeu ; Rodez ; Lozère (Fauoel); le Perrier, Monts de l'Oisans (Guerrt/) ; Lus-la-Croix-Haute, Villard de Lans, Pic de la Feuillette, Chelles, Saint-Maurice-en- Trièves, col de l'Arc, Chalais (D' Guèdel) ; Ardèche : N.-D. des Neiges (Guillebeau) ; la Louvèse (Falcos) ; Monts du Var (Asam);
(i) Le R. P. Martin nous a dit aussi l'avoir pris une fois entre Arcaction et Libourne. Si l'assertion est exacte, ce serait bien le point de dispersion de cette espèce le plus au Nord et le plus occidental connu.
(2) Nous regardons cette espèce comme étrangère aux Pyrénées-Orientales et à la faune des départements voisins ; il serait fort intéressant qu'une capture vint confirmer cette indication de localité.
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Sainte-Bauine (A. Tholin); Alpes-Maritimes: Entraunes, Col des Trente Sources, Mont-Agel, col du Razet (Saintc-Claire-Decille); Saint- Martin- Vésubie, Lente en Royans (Villard); Monts du Jura (Siierlin).
D'après M. Hustache, il était abondant certaines années, dans la cour du pensionnat Saint- Joseph à Saint-Genys Laval, entre cinq et six heures du soir, volant autour des tilleuls d'une allée couverte de gazon.
Les var. p. et y. çà et là avec le type, mais la var. p. plus spéciale aux Basses-Alpes et aux montagnes de Provence.
La var. 8. paraît particulière aux Basses-Alpes.
Obs. — !• C'est sur un exemplaire envoyé à Poudras par Dejean que Laporte de Castelnau a fait sa description en citant la collection d'Yvan. Ce dernier habitait Digne et Dejean avait reçu beaucoup d'insectes de lui. Comme le DejeanL auct. se rencontre dans les Basses-Alpes, il peut se faire que ce soit lui que Laporte ait décrit, mais il se pourrait aussi que ce fût un castanescens M.-G. ou un frigidus M.-G. qu'il ait eu sous les yeux. Cependant l'insecte est dit pubescent, c'est donc un cT, mais il lui donne une taille excessive (long. 9 lignes = 18,5 mill.; larg. 2 1/2 lignes = 5,8 mill.) que nous n'avons pas encore observée. C'est précisément cette grande taille qui nous porte à croire qu'il s'agit d'un très grand exemplaire du Dejeani auct. — De son côté^ Mulsant a dû avoir sous les yeux les insectes de Fondras qui était un Lyonnais et c'est peut-être une erreur d'étiquette de celui-ci et non de l'abbé Mulsant, son fils, qui lui a fait donner les monts du Beaujolais comme berceau de son castanescens qui cependant est bien celui des auteurs.
2' Quant au eercinus^ Laporte de Castelnau l'indique du Nord de la France, ce qui est assurément une erreur. Dejean {Cat., $• éd., iOi, 1835) le donne comme de la France orientale, indication assez vague, mais exacte. Sa taille de 7 lignes et sa largeur de 2 lignes ainsi que le reste de la description ne permettent pas d'y voir autre chose qu'un d* du DeJeanL
3* Le n* 2891 du Muséum d'Histoire Naturelle de Parts, donné en 1834 sous le nom de Dejeani par Fondras et provenant dei environs de Lyon est bien une ^ du Dejeani auct. Elle est marron avec le prouotum marron.
4* L'A . circumductus Redtb. $ se rapporte à A . delphinas Reiche $.
39. mandibularis Duf., Bull, Soc, de Lettr. Arts de Pau, 41, 1843, cf. -- Cand., Mon., III, 282, tab. V, f. 18, 1860, &. — Grenier, Soc. ent. Fr. bail,, 34, 1864, 2. — Ch. Bris, Soc. ent. Fr., bull.,bS, 1864, 9. — litanus Muls.-Guillb., Op. ent., VII, 60, 1856, 2 . — Cand., Mon. III, 477, 1860. — Piuosii Dej., Cat., V éd.,
101,1833, 9. — Puzoxii Duf. in museo. 9. — Dejeani Duf.. /. c. 41, 9 (1).
o*. Grande taille, assez régalière. Forme assez allongée, d'un noir à peine brunôtre avec les élytres d'un châtain clair, couleur de cannelle ; antennes et pattes noires ou d'un noir brun ; derniers arides des tarses et ongles graduellement ferrugineux ; extrême sommet des angles postérieurs du pronotum souvent rougeâtres. Pubescence assez longue, dense et forte, tourmentée sur le pronotum, modifiant assez sensiblement la couleur foncière. Tête modérément convexe, largement et fortement impressionnée, en forme d'angle en avant, mais les bords de l'impression non limités ; bord antérieur du front fortement abaissé, limité en avant en ligne régulièrement arquée ; ponctuation grosse, ombiliqué'j et très dense. Antennes longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du projiotum de 3 1/2 articles, presque 4 ; robustes, à articles intermédiaires et suivants comprimés latéralement, ce qui les rend légèrement noueux au sommet; 2' article court, subgiobuleux, à peine plus long que large ; le 3* en triangle très large, presque équilatéral, de la largeur du 4* au sommet ; le 4* oblong, fortement élargi dès la base, seulement un peu moins long que les deux précédents réunis. Pronotum médiocrement convexe, sillonné au milieu, généralement presque carré, parfois de forme un peu plus allongée, faiblement arqué sur les côtés, couvert d'une ponctuation grosse, ombiliquée et très dense ; angles postérieurs larges, dirigés obliquement en dehors, nettement échancrés près du sommet. Elytres presque deux fois deux tiers plus longs que larges, subparallèles sur la première moitié, ensuite longuement arqués en arrière; stries très faiblement creusées sur les premiers intervalles, marquées de gros points presque effacés sur les premières stries; intervalle convexes, couverts d'un pointillé ruguleux, peu serré. Tarses fortement creusés en sole, le 2* 3* et 4* bordés d'une lamelle bien visible. — Long., 12,6-17,5 mill. ; larg., 3,5-5,2 mill.
9. De forme très différente de celle du cf, grosse, large, gibbeuse, subcylindrique, à peu près glabre, d'un noir à peine brunâtre avec les élytres d'un marron assez foncé, dessous du corps toujours noir comme le pronotum. Elytres allongés, parallèles ou peu élargis en arrière, deux fois et un tiers plus longs que
(I) Il est évident que VA. Dejeani du val d'Ossau, décrit par Dufour, ne peut-être que la 9 de son mandibuiaris, qu'il cite également de la zone du chêne et M Pan délié, qui avait comparé les insectes de sa collection à ceux de Dufour, nous aflirma que c'était exactement le Titanus.
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larges ; stries fortement creasées, marquées de points relativement petits ; intervalles plans. Pronotam plus large que long, brillant, couvert d'une ponctuation assez fine et espacée sur le disque, sans empâtement entre les points, avec les angles postérieurs concaves, marqués d'une courte carène près du bord externe, prenant naissance en avant de 1 echancrure du sommet. Ecusson médiocrement pileux, généralement à peu près dénudé. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum, le dépassant même de la moitié du dernier article. — Long., 21-22 ; larg., 6,5-7 mill.
La coloration de cette espèce est uniforme chez le & et ne présente aucune variation. Quant à la forme, on trouve des exemplaires un peu plus longs ou un peu plus larges, mais ces différences sont peu appréciables. Le pronotum seul offre quelque divergence, au lieu d'être presque carré, il est parfois plus allongé, plus ou moins fortement sinué au-devant des angles postérieurs, qui paraissent alors plus divergents. Chez la $, la coloration reste fixe, autant que nous avons pu nous en rendre compte par le nombre fort restreint que nous en avons eu sous les yeux, mais le pronotum peut être plus ou moins arqué sur les côtés. La conformation des articles des antennes chez le > ne permet guère de le confondre avec aucun autre. Il en est de même pour la 9 , dont la forme parallèle et subcylindrique est caractéristique ainsi que la petite carène des angles postérieurs du pronotum.
Le çf au sommet des hautes herbes ; la $ à terre ou sur les pelouses après les pluies d'orage ou sous les grosses pierres enfoncées; les mœurs de cotte dernière sont encore mal connues et elle demeure toujours fort rare dans les collections.
Spécial aux Pyrénées. Val d'Ossau, zone du chêne (Dufour o^ ? ) ; Bagnères de-Bigorre, vers 1.800" (D^ Grenier)', col de Lhéris (rfe Boncouloir); Gazost, Payole, Vielle, Barousse, de 900 à 1.500 " du 24 mai au 18 août {Pandellé) ; Luchon, Val d'Esquerry {Lajoi/e) ; Ariège, près de l'entrée de la grotte d'Estellas, une 9 , en juin, sous une pierre à 50 centimètres de profondeur après une grande pluie (Abeille de Perrin). Basses-Pyrénées : Pic d'Ory (Nadar) (1). — Bagnères-de Bigorre, assez abondant au Bédat ! tout contre la pépinière de l'Administration des Forêts, dans une dépression de terrain couverte de broussailles, de bruyères, de grandes fougères
(1) 11 est intéressant de voir que M. Nadar a pris un d* de cette espèce au Pic d'Ory, dans la même localité que le eanus ; cette dernière espèce ne remplace donc pas toujours le mandiùularis, comme on pourrait le croire.
et de hautes graminées ; en nombre dans les premiers jours de juillet au sommet des herbes. La 9 introuvable devait cependant exister sous ces toutfes impénétrables de bruyère, d'où elle doit sortir à la tombée de la nuit ou môme dans la journée par les temps obscurcis par la pluie ou le brouillard. Il est probable qu'elle a des mœurs analogues à celles si bien observées par M. Mesmin pour le sintiuticollis Desbr., et il eût fallu venir là au déclin du jour, observer attentivement les allées et venues des c? à leur poste d'observation.
Le n" 500 des collections du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, au lieu d'être une $ de Dejeani est celle du niandibularis ; elle a été donnée, en 1834, par L. Du four à Audouin, et provient de Bagnôres-de-Bigorre. La larve de cette espèce avait été recueillie par le D' Grenier, qui se proposait de la décrire dans nos Annales (voir séance du 8 août 1866), mais ne l'a pas publiée. La description en est due à Perris (Larccs de Colèoptéresy p. 180, pi, VII, ûg. 213) et la provenance indiquée : Pic de Lhéris, où le canus n'existe pas, donne la certitude qu'il s'agit bien de la larve da niandibularis comme le pensait M. de Bon vouloir, qui envoya à Perris les individus à décrire. Il la compare à celle du rnfus et la distingue par la forme du lobe médian du bord antérieur de la tète (fig. 213) qui est subéchancré et terminé par deux crochets divergents, par les mandibules dépourvues de dent interne et surtout par la ponctuation, qui est poui- ainsi dire nulle, tandis qu'elle est très forte et très dense dans la larve du rufus.
40. canus Duf., Bull. Soc. Lettr, Arts de Pau, 40, 1843, <f. — Gand,, Mon., III, 483, 1860. — Grenier, Soc. Ent. Fr., bail., 34, 1864, $. - id... /. c. bulL, 40, Ï866. — Ch. Bris., Soc. Ent. Fr., bulL, 58, 1864, $. — oestitu.s Dej., Cat., 3" éd. 101, 1833 (/lec Muls.-Guillb.).
c?. De grande taille. Forme assez large, obtusément atténuée en arrière. Entièrement noir, extrême bord externe et suture des élytres. parfois aussi le sommet du calus humerai et des angles postérieurs du pronotum, d'un ferrugineux rougeâtre; ongles et derniers articles des tarses graduellement rufescents. Pubescence d'un gris roussâtre, longue et épaisse, tourmentée sur le pronotum, modifiant beaucoup la couleur des téguments. Tête modérément convexe, largement et fortement impressionnée en avant, en forme d'angle; mais les bords de cette impression aucunement limités; ponctuation grosse, dense et ombiliquée. Antennes longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 3 1/2 arti-
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des ; robustes, à articles intermédiaires et suivants comprimés latéralement, ce qui les rend noueux au sommet; 2' article petit, subglobuleux, un peu plus long que large ; le 3* triangulaire, nettement plus long que large, de la largeur du 4' au sommet; le 4' assez élargi dès la base beaucoup moins long que les deux précédents réunis. Pronotum assez convexe, obsolètement sillonné en son milieu, presque carré, légèrement plus long que large, légèrement arqué sur les côtés, assez fortement sinué au devant des angles postérieurs, ceux-ci assez divergents, échancrés près du sommet; couvert d'une ponctuation ombiliquée plus grosse et moins dense que chez .l'espèce précédente. Elytres plus larges, moins allongés, plus brièvement atténués en arrière, seulement deux fois et demi plus longs que larges; stries assez fortement creusées, garnies de points relativement petits; intervalles convexes, couverts d'un pointillé ruguleux peu serré. Tarses fortement creusés en sole; les 2*, 3* et 4* garnis de chaque côté d'une lamelle bien visible. — Long., 14-16; larg., 4,2-4,7 mill.
9. De forme très différente de celle du J, grosse, large, gibbeuse, subcylindrique ou légèrement élargie en arrière dès le quart antérieur. Entièrement noire, bord externe des élytres également noir ainsi que la suture, parfois seulement légèrement rougeâtre. Pronotum assez fortement arqué ifur les côtés, couvert d'une ponctuation assez grosse et serrée, avec les intervalles des points soulevés en forme d'empâtements, ce qui donne à cette surface un aspect rugueux et peu brillant; angles postérieurs légèrement concaves avec des vestiges de carène près du bord externe à la naissance de l'échancrure. Ecusson fortement et densément pileux. Antennes n'atteignant pas où à peine le sommet des angles postérieurs du pronotum. Dessous du corps, tête et pronotum couverts d'une pubescence rousse fine, excessivement courte, très dense sur l'abdomen. — Long., 26 ; larg., 8,5 mill.
Cette espèce est facile à distinguer de la précédente par la couleur des élytres, la forme plus courte de ceux-ci, mais surtout par sa forte pubescence qui modifie considérablement la couleur des téguments. La $ se reconnaîtra par la courte et dense pubescence du prothorax, surtout vers la bafee ; la ponctuation de celui-ci bien plus grosse et serrée sur le disque; par une taille généralement plus avantageuse et enfin par l'écusson très fortement pubescent.
Mômes mœurs que celles de l'espèce précédente, mais semble rechercher une altitude plus élevée.
Région des Pyrénées, plutôt occidentales. En juillet. A R.
Eaax-Bonnes (Schlumberger, Faucel) ; Arrens ; boisdeBorderes; Magnoac {PandeUé); Saint-Christau (Maindron) ; environs de Mauléon, Ahnsky, Pic d'Ory (Nadar) ; Oloron ; vallée d'Aspe, à 700 ■ d'alt. (Fauoel),
Obs. — ' Longtemps on s'est demandé quel était le d* de ce que Malsant et Guillebean avaient décrit sous le nom de Titanus. M. de BonTOQloir (Soc. Ent Fr., Bull., 1864, 68', ayant bien exploré les Pyrénées, estime que le Titanus de Bagnères-deBîgorre est la femelle du mandibularis Duf. et que celui des Eaux-Bonnes est celle du canus Duf. Nous partageons son opinion qu'il y, a là deax espèces difTérentes, et il nous semble évident par la description qas c'est la $ du mandibulans que Mulsant a eue sous les yeux.
Gampylus
Fiscli., Enlom., II, 453, 1823. — Lac, Faun, ent. Par., 648, 1835. — Bach, Kœferf., Il, 32, 1854. — Redlb., Faun. Austr., éd. 2, 493, 1858. — Kiesw., Nat. Ins. Deuts., IV, 304, 1858. — Cand., Mon., IV, 474, 1863. — Thoms., Skand. Col., VI, 63, 1864.- Schiœdte, Danm. Uupr. og Etat., 120, 1865. — Stierl., Mitth., Schw. Ent. Ges., VII, Col. Helo., 56,1887.— Seidl., Faun. Transs., 41, 1888. - Fowler, Col. Brii. IsL, IV, 116, 1890. — Exophthalmus Latr., Fani. nat., 429, 1825. — Denticollis Pill.-Mitt., Iter per Poseg, 86, 1783. — Lepluroides Herbst, Arch., V, 103, 1784. - Elater auct. antiq.
Forme allongée, élargie en arrière. Tête dégagée du prothorax, rétrécie en arrière des yeux ; ceux-ci globuleux et saillants ; froDt marqué d'une impression anguleuse profonde, son bord antériear fortement développé et relevé au-dessus de l'épistome ; bouche Inférieure. Postepistome très haut et large. Ëpistome étroit, transversal, légèrement arrondi. Article terminal du palpe obliquement sécuriforme. Antennes assez longues, fortement dentées, parfois pectinées chez le c/' à partir du 3* article inclusivement, 2* article très petit, subglobuleux, le 3' de la longeur des suivants. Pronolutn relativement petit avec les angles postérieurs aigus, non carénés, relevés et divergents ; sa surface inégale marquée d'impressions symétriques ; sillonnée longitudinalement en son milieu, relevé à la base en face de l'écusson ; sutures prosternales étroites, presque droites, non creusées antérieurement pour recevoir la base des antennes. Prosternum muni d'une mentonnière courte, laissant la
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bouche et le menton entièrement découverts ; pointe prosternale courte, fortement rétréeie entre les hanches, ensuite élargie an-delà en forme oTslaire avant son extrémité et assez fortement arqaèe ; mucron saltatoire très développé mais sans cran d'arrôt en dessons. Mésosternom excessivement étroit entre les hanches de la deuxième paire de pattes. Cavité mésoslernaie grande, sa fossette portée en avant sur an long prolongement médian du mesosternum rabattu en dessous. Lames des hanches postérieures étroites, graduellement rétrécies en dehors. Segments ventraax mobiles, garnis d'une marge latérale membraneuse. Pattes grêles; tarses simples sans soie ni lamelle appréciable, le premier article assez long, les autres diminuant graduellement de longueur, le 4* emboîtant légèrement en dessous le 5*. Ongles simples.
Ce genre renferme des insectes d'un faciès très distinct qui rappelle un peu celui de certains Lycides, comme le fait remarquer Candèze. Il vient se placer à la suite des Athoùs dont plusieurs (tels que Athous escorialensis Muls. ou tenais Bris.) (1) ont avec lui une grande affinité par la forme des yeux, la tète peu enchâssée dans le prolhorax et la bouche très découverte. Il fait d'un autre côté avec le genre voisin Ceroplastus le passage aux Cébrionides, qui ont Tepistome tronqué, le prosternum sans mentonnière, les pattes fouisseuses, plus ou moins robustes, les mandibules grandes, faloiformes et fortement saillantes et seulement les deux derniers segments de l'abdomen mobiles et libres.
Ces insectes se rencontrent dans les bois humides, soit en battant les branches basses des arbustes, soit le plus souvent en fauchant sur les plantes. La larve vit entre l'écorcc et le bois des souches ou des branches d'arbres décomposées depuis longtemps. Selon Perris, Chapuis et Candèze, on peut la reconnaître aux lobes des prolongements terminaux de son dernier segment qui sont inégaux, la deut interne beaucoup plus courte, la dent externe dirigée en ligne droite et relevée en cioc, les segments de l'abdomen marqués de points transversalement confluents sur les deux tiers antérieurs de leur face dorsale (Perris, Laroes de CoL, 187, 1877).
(0 Schanfiiss a même décrit comme Campylus son Kiesemo'ttéri {IsiSy 199, I86S) qui est un Athoûs que nous croyons identique à VescoriaUnsis Muls. (et non au procema Iblig.» qui a les antennes et les pattes bien autrement allongées;.
A. Intervalles I, 3, 5 et 7 des stries des élytres visiblement surélevés Pronotum marqué sur le disque de chaque côté du sillon médian d'une impression arrondie et au-dessous de celle-ci d'une impression oblique dirigée da milieu des côtés vers le milieu de la base. Antennes du d* pertinées, celles de la ^ profondément dentées en scie i. ri^bens.
B. Intervalles des stries des élytrea tous semblables. Pronotum marqué seole-
ment d'une impression oblique du milieu des côtés vers le miliea de la base de chaque côté du sillon médian. Antennes du d* à articles peu épais, allongés, en dents de scie algues mais peu profondes ; antennes de la $ à articles plus courts, plus épais, dentés de la même façon, en dents moius aiguës 3. Unearis.
1. rubens Piller Mitt., IL Poseg, 88, t. 8, f. 16, 1783. - Kiesw., Nat. Ins, Deuis., IV, 306, 1858. — Cand., Mon., IV, 476, t. 6, fig. 3, 1863. — Schiœdte, Danin, Bupr. og Etat , 121, 1865. — Stierl., Mitth, Schw. Ent. des,, VII, Col. Helo., 56, 1887. - Seidl., Faun. Trans., 201, 1888. — piiropterus 01., Ent.^ 11,35, t. 7, f. 6, 1790 (1). - Fabr., Syst. Eleiit., II, 237, 1801. — Herbst, Kœf., X. 110, pi. 168, fig. 9, 1806. — denticollis Fabr., Entom, syst., IV, App. 451, 1794. — Herbst, Kœf., X, 127, 1806. — Redtb. Faun. Austv., éd. 1, 298, 1849. — Bach, Kœferf., II, 33, 1854. - La p., Hist. nat. Ins., I. 250, 1840.
Noir avec les élytres et le dessus du prolhorax d'un rouge brique, un peu jaunâtre ; varie en prenant la tête rougeâtre en entier OQ partiellement, ou en passant au noir-brun sur les élytres qui souvent n'ont plus que l'extrême bord externe et une tache humérale flavescente plus ou moins accentuée, sur le pronotum qui n'offre plus de ferrugineux que l'espace compris entre l'impression oblique et les angles postérieurs du pronotum. Pattes et antennes noires. Pubescence rousse ou brune selon la couleur des téguments qui la portent, assez fine, peu apparente sur le dessus du corps. Tête très fortement impressionnée, couverte de très gros points, très fortement ombiliqués, rapprochés et formant une ponctuation réticulée; bord antérieur du fiont très développé et relevé, limité en ligne peu arquée, sinué parfois en son milieu. Antennes assez longues, fortement pectinées à partir du 3* article inclus et dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 4, presque 5, articles chez le cf ; plus courtes, seulement profondément dentées en scie et ne dépassant le pronotum que de 3 articles chez la 9 ; 2' article très petit, à peine plus long que large, le 3* de la longueur
(4) La description d'Olivier ne laisse point de doutes sar l'identité de cette espèce, mais l'indication : environs de Paris nous semble absolument erronée.
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do 4*. ProDotom petit, pas plus long que large, graduellement rétréci sur les côtés à partir de la base, sinué au devant des angles antérieurs et très fortement échancré aux angles postérieurs quf se trouvent alors fortement rétrécis, en forme d*épine aigûe, divergents et redressés ; sa surface très tourmentée, d*abord par un profond et large sillon longitudinal médian, ensuite par deux fortes impressions obliques partant du milieu des côtés et se dirigeant vers le milieu de la base, et le disque marqué de chaque côté du sillon par une impression arrondie plus ou moins accentuée selon les sujets ; couvert d'une ponctuation très grosse et très fortement ombiiiquée, réticulée en avant et sur les côtés. Elytres notablement plus larges que le pronotum, parallèles sur les deux premiers tiers chez le d, légèrement élargis depuis la base jusqu^à la limite du deuxième tiers chez la $ , assez convexes ; stries fines, marquées de points très enfoncés et rapprochés ; intervalles couverts de granulations très denses et fortes, formant des rides transversales rapprochées, les intervalles 1, 3, 5 et 7 nettement surélevés, les autres peu convexes. — Long., 11-16 ; larg., 3-5 mill.
Var. p. Comme le type, mais avec le disque du pronotum rembruni, surtout à la partie postérieure.
Var. Y* (1). Pronotum entièrement ou à peu près entièrement noir; élytres rouges.
Var. 8*. Elytres entièrement noirs ou bruns , sans rebord marginal, avec une tache subhumérale diffuse ferrugineuse ; pronotum entièrement noir ou rembruni sur la plus grande partie de sa surface {mœstus).
Var. e*. Elytres noirs avec une très étroite bordure ferrugineuse sur le bord externe ; pronotum entièrement rouge (abasiaticus).
Cette espèce est facile à distinguer de la suivante par les impressions prothoraciques, la surélévation très notable des intervalles impairs des stries des élytres par la forte granulation de la surface des élytres et surtout par la pêctination des articles des antennes chez le (f. Les angles postérieurs du pronotum sont ici plus étroits, plus longuement aigus.
Dans les montagnes élevées, sous Técorce des hêtres ou des sapins en décomposition très avancée et humide. De juin à août (RR).
(1) Les variétés y* S* e* n'ont jamais, à notre connaissance, été rencontrées dans les limites de la faune gallo-rhénane, mais çUes se rencontrent çà et là avec la coloration typique et ne concernent pas spécialement le sexe $.
Reoue d'Entomologie. — Février 1906. 33
Nassau (co/i Het/den); Le Hohneck (Marmoiian) ', Habites- Vosges (D' Ptiton); Eure, forêt de Lyôns {Le Vasseur); Grand Colombier du Bugey (D' Chobaut); Mont Dore (Desbrochers) \ Autun, forêt de Pianoise (Champenois); Grande- Chartreuse, sur le bois des sapins coupés (Fauoel); col de la Clochette, dans ïérable mori {Abeille de Perrin); Hautes- Alpes : ûurbon (Carret); Serres, dans de vieux hêtres (Lombard) ; Pyrénées : Eaux-Bonnes {Dufoun) ; Vol d'Ossnu : Mont Gourzy, écorces de hêtres abattus (Mascaraux) ; Gazost, Arrens, Barèges, Barousse, Aragnouet, de t.OOO à i.500 ■ (Pandellé); L'Héris (UceUlé) ; Ain: massif de Portes (Guillebeau) ; Valais, très rare (Stierlin).
Aussi en Panemark, Allemagne, Autriche, Italie, jusque dans le Gran-Sasso (Gestro); Moldavie, Slavonie, Bosnie, Turquie et Circassle. En cette dernière contrée, on rencontre souvent les var. Y* 8* et 6*.
L'espèce n'est pas comprise dans la Fauna insectorum lapponica de Zetterstedt, ni dans les Coleoptera of the British Islunds de Fowler.
2. linearis Linn., Syst. nat., éd. 10, 404, 1758, — Herbst, Arch,, V. 103, t. 26, f. 28, a, b, 1784. - 01., Ent., II, 35, t. 7, f. 67, a, b, 1790. ^ Gyll., Ins. Suec, I, 384, 1808. — Lac, Faun, ént. Par., 649, 1835. — Lap., Hist. nat. ins,, I, 250, 1840. — Bach. Kœferf., II, 33, 1854. — Kiesw., Nat. Ins. Deuts., IV, 307, 1858.
— Cand., Mon., IV., 477, 1863. — Thoms., Skand. Col., VI, 65, 1864. — Schiœdte, Danm. Bupr. og Elat., 121, 1865. — Stierl., Mitth., Schw., Ent. Ges., VII, Col. Helo., 56, 1887. — Seidl., Faun. Trayis5., 201, 1888. — Fowler, Coi. Brit. Isl., IV, 116, 1890.
— mesomelas Linn., /. c, 405, 1758 $. — 01., l. c, 34, t. 5, f. 54, 1790. — Lac, l. c, 650, 1835, 9. — Redtb., Faun. Austr., éd. 1. 298, 1849. — Jacq.-Duv., Gen., IIÏ, t. 31, f. 154, 1860, $. — cariabilis de G., /fi5., IV, 154,1774(1) — lioens Linn., Faun. Suec, éd. 2, 206, 1761. — Fabr., Syst. Entom., 213, 1775, o^. (2). - Panz., Faun. Germ., VIII, 11, 1793. — bicolor Pill.-Mitt., Iter per Po.5., 86, t. 8, f. 17, 1783. — cantharoides 01., i. c, 36, t. 3, f. 23, 1790.
(1) Nous profitons de Toccasion pour faire observer que ce nonvà la priorité sur celui donné par Ësclischoltz en iS29, pour une espèce de ce même genre du Kamtschatka. Cette dernière devra donc porter le nom raria/w- Germ. {Unn. Ent. A, 153,1846).
(2) Il y a dans Fabricius, une erreur typogt'aphiqne, car on lit Itweus pour lioens^ ainsi que c'est corrigé dans les ouvrages postérieurs et ain^i qae l'avait écrit Linné avant lui.
ÉLATÉRIDES. — fiLATBRINt 451
— dispar F&jk,, Faun. Suec, III, 37, 1800. — lioiduêMiïW,, Nat. Syst, V, 320, 1802. — suéuralis Duf., Actes Soc. Linn. Bord,, XVII, 28, 1851.
Noir, avec le dessus du prothorax rougé. orné chez le type d*une macule noire sur le disque; elytres entièrement d'un jaune pâle chez le cf^ souvent noirs hordes die flave chez la $ et chez celle-ci le. dessus du prothorax est toujours uniformément rouge; flancs prothoraciques, bords latéraux des segments abdominaux pourtour du segment anal bordés de flave ; bord du front, parfois toute la partie antérieure de celui-ci, ainsi que la bouche en entier, d'un jaune rougeâtre. Antennes brunes avec les deux premiers articles en partie d'un ferrugineux pâle, parfois la base ou le sommet des autres rougeâtre sur une longueur plus ou moins grande. Pattes brunes avec les, genoux, les tibias et les tarses pâles, parfois entièrement flaves. Varie en prenant le prothorax entièrement noir, mais souvent les angles postérieurs seuls restent flaves et ces variations sont celles des (f. Souvent la $ a les élylres entièrement pâles, rarement avec deux étroites bandes^ l'une suiuraie et l'autre suhhumérale, qui se prolongent en arrière presque jusqu'au sommet des ély très; la première toujours beaucoup plus courte. Pabescenee rousse ou brunâtre chez les variétés les plus foncées^ fine, assez longue en dessous, courte et peu visible sur le dessus du corps. Tête très fortement impressionnée, couverte de gros points ombiliqués, bord antérieur du front développé et relevé, arrondi en Ugne arquée assez régulière. Antennes longues, dépassant de six articles le sommet des angles postérieurs du pronotum ; peu profondement dentées en scie, l'angle externe des articles très aigu chez le o", plus courtes, ne dépassant le pronotum que de trois articles et demi, à articles plus courts et moins aigus à l'angle externe chez la $ ; 2* article très petit, à peine plus long que large, le 3* de la longueur du 4'. Pronotum petit, pas plus l(mg que large, très convexe sur le disque, couvert de très gros points ombiliqués pea profonds, brièvement rétréci aux angles antérieurs, sinué au devant de 6eux-ci, ensuite graduellement élargi en arrière, sillonné fortement et longitudalement au milieu, marqué de deux impressions obliques partant du milieu des côtés et dirigées vers le milieu de la base; angles postérieurs larges à la base, relevés et très divergents, très aigus au sommet, terminés parfois par un petit mucron aigu. Ély très notablement plus larges que le pronotum, subparallèles sur les deux premiers tiers chez le c/*, élargis en arrière à partir du premier quart chez là Ç , stries marqués de gros points séparés les uns des autres par des rides transversales
élevéos ; intervalles toas uniformément et modérément convexes, étroits, couverts d'un pointillé assez fin, rugueux. •— Long., 9,5 • 12,5; larg., 2,6-4 mill.
Var. p. Prothorax noir avec les angles postérieurs seuls roageâtres ; élytres flaves, cf. (suhcantharoides).
Var. y. Prothorax entièrement noir ; élytres flaves, o" {cantharoides 01.).
Var. S. Dessus du prothoraz entièrement rouge ; élytres flaves, C 9 (cariabilis de 6.).
Var. e. Dessus du prothorax entièrement rouge ; élytres noirs, marginés de flave extérieurement, Ç {/nesomelas Linn.).
Var. ^. Dessus du prothorax entièrement rouge ; élytres flaves avec deux handes noires ou brunes, étroites, atténuées en arrière, Tune sutura le partant de l'écusson et se prolongeant jusque près da milieu des élytres, l'autre subhumérale se prolongeant jusque vers l'extrémité (suttiralis Duf.).
Facile à distinguer de la précédente par les impressions du pronotum, la forme des angles postérieurs de celui-ci, le fin pointillé des intervalles des stries des élytres et l'uniformité de ceux-ci, surtout par les antennes plus longues et non pectinées chez le (f.
Dans les pays de plaine comme en montagne. Mêmes mœurs que l'espèce précédente. Se prend généralement en fauchant sous les taillis et futaies de chêne dans les endroits marécageux et ombragés, principalement sous les feuilles du Concallaria maialis L. et sur les Lychnis Jlos'cuculi L. en fleurs. Mai-juin (A R).
Belgique : Deurne (Diets) ; Hollande (Leesberg) ; Nassau (eon Heyden) ; Somme (Oberi) ; Lille : Colmar {Leprieur) ; Vosges (Puton) ; environs de Paris (Lacordaire) ; Pas-de-Calais ; bois de Meudon ; Caen ; Percy ; forêts de Cinglais et de Touques ; Orne; Saint-Fraimbault-sur-Pisse ; Aube : Bouy-sur-Orvin ; Grande- Chartreuse ; Lyon ; Mont Pilât ; Le Lioran ; Pau {FaUtyel) ; Seine- Inférieure: îles de la Seine; Ganteleu (Afoc^M^ri^s) ; Saint- Sulpice- Laurière (Bedel) ; Mont Dore (Desbrochers) ; Cusance (Muneret); Reims, élevé d'une larve d'un rouge vif récoltée dans une souche d'orme (Warnier) ; Entre-Deux- G uiers(P/«n<?0 ; Limoges (Bleuse); Morgon ; Bresse {Rey) ; Valais, assez commun jusqu'à 900" {Stierlin) ; Hautes-Pyrénées ; Eaux-Bonnes ; la Teste ; Landes (Pandellé)] Pyrénées- Orientales, prairies maritimes sur les tamarix et à terre parmi les broussailles (Companyo).
ELATÉRIDËS. — ELATERINl 4S3
Aussi en Danemark, Suisse, Piémont, en Autriche, en Moldavie, dans les Karpathes, en Allemagne, en Russie septentrionale et méridionale, jusque dans la région du lac Baîkal, environs d'Irkoutsk, aussi en Laponie, en Slavonie, en Skandinavie et dans les Iles-Britanniques.
Les variétés çà et là avec le type. La var. e. en plaine et surtout en montagne ; Meudon ; Calvados : La Tour, près Falaise ; Sainl- Julien-sur-Calonne ; forêt de Touques ; Mont Dore (Fauoel) ; Puyde-Dôme : Courgoul, dans le bois pourri d'un saule ! Mont Dore (Desbroc/iers) ; Hautes- Pyrénées : Payole ; Aragnouet; Sost (Pandellêy. La var. 8. assez abondante môme la 9 ; Doubs : Cusance {Muneret) ; forêt de Saint-Didiér-en-Rollat ! Broût-Vernet ! La var. î. très rare; Pyrénées occidentales (Dufour); Suisse: Morgins (Pic) ; aussi dans les Karpathea (Moniandon).
Lia larve a été décrite par Chapuis et Candèze (Mèm. Soc. se. Liège, VIII, 486, pi. 5, f. 2, 1853, par Schiœdto (Nat. Tidsskr., VI, 526, tab. IX, f. 15-16, 1870) et enfin par Th. Beling (Deuts. Ent. Zeitsch., 207, 1883). Elle est allongée, mince et étroite par rapport à sa longueur ; les dents latérales du segment anal sont étroites et aigûes ; le dessus des plaques abdominales superficiellement strié en travers ou ridé et fortement ponctué ; l'échancrure anale trans* vorsalement elliptique, ouverte en arrière au moins du quart du diamètre. Schiœdte (/. c.) la décrit d'un brun châtain avec la tète le pronotum et le neuvième arceau de l'abdomen plus obscuis, pâle en dessous. M. Warnier (in litt.) nous a dit jadis qu'il l'avait observée et qu'elle était d'un rouge vif.
Isidus
Muls.-Rey, Op, ent., XVI, 69, 1875. — Ann. Soc. Linn. Lyon, XXI, 405, 1874. — Seidl., Faun. Transs., 40, 1888. — Reitt., Bestimm.'Tab., LVI, 9, 1905.
Allongé, subcylindrique, atténué longuement en avant et en arrière. ^. Tête assez convexe, fortement engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux, ceux-ci gros et non proéminents. Front marqué d'une impression anguleuse excessfvement grande et à peine indiquée, son sommet atteignant le vertex et caché par le bord du pronotum, son bord antérieur abaissé et limité en ligne courbe assez régulière. Postepistome peu élevé. Epistome transversal, mais assez large, arrondi en avant. Palpes courts, avec
454 FAUNE GALLO-RHÉNANB
Tarliole terminal ovalaire, tronqué au sommet. Mandibules développées, assez proéminentes, à pointes acérées. Antennes très longues, excessivement robustes, larges et comprimées, atteignant le milieu des élytres chez le d*, filiformes et n'atteignant pas les angles postérieurs du pronotuni chez la 9.2° article très petit, transversal, les suivants environ quatre fois plus longs et presque trois fois plus larges, comprimés, marqués en leur milieu d'une côte longitudinale obsolète, peu ou pas échancrés à leur sommçt poar former une dent au côté externe, le dernier article appendiculé. Pronotum convexe, peu ou pas plus long que large, subparallèle en son milieu, rétréci brièvement et légèrement en avant etexi arrière au-devant des angles postérieurs ; suture latérale légèrement inclinée en dessous jusque vers le milieu des côtés, effacée ensuite en avant ; ponctuation médiocrement fine, vâpeuse et assez dense; angles postérieurs du pronotum carénés. Sutures prosternales courbes^ creusées seulement è^ leur naissance, très brièvement à hauteur de la mentonnière. Ëcusspp étroit, oblqng, ogival au sommet . Prosternum muni d'une ipentonnière excessivement courte, faiblement arquée ou même parfois sinuée en son milieu, laissant une partie du menton et 1^ bouche en entier à découvert. Mésosternum très étroit entre les hancl^es de la deuxième paire de pattes. Lames des hanches postérieures fortement mais graduellement rétrôcies en dehors ; segments ventraux sans membrane latérale, non mobiles, excepté le dernier (1). Pattes grêles, assez courtes,'tibias courts ; tarses simples, grêles, premier article relativement long, les suivants diminuant graduellement de longueur .
Ces insectes ont des mœurs souterraines et vivent dans le sable des dunes maritimes; ils sortent le soir et ont été pris au vol.
(1) Ce caractère semble trancher ce genre nettement et le faire reporter en dehors des Campylini caractérisés par Schiœdte par les segments ventraux membraneux sur les côtés et mobiles, et c'est peut être pour ce motif que Seidlitz {l c.) le place, ainsi que nous le pensions jadis, dans les Ludiini et Reilter (Z. c.) dans les Elaterini. Bien que les Dicronychus aient les ongles biUdes, nous trouvons qu'ils ont avec genre des rapports considérables. Ce n'est pas sans raison que jadis les Dicronychus étaient rangés dans les Campylini; il me semble qu'on avait vu plus juste que Candéze qui les a placés parmi ses Dicrepidiites, alors qu'ils n'offrent pas même les caractères de la tribu. Ces deux genres / idas et Dicronychus n'évoquent-ils pas déjà le genre Analestesa Leach, que Chevrolat place en tête de ses Cebrionides. Pour cette appréciation, nous pouvons conseiller l'examen de Dicronychus setiegalensis Lap. et Analestesa testacea Chevr., qui proviennent du Sénégal.
ÉLàTÂRIDES. — ELATBRINI 455
1. Moreli Muls.-Rey, Op. enL, XVI, 70, oT, 1875 (1). — B«y$s., Soc. ent. Fr., bulL, 89, Ç, 1887.
4Hongé, subcylindrique, longuement atténué en avant et çurtput en arrière chez le cJ ; plus parallèle et plus obtusément atténué chQz la 9 . Pubescencè rousse ou grisâtre, fine, soyeuse, asse? longue, peu serrée, dirigée en arrière sur le pronotum, excessivement courte et peu apparente sur les élytres. Tête assez corive^e, couverte d'une ponctuation de moyenne grosseur, ombiliquée et dense, marquée d'une très large impression anguleuse presque indistincte, son sommet caché en partie par le bord du pronotum ; bord antérieur du front limité en avant en ligne courbe assez régulière, parfois légèrement sinaée, abaissé régulièrement en avant sur toute sa largeur. Antennes très longues, larges et comprimées, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 4 1/2 articles, le 3* un peu plus court que le 4* chez le c?, courtes, subfiliformes, à articles beaucoup moins larges et moins comprimés, ne dépassant pas le sommet des angles postérieurs, le 3' un peu plus long que le 4* chez la 9 ; 2' article très petit, transversal, les suivants environ quatre fois plus longs et presque trois fois plus larges, le 3* presque exactement de la longueur du 4', très légèrement plus large, de forme moins oblongue ; le dernier appendiculé au sommet. Pronotum à peine plus long que large, assez convexe, parallèle sur les côtés vers le milieu, rétréci brièvement en avant et aussi au devant des angles postérieurs, ceux-ci robustes, graduellement divergents, carénés près du bord externe ; couvert d'une ponctuation assez fine, ombiliquée et râpeuse, marqué en arrière près de la base d'un sillon longitudinal large, obsolète, brillant, dépourvu de ponctuation ; sutures latérales inclinées très légèrement et régulièrement en dessous jusque vers le milieu, ensuite etïacées en avant. Elytres plus larges que le pronotum, longuement atténués en arrière en ligne courbe depuis la base, striées étroites, fortement creusées, marquées de points assez fins très rapprochés; intervalles légèrement convexes, couverts d'un pointillé assez gros et râpeux. Pattes relativement grêles et courtes, fémurs larges et comprimés, tibias assez courts; tarses simples et grêles, le premier assez long, les suivants diminuant graduellement de longueur. — Long., 9-11 ; larg., 2,5-2,9 mill.
(I) Nou.s avons examiné jadis quatre exemplaires d* récoltés par Letourneux, en Egypte, à Dambé, et communiqués par M. Leprieur. Ils nous avaient semblé appartenir à cette espèce et nous le croyons encore. M. Pic les a décrits sous le nom de Letourneuxi {Rev. Linn., XVII, fasc. 214, 64, 1902) et pense qu'ils constituent une espèce valable.
Danes da bord de la mer, dans le sable de la plage d*où on le voit sortir et prendre son vol nu crépuscule. En juin (R R).
Hyères, en nombre (Defargues) ; dunes des environs de Cette (V, Mayet). A été décrit sur des exemplaires de Corse communiqués par Revelière et capturés sur la plage de Tlle de Rondinara, près Porto- Vecchio, par M. Morel, à cette époque conducteur des Ponts et Chaussées à Bonifacio. (Coll. eon Heyden Fleutiaux). Rhodes (Bleuse).
La $ a été découverte, le 26 juin 1886, par MM. Bedel et Charles Brisout de Barneville, en Algérie, dans le sable de la plage de Philippeville, sous des troncs d'arbres échoués à Tembouchure du Safsaf. M. Abeille de Perrin l'a retrouvée à Hyères.
AlAtArIDES. — ELATERINI 457
CORRIGENDA ET ADDENDA
En relevant les notes et corrections qui suivent, nous n'avons fait que retracer la plus grande partie de ce que nous avions écrit en marge des pages de nos Elatèrides gallo-rhénans. Des années se sont écoulées qui nous ont permis d'apporter quelques rectifications et additions à ce que nous avions déjà écrit. Il y. aurait presque matière à faire une seconde édition ; mais comme nous ne savons pas si jamais celle-ci se fera, nous croyons être agréable en nous étendant un peu longuement sur ce que nous avons observé depuis l'impression des premières pages de cet ouvrage.
Page 1, ligne 10. Il convient de dire que nous ne regardons
pas les Sternoxes comme un groupe homogène et c'est faute d'une meilleure classification que nous nous sommes exprimés ainsi. En effet, si l'on considère l'état larvaire des Buprestides et la soudure des deux premiers segments ventraux chez l'insecte parfait, on voit qu'ils forment un groupe spécial, très différent des autres dans les Sternoxes de La treille. Ils ne se rattachent aux Eucnémides et aux Elatèrides que par leurs hanches transversales et le prolongement postérieur du prosternum.
)) 4 » 3. Nous avons suivi l'usage consacré par nos
devanciers en employant le mot palpe au masculin, alors que nos Académiciens, peu versés dans les sciences naturelles, l'emploient au féminin, comme cela est indiqué dans le dictionnaire de notre langue.
» » )) 18. Au Wew rfe : intérieurement, Ztre : m/éreeare-
ment. Nous considérons la dentelure ou la pertination des antennes comme placée inférieurement ou, si l'on préfère, extérieurement ; le côté non denté étant toujours plus rapproché du corps, les antennes disposées de chaque côté du pronotum.
458 FAUNE OALLO'RHâNANB ^
Page 8, ligne 22. Ajouter: On peut se rapporter pour l'élude
des segments ventraux et dorsaux de l'abdomen et des pièces de Tarmure génitale au travail de C. Verhœff (Deuts.
Ent. Zeits,, Heft I, 113-171, 1893).
» 11 » iO. Nous avons omis ici la citation de l'ouvrage
de Th. Beling sur les larves conpues d'Elatérides (Deuts, Ent. Zeits.^ Heft. I, 129-U4; Heft H, 257-304, 1883; Heft î, 177-216, 1884). Ce travail nous était resié inconnu.
» 14, renvoi (1), ligne 3. Ajouter : 11 se distingue surtout par le$|
hanches postérieures lamelliformes enfouies, recouvertes par les cuisses de Içi même paire, tandis que chez les Bupr^tides, Throscides, Eucnémides, Ëlatérides et Cebrionides, ces hanches sont bien lamelliformes, mais alors canaliculées sur leurs bords postérieurs et logeant au repos les cuisses de la même paire (Cand., Mon., I, 1, 1857).
Au lieu de nettement, lire : généralement.
Ajouter : ohtusément avancé en son milieu.
Ajouter : parfois droite, ou légèrement échancrée, ou simplement sinnée en son milieu.
» » » 12. Ajouter : angles postérieurs du pronotum
bica renés.
» » » 14. i4u lieu de XXJI, lire : XVI.
» » )} 32. Reporter la phrase : Ponctuation du pronotum simple, à la suite de la ligne 35,
» » » 39. Ajouter : Ponctuation du pronotum simple,
mais irrégulière.
tt » » 43. Remplacer le nom de genre Aeolus par
celui de : Heteroderes (Voyez le motif au renvoi de la page 265.)
» 17 )) 2. Ajouter : sutures prosternales simples, non
excavées en avant.
» » » 33. Ajouter ; et môme le troisième.
» 18 » 8. Ayou^er; e^clu$iy<9men t.
15, ligne 34.
ÉLATÉRIDES. — ELATBRINI 458
Page 18, ligne 37. Au lieu de Tordre suivant : i. Jsidus, iire :
IL Isidus. Nous trouvons plus exnct de placer le genre Isidus entre les Campi/lus et les CEBRIONIDAE qu'à la suite des Athous, bien que par la carène frontale, il rentre dans notre section A, qui représente les Elaterini des auteurs, tandis que notre section B est celle des Gorymbitini.
)) 20 )) 16. Lire : épimères, au lieu de épinières.
» » » 17. Après motif. Ajouter : chez les Laçon, Car-
diophorus et Cryptohynus, les épimères mésothora^ciques ne touchent pas les hanches, tandis qu'elles sont tangentes chez les autres genres.
Lire : Carniole, au lieu de Carniol.
Au lieu de 185, 1870, lire 186, 1877.
Ajouter : Elle a été décrite de nouveau par Th. Beling (Deuts. Ent. Zeits,, 129, 1883).
Après arrondi en avant, ajouter : ou subtronqué, soit alors longuement arqué.
Au lieu de phase, lire phrase.
Supprimer le mot : résineux.
Au lieu de : épaissement, lire : éparsement.
Après le mot carénés, ajouter : la carène des angles postérieurs du pronotum souvent accompagnée d'une autre petite carène limitant le côté interne de Tangle en avant de celui-ci et s'effaçant en arrière.
» » » 17. Ajouter: l'A. conspersa Gyll., citée des
Eaux-Bonnes, par Dufour {Zones ent. Pr/r. occ.^ 26, 1851) a été vue jadis par Pandellé, qui a reconnu que ce nom s'appliquait à l A . fasciata Linn .
» 30 » 18. Apres le mot carène, ft/oa^cr : ou plus exactement suture latérale.
» » )) 27. Au lieu de (osseile, écrire : GBiYiié.
» 31 » 13. A/oa^er : Quelques larves, telles que celle de
A. aterrimus Linn., selon Beling, seraient dépourvues de ces stomates sur le dernier segment.
Page 31, ligne 35. Ayou^er: Pointe prosternale non canallcalée.
Cavité mesosternaie avancée au sommet avec les côtés élevés sar la partie postérieure.
» » 9 37. Ajouter: Pointe prosternale canaliculée au
milieu ou impressionnée par deux lignes élevées se touchant en arrière. Cavité mesosternaie avec les côtés non élevés sur la partie postérieure (Thoms., Skand, Col, VI, 90-91, 1864.)
» 33 » 9. Après Melanotus niger Fabr., ajouter ;
nous croyons maintenant que VElater niger de Fabricius ne doit être autre que VAgrioies aterriinus Linn. Cependant ce n'était pas l'avis de Gyllenhal (/. c, 138) et ce serait alors le Melanotus puncio-lineatus Peler.
» »» » 32. Ajouter : carène marginale du pronotum
effacée vers son milieu, surtout chez la $ .
>) 35 » 35. Ajouter : Panzeri Duf., Actes Soc, Lim.
Bord., XVII, Zones ent,, 26, 1851.
Au lieu de var. 8, lire var. y.
Ajouter après les mesures : a*; long., 8,5 9; larg., 2,3-2,8 mill., Ç.
Var. P, ajouter : (atacinus BuYS8^-). Var. Y, ajouter: parfois aussi la tête d'un beau noir, le resté du corps testacé, la poitrine un peu plus foncée (Robigus Buyss.).
» » » 39. Ajouter : parfois aussi la tête d'un beau noir,
le reste du corps testacé, la poitrine un peu plus foncée.
» 39 » 1 . Après peu profonde, ajouter : et nettement
ombiliquée sur toute sa surface.
» » » 21 . Avant var. nitidicollis Mill. , ajouter : tristis
Schilsky, Deuts. Ent. Zeits,, 190, 1888.
» » » 40. Après fine et dense, lire: non ou indistinctement ombiliquée sur le disque, peu nettement même sur les côtés.
» 40 » 10. Ajouter : inus tus Buyss. in litt.
» » )) 17. Après cette ligne, ajouter : e. En entier
d'un testacé ferrugineux clair, tête légèrement rembrunie.
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 461
Page 40, ligne 36. Au lieu de les placer, lire le placer. * » 42 » 13. Ajouter à la fin de cette ligne: En effet, les
insectes désignés sous le nom dHobscurus Linn. dans V Exploration scientifique de V Algérie, II, 167, 1846, se rapportent à YAgr. sordidus Ulig.
» 45 » 27. Après sogetisBierk., ajouter en observation :
Les Agriotes désignés sons le nom de A. segetis Gyll. (ExpL Alg., II, 167, 1846) par Lucas, se rapportent à l'A. Olieieri Desbr. var. hipponensis Schw.
Au lieu de : de la Marche, lire : Delamarche.
Ajouter la Var. y\. D*an ferrugineux rougeâtre sur toute la surface du corps en dessus et en dessous ; tête parfois un peu rembrunie (v. Buyssoni Pic, Ree, scient. Bourb,, 137. 1895). Algérie (Pic); Toulouse (/) ; Aix (D' Grenier) ; Montpellier (F. May et).
50 » 30. Après cette ligne ajouter : La larve a été
décrite longuement par M. Xambeu (A/i/i. Soc. Linn. Lyon, 18-21, 1893).
» » 37. Ajouter : Après avoir vu un grand nombre
d'exemplaires, nous ne croyons pas que VAgr. marginipennis Luc. soit une espèce propre. Ainsi que le montrent les passages de coloration des élytres, il nous parait être seulement une variété du sordidus Illig.
» 51 » 25. Var. y. effacer : tristis Schilsky, etc., et
mettre à la place : negatus Buyss., Soc. En^.Fr.,^^///., 283, 1894.
» 52 » 21. A a lieu de : tristis Schilsky. lire : negatus
Buyss.
» » 0 42. Au lieu de : je la rapporte, lire : je rapporte.
» » )) 43. Ajouter : son Agriotes melanocephalus.
» 53 » 7. A la suite de Algérie (Cotty) ajouter :
M. Bedel, qui s'occupe tout spécialement de la faune du nord de l'Afrique, doute beaucoup de la capture de cette espèce en Algérie. L'insecte que nous avons en col-
j)6S PAUNB aALLO-RHBNAIfB
• lection (coll. Desbrochers-Sénac) avec cette
étiquette est bien VA, sputator Linn., et non Tespèce extrêmement voisine comme aspect qui se rencontre au Maroc (Agr.
dilaticoxis Buyss.) Page 57, ligne 16. Au lieu do : Dam pierre, lire : Dom pierre.
» » » 24. Ajouter : A propos de cette observation,
M. Desbrochers nous a écrit que tout lui fait croire que Tétiquetle que porte cet insecte est exacte, attendu qu'à l'époque où il chassait à Dompierre, il n'avait encore en collection que le seul produit de ses chasses.
)) 60 » 5. Ajouter : rubcr FourCr., Ent, Par., 35,1785.
» 61 » 28. A/ow^er : Var. e*. Comme la var. y, mais
avec les élytres largement et diffusément enfumées sur là suture. En Autriche.
» 68 » 40. Au lieu de : sans, lire : avec et au lieu de
emarginatuSy lire : marginatus.
» 79 » 15. Après : extrémité, ajouter : généralement.
» 83 » 20. Ajouter : Var. p. Elytres avec l'extrémité
non teintée en noir. — Basses- Alpes, col de Talon, à 2280", au Cheval-Blanc, premiers jours de juin {de Peyerimhoff).
» 86 » 19. Ajouter : Molschulaky (Et, enL, I, 21, 1852
Excursions entomologiques de 1852) Hit que, dans le jardin du monastère de Waalam, fes Aphis de l'érable étaient communs et que ces pucerons servaient de nourriture à des Prosternon holosericeuni 01. et à des Selatosomus gernianus Linn. On en pouvait voir faire leurs repas chaque jour vers le coucher du soleil. Ceci, dit-il, prouve que l'observation de M. Laboulbène, qui considère les Elaterides comme des insectes entomophages, est parfaitement fondée. En effet, il est à remarquer que le Prosternon holosericeuni 01. abonde sur les pins en fleurs où foisonnent certains pucerons.
)) 88 )) 37. Ali /tettci^e : nettement plus larges que longs,
écrire : nettement pas deux fois plus longs que larges.
ÉLATÉnlDBS. -* ELATfCAINI 463
JPa^e 89, ligne 3. Au lieu de : seulement denx fois plus larges
que longs, écrire : presque deux fois plus longs que larges.
n »)) » 46. Ajouter : M. P. de Peyerimhoff {Soc, ent.
Fr,, bulL, 330, f. A, 1902), donne la figure d'une aile d'Athoûs et chiffre la nervation d'après la notation de Bedtenbacher qui est la plus admise.
» 92 » 6. Ajouter: simplonicus Stierl., /. c, 44, 1884.
» 93 » 12. Ayoa^er: La larve a été décrite par M. Xamben
(Ree. Linn., 26, 1894). On la rencontre en juin sur le revers oriental du Canigou, vers 1.800 " et au dessus, sous les pierres assez profondément enfoncées, lorsqu'elle est arrivée à son complet développement. Elle vit de proies vivantes, soit de larves souterraines d'Otiorhynchus monticola Germ. ou Barynotus illaesirostris Fairm., soit aussi sous le sol que recouvrent les déjections desséchées des grands ruminants des larves d'Aphodius discus Schm.
L'évolution nymphale a lieu en juillet ; l'adulte parait en août ; mais comme on le retrouve en avril et mai, l'auteur croit qu'une partie de la génération hiverne.
Au lieu de : 6 mill., lire: 6 lignes. Effacer : Bagnères, val d'Ossau (Dufour), Ajouter: VElater lagubris Duf. se rapporte exactement à 5. amplicollis Germ., ainsi que le prouve le type de la collection Dufour que nous avons examiné au Muséum de Paris.
Les mœurs et les métamorphoses de la lûrve ont été décrites par Xambeu (Le Nat., XXIV, 371, 1902).
» 97 » 23. Au lieu de: S. œneus, lire: S, laius,
» » » 26. Ajouter : La larve a été décrite par Xambeu
(Reo, Linn., fasc. 144, pag. sp. 133, 1896.) « Cette larve, dit-il, se défend en courbant ses branches caudales contre la main qui la saisit, en même temps que son pseudopode fait saillie et se tuméfie en un gros tubercule membraneux , blanchâtre ; à
JO
l'opposé de la plupart des larves d'Elatérides qui se tiennent toujours enterrées dans le sol, celle-ci se trouve à Taffût sous les pierres recouvrant les nids de fourmis, la tête en face de l'ouverture des galeries de passage des myrmécophiles. En automne, môme au printemps, on rencontre des larves jeunes encore et petites, mais il n'y a dans ce fait aucune raison de croire à une longévité relative, leur génération s'accomplira comme pour les autres dans le courant de l'année ;'le défaut de nourriture, la maladie, la température sont des facteurs sur lesquels elles ont à compter et ils peuvent exercer une influence considérable sur leur développement larvaire, auxquelles causes peuvent s'ajouter des pontes tardives. La phase nymphale aura lieu un peu plus tard pour ces larves en retard, leurs produits seront un peu plus petits, mais la génération accomplira son évolution entière dans le cours de la même période. ï>
« De nos observations, il résulte que la larve du C. amplicollis Germ. est carnassière, qu'elle se nourrit plus particulièrement de fourmis qu'elle saisit au passage de leurs galeries ; plusieurs fois il nous a été donné de remarquer des restes de myrmécophiles accumulés près de leur tête et toujours au point de rencontre de leur gîte avec les galeries.- Elle ne dédaigne pas non plus les larves hypogées, ainsi que nous l'avons constaté dans les éducations que nous avons faites et menées de front avec les observations du dehors. Longtemps nous l'avions cherchée dans les bois morts où vivent tant de larves phytophages, mais toujours avec insuccès ; une rencontre de trois d'entre elles au milieu d'une fourmilière nous mit en éveil et nous conduisit à une observation exacte. t>
« Elle a quelques rapports avec celle du
ÉLATÉRIDES. — ËLATËRINI 465
S. laius ; les traits spécifiques qui 1 en différencient sont : sa ponctuation, les insisions au nombre de deux seulement de sa lisière frontale dont le milieu est tridenté, la forte dent interne des mandibules, les quatre tubercules latéraux de son neuvième segment, son cloaque bilobé. »
Pafçe 102, ligne 17. Ajouter: e. Dessus du pronolum, mentonnière, Hancs prothoraciques, tète, antennes et pattes, partie réfléchie des élytres et bords latéraux de ceux-ci sur la première moitié de leur longueur et sur les deux ou trois intervalles externes, d'un ferrugineux clair, à reflet métallique sur le disque du pronotum. France (coll. P. de Churcheville),
» 104 )) 38. Ajouter-, e. Tête noire, pronolum terrugi-
neux en.tolaliléou enfume aux bords antérieur et postérieur ; élytres entièrement ferrugineux (ferrugincus Desbr. in mus.) ; Sos (Bauduer^ coll. Desbrochers).
Ç*. Comme le type, mais avec la tache rouge bien autrement développée, envahissant . en dessous du calus humerai depuis la bose. et colorant le dernier intervalle jusqu'à hauteur de la partie atténuée de i'épipleure ; celle-ci également rouge sur toute sa longueur, ce qui produit un etiet digne de remarque. Collection du Muséum de Paris : Monts Altaï (epipleuralis Buyss., Bull. Mus, Par., M, 1905.)
)> 105 » 1. Au lieu de : faune, lire : région..
)) 109 » 19. Ajouter : Chaîne du Jura, lac de Joux,
26 juin 1892 {Pic). Cette capture nous a surpris, mais l'insecte de M. Pic semble bien se rapporter à cette espèce.
)) 113 )) 14. Au lieu de : relevée, lire : soulevée. .
» 115 » 24. Ajouter : Dijon, dans des saules creux
(Rouget).
» 116 » 14. Ajouter : fi*. Coloration générale foncée,
uniforme, noire ; pattes foncées, tarses testacés. Syrie (akbesianius Pic, Rec.
Linn., 129, 1903). Peut se rencontrer un
Reçue d'Entomologie, — Mars 1906. 34
46<) FAUNE UALLO nUËNANË
jour connue le type dans la région gallorhénane. Var. y. Elytres testacés : dessous du corps foncé ; pattes en partie roussâtres. (seniitestaceus Pic. (1) Soc. ent. F/*.; 6m//., 181, 1905). De Grèce. — M. Pic a trouvé utile de donner un nom à cette variété que nous avons déjà signalée en tête de la description de l'espèce ; mais oq rencontre parfois des exemplaires dont la coloration est intermédiaire entre le mar; ron foncé et le testa ce, de telle sorte qu'on ne sait si l'on doit les rapporter à la couleur typique ou à celle de la variété. Un exemplaire de cette variété existe dans la collection de l'illustre Olivier et il doit être de provenance française autant que je peux le croire.
Page 119, ligne 19. Cette dernière capture a été signalée par le
D' Grenier (Bull. Soc. Ent. France, 1869, p. 15) comme ayant été faite dans les Basses-Alpes.
Obs. Nous pensons aujourd'hui que le P. Sinioni Stierl. n'est autre chose que le (f du Pitt. Thcseus ^evm. ; car ce sont les (f de ce dernier qui correspondent le mieux aux caractères que nous avons donnés. Ils sont de forme plus élancée, plus longuement atténuée en arrière et enfin leurs antennes comme celles des Melanotus sont villeuses, tandis qu'elles sont seulement hirsutes chez la 9. Les articles des antennes à partir du 4* aiticle inclus sont un peu plus allongés et un peu plus fortement dentés et c'est pour cela que la longueur des *• et 3" réunis paraît moindre que chez le P. Theseus Germ. qui serait la $.
)) 124 )) 17. Au lieu de: e et î, écrire: S et e.
(1) Il peut paraître bizarre à certaines personnes de trouver an masculin un adjectif représentant un nom de variété accolé an nom Var. ; il est bon de faire remarquer que l'adjectif ne doit pas s'accorder avec le genre du nom Darietas, mais bien avec celui du nom de l'espèce. Ici nous disons : Hypoganus cinctus var. semitestaceus Pic et non ssmitéstncea.
ËLATËIUDES. — ELATEIIINI 4()7
Page 126, ligne 16. Ajouter \ Mœurs et métamorphoses décrites
M. Xambeu (le Natur., XXV,. 399, 1903).
» 131 » 5. Au lieu de: l'Eslerelle, lire: l'Esterel.
» 136 » 22. A/ow^er : Selon M. Rey (/. c), elle ressemble
beaucoup à celle du crassicollis Er.
(rajipps Perris) ; elle est à peine moins étroite et moins allongée avec le dernier segment abdominal plus excavé postérieurement en dessus et surtout à dents apicales et latérales bien plus saillantes et le dessous plus finement ponctué.
» 138 » 42. i4yof<^cr à titre de document : un exemplaire
des collections du Muséum de Paris , d'aspect ancien (ii" 37) porte le nom : El. niger Fabr. =i: uterrimus 01., étiquette écrite de la main de. . .
» 141 » 13. Ajouter: et elle est très différente de celle
que décrit M. Xambeu (Rco. cVEnt., 53, 1898), ce qui prouve que la supposition d'identité faite par Rey était mal fondée. On n'est jamais bien certain d'une larve que lorsqu'on l'a élevée ou qu'on a Irouvé les débris de ses dépouilles dans la loge où l'insecte lui-môme a été capturé.
» 142 » 21. i4/ow^e/*: Assurément ils ont voulu parler du
M, brunnipes Lac. (crassicollis Er.).
» )) » 25. Au lieu de : iSSl, lire: iSI^. Ajouter ensuite:
La larve de cette espèce se distingue par le sommet du dernier segment orné de trois dentelures aiguës, la médiane assez courte, mais aiguë comme les deux autres ; la partie a[)lanie dé ce segment plus excavé avec les bords latéraux non relevés en forme de bourrelets, avec des rides transversales peu accentuées; la ponctuation rugueuse et ombiliquée dans la partie excavée, simplement verruqueuse sur la convexité qui précède la déclivité vers la base de ce segment. (Selon une dépouille trouvée avec {'imago à la Lironde, près • Montpellier, par M. V. Mayet).
» 147 » 38. Après le mot : corène, o^/ow^er : ou suture.
M)S FAUNE GALLO-BUÉNANE
l'uge 150, ligne 29. Ajouter: parfois proslemum entièrement
rouge, enfumé seulement sur les côtés.
» » » 31. Ajouter: (Knal., Kœf, Eur,, XV, 20, 1848,
var. A.); metathorax parfois entièrement testacé ou à peine enfumé, alors qu'il est habituellement noir comme la tôle.
On renconlre en Tunisie une variété intéressante du S, dimidiatipcnnis Reiche, remarquable par le dessous du corps entièrement rouge, le metathorax de cette couleur ou légèrement enfumé (fiduciarius Buyss. in liit.) : Aïn-Draham (D' Normand)^ El Fedja, en juillet (Vauloger); aussi en Algérie : Teniet-el Haad, Blidah ( Vauloger), et encore en Morée : Dorf Sudina (colL Pic),
Le Silesis terminatus Er., cité par M. Desbrochers des environs de Montluçon, d'après M. des Gozis (Soc. ent. Fr., bail,, 213, 1874) lui a été donné certainement avec une faus.se indication.
)> 153 » 4 4. Ajouter : PlvLS rarement les antennes passent entièrement au ferrugineux clair.
Béziers (coll. Desbrochers) ; Vendres, le Tesch (Maijet) ; Toulouse !
» 156 » 20. Ajouter: 8. Elytres coloré» comme la
variété y de -A. linibatus Fabr , antennes comme chez le type.
Au lieu de : peut-être, lire : il peut être.
Au lieu de Luçon, lire: Luchon.
Ajouter : La' larve de la var. scapulalus
Cand. a été décrite par le même auteur
(Reçue d'Ent., 48, 1900).
» » » 3. Ajouter comme synonyme : ? quadricit-
tatus Ragusa (Nat, 67c., XII, fasc. 12, 1893, Betannon).
)) 169 » 20. Supprimer: Avallon (Bedcl), D 171 )) 7. Ajouter Oi\n'ès articles : chez le o^, ne les
dépassant pas chez la $ .
» » )) 11. Après large (avant Pronotuni) ajouter: chez
le cx^, un peu moins large chez la 9 .
KLATÉRIDES. — ELATERINl 469
Page 174, ligne 3. Ajouter : ¥.Q,\is%on longaement ogival ou en
forme d'angle plus ou moins aigu en arrière. » 178 » 22. Ajouter : Dijon, cours du Parc, allée de la
Retraite, tilleuls creux, mai, juin (Rouget). » 179 » 13. /lyoM^^r : Ecusson étroit, arrondi au sommet,
bien plus étroit que chez les Elater.
Ajouter: Dijon (Rouget),
Ajouter: (nxelanotites Gredl.).
Après antennes^ ajouter: hirsutes chez le <y, coir>me chez la Melanotus^ c'est-à-dire couvertes de poils fins dressés.
Ajouter : {melanotites Gredl.).
Au lieu de : Perris, lire Paris.
Ajouter: La larve a été décrite par M. Xambeu (Mémoire VIP, 153, 1895).
Au lieu de : Toufïa, lire : Touffou.
Il y a aussi : E, erubescens Karwall (Ent. Zeit. S'^eW., 406, 1858), mais il est impossible de savoir à quoi le rapporter.
» 207 » » Ajouter un astérisque à Ochropterus.
Cette espèce est toujours étrangère à la fûune gallo-rhénane.
» 210 » 4. Ajouter : U espèce signalée sous le nom de
sanguineus L., par Lucas (Expl. scient.
Alg., II, 163, tab. 16, f. 10, 1846), se rapporte à l'E. satrapa v. dibaphus Schioedte, selon l'exemplaire unique, conservé au Muséum de Paris. La fig. 10 représente assez mal l'antenne de cette espèce facile à distinguer.
» 211 » 42. Au lieu de: ti/pe^ Vive cinnabarinus. » 213 » 42. Ajouter au bas de la page : Var. e. Elytres
concolores, couverts d'une pubescence noire ou grisâtre sur toute sa surface (sabdepressus Rey). Ajouter ensuite comme Aberration : Ecusson parfois caréné plus ou moins distinctement.
» 215 » )) Ajouter au bas de la page: Var. yj*. Comme
le type, mais avec les antennes entièrement ferrugineuses, les pattes de même, mais un peu moins claires (miniotus Friv. in mus.) Autriche 1839 ; Muséum de Paris (paraminiatus).
470 FAtNË UALLO ailÉNANE
Page 237, ligne 42. Ajouter: la 2* réduite à un point arrondi ;
la 3' nulle ou à peine marquée.
» 238 » 33. Ajouter en synonynfïie : quadruni Daf., Soc.
Linn. Bord., XVII, Zones ent. Pyr. occ., 25 et 27, 1851.
Ajouter : e. Fémurs et tibias rembrunis. Au lieu' de : Gaule, lire : Gaube.
Après le mot : arrière^ ajouter : toujours circonscrit par une enceinte de points assez gros et iiréguliers qui est soulignée par un petit sillon court, transversal, placé près du bord postérieur.
» » » 29. Ajouter : Var. e. Pronotum couvert d'une
ponctuation peu ou à peine granuleuse, même en avant et la carène lisse peu accentuée (laecithorax). Basses-Alpes : lac d'AWos (Villard),
)) 242 )) 31. Après le mot : ci-dessus, ajouter : que pour
les sexes d'une seule et môme espèce.
D 255 » 9. Ajouter : c est peut-être une aberration qui
se présente souvent chez les Elatérides et que l'on peut nommer un rugosino, par analogie avec le rufino,
ii » )) 42. Au lieu de : maintiendrons, lire : at>ons
maintenu, et à la ligne suivante, au lieu de modifierons, lire : «po/is modifié.
)) 257 )) 3. Ajouter : épipleures foncées.
)) 260 )) 1. Le Drasterius aeguptiacus in museo, ainsi
que nous l'avons éciit (Bull, Mus. Hist. nat. Par., 18, 1905) se fait remarquer par sa forme plus courte et plus obtuse que ceux d'Europe, d'Algérie ou de Tunisie et aussi par une ponctuation plus grosse, plus régulière et plus espacée. Sa coloration est très variable, cependant la plupart des exemplaires répandus dans les collections par feu Letourneux ont le pronotum largement marginé de rouge ou même parfois entièrement ou presque entièrement rouge. Nous l'avions porté en synonymie de immaculatns Paulino, en considérant des exemplaires entièrement noirs (Elat.
gall.-rhén., 260); mais sans faire encore
KLATÉRIDES. — ELATERiNI 471
de distinction pour la coloration toujours très variable, nous réserverons le nom de Desbi'ochers pour les exemplaires obtus de provenance égyptienne.
I^age 269, ligne 33. Ajouter après : lisses, le mot : doubles. » 303 )) 19. Ajouter : le plus souvent cette tache affecte
la forme d'une poii*e renversée.
» 306 » 8. Ajoutera rz neotericus Buyss., Soc. Ent, Fr,
bulL, 228, 1902. = melampus Stierl. (nec Illig) Afitth. Scfiw. Ent. Ges,, VII, CoL Helc, 38, 1887. — Cette espèce, sous la forme de cette variété, remonterait donc jusqu'à Genève.
» 310 )) 3. i4 a /t«ur/« : régulièrement dirigée en arrière
et ne formant pas sur la suture de bande fusiforme, lire : formant sur la suture et les quatre ou cinq premiers intervalles une bande chatoyante par l'obliquité des poils sur cette partie là.
Ajouter : {infi/nus Buyss.).
Ajouter : et môme nulle.
Au lieu de : Bellac, lire : Belloc.
Accent : Er., ajouter : rufipes.
Ajouter : {Pueli Buyss).
Au lieu de : canelures, lire : cannelures.
A^L lieu de : postérieurs, lire : antérieurs.
Ajouter : chez le o^, courte, peu distincte.
Ajouter : ou indistincte chez la 9 ; courte, n'atteignant tout au plus que le milieu des côtes chez le cT, )> 331 » 36. Ajouter : sutures latérales prothoraciques
très courtes, presque nulles.
» » » 39. Ajouter: Var. C. Comme le type, mais seulement avec les pattes et les antennes ferrugineuses en totalité ou en partie, sutures latérales prothoraciques très courtes, presque nulles.
Obs. — Nous nous réservons de vérifler a Lyon la valeur des espèces ou variétés décrites par Rey dans VEcfianfje ; mais, presque tous ces noms, comme on Ta vu, tombent déjà en synonymie ou ne portent
472 FAUNE GALLO-nHÉNANE
que sur des variétés insignifiantes qu'il est impossible de prendre en considération dès qu'on voit une série un peu nombreuse du même insecte.
Page 339, ligne 8. EJfaccr : que.
» 342 renvoi (4) Raijer la dernière phrase et la remplacer
par : Cette traduction paraîtra sous la direction de M. L. Bedcl, dans les prochains fascicules de « V Abeille ».
)) 344, ligne 5. Au lieu de: plus long que la moitié du 3%
lire : peu ou pas plus long.
» 355 )) 21. Au lieu de : le Hohneck, lire: sommet du
grand Hohnack et à La Vancelle.
» 358 )) 33. Ajouter: Dijon, au vol, dans les soirées
chaudes, autour des saules^, juin à août (Rçuget).
» 360 )) 5. Placer le nom: unifasciatus Mots, à la suite
de : mediofasciatHS Pic et supprimer l'indication: Var. — Nous estimons qu'il ne s'agit ici que d'une coloration spéciale au sexe j de la var. bifasciatus Gyll. et ces noms tombent tous les deux en synonymie de celui de Gyllenhal. De même, nous estimons que VAthous cinereofasciatus Mots. (l. c. p. 108) est le '5" de son limbaticollis, car dans ce sexe on trouve toujours la bande foncée postérieure envahissant l'extrémité des élytres.
Effacer l'un des deux mots : claire.
Au lieu de : Sengy, lire : Seugy.
Après le millésime : 1785, ajouter: (nec Gmel.)» Ajouter : ou manque au moins de précision. Après le millésime : 1856, Ç , ajouter : (partim).
» 433 » 38. Ajouter : Var. oblongicollis Desbr., Mitth,
Schw. ent. Ges. III, 378, 1871.
)) 438 » 20. Ajouter : et devait viser l'A, canus Duf. ou
le mandibularis Duf.
» 440 » 17. Ajouter en tète des localités: Qn\\voï\s à' Pi\iL-
les-Bains : à 400" d'attitude au dessus de celle de la ville (H, Desbordes), en juin.
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 473
Page 455, li^ne 37. Ajouter : Chez la $, les antennes atteignent
à peine le sommet des angles postérieurs do pronolum.
» )) » 39. Au lieu de: Dambé, /ire : Ramlé.
LOCAUTÉS NOUVELLES
A délacera puncta ta Herbst. Entre Monaco et Menton : cap Martin ;
Antil)es ; étang de Vaugranier (^1 .
Groucelle); Nîmes, en juin {Mingaud).
)) lepidoptera Gyll. Valais : Evolène, en août (Ph. Grou-
telle).
» fasciata Linn. Dans les Grisons : Langwis à 1.300",
assez commun, en juillet (A, Groucelle).
» quercea Herbst. Saône-et- Loire : les Guerreaux, à la
tombée de la nuit (Pic), Aussi en Sibérie orientale : Irkoutsk, en juin (Labbé).
A grio tes aterrinius hinn. Alsace: Wingen (Pic); Pyrénées: Val
d'Arau (Gourdon), Nous supposons que c'est bien cette espèce que M. Gourdon a citée dans le catalogue des Coléoptères du Val d'Arau. Mais sa présence dans les Pyrénées, dans l'Aude et les Alpes-Maritimes.ne laisse pas de nous étonner.
)) liiigiosus ï\oss\. Var. y. Basses-Alpes : Riez (Fciucel), )) modestus Kiesw. F'réjus(Aw66'). » lineatus Linn. Aussi en Asie mineure. )) sputator Linn. Aussi en Asie Mineure. » brecls Cond. Pont du Gard (V. Mat/et). Slealoderus ferruglncas Linn. Strasbourg (-fîeiftc/) ; Mornant (Ber-
iholeij) ; Perpignan {Thierry - M te g).
474 KAUNIi: GALLO nHKNANK
Scrictis brunnens Linn. Montmorency (Deniaison).
)) suhaeneus \V. Redtb. Grande-Chartreuse (Husiache) ;
Pontarlier (Soc. ent Fr., 1860) Blayeul (de Peyerimhoff).
Calostirus Zenii Hoseiili. Espagne : l'Escurial, en mai (Bolioar).
» Castaneus Linn. Eure: forêt de Bizy (Bedel).
SeUUosomus itiipressds Fahv. Le Limbourg et Gueldre, en juin
(Leesherg) ; Mont Dore [Dcsbrochers) ; Forez, vallée de Baux, Pierre-sur-Haute (fî/'M^/a/i^); Saint- Martin- Vésubie {A. GrouceUe)\\QS Grisons: Langwis (Groucello).
» ni(jvicornis Panz. Le Gueldre (Leesherg) ; Château-
roux (A. Groucelle) ; Le Veruetsur-Sioule, dans le tronc carié d'un tilleul (!)
» ctmpUcollis Germ. Mont Ventoux (Guéri/, en mai;
Chobaut ; Ratoux) ; Lozère, en mai (Minsmer) ; Basses- Alpes :
le Cheval-Blanc (Serullas, de Pcfieriinhoff) ; Amélie-les-Bains (Lombard) ; Pyrénées-Orientales, de mai à juillet, courant sur le sol, au bois de Coubezet et au ravin de Fillols (Xamhea).
» rugosus Germ. Pralognan, vers 2.000" (Guedel) ;
Ballon de Giromagny et de Guebviller (Claudon) ; col du Petit Saint-Bernard (Carret, Plaiiet) ; Basses-Alpes : col du Longet ; Alpes-Maritimes : Saint Etiennede-Tinée ( Sainte-Claire-Demlle).
» c/v«cia^M5 Linn. Royat, la Pépinière (fî. (/afîf*//sso/i);
Seine-et-Oise : l'Etang (G. Ôdicr) ; Oise : Hermès (Dongé) ; Alsace :
Wingen (Pic) ; Val-d'Ossau (Dw four) ; Forêt de Chantilly, marais de Coy e (Daguin) ; Aisne: environs de Channy, bois de la Torabe-Renier (Champenois). Aussi en Moldavie.
ÉLATÉniDES. — ELAÏERINI 475
Calanibus bipustulatus Linn. Environs de Grasse: Sospel {Saiiiée-
• Claire- De cille) ; environs de Paris, bois de Verrières (A. Groucelle).
Haplutarsus incanus Gyll. Calvados^ parc de Balleroy, bords de
la Dronie, exclusivement sur les graminées, en mai, en* nombre \Bedel) ; Mayenne : Couptrain. fin avril, sur les saules (Nugue)\ Morlaix (Heroé) ; Pontarlier (Soc. ent, Fr., 1860) ; Mont-Dore (D. Bnujant) ; Monts-Dômes, les Mornes, le Glierzon;au voI,en juin(/?. duBaysson) , Mont-Genis ; lac de Joux (Pic).
» tihiellus Ghevr. Ghaîne du Jura, lac de Joux (Pic).
Aussi au Caucase.
» augustulus Kiesw. Grande-Ghartreuse (Planety Ar-
god); le Vercors (Falcoz).
Liotrichus affiais Payk. Le Honech, à 1.367" (£)' Marmottan) ;
Grande-Chartreuse ; Saint-Martin-Vésubie ; Mont-Rosa, col d'Olen (Pic) ; Mont-Dore (Desbrochers) ; Nassau, dans le Taunus (Von Heyden) ; aussi en Bothnie occidentale (Paykull).
Pœmniies œratiis M.-G. Mont-Dore (Desbrochers, Bruyant) ;
Monts- Dômes, la Nugère, environs de Volvic (Quittnrd) ; le Lioran ; Saint- Jacques, en battant les sapins (Desbrochers) ; Lozère : Saint-Denis (Minsiner), Mctanonius monticagus Rosenh. Mont-Pilat (Falcos). Hypoganus cinctus Payk. Grenoble, saule vermoulu (D' Guèdel). Corytnbites oirens Schrk. Montagnes de Pontarlier, sur les aubépines en fleur, juin (Em. Martin). Les Grisons: Langwis, ainsi que la Var. p.
{A. Groucelle).
» pectinicornis Linn. LeGueldre ; Limbourg hollandais:
Westrade (Leesberg) ; Haute-Savoie : Samoens (Choisnard) ; montagnes de Pontarlier (Soc.
ent. Fr., 1860) ; Genève : le Sa lève (E. Poney).
» cupreus Fab. Var. hameralis Duf. Val d'Ossau, col de
Lurde (Du four).
Campylonwrphus homalisinus Illig. Piémont : Busalo, 9 entière-
* ineiil rousse (A, Groucellc).
Melanoitis sulcicollis M. -G. MonldeTEsterel: Agay (G. Se/'tt//a4;
Hyères (Rcy) ; Pignons (Fauoel).
» . crassicollis Ev. Loire : Saint-Marcel-de-Félines (V.
Mayct); Tours, écorce de peuplier (Mèquignon) ; Yonne. Cousin-soas- Roche (Bedel) ; Aiguës - Mortes ; Béziers ; la Massone ; Montpellier ; Saint-Guilhem ; Canigou (Maf/et).
Cette espèce quoique méridionale ne se rencontre pas en Algérie.
n pnnclilineaUis Peler. Morne : Jonchery-sur-Vesle ^Dc-
maison) ; Manche : Saint-Pair {Potier de Laoarde) ; Vannes {de Bange)\ Seine -et -Oise; Bouray ( Lombard ) ; Pornic {Dominique); Nantes {de Churc/ieci//<?); Pyrénées-Orientales; le Canigou, pas rare; bois de Coubezet, en juin, bois de pins {Xambeu), Tess'm, Lugano, marais de Coremmo (Ghidini).
Toscane (Coll. Mesmin). Iles- Britanniques {Fowler).
)) dichrous Er. Basses-Alpes : Riez {Fauoel), Aussi aux
Açores {Godman^ de Guerne),
Silesis ruiilipennis Illig. Pyrénées-Orientales : CoUioure ; Port-
Vendres ; S*-Genis (D' Normand) ; Hérault : Capulàdon (V. Maijet).
(( terminatus Er. Nice et var. p {V. Mayet).
Adraséus limhaius Fabr. Var. axillarl? Er. La Bérarde, vallée du
Vénéon, sous les glaciers du Pelvouxen juillet. (Agnus). — Var e, Pyrénées, Orientales : Ria {Xamheu),
— laccrtosus Er. Isère : Entre-deux-Guiers (Planei) : Saint-
JuUien-du-Raz {Sèrallas) ; Toulouse {Boisgiraud, 1834). •— Var. y Dieuze; Colmar (Leprleur). — Var. S. Grenoble; Lancey, en mai {Agnus) ; Genève: Gaillard (Ponc//).
ÉLATÉRIDES. — BLATERINI 477
Adrastus montanus Scop. Maine-et-Loire (Af arc/m/); Chéleauroux
{A. Grouoelle); Riom (Quittard). Se rencontrerait aussi dans TOranais : L.
MoRhrnia {ColL C arrêt).
Jdolus picipennis Bach. Avallon (Bedcl) ; Pyrénées-Orientales :
Coubazet ; La Castellane (Xanibeu).
Bctarmonferrugineus Scop. Perpignan (Audoidn 1834). Aussi en
Perse.
Anchastiis aciUicor'nis Genn. En parlant de Fontainebleau, il est
évident qu'il s'agit de la forêt et Bellecroix est le nom d'un carrefour situé au bout des hauteurs de la Sole. On peut ajouter : Futaie duBas-Bréau,dansun vieux chêne abattu {Marmottan) ; Saône-et- Loire : les Guerreaux, sous une écorcedechâtaignier^en mai (Pic)\ Saint Didier-en-Rollat, au Grand- Gouillat, en mai, dans le chêne (!)
Megnp^'nthes lugens W. Redt. Environs de Royat (A. Groucelle);
Riom, Marssat, sur les fleurs de cornouiller, dans les endroits humides (Quittard) ; Le Mans ; Genève (co/Z.Awfeé); Givors, branches sèches de châtaignier (Grillât).
Ischnodcs sanguinicollis Panz. Rhône : Régnée, dans le peuplier
(Chanrioa) ; Forêt de Loches, dans le hêtre (Mèquignon) ; Loiret: Lion (E. Groucelle) \ Collioure, dans le terreau de peuplier blanc (/)' Normand); Monts de l'Eslerel : Agay ( Sainte- Claire- Decille). Aussi en Espagne.
Elalcr aethiops Lac. Alsace (Lepricar) ; Gap : Ceùse (Lombard) ;
Chamonix ; Morgins ; lac Champex ; Venanson (Pic) ; Forclaz (Tournier) ; Pyrénées-Orientales, col de Toum, en automne et en hiver, dans les bois de pins en décomposition (Xambeu). Grisons :
Langwis (A. Groucelle).
478 FAUiNE GALLO-KHÉNANË
lilater nigerrimus Lqc. Les Guerreaux, dans le châtaignier (Pic);
Gazinet, en nombre sous les écorces de pins (Lainbertie),
)) ni^rm«5 Herbst Abondance; lac Champex (Plc)\ Mont
Pilât, en juin (D^ Jacquet) \ Gharmetle (Barthe) ; Grande-Chartreuse (Hiistache),
fi erythrogonus' ^IviW, Abondance; Liddes (^P/cJ; la Forclaz
(Tourniev).
— ruflceps M.-G. Saône-et-Loire, lesGuerreaux, à la tombée
de la nuit (Pic) ; Saint-Romain en Gier (Mayet) ; Givors, dans les branches sèches de châtaignier (Grilat) ; Fontainebleau, signalé pour la première fois en 1863 (Socent. Fr,, hulL, 33, 1863J par M. M. Lethierry et Marmottan.
Pyrénées-Orient., environs de Taurinya, sous les écorces de noyers, en janvier et février (Xainhea).
)) halteatus Linn. Nord: Watten (Faucel); Eure: Brionne
(Béiiard) ; Fontainebleau (Ph. Grourelle) ; Saumos (Lambertie) ; Eaux- Chaudes, sur un tronc de vieux sapin mort (Mascaraux).
» nigrofïacus Goeze Seine-et-Oise : Sannois (Bènard) ; Va-
lenton (Dongè); Sncy-en-Bvie (Mèqiii- (gnon); Herblay; Tranconvilie (A.
Groucelle) ; Indreet Loire : Monts (D' /^a7/oO; Maraye (Aw^é) ; Lyon:
Montrotier (Carr^Ô. Aussi en Asie- Mineure.
» prœustus Fabr. Var. y et 8. Var : Pignans (Faucel).
)) Poinonœ Steph. Luz-la-Croix-Haule ; Collioure (r/e-Bom//).
Var. 8. Vienne : Adriers ( A/cs/7uVi). Var. s Gers : Montfort (coll. Mesinin).
» satrapa Kiesw. Var. p. Hyères ; Amélie-les-Bains ; la
Massane (de Boissij) ; Fontainebleau (Nadar).
» clegantulus Schœnh.Bordsdu canal de la Brusche( We/icA-e/').
ÉLATÉUIDCS. — ËLATEIUNI 479
Hfipnoidus maritimtis Curt. Gronde Chartreuse (G. SèruUas) ;
Cirque dB Gava ni ie (D' Chohaut) ; Alpes-Maritimes : Mont Mounier, dans les racines de Saxifraga oppositifolia L. {Sainte-Claive-Dcoille) ; la Bérarde, vallée du Vcnéon, affluent de la Romanche, sous les glaciers du Pelvoux {Agniis). Engadine : glacier 'de Morterach {F h.
Grouoelle).
» curlus Germ. Landes, sous les pierres au bord des
eaux (D' Gobert) ; Port- Vend res (D' Nonnand).
» tneridionalis Lap. Landes, commun sur les graviers de
l'Adour (D' Gobert) ; très abondant aussi sur les bords de la Sioule, en compagnie des C. dermesioidcs Rhal. el pulchellas Linn.
» pulchellus Linn. Landes (D' Gobert).
» ftaoipes Aube. Tours (D' Normand). Var. e. Fémurs et
tibias rembrunis. Cirque de Gavarnie (D' Chobaut).
)) minuiisslmus Germ. Mont Pilât (Falcos) ; Montbard
(Bedel) ; Plombières ; Flavignerot (Rouget) ; Sos ( Uaiiduer); Landes, en battant les haies (D' Gobert), Aude: Gesse [D' Chobaut) ; Basses-Pyrénées :
Ossau; Landes: Montfort (Mascar aux).
Cryptohypnus hyperboreus GyW. Basses-Alpes : Col d'Alloz ek de
Valgelaye, assez abondant (5crullas, de Pegerlinhoff).
» Grouccllci Buyss. Hancs du Cheval-Blanc, au-
dessus de Chavailles de Blégiers, capturé le 17 juin 1900 à 4 h. 35 du matin sur l'aubépine en fleur par M. de Peyerimhoff.
)) consobrinus M. -G. Le Queyras ; Abriès (G. Sèrullas)\
Col d'Olen {Pic).
Crijpiokypnus rictilarius Gyll. Abriès (G. SèruUas) ; Montagne de
la Calmette. près du lac d'Annecy (de Peiferiinhoff').
» riparius Fabr. La Bérarde, sous les glaciers du
Pelvoux ; Isère : Villars de Lans (Agnus); Uriage ; Chamonix (A.
Groucellc). Var. p. Mont-Lôuis (D' Chobaut).
Drasterius blmaculatus Rossi, Creuse : Groazant (Bedel),
Limonius parculus Panz. Eure-et-Loir (Fauoel).
Pheletcs qiiercus 01. Grenoble : Claix (Agnus) ; Nîmes {Mingaud).
Cardiophorm graniineus Scop. Cliatellerault (D^ Normand).
» aniicus Er. Gonfaron (Sainie-Claire-Deoille).
» raficollisL'inn. Saumos (La/nfeer^te); Saint-Étienne;
Rochetaillée (Minsmer),
K biguiéaius 01. Vaucluse : Château de la Bonde
(Fa g nies) ; Fonlfroide, avec la var. y. (Barthe)\ Beziers (Puel); Nîmes (Mingaud) ; Agay ; Port- Vendres (D^ Normand).
)) ErichsoniBuYSS, Saône-et-Loire: Cliauffailles(Ptf).
)) rufîpes Goeze. Var. p. Rothhorn (coll. D' Ch. Mar-
tin) i Alpes-Mar. : Entraunes.
» nigerrimus Er. Mayenne: Couptrain (Faticel).
w asellus Er. Dunkerque (Faucel) ; Aveyron (coll. '
D' Ch. Martin).
» vcrsicolor M.- G. Fréjus (Guillebeau); Ile Sainle-
, Marguerite, au printemps, sous
les écorces d'eucalyptus (Cafret). Aussi en Dobroudja.