‹ Faune malacologiqueChapitre 3 sur 142 · PE D · texte numérisé non relu

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la côte pacifique d'Amérique et dans l’archipel des Philippines ; si celui dont les magnifiques collections conchyliologiques ont doublé la richesse, déjà si grande, du British Museum de Londres ; si notre vieil ami Hugh Cuming, pour l’appeler par son nom, n’avait pas été profondément désolé de ne point posséder, dans ses tiroirs, lHelix gigantea de Scopoli et quelques autres grandes raretés malacologiques, dont il soupçonnait l'existence à Saint-Domingue ; s’il n'avait pas été vivement désireux de combler, au plus vite et coûte que coûte, cette lacune fàcheuse, il est probable que M. Auguste Sallé, naturaliste voyageur français, n'aurait jamais songé à visiter cette ile, qui jouissait alors d’une assez mauvaise réputation, qu’elle n'a, d’ailleurs, jamais cessé d’avoir. Quoi qu’il en soit, c'est par le conseil et sous l'inspiration de H. Cuming qu’il se décida à partir pour Saint-Domingue, dans lintention d'y recueillir des objets d'histoire naturelle et d’y former des collections zoologiques. Le lieu de lexpédition était assurément bien choisi, surtout au point de vue malacologique, car, si, vers la fin du siècle dernier et au moment de la révolte des nègres, en 1791, on ne connaissait de cette grande île, partagée inégalement entre la France et l'Espagne, qu’un très petit nombre d'espèces, décrites par Linné, Müller ou Chemnitz, et représentées le plus souvent, dans les Musées, par des individus roulés ou défectueux, la contribution au progrès de nos connaissances n’avait été guère plus considérable, pendant la première moitié du siècle actuel. Dans de pareilles conditions, le succès, pour un chercheur habile, était presque certain.

Le voyageur débarqua, le 8 juin 1849, à Santo Domingo, capitale de la République Dominicaine. Il en fit son centre d'explorations et, pour ainsi dire, son quartier général, et

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