Le jeudi ou le mardi gras, on fait une aspersion de
bouillon d'andouille autour de la maison, pour empocher que les renards ne viennent manger les poulets.»
Thibbs, 1. 1, p. 271.
On peut conjurer les renards par cette oraison :
Au nom du Père, f du Fils t et du Saint-Esprit t renards ou renardes, jo vous conjure et charme, et vous conjure au nom de la très-sainte et sursainte, comme Notre-Dame fut enceinte, que vous n^ayez à prendre ni écarter aucun de mes oiseaux de mon troupeau soit coqs, soit poules ou poulets, ni à manger leurs nids, ni à sucer leur sang, ni à casser leurs œufs, ni à leur faire aucun mal, etc.
(Il faut dire cette oraison trois fois par semaine.)
En substituant les mots loups et louves^, on peut conjurer les loups.
Thiers, 1 1, p. 479.
14. — Un jour, le renard affamé, n'avait trouvé pour son souper que des airelles et des mûres de buisson. Comme il faisait très-noir et beaucoup d'orage, il se trompait et happait le vide au lieu du fruit; à chaque éclair il se reprenait et s'écriait : maï, mal^ eluide (éclaire davantage).
Forez, Noélas, Légendes, p. 241 en note.
15. — « Prendre le r^narrf, c'est faire les réjouissances de la dernière voiture de la moisson, n
Bresse chàlonnaise, Guillemin.
Cf. I*a8age suivant qui existe dans le Limbourg :
€ La moisson de blé terminée^ le dernier charriot est d'habitude décoré d'un grand mai, et suivi de tous les faucheurs et de toutes les faucheuses^ qui raccompagnent en chantant jusqu'à la métairie où les attend un repas, que, dans le pays de Limbourg^ on appeUe € haaseete » repas du lièvre. »
Rbinsbeb6«DurinsfeIiD> Trctditians et Légendes^ t. II, p. 187.
BALOSN A mrSTICBTUS. L. 171
BALOENA MYSTICETDS, L-