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Je ne me rends pas compte des formes suivantes

Pisso ROTO, f. Limousin, Poucaud.

TiGNE Hus, Bigorre, J. M. J. Deville, Annales de la Bigorre^ Tarbes, 1818, p, 246.

1. —La Chauve souris passe pour être aveugle (Cf. esp. MurciegalOy port. Morcegd), C'est ce que dit, entre autres, Aneau qui l'accuse en même temps de boire l'huile des lampes (accusation ordinairement portée contre l'Efl&^aye.)

€ Elle est aveugle comme la taupe... succe Phuylle des lampes. > — Aneau, p. 14.

2. — Ses habitudes nocturnes, sa conformation étrange^ sa couleur noire, sa face grimaçante et presque humaine (Cf. son nom napolitain facciommOy Muss.) en ontfait aux yeux du vulgaire un animal diabolique qu'on torture chaque fois qu'on peut le prendre.

VESPERTILIO (genre). L.

« Tombent-elles entre nos mains, les Chauves-souris sont torturées et clouées vivantes sur les portes. » Ille-et-Vilaine. — Bull, de la Soc, protectrice des Animaux, t. v, p. 259.

Ces tourments lui arrachent des cris qu'on prend pour des injures ou des blasphèmes.

«Si Ton met une Chauve-souris dans le feu, elle fait entendre distinctement de grosses injures. » — A. de Chesnel, France litt,^ déc. 1839, p. 22.

En Sicile, on la traite de même :

€ En Sicile, la Chauve-souris, appelée Taddarita, est considérée comme une forme du démon.... Quand elle est prise, ses maléfices sont conjurés, parce qu'en criant elle blasphème^ Aussi la fait-on périr en l'exposant à la flamme d'une chandelle ou à celle du foyer ou bien on la crucifie. » — De Gubernatis, Mythologie zoologique^ traduction Regnaud, t. II, p. 214, en note.

3. — Pendant les chaudes soirées d'été les enfants cherchent à attirer les chauves-souris en agitant en l'air soit un mouchoir blanc, soit un chapeau, soit une longue perche et en leur adressant certaines paroles mystérieuses. Ces objets en mouvement semblent exercer sur elles la même attraction que le miroir sur les alouettes, car loin de s'enfuir, elles viennent et reviennent voltiger autour des enfants qui ne manquent pas d'attribuer cet effet aux formules magiques.

Les uns cherchent à les abattre d'un coup de gaule, tandis que les autres leur jettent leurs chapeaux dans Tespoir qu'elles iront maladroitement se jeter dedans.

En Picardie, on adresse cette incantation à la chauvesouris :

Cate seuri, rapache par chi Je te barai du pa^l meusi

Et pis dal l'iau à bouère

Cate seuri tout noère.

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