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Du latin castorem vient

CASTOR, m. français.

Cf. Gastoro, Gastore, italien. — Castor, espagnol.

2. — Un autre nom de cet animal est dérivé du baslatin *hebrum, *vel)rum; (le Scoliaste de Juvénal, sat. 12, donne bibrum) :

BIÉVRE, m. français.

BUIVRE, m, ancien waUon, Grandgagnage.

VIBRÉ, m, Gard, Crespon ; Bouches-du-Rhône, Villeneuve.

Cf. Bibaro, bivaro, italien. — Bibaro, beTaro, befre, espagnol. — Beaver, anglais. — Biber, allemand.

3. — « Indépendamment de la fourrure qui est ce que le castor fournit de plus précieux, il donne encore une matière, dont on a fait un grand usage en médecine. Cette matière que l'on a appelée castoreum, est contenue dans deux grosses vésicules que les anciens avaient prises pour les testioulesde l'animal.» Buffon, t. III, p. 58.

CASTOREUHt w* français.

CASTORÉE, m, français, Cotgraye.

Cf. Castorio, italien. — Gastoreo, espagnol.

Au moyen-âge encore, on prenait ces vésicules pour les testicules du castor, car on trouve dans l'inventaire du comte de Nevers, mort en 1266, qu'il possédait entre autres curiosités deux coilles (^) de bièvre. Voy. i?owania, t. II, p. 151.

(1) Les anciens croyaient que le castor poursuivi par les chasseurs se coupait les testicules, objet de leur poursuite H sauvait ainsi sa vie

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