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GENRE AECELLA
Arcella costata Ehrenberg '.
Cette petite espèce est parfaitement caractéristique ; bien que d'après une simple description on puisse être porté à la regarder connue une simple variété anguleuse de V Arcella rulgaris, dans la nature elle se distingue du premier coup de toutes les autres Arcelles.
Elle est remarquable d'abord par sa belle nuance d'un jaune doré, rarement d'un brun clair et chaud, mais qui, dans les tout jeunes individus seulement, se montre presque hyaline.
Un second caractère distinctif réside dans ses aréoles hexagonaux qui, malgré la faible taille de l'espèce, sont toujours très grands et très nets, aussi beaux que dans la grande Arcella discoïdes.
Entin la coque est très élevée, à peu près aussi haute que large, parfois même plus, et les contours en sont toujours franchement polygonaux, le plus souvent pentagones ou hexagones. L'enveloppe est alors divisée en vastes champs latéraux, dont chacun a la forme d'un trapèze et s'étend de la base au sommet de la coquille (hg. 1, 3). Ces trapèzes sont alors séparés les uns des autres par des arêtes saillantes qui, à la vue, se présentent comme doubles, par le fait que le regard plonge en réalité, non pas tant sur le tranchant ou la ligne médiane de l'arête, que sur les bords droit et gauche de cette dernière, c'est-à-dire sur les deux parois dues au repli; ces parois sont alors vues chacune de champ, suivant le sens même de leur épaisseur, et se montrent distinctement striées en travers (fig. 3). Vue d'en haut, la coque se présente comme arrondie à sa face inférieure ou buccale, et la face supérieure forme un
' Abhand. der Koniff. Akad. Berlin 1847.
Arcella costata. — 1. Do côté. — 2. De face. — 3. Coque vue de côté, pour montrer la saillie des côtes.
dessin polygonal à côtés arqués en dedans; cette face est en même temps presque toujours aplatie, parfois même un peu concave en dedans.
Le plasma est globuleux et n'occupe qu'un espace restreint dans la coque. On y remarque deux noyaux, qui ne sont pas nécessairement opposés l'un à l'autre; ces noyaux m'ont quelquefois paru renfermer chacun un ou deux nucléoles de taille moyenne, accompagnés de plusieurs autres extrêmement petits.
Les vésicules contractiles sont peu nombreuses ; peut-être même dans la règle n'en voit-on que deux ; mais par contre elles arrivent à un très fort volume et font largement saillie dans le vide de la coque.
Les pseudopodes sont longs et larges, et semblent dans cette espèce particulièrement sujets soit à se diviser, soït à s'aplatir et à s'étaler sur le sol par une extrémité élargie.
Le diamètre dans VArcella costata s'est montré variable de 66 à 77 ij ; la plupart des individus ont environ 70 /u; la hauteui' dorso-ventrale est presque égale au diamètre antéro-postérieur qui, chez les Arcelles, sert pratiquement de mesure.
Leidy figure dans sa PL XXVII, fig. 8 à 13, toute une série de coquilles qu'il rapporte à VArcella vulgaris et qui, sans doute, représentent VArcella costata. Dans cette série ce sont les fig. 9 et 11 que l'on peut considérer comme typiques; les autres représentent des cas exceptionnels, comme on en rencontre, il est vrai, dans cette espèce ainsi que dans toutes les autres Arcella. Leidy indique par contre son Arcella mitrata comme pouvant peut-être se rapporter à VArcella costata de Ehrexberg, ou bien aussi à 1'^*cella f/lohulosa de Carter; cette seconde éventualité me parait bien plus probable.
Je n'ai récolté cette jolie espèce qu'à Rouelbeau, oîi elle se trouvait un jour assez abondante, puis, moins nombreuse, à la Pointe-à-la-Bise, sur les rivages du lac.
Arcella discoides Ehrenberg*.
Cette e.spèce se distingue à première vue de toutes les autres Arcelles par une compression très forte, grâce à laquelle elle revêt la forme d'un bouclier circulaire. La
' Abhand. der Konis;. Akad. Berlin 184.3.
GENRE ARCELLA