‹ Faust dans l'histoire et dans la légendeChapitre 14 sur 77 · De prxstigiis dæmonum , II · texte numérisé non relu

De prxstigiis dæmonum , II

«Ce chien, qui répondait au nom de Monsieur, pei’sonne ne le connaissait mieux que moi, puisque je le menais en laisse quand je marchais derrière Agrippa. C'était un chien naturel... La croyance que ce chien était un diable, prit naissance, selon moi, en partie de l’amour presque enfantin qu’Agrippa nourrissait pour ce chien — car il l’embrassait, l’avait à côté de lui à table, et la nuit, le souffrait parfois sous la couverture — en partie de la connaissance qu’avait Agrippa de ce qui se passait en tout pays, quoiqu’il restât continuellement enfermé dans son cabinet et sortît à peine tous les huit jours. Des niais disaient déjà que ce chien était un démon à l’époque où je restais encore chez Agrippa , et cependant il recevait journellement des lettres des savants de tous les pays. » On trouve dans les œuvres d’ Agrippa* des épigrammes sur son chien Filiolus; ses Lettres * mentionnent d’autres de ses chiens qui s'appelaient Tarot, Franza, Musa. « Pour ce qui est finalement de l’histoire de son chien, dit Gabriel Naudé dans son Apologie des grands hommes soupçonnés de magie*, qui nous est été représentée avec plus d’éloquence que de vérité par P. Jove :

Vennlis cui penna fuit, mi gloria flocci, quel plus sûr jugement en pourrait-on faire après une

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