I. Otia impenalia , lit, ÎS
î. Op. I, ïls. Anvers. 1706.
Arioste', Bodin', Agrippa’, Palingenius *; ce dernier, Manzolli de son vrai nom, et contemporain de Faust; comme lui aussi, ardent à fronder la vie des moines et les prétentions des papes ; aussi quelques années après sa mort, son corps fut-il exhumé , brûlé par ordre de l’Inquisition et ses cendres jetées au vent. ‘
Luther a-t-il parlé de Faust? Oui, si l’on s’en tient à un chapitre qui précède la légende de Widman, qui s’intitule : Opinion du docteur Luther sur le docteur Faust, et que Widman termine ainsi : « Ces entretiens et d’autres plus courts et plus gais, je les ai extraits d’un écrit particulier à moi connu, dont on peut inférer que le docteur Faust avait déjà acquis une grande considération ; il vivait alois à Magdebourg auprès des chanoines qui le tenaient en haute estime. » D’autre part , M. Michelet, au chapitre vi du tome II de ses Mémoires de Luther, a inséré l’alinéa suivant : «Un jour que l’on parlait à souper du sorcier Faust, Luther dit sérieusement ; « Le diable n’emploie pas contre moi le secours des enchanteurs. S’il pouvait me nuire par là , il l’aurait fait depuis longtemps. Il m’a déjà souvent tenu par la tête , mais il a pourtant fallu qu’il me laissât aller, etc.» M. Michelet donne ceci comme extrait de la page 12 des Tischreden ou Propos de table de l’édition de Franc-