‹ Faust dans l'histoire et dans la légendeChapitre 19 sur 77 · Er/ordia literata cont., 1725. II, p · texte numérisé non relu

Er/ordia literata cont., 1725. II, p

3 Gardien du couvent des Franciscains et prédicateur du dôme. (1520-1556.)

4. A Prague on montre aussi sa maison. Yoy. Legis - Gluckselig , Dus Faustische Haus in Prag , dans: Libussa, Jahrbuch für

Faust, nvec iin ruisseau, où peut à peine passer un enfant; cependant le docteur doit l’avoir traversée avec une énorme voie de foin traînée par une paire de forts chevaux. A ce moment passait un moine qui, scandalisé de ce prodige diabolique, prononça une formule d’exorcisme; alors la charretée de foin s’évanouit et les chevaux se changèrent en deux coqs rouges, tirant un fétu de paille. L’enchanteur s’enfuit, et le moine doit avoir été le frère Martin Luther, custos du couvent des Augustins*. Nous revenons à la Chronique: elle raconte que Faust demanda au recteur de l’université la permission de faire un cours sur Homère; il l’obtint et dépeignit les héros de la guerre de Troie d’une façon si saisissante que les étudiants le prièrent de les leur montrer en personne. Donc il les réunit un jour dans la salle des leçons et puis il fit avancer un héros après l’autre*. Polyphème vint le dernier, une barbe rousse autour du visage, en train de manger un homme dont les cuisses pendaient hors de sa bouche et une lance de fer à la main. Il remplit d’effroi l’assistance, et quand Faust lui fit signe de se retirer, il refusa, bien plus il frappa le sol de sa lance et l’auditoire en fut ébranlé. Il fit même mine de vouloir se mettre deux des

I8S5. Sur la maison habitée par Faust à Géra, voy. Keyssler, lieisen dvrch Deutschland , etc. Hanovre, 1740.

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