Ch. \ I , Ch LXIV
je vous étais inférieur; j'étudiais la théologie; cependant je vous atteignis dans cette science , car vous me demandâtes mon avis sur certains points.»
Au chapitre 72 il est dit: «Cette tristesse poussa le docteur Kausl à mettre ses plaintes par écrit pour ne pas les oublier, et voici une de ces plaintes.» Au chapitre 2, le rédacteur invoque le témoignage de Faust : «Il vint dans une épaisse forêt, comme certains le racontent, laquelle s’appelait Spesserwald, comme le docteur Faust l’a lui-même reconnu.» Au chapitre 70, Faust dit à Wagner : «Je te prie de ne pas révéler mon art ni mes actes avant ma mort; après ma mort, tu les mettras par écrit et tu les rédigeras sous forme d'histoire, ce à quoi t’aidera ton génie Auerhahn.» Au chapitre 77, dans XOratio Fausti ad studiosos, le docteur dit : «Quant aux aventures que j’ai eues pendant vingtquatre ans, vous les trouverez écrites après ma mort;» et, plus loin, l'auteur raconte que les étudiants trouvèrent effectivement cette histoire écrite, à l’exception de la fin du docteur, ajoutée par les maîtres et étudiants.
Il n’y a point de date précise dans le livre; seulement dans la préface il est dit que Faust vivait encore dans la mémoire des hommes; au chapitre 38 Faust fait apparaître Alexandre devant Charles-Quint et au chapitre 56 il est question du château assiégé par l’armée de Charles- Quint.
En 1588 parurent une version en prose et une ver-
sion en vers de la légende ; la version en prose a négligé certains récits de la première légende, probablement parce que ces récits se trouvaient déjà dans Wier, Lercheimer et autres, ou parce qu’ils racontaient des exploits attribués déjà à d’autres magiciens. La version en vers est mentionnée dans le catalogue de la foire de Pâques de 1588, dans YElenchus de Cless* et dans la CoUectio libromm. Plus récemment, Nyerup’ en a parlé d’après le seul exemplaire connu, et donné le titre: Une véritable et terrible histoire du docteur Jean Faust, le célèbre enchanteur et magicien, comment il fit un pacte de vingt-quatre ans avec le diable; mis en rimes (t après t édition allemande imprimée, Tubingue, chez Alexandre Hock. On commença d’imprimer le livre dès 1587, c’est pourquoi le titre porte cette date, mais il ne fut achevé que le 7 janvier 1588, comme il est dit à la fin. M. Scheible croit que ce Faust rimé est le môme que le Tractœtlein mentionné par Mohl et Keller. Mohl avait dit, dans ses Aperçus* sur les nmurs des étudiants de Tvhingue, « qu’en 1587, deux étudiants de l’université de cette ville avaient été punis pour avoir composé le Petit Traité sur Faust (une comédie). »
D’après les recherches de M. Keller ‘, bibliothécaire