Thoms, Collection of Early Prose Romances (18î7), t. III
titre de: Tfte second report of Doctor John Faustus, containing his appearances, and the deeds of Wagner, etc.
L’auteur, dans son introduction, dit qu’on trouve les ruines de la maison de Faust à Wittemberg , non loin de la demeure de Mélanchthon, au bout de la ville, en face de l’école; secondement, qu’on voit près de la ville un grand sureau, sous le dôme feuillu duquel il avait coutume de faire à ses disciples des leçons sur la nécromancie; enfin, qu’à trois milles de Wittemberg, on trouve son monument funéraire avec celte inscription qu’il avait gravée lui-même avant sa mort :
Hic Jaceo Johannes Faustus, Doctor Divini Juris Indignissimus , Qui Pro Amore Magiæ Diabolicæ Scientiæ Vanissime Cecidi Ab Amore Dei , 0 Lector Pro Me Miserrimo Damnato Homine Ne Preceris ,
Nam Preces Non Juvant Quem Deus Condemnavit : O Pie Christiane Memento Mei Et Saltem Unam Pro Infiducia Mea Lacrymulam Exprime Et Oui Non Potes Mederi Ejvs Miserere , Et Jpse Cave.
La traduction hollandaise de la légende parut à Anvers, sans date, puis avec la date 1592, sans indication de lieu*. L’édition de 1592 fait naître Faust en 4491, place le premier pacte le 28 octobre 1514, le second, le 3 août 1531, et la mort de Faust dans la nuit du 23 au 24 octobre 1538.
1. M. Edwin Tross décrit celle édiliun dans le n“ 10 du Serapeum de 1850. Une édition semblable A’ Eulenspiegel permet de conclure que Y Histoire de Faust sortit d’une presse d’Anvers.
En 4599 parut la version de G. R. VVidman, accompagnée de commentaires théologiques, historiques et moraux interminables, et divisée en trois parties, dont chacune a un titre spécial; Hambourg, chez Moller. L’auteur, dans sa dédicace au comte de Hohenlohe- Langenbourg, s’exprime avec dédain sur 1e compte de la première légende : « Quoique les aventures et histoires de l’audacieux et impie docteur Jean Faust se soient passées il y a longtemps et qu’elles aient couru de bouche en bouche , cependant elles n’ont pas encore une existence bien déterminée, elles sont restées cachées parmi les étudiants, et quoiqu’elles aient été rassemblées une fois d’après les lettres des amis de Faust, tels que Thomas Wolhalt, Thomas Hanner, ChristopheHayllinger, Gaspar Moir, Frédéric Bronauer, Gabriel Renner, Jean Victor, et autres, quoique le docteur Faust lui -même priât son serviteur et héritier, Jean Waiger', de mettre exactement par écrit l’histoire de sa vie et de ses actes, cependant la véritable histoire de Faust n’a pas encore été mise au jour. Or, comme j’avais en main l’original de cette histoire, et que j’ai cru nécessaire d’en donner une édition pour l’avertissement d’un chacun, je la publie avec d’utiles moralités.» A la fin de la dédicace, nous trouvons encore ceci : « Je dois avertir que , bien que l’histoire de Faust ait déjà été imprimée, la mienne a de quoi satisfaire les esprits, tandis que la précédente