‹ Faust dans l'histoire et dans la légendeChapitre 28 sur 77 · C’est ainsi que Widman appelle Wagner · texte numérisé non relu

C’est ainsi que Widman appelle Wagner

est bizarre, incomplète; mais que cependant il ne fallait pas raconter ce qui peut attrister les oreilles pudiques et les cœurs timorés. Je dois dire aussi en bonne conscience que cette édition est conforme au véritable original laissé par Jean Waiger et autres connaissances de Faust.» Dans le cours de l’ouvrage, Widman s’en réfère au témoignage de Faust, de son serviteur et de ses amis. Après le chapitre 9 de la première partie, Widman place cette note : « Ce qu’on a pu dire de plus, touchant le pacte de Faust avec le diable, est inexact; mais ceci, et ce qui suit, est la vérité recueillie avec peine par les étudiants et par les trois fils d’un docteur de Leipzig, tous trois maîtres d’université, qui ont trouvé des manuscrits de Faust dans sa librairie et les ont communiqués.»

Première partie, chapitre 27, il est dit qu’après la mort de Faust, on trouva chez lui beaucoup de lettres de grands personnages qui lui demandaient des conseils; entre autres, deux lettres : a l’une d’un prélat de Pavie, nommé Azzolini, qui devint cardinal à Rome, de Santa Maria in Portico', l’autre, d’une princesse qui se maria.» Deuxième partie, 8, il y a une lettre d’un noble des environs de Zwickau, trouvée chez Faust après sa mort.

Dans le commentaire du chapitre 14, I, Widman

I. Uecio Azzolini devint cardinal en IS85 seulement; \os.Sup)tleiwiUiin Horum purpurm dodu; , 1729, p. 440.

cite la devise que Faust avait prise lorsqu’il étudiait la médecine', et une autre qu’il avait écrite dans son Codex*. III, 2, Faust prie son serviteur d’écrire sa vie, après sa mort, et les chapitres 12, II, 3, II, 1 6, III, sont empruntés au récit de Waiger.

Widman allègue encore pour ses sources Thomas Wolhalt (I, 4, 5); Gaspar Hoir de Lora (I, 14,26,27; II, 4); le comte Henri d’Isenbourg (I, 25) ; Frédéric Bronauer, de Schweidnitz (I, 30), un théologien d’Ingolstadt (I, 2), et un gentilhomme (II, 20).

On voit que l’auteur se pose en historien sérieux et prétend donner un récit digne de foi; il se présente entouré d’un appareil d’érudition imposant ; il fournit ses autorités ; il s’appuie sur des pièces originales ; il abuse surtout du commentaire; mais on peut le passer. D’autre part, il a négligé des épisodes significatifs, par exemple , les voyages de Faust dans l’enfer, dans les astres et dans le monde sublunaire. A la fin de la seconde partie, Widman s’adresse au.lecteur chrétien : «Je ne veux pas omettre de dire que j’ai trouvé à cet endroit certaines histoires sur Faust que je n’ai pas voulu insérer par des raisons chrétiennes majeures, comme l’éloignement que le diable lui inspira pour le mariage, son union avec Hélène, qui enfanta d’abord un monstre, puis un fils, nommé Juste ; son voyage dans

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